Le pire n'est pas certain Le pire n'est pas certain
Le pire n'est pas certain Le pire n'est pas certain

À propos

La chose est entendue : nous ne vivons plus dans un système climatique stable, la biodiversité s'érode, les océans s'acidifient, le monde devient chaque jour plus toxique. En entrant dans l'ère de l'Anthropocène, nous avons perdu le contrôle de notre monde, qui menace de s'effondrer tel un jeu de dominos.
La science de l'effondrement, ou collapsologie, affirme que la catastrophe est inévitable, et que nous n'avons pas d'autre alternative que celle de nous y préparer. Le monde se referme sur nous comme un destin : il nous faut accepter la chute, que l'on s'en désespère ou que l'on y trouve une jouissance coupable.
Autrement dit, « il n'y a pas d'alternative » - comme le disait en son temps Margaret Thatcher, papesse des politiques libérales.
Or il y a une alternative - il y en a même de très nombreuses, car ailleurs, la catastrophe est déjà arrivée et a déjà donné naissance à des mobilisations politiques et écologiques, à de nouveaux systèmes de solidarité et de nouvelles manières de produire. Le catastrophisme, cette construction qui touche les classes moyennes occidentales, c'est un « récit du Tout », un récit dépolitisé qui nous encourage à nous prendre en charge de manière privée, par l'entraide. Or s'il y a une chose que nous a montré la crise du Coronavirus, c'est que nous avons besoin d'État. Pour éviter la catastrophe - car elle est évitable - il faut politiser l'écologie, rompre avec un discours global et voir ainsi se rouvrir les possibilités d'action, dans leur pluralité.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Thèmes et questions de société

  • EAN

    9782850610424

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    196 Pages

  • Longueur

    20.6 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    1.7 cm

  • Poids

    235 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Catherine Larrère

Catherine Larrère est présidente de la Fondation de l'écologie politique et professeur émérite à Paris-I. Elle s'intéresse en particulier aux questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale et aux nouvelles technologies.

Raphaël Larrère

Catherine Larrère, professeure émérite à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, a largement contribué à développer en France la philosophie environnementale. Raphaël Larrère, ingénieur agronome et sociologue, est spécialiste d'éthique environnementale. Ensemble, ils ont notamment publié Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l'environnement (Champs Flammarion, 2009) et Penser et agir avec la nature (La Découverte, 2015).

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