À propos

Le travail occupe une part centrale dans nos vies modernes. Or bien que capitale, sa dimension esthétique est souvent négligée. Pourtant nous avons besoin de pouvoir faire du beau travail, du travail bien fait, d'avoir de bonnes relations de travail, de travailler dans un cadre acceptable, etc.

La simple rationalité dans le monde du travail, la course éperdue aux réductions de coûts, la seule prise en compte des dimensions économiques a fait voler en éclat les anciennes relations du travail. Il n'est plus question de livrer au client un travail « bien fait », il faut au contraire faire si possible un travail assez bon pour qu'il paraisse acceptable tout en coûtant moins cher à l'entreprise. L'oubli du beau, voire son interdiction, nous rend tous complices d'une trahison généralisée, où les produits ne sont pas ce qu'ils prétendent être, où les services s'avèrent moins efficaces qu'annoncés. A côté de la « souffrance éthique », il y a une véritable « souffrance esthétique » dans l'empêchement de ce beau travail. Celle-ci est très souvent une souffrance par rapport au temps, temps manquant, temps pressé, temps laminé ou haché et dans lequel l'individu a le sentiment que son action est à la fois fatigante et insatisfaisante car inaboutie. La préoccupation esthétique doit être un impératif éthique, une catégorie morale pleinement reconnue car elle concerne chacun dans l'univers du travail. Le beau travail est un droit moral.


Sommaire

Introduction : Du « beau » au travail, vraiment ?

1. Les sens en émoi.
La qualité, une version légitime - et masquée - de l'esthétique ?
De l'esthétique de la technique à celle de la recherche ;
Le goût de la matière ;
Portrait du travailleur et de l'entrepreneur en artiste.

2. Penser la beauté et les sensations au quotidien.
Du beau, entre raison et sensations ;
Le beau comme gratuité ;
Du beau « pour nous » et « pour soi » - le beau comme libération ;
L'esthétique, un besoin et une pulsion.

3. L'esthétique au coeur du travail.
Du jugement de beauté au travail empêché ;
De la figure de l'artisan, entre art et industrie ;
Qu'est-ce qu'un artisan ?
Conception, savoir-faire et matière : l'univers de l'artisan ;
L'industrialisation et la perte de « connaissance » de la matière ;
L'esthétique au service d'un rôle social ;
Le monde de l'artisan, un paradis perdu ?

4. Une (r)évolution de l'esthétique des productions comme des lieux du travail : vers la simplification et la fonctionnalité.
Rationalité du travail et influence de Marx ;
La modernité : le beau comme stratégie de l'utile ;
Les noces de l'art et de l'industrie ;
L'ornement, un enjeu pour les objets, les machines et les lieux du travail ;
Contre l'ornement : l'apothéose de la fonction et de la société de consommation.

5. Le beau au travail : revendications et résistance.
S'affranchir de l'intérêt ;
Besoin de sens ou besoin du beau ?
L'esthétique au travail comme souci de soi et source de dignité ;
Élégance et « beau geste », une critique esthétique ;
Le beau comme existence.

Conclusion - Le beau, malgré tout !

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  • Auteur(s)

    Jean-philippe Bouilloud

  • Éditeur

    Eres

  • Date de parution

    23/03/2023

  • Collection

    Sociologie Clinique

  • EAN

    9782749276656

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    168 Pages

  • Longueur

    22 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    1.3 cm

  • Poids

    222 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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