Dix-huit petites chansons pour la patrie amère Dix-huit petites chansons pour la patrie amère
Dix-huit petites chansons pour la patrie amère Dix-huit petites chansons pour la patrie amère

Dix-huit petites chansons pour la patrie amère (édition bilingue français/grec ; préface Bruno Doucey)

Traduction ANNE PERSONNAZ  - Langue d'origine : GREC

À propos

Les Dix-huit petites chansons pour la patrie amère, dont nous proposons une nouvelle traduction, constituent un chant de résistance. Elles ont été écrites sous la dictature des colonels alors que Yannis Ritsos se trouvait déporté dans le camp de Léros depuis 1967. Seize d'entre elles ont été composées le même jour, le 16 septembre 1968, à Parthéni, à la suite d'une lettre que Mikis Théodorakis fit parvenir secrètement au poète, le priant de lui donner un texte inédit qu'il mettrait en musique. Dans ces courts poèmes, composés sous la forme de distiques qui se répondent, Yannis Ritsos chante la Grèce, « notre pauvre mère ». Le regard tendre et douloureux qu'il porte sur sa terre natale, son peuple à genoux, son labeur, ses fêtes ne l'empêchent pas d'en appeler à la résistance.

Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782362290398

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    88 Pages

  • Longueur

    1.4 cm

  • Largeur

    18 cm

Infos supplémentaires : Multilingue   Broché  

Yannis Ritsos

Il est né en Grèce, à Monemvasia, le 1er mai 1909 et mort le 11 novembre 1990 à Athènes.ÿCadet d'une famille de grands propriétaires terriens, sa vie est marquée par la mort de la mère et du frère aîné, la folie de la soeur et du père qui provoquera leur ruine économique, et la maladie personnelle qui lui vaudra de fréquents séjours en sanatorium. Il adhère au Parti Communiste Grec à la fin des années 1920.ÿDe 1948 à 1952, époque de guerre civile, Ritsos est déporté pour ses convictions politiques dans les îles de Limnos, Makronissos et Aï-Stratis, en même temps que toute une génération qui y fut emprisonnée, battue, torturée, exécutée. Mais il écrit toujours, tant bien que mal, secrètement, des poèmes tels que ceux du Journal de déportation, de 1948 à 1950, interrompu en 1949 par l'écriture de Temps pierreux. Les poèmes sont enfermés dans des bouteilles et enfouis dans la terre.ÿEn avril 1967, c'est le coup d'État des Colonels. Ses amis conseillent à Ritsos, de retour d'un voyage à Cuba, de se cacher mais il ne quitte pas sa maison d'Athènes. Il est arrêté le matin même et envoyé à la fin du mois sur l'île de Yaros, un grand rocher sans arbre et sans eau, infesté de rats. Il sera ensuite transféré sur l'île de Léros puis placé en résidence surveillée à Samos.ÿPendant tout ce temps, il continue d'écrire plusieurs séries de poèmes, toujours en cachette, regroupés sous le titre Pierres Répétitions Grilles.

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