Poèmes (édition trilingue français/chinois/japonais)

Sôseki Natsume

Résumé

Connu surtout comme prosateur pour ses romans et ses textes divers, Natsume Sôseki a excellé toute sa vie dans le genre du « poème en chinois classique », kanshi, qui est généralement un quatrain ou un huitain, formé le plus souvent de vers penta- ou heptasyllabiques rimés, dont l'enchaînement obéit à une certaine logique, possédant un charme que renforcent les qualités musicales, mais aussi les procédés d'ellipse et de juxtaposition. Aussi sincères soient-ils, les romans et essais de Sôseki n'atteignent pas à la profondeur que recèle le recueil de ses poèmes en chinois resté jusqu'à ce jour inédit en français. À la différence du romancier et de l'essayiste, le poète Sôseki n'écrit que pour lui-même. Il n'a personne à flatter, même dans les quelques poèmes de circonstance adressés à des amis ou connaissances, et n'hésite pas, surtout dans le dernier tiers du recueil, à traiter abruptement, par à-coups, de sujets ardus, relatifs à une quête « philosophique » où il avance en sachant qu'il n'atteindra rien, celle que propose la pensée extrême-orientale, fondée sur le taoïsme de Laozi et sur le bouddhisme chan (zen en japonais) qui en est imprégné.

Les 207 poèmes du recueil sont présentés, comme dans les éditions japonaises, selon le classement chronologique : à mesure que nous avançons dans la lecture, Sôseki avance en âge et nous émeut progressivement par la patiente description de ce que son esprit perçoit soudain ou peu à peu, tantôt inquiet, aux prises avec la méditation et la maladie, tantôt rasséréné par le vert des bambous ou le jaune du colza, par la contemplation des paysages ou des « blancs nuages ».

Comme l'écrit son traducteur, Alain-Louis Colas, auquel on doit entre autres la traduction de La Rosée du lotus de Ryokan et Teishin, dans la collection « Connaissance de l'Orient » chez Gallimard : « En ces temps où règnent les excès et les abus de toutes sortes, à base de frelatage et d'outrecuidance, on appréciera notamment ce qui constitue la maxime sous-jacente à tous ces poèmes, à savoir Sokuten-kyoshi : «Suivre la Nature et quitter le moi». »


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  • Auteur(s)

    Sôseki Natsume

  • Éditeur

    Le Bruit du temps

  • Date de parution

    16/11/2016

  • EAN

    9782358731058

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    385 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    13.5 cm

  • Épaisseur

    3 cm

  • Poids

    474 g

  • Diffuseur

    Belles Lettres - Textes

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Multilingue   Broché  

Sôseki Natsume

Natsume Sôseki (1867-1916) dont on commémore en décembre de cette année le centenaire de la disparition et,
en février 2017, le cent-cinquantième anniversaire de la naissance,  gure avec Mori Ôgai au premier rang des écrivains
japonais de l'époque moderne. Professeur d'anglais au début de sa carrière, la parution du roman Je suis un chat,
en1905 lui confère immédiatement la notoriété et lui permet de se consacrer dès 1907 à l'écriture. Les oeuvres suivantes,
Botchan, Oreiller d'herbes, ont pour caractéristique une tendance à prôner l'individualisme (kojinshugi), volonté
d'indépendance vis-à-vis de l'État et de la société, pensée éprise de li berté. Dès l'âge de 45 ans, l'expérience d'une
grave maladie (ulcère gastrique) l'amène à une ré exion plus approfondie sur le sens de la vie. Il laissera inachevé son
dernier roman, Clair obscur.

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