Journal de déportation

Journal de déportation

À propos

Alors qu'il était déporté sur les îles de Limnos et Makronissos, entre 1948 et 1950, Ritsos tenait un «journal» poétique. Chaque matin, malgré les terribles conditions de détention, il se réveillait avant tout le monde pour écrire ses poèmes, sur des petits carnets ou des paquets de cigarettes. Le quotidien et l'amertume du détenu, dans la poésie de Ritsos, y font entendre les silences de la pierre et parler les oublis de l'histoire. Ce Journal de déportation est traduit pour la première fois en France.

Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782356540072

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Nombre de pages

    156 Pages

  • Longueur

    22.4 cm

  • Largeur

    15.1 cm

  • Épaisseur

    1.4 cm

  • Poids

    335 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Yannis Ritsos

Il est né en Grèce, à Monemvasia, le 1er mai 1909 et mort le 11 novembre 1990 à Athènes.ÿCadet d'une famille de grands propriétaires terriens, sa vie est marquée par la mort de la mère et du frère aîné, la folie de la soeur et du père qui provoquera leur ruine économique, et la maladie personnelle qui lui vaudra de fréquents séjours en sanatorium. Il adhère au Parti Communiste Grec à la fin des années 1920.ÿDe 1948 à 1952, époque de guerre civile, Ritsos est déporté pour ses convictions politiques dans les îles de Limnos, Makronissos et Aï-Stratis, en même temps que toute une génération qui y fut emprisonnée, battue, torturée, exécutée. Mais il écrit toujours, tant bien que mal, secrètement, des poèmes tels que ceux du Journal de déportation, de 1948 à 1950, interrompu en 1949 par l'écriture de Temps pierreux. Les poèmes sont enfermés dans des bouteilles et enfouis dans la terre.ÿEn avril 1967, c'est le coup d'État des Colonels. Ses amis conseillent à Ritsos, de retour d'un voyage à Cuba, de se cacher mais il ne quitte pas sa maison d'Athènes. Il est arrêté le matin même et envoyé à la fin du mois sur l'île de Yaros, un grand rocher sans arbre et sans eau, infesté de rats. Il sera ensuite transféré sur l'île de Léros puis placé en résidence surveillée à Samos.ÿPendant tout ce temps, il continue d'écrire plusieurs séries de poèmes, toujours en cachette, regroupés sous le titre Pierres Répétitions Grilles.

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