Le chef-d'oeuvre sans queue ni tête

Le chef-d'oeuvre sans queue ni tête

À propos

Ces poèmes offrent des variations à la première personne sur les rapports trop souvent tacites qu'entretiennent la vie, l'histoire et la littérature, un mélange au présent des faits, des dires, des époques, un défilé dans le désordre d'actualités restées brûlantes et de visions de l'avenir, les mémoires d'un homme bien tranquille et qui ne veut rien savoir, le «monologue intérieur» d'un poète à cheval, sur l'imaginaire du langage et qui se découpe à l'horizon comme sur l'écran familier d'un théâtre d'ombres. La vitesse ici rejoint la lenteur, le réalisme a la fièvre et le burlesque est la pudeur même. Cet acte de foi désespérée dans la destinée est sans doute de Yannis Ritsos l'oeuvre la plus directe, la plus ouvertement contemporaine.

Avis des internautes

Avis général

(Cet ouvrage n'a pas encore d'avis)

Donnez votre avis

(De "Peu d'intérêt" à "Excellent")

Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782070286621

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    80 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    120 g

  • Distributeur

    Sodis

Infos supplémentaires : Broché  

Yannis Ritsos

Il est né en Grèce, à Monemvasia, le 1er mai 1909 et mort le 11 novembre 1990 à Athènes.ÿCadet d'une famille de grands propriétaires terriens, sa vie est marquée par la mort de la mère et du frère aîné, la folie de la soeur et du père qui provoquera leur ruine économique, et la maladie personnelle qui lui vaudra de fréquents séjours en sanatorium. Il adhère au Parti Communiste Grec à la fin des années 1920.ÿDe 1948 à 1952, époque de guerre civile, Ritsos est déporté pour ses convictions politiques dans les îles de Limnos, Makronissos et Aï-Stratis, en même temps que toute une génération qui y fut emprisonnée, battue, torturée, exécutée. Mais il écrit toujours, tant bien que mal, secrètement, des poèmes tels que ceux du Journal de déportation, de 1948 à 1950, interrompu en 1949 par l'écriture de Temps pierreux. Les poèmes sont enfermés dans des bouteilles et enfouis dans la terre.ÿEn avril 1967, c'est le coup d'État des Colonels. Ses amis conseillent à Ritsos, de retour d'un voyage à Cuba, de se cacher mais il ne quitte pas sa maison d'Athènes. Il est arrêté le matin même et envoyé à la fin du mois sur l'île de Yaros, un grand rocher sans arbre et sans eau, infesté de rats. Il sera ensuite transféré sur l'île de Léros puis placé en résidence surveillée à Samos.ÿPendant tout ce temps, il continue d'écrire plusieurs séries de poèmes, toujours en cachette, regroupés sous le titre Pierres Répétitions Grilles.

empty