Sciences du langage

  • Toth 2018

    Roche Christophe

    • Pu de savoie
    • 10 Septembre 2020
  • Toth 2019

    Roche Christophe

    • Pu de savoie
    • 24 Septembre 2020
  • Toth 2014-2015

    Roche Christophe

    • Pu de savoie
    • 14 Janvier 2021

    La Terminologie est une discipline scientifique à part entière qui puise à de nombreux domaines dont la linguistique, la théorie de la connaissance et la logique. Pour que cette diversité soit une richesse, il faut lui offrir un cadre approprié au sein duquel elle puisse s'exprimer et s'épanouir?: c'est une des raisons d'être des Conférences TOTh.Dans ce contexte, la formation et la transmission des connaissances jouent un rôle essentiel. La Formation TOTh précédant la Conférence se déroule sur deux années consécutives dédiées pour l'une à la dimension linguistique et pour l'autre à la dimension conceptuelle de la terminologie, deux dimensions étroitement liées.

  • On ne lit pas impunément des niaiseries, prévenait Victor Hugo, présentant la Thénardier. Mais qu'en est-il des romans de San-Antonio? Que font-il à leurs lecteurs? Où les amènent-ils et où les laissent-ils? Quels types de rapports se nouent dans la lecture et comment se poursuivent-ils dans la vie des lecteurs, le livre une fois reposé? Réciproquement, que font les lecteurs à San-Antonio, et qu'ont-ils fait de lui? La dernière réponse semble la plus facile: ils en ont fait l'écrivain français le plus lu de son époque dans toutes les classes de la société des «trente ravageuses».Pourtant, avec San-Antonio rien n'est jamais aussi simple qu'il y paraît. La Passion de San-Antonio revient sur les incompréhensions et multiples malentendus qui entourent les relations de l'auteur et de son lectorat. On y voit que feintes et quiproquos, ambivalence et double jeu sont omniprésents: sur le terrain de la politique, dans l'usage des médias, aussi bien qu'en matière de théâtre ou de punk rock français. C'est l'occasion de rencontrer des lecteurs de San-Antonio. Mais aussi d'aborder les pratiques des fans, les affinités et les oppositions qui se font jour entre lecteurs, collectionneurs, et ceux pour qui San-Antonio représente un art de vivre et qui le lisent inlassablement, décennies après décennies depuis leur enfance. Objet d'un investissement affectif comme en suscitent rarement les écrivains, mais qui évoque celui réservé aux personnalités de la chanson et du cinéma, San-Antonio a acquis pour beaucoup le statut d'un auteur-culte. Il a ses fidèles et même ses dévots.Lecture de génération, a-t-il encore beaucoup de temps devant lui pour continuer à être lu? Parviendra-t-il à se libérer de l'emprise de ses fans historiques pour s'ouvrir à un nouveau public, qui le lira sans doute tout différemment et ne craindra pas de commencer enfin son bénéfice d'inventaire?Le plus bel hommage qu'on puisse rendre, pour son centenaire, à un auteur qui n'a cessé de provoquer ses lecteurs et de brouiller les pistes, n'est-il pas justement de le relire librement, sans passions et sans préjugés?

  • Annie Bertin a contribué tout au long de sa belle carrière à former des étudiants, à regrouper des collègues autour d'elle et à rendre vivantes les études sur l'évolution du français. C'est pour cela que ses anciens étudiants, ses collègues et amis, en France comme à l'étranger, de Tokyo à Tel Aviv, en passant par la Tunisie et l'Allemagne, ont voulu lui rendre hommage à travers ce volume, pour la remercier de son apport à la discipline ainsi qu'à leur carrière personnelle.Les éditeurs du volume sont des anciens étudiants devenus collègues et des collègues ayant collaboré avec Annie Bertin tout au long de sa carrière. Hava Bat Zeev Shyldkrot, professeure émérite à l'Université de Tel Aviv, travaille sur l'histoire de la langue française et son développement. Elle a collaboré avec Annie Bertin pendant de longues années, à travers l'organisation d'un groupe de recherche, de colloques et la publication de volumes collectifs. Julie Glikman est maître de conférences à l'Université de Strasbourg. Ancienne étudiante d'Annie Bertin depuis le second cycle, elle a soutenu sa thèse de doctorat sous sa direction. Ces années de collaboration et d'échange intellectuel lui ont permis de créer et renforcer un lien de confiance et d'amitié avec Annie. C'est lors de sa soutenance de thèse présidée par Annie Bertin, que Sabine Lehmann fait sa connaissance. Recrutée à l'université Paris Nanterre par la suite, Sabine Lehmann participe à de nombreux projets d'enseignement et de recherche en linguistique diachronique dirigés par Annie Bertin et devient sa collègue et amie. Frédérique Sitri, professeure à l'Université de Créteil depuis peu, a été pendant vingt ans la collègue d'Annie à l'Université de Paris Nanterre. Elles ont co-dirigé la revue Linx de même que le département de sciences du langage, double aventure qui a contribué à nouer un lien d'amitié. Annie Bertin a été membre du jury de thèse de Thomas Verjans, aujourd'hui professeur en linguistique diachronique à l'Université de Toulouse. Thomas a participé au groupe de recherche sur les locutions conjonctives, ce qui lui a permis de développer avec Annie une relation d'amitié et de respect.

  • Découvrez Le changement linguistique en français : Aspects socio-historiques - Etudes en hommage au Professeur R. Anthony Lodge, le livre de Tim Pooley. Dans toutes les universités du monde où l'on étudie la langue et la linguistique françaises, on connaît le nom d'Anthony Lodge - surtout en raison de ses nombreuses publications consacrées à l'histoire du français et aux études médiévales. Son interprétation sociolinguistique de l'histoire du français a aussi touché un public bien plus large que celui des cénacles universitaires grâce à l'ouvrage Le français: histoire d'un dialecte devenu langue (Editions du Seuil, 1997). Anthony Lodge s'est également intéressé à l'évolution de la langue vernaculaire parisienne et y a consacré de nombreux travaux couronnés par un ouvrage magistral A sociolinguistic history of Parisian French (Cambridge University Press, 2004). Cet hommage au professeur Lodge propose quinze études d'une grande qualité écrites par des chercheurs confirmés, qui reflètent certains grands thèmes de ses recherches: l'examen de divers types de textes médiévaux analysés à la lumière des résultats de la sociolinguistique; la variation et les changements décelables par l'étude minutieuse des données disponibles et l'interprétation de l'histoire de la langue qui en découle. Dans d'autres contributions les auteurs abordent ces mêmes thèmes dans un passé plus récent et dans diverses régions francophones, alors que d'autres encore cherchent à expliquer des changements actuellement en cours ou à évaluer des notions théoriques telles que la diglossie ou l'hypercorrection.

  • Toth 2020

    Roche Christophe

    • Pu de savoie
    • 15 Juin 2021

    La Conférence TOTh s'est ouverte avec la conférence invitée de notre collègue Nuno Fonseca de l'Université Nouvelle de Lisbonne portant sur «La logique de Port Royal: une logique des idées et une sémantique des termes». L'ouvrage demeure une référence pour la terminologie en tant que science et sa lecture a des vertus prophylactiques en particulier pour les notions de concept et de définition.Les 14 communications retenues pour publication ont permis d'aborder de nombreux sujets tant théoriques que pratiques portant sur des domaines aussi variés que la sécurité alimentaire, la finance ou la karstologie, autant d'exemples de la diversité et de la richesse de notre discipline. A noter que deux de ces communications sont directement liées au projet Européen ELEXIS.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans la série de publications issues des colloques DIA qui, depuis 2010, mettent la variabilité au centre de l'étude des langues (et spécifiquement, en l'occurrence, des langues romanes). La 5e édition, «Réflexions théoriques et méthodologiques autour de données variationnelles», qui s'est tenue à l'université Paris Nanterre du 6 au 8 septembre 2018, envisageait dans quelle mesure et sous quelles conditions les données permettent l'accès à la variation, selon le lieu, le temps, ou encore les caractéristiques du locuteur et les modalités communicatives qui s'inscrivent dans ce vaste continuum entre l'immédiat communicatif et la distance communicative, tout en étant déterminées par le facteur générique et les supports utilisés.Les conférences et la sélection de communications réunies ici offrent un riche panorama des corpus romans disponibles, diversifiés dans l'espace (espagnol, français, italien, portugais, y compris extra-européens), le temps (des chartes médiévales à la communication numérique) et le mode de constitution (très grands corpus multi-objectifs, web ou micro-corpus élaboré ad hoc). Il apparait ainsi à quel point les données et la qualité de leur élaboration jouent un rôle décisif pour des réflexions théoriques et épistémologiques sur la variation et l'interrelation de ses composantes.

  • La présente étude porte sur le parcours idéologique et littéraire de l'écrivaine italienne Anna Maria Ortese (1914-1998) dans les trois grands moments qui caractérisent la période 1937-1965 et selon une méthodologie qui associe approche diachronique et thématique, de façon à mettre en évidence, pour chacune des trois phases considérées, la manière dont l'écrivaine dévoile ses rapports au monde et notamment son rapport au pouvoir politique, à la religion et à la société, aussi bien dans ses recueils que dans ses textes et récits parus en périodiques ou revues mais non encore publiés en volume.L'analyse de recueils et de textes peu ou pas étudiés par la critique permet, dans une première partie de l'ouvrage, de mettre en lumière toute la portée idéologique et polémique du premier recueil ortésien. Dans une deuxième partie, l'analyse entend éclairer une nouvelle période de la production ortésienne?: les années du conflit mondial qui voient Ortese développer des récits fondés sur l'attirance pour le non humain, conséquence d'une aspiration spirituelle mais aussi d'une volonté de s'opposer à une vision du monde anthropocentrique. L'étude, enfin, fait ressortir, dans un troisième temps, la manière dont Ortese traduit dans son écriture son engagement communiste après la guerre, la désillusion politique de la fin des années cinquante et enfin le dépassement de cette désillusion par l'affirmation d'un nouvel espoir d'ordre spirituel et moral, par l'expression d'une vision du monde qui restera fondamentalement inchangée jusqu'à la mort de l'écrivaine, en 1998.

  • Travail des élèves pour l'école en dehors de

    Dominique Glasman

    • Pu de savoie
    • 1 Octobre 2005

    Il y a certes très longtemps que les écoliers, les collégiens ou les lycéens passent un certain temps, hors de l'école, à travailler pour l'école : devoirs à la maison, cours particuliers, devoirs de vacances, accompagnement scolaire ; ce travail est parfois demandé par les enseignants ; mais il peut aussi procéder de la seule volonté des parents, ou de celle des élèves eux-mêmes, préoccupés par l'obtention des meilleurs résultats possibles, permettant de bien figurer dans ce qui est devenu une compétition scolaire. L'alourdissement des enjeux scolaires semble, depuis vingt ou trente ans, avoir contribué à rendre ce travail plus présent encore dans leur existence quotidienne. Le livre s'intéresse aux différentes formes de travail pour l'école, aux raisons de leur développement, aux performances scolaires qui en sont attendues et obtenues. L'ouvrage, basé sur un rapport remis au Haut Conseil de l'évaluation de l'école, s'appuie également sur un certain nombre de travaux de recherches, concernant la France ainsi que divers pays étrangers.

  • Ce livre est le moment initial d'une longue collaboration entre les deux chercheurs. Moment inaugural, il pose les préoccupations de chacun et laisse paraître les points de jointure qui les amènera à l'animation d'un séminaire intitulé Pour une pédagogie de l'apprentissage créatif du langage.
    Aujourd'hui, l'enseignement spécialisé est menacé par deux erreurs. La première consiste en une dilution dans l'inclusion scolaire où les savoirs précis sur les handicaps sont parfois, sinon niés, en tout cas non pris en compte. La seconde est à l'inverse l'enfermement dans la spécialisation pour répondre aux obstacles posés par le handicap à la scolarité des élèves.
    Les deux chercheurs tracent ici une voie médiane grâce à la confrontation et par la recherche de ce qui est commun aux enfants sourds et aux enfants entendants dans les difficultés rencontrées. C'est ce qui est commun qui peut le mieux permettre d'éclairer la spécificité en vue de poser les jalons honnêtes des modalités d'un apprentissage au sein de l'école actuelle.
    Autant dire que les deux chercheurs ne font pas oeuvre d'idéologie mais cherchent à s'instruire auprès de ce qui fait obstacle mais aussi auprès des processus propres aux enfants pour construire leur langage. Philippe Séro-Guillaume s'y emploie pour l'enfant sourd, Philippe Geneste pour l'enfant entendant.
    L'avantage des deux chercheurs est de s'appuyer sur une pratique enseignante et à laquelle s'ajoute celle d'interprète pour Philippe Séro-Guillaume.
    Mais il n'y a de juste position en matière d'apprentissage que de position consciente de ses présupposés épistémologiques. Les deux chercheurs n'éludent pas la question. Ils la posent et c'est l'objet en particulier des premiers chapitres centrés sur les mécanismes généraux de l'apprentissage qui ensuite se diversifient en chapitres portant sur les processus à l'oeuvre dans l'acquisition du langage.
    Vient ensuite un panorama des travaux consacrés à l'apprentissage du langage chez le jeune sourd, immédiatement confronté à des exemples pratiques. L'ouvrage débouche ainsi sur une présentation des constituants principaux de la langue des signes, la première qui fut faite sous forme d'ouvrage par Philippe Séro-Guillaume.
    La question que posent les deux auteurs est alors de savoir si une langue peut être un « objet » d'enseignement. La critique raisonnée de la grammaire scolaire destinée aux entendants d'une part, la critique raisonnée des effets de celle-ci sur l'enseignement de la langue auprès des jeunes sourds, d'autre part, posent la nécessité de penser autrement la question de l'enseignement du langage. Les auteurs, sans le détailler dans ce premier opus de leur oeuvre commune, montrent l'importance de partir pour ce faire des mécanismes généraux de l'apprentissage tels que les études constructivistes et de psychologie génétique les ont éclairés.
    Inclusion scolaire, interdisciplinarité sont des notions à la mode aujourd'hui. Mais pour leur donner un sens pratique, encore faut-il avoir la patience d'instruire ce sur quoi elles portent, ici, la question de l'apprentissage du langage. Pour ce faire, il faut éclairer la question linguistique:
    - comment analyser une langue? Qu'est-ce qui se joue dans une langue? Quelles sont les modalités propres de chaque langue (le français et la langue des signes) pour la mise en oeuvre du système à des fins de discours? Les réponses à ces questions sont essentielles pour la formation des enseignants chargés de l'enseignement linguistique.
    - comment l'enfant procède-t-il pour s'approprier le langage? Quelles sont les étapes de son développement langagier? Quelles sont en conséquence les connaissances utiles pour suivre cette évolution du langage chez l'enfant? A partir de quel âge est-il juste de préconiser un enseignement grammatical? Sur quoi dès lors fonder l'enseignement du français comme celui de la langue des signes?
    A toutes ces questions, le présent ouvrage répond en posant les premiers jalons.

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