• En dialoguant avec le jeune philosophe espagnol Javier Bassas, Jacques Rancière explicite et illustre une idée qui est au coeur de tout son travail : les mots ne sont pas, comme on le dit souvent, les ombres auxquelles s'oppose la réalité solide des choses. Les mots sont eux-mêmes des réalités dont l'action construit ou subvertit un ordre du monde. En politique, le combat des opprimés a constamment emprunté aux maîtres leurs mots et détourné le sens de ces mots pour briser le consensus, c'est-à-dire le rapport établi entre les choses et les mots qui compose le paysage sensible de la domination. Cette puissance des mots qui défait un ordre établi en subvertissant le paysage normal du visible, Jacques Rancière la montre encore à l'oeuvre dans les mouvements démocratiques récents depuis la révolution de jasmin tunisienne jusqu'aux mouvements d'occupation des places.

  • Pourquoi dit-on « passer l'arme à gauche », « avaler des couleuvres », ou encore « devenir chèvre »? Découvrez les histoires cocasses qui accompagnent vos expressions préférées et surtout leurs véritables origines.

  • Depuis quand, et comment, et pourquoi le mot « homme » en est-il venu à désigner le genre humain tout entier ? Au fil d'une passionnante analyse sur l'usage historique de ce terme, son étymologie, la plus-value sémantique qu'il a progressivement acquise, Éliane Viennot retrace l'histoire d'un abus de langage qui gonfle « l'Homme » à la dimension de l'humanité. Au pays du Musée de l'Homme, de la Maison des Sciences de l'Homme, des Droits de l'homme et du citoyen, cette histoire-là relève d'une exception française qui sent fort l'imposture masculiniste. Il est temps que « l'homme » se couche, sémantiquement parlant, qu'il regagne son lit de mâle humain et laisse place aux autres individus du genre Homo, aux personnes humaines.

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  • Proverbes et dictons Nouv.

    Proverbes et dictons

    Collectif

    • Mercileslivres
    • 27 Avril 2022

    Passer du coq à l'âne, donner sa langue au chat, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...
    Mais d'où viennent ces expressions que nous utilisons tous les jours ?

  • Mots oubliés et expressions désuètes Nouv.

    Mots oubliés et expressions désuètes

    Collectif

    • Mercileslivres
    • 27 Avril 2022

    Passer du coq à l'âne, donner sa langue au chat, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...
    Mais d'où viennent ces expressions que nous utilisons tous les jours ?

    Points forts :
    Une nouvelle collection sur la richesse de la langue française.
    Des livres-cadeaux à petit prix.
    Le format des Petites phrases magiques, top des ventes chez Dilisco.
    Un graphisme au charme désuet de l'ancien.

  • Partez à la découverte de l'histoire des jurons proposée par Sonia et Christophe Brichant !
    En s'appuyant sur des oeuvres littéraires, cet ouvrage vous propose une remontée dans le temps et dans la littérature afin de découvrir les origines et évolutions des jurons.
    Plus que de simples expressions, les jurons sont représentatifs de nos périodes historiques !

  • Expressions animalières Nouv.

    Expressions animalières

    Collectif

    • Mercileslivres
    • 27 Avril 2022

    Passer du coq à l'âne, donner sa langue au chat, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...
    Mais d'où viennent ces expressions que nous utilisons tous les jours ?

  • Les discours coloniaux français sur les pratiques langagières en Afrique procèdent de l'idée selon laquelle la langue devrait servir l'unification d'un État-nation, considéré comme le seul modèle de société moderne. Ces discours s'articulent autour de deux injonctions. La première commande l'évincement des langues africaines au profit de la langue coloniale. La seconde fait de la notion-même de « langue » un objet de valorisation sociale ;
    Elle se traduit par une tentative de standardisation des langues africaines et l'instauration de l'école de type européen comme seul moyen d'instruction, de culture et d'élévation sociale. Mais cette politique coloniale a fait l'objet de fortes résistances. La plupart des pays colonisés par la France n'ont jamais abandonné la multitude d'autres langues qu'ils pratiquaient. Et à la différence de ce qui s'est passé en France métropolitaine, ils n'ont jamais cessé d'appréhender le langage comme une élaboration intrinsèquement hétérogène de pratiques langagières placée sous le signe de la création, de l'inventivité et du plaisir du jeu avec les mots.
    Pour Cécile Canut, saisir un tel mouvement implique de penser autrement notre rapport au langage, en renonçant à se demander si les gens parlent conformément à des normes pour chercher à comprendre ce qu'ils font quand ils parlent.
    Son étude des pratiques langagières et des imaginaires linguistiques d'Afrique de l'Ouest invite à provincialiser non pas seulement la langue française mais la notion même de « langue », la « langue standard » imposée comme modèle d'une supposée modernité. Car provincialiser la langue, c'est retrouver la parole, le dialogue et la vie du langage.

  • Rarement un seul signe graphique (·), le point médian, aura fait couler autant d'encre. Rarement aussi le débat public, politique, aura été aussi caricatural, réduisant les rapports complexes qu'entretiennent langue et société à une seule marque (détestable), un seul enjeu (dangereux). Côté pile : Julie Neveux s'en amuse très sérieusement dans une comédie très enlevée. Côté face : elle se réjouit de la parution de La Grande Grammaire du français porte ouverte sur la diversité des usages ordinaires du français, dans l'ensemble du monde francophone, et qu'ils soient écrits ou oraux.

  • « Signes et déchets de signes, phrases et déchets de phrases font nos milieux de vie. En cela, l'actualité récente a souvent révélé, s'il en était besoin, quelque chose comme des états pourris de la parole, pourris à force de déliaisons, de rétrécissements, d'inattention, de bâclage, de négligence, de morgue, de dédain. Des états pourris de la parole politique, de la parole médiatique, et de nos propres échanges, c'est-à-dire des phrases que nous mettons dans le monde et entre nous, dans la rue, dans le travail, sur les réseaux, dans les tweets, ces « gazouillis » ». Marielle Macé - Déjà auteure pour AOC d'un formidable texte sur « Nos cabanes », Marielle Macé a confié au début 2021 un long et important article à propos des « états pourris de la parole » tels que notamment révélés par la crise sanitaire. Mais attention, parler d'une pollution de la parole n'est pas une manière de déplorer un quelconque appauvrissement de la langue, ce n'est ni un esthétisme, ni un élitisme. C'est le désir de penser la parole comme un milieu partagé et vulnérable, comme une « zone à défendre » : un lieu commun dont il faut prendre soin. C'est précisément ce que faisait Céline Curiol quelques mois plus tôt dans les colonnes d'AOC avec « Paroles malheureuses », une nouvelle en forme de dystopie autour d'une épidémie de mots pathogènes. Et si notre vulnérabilité relevait directement du propre de l'humain : de la langue ?

  • DIRE LE MONDE

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 1 Juillet 2020

    Le maître-livre de Francis Wolff : un essai éclairant et passionant qui explique que c'est le langage qui est au fondement de ce que nous appelons un monde.
    « Que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir. C'est à la défense de ces thèses que ce livre est principalement consacré. » La philosophie savante s'est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu'est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises. Elles sont ici reconstruites sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde. Publié pour la première fois en 1997, Dire le monde est devenu un classique, souvent repris et discuté. Cette édition est ainsi augmentée des commentaires de six philosophes de différents pays et spécialités, Étienne Bimbenet, Jim Gabaret, Luiz Henrique Lopes dos Santos, Élise Marrou, Carlos Ulises Moulines et Bernard Sève, ainsi que des réponses de Francis Wolff.

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  • Qu'est-ce que la dyslexie ? Quelles en sont les causes ? Est-il possible de la prévenir ? Mon enfant est-il dyslexique ? Comment puis-je l'aider ?
    La dyslexie n'est pas une fatalité ! Bernadette Piérart, spécialiste de l'accompagnement de ce trouble spécifique de la lecture, en examine les causes possibles. Elle envisage la dyslexie comme un itinéraire dysharmonique dans les étapes que parcourt tout enfant qui apprend à lire et à écrire. Elle propose des pistes de remédiation et, mieux encore, des outils de prévention. Alliant théorie et pratique, l'ouvrage répond aux nombreuses questions que peuvent se poser les parents et les professionnels accompagnant des enfants dyslexiques. Il permet ainsi à chacun de mieux appréhender ce trouble pour le dépasser !
    Un ouvrage de référence sur la dyslexie, ses origines et les possibilités de prise en charge !

  • Culture de droite

    Jesi Furio

    • La tempete
    • 16 Avril 2021

    Qu'est-ce que la culture de droite ? Furio Jesi consacre les études ici réunies à l'analyse des matrices souterraines, du langage et des manifestations des « idées sans mots » de la culture de droite du dix-neuvième siècle , ce faisant il démasque les lieux communs, les formules et les mots d'ordres qui font allusion à un noyau mythique : les principes récurrents de Tradition, Passé, Race, Origine, Sacré. Dans cette perspective, l'auteur enquête sur les appareils linguistiques et iconographiques qui sous-tendent le néo-fascisme, le nazisme et le racisme, et sur les matériaux mythologiques manipulés par la propagande politique de droite pour légitimer son pouvoir et l'ordre social dominant.

  • Problèmes de linguistique générale t.1

    Emile Benveniste

    • Gallimard
    • 22 Septembre 1976

    «Ces études apportent dans leur ensemble, et chacune pour soi, une contribution à la grande problématique du langage qui s'énonce dans les principaux thèmes traités : on y envisage les relations entre le biologique et le culturel, entre la subjectivité et la socialité, entre le signe et l'objet, entre le symbole et la pensée, et aussi les problèmes de l'analyse intralinguistique.» E. Benveniste.

  • Si la langue française m'était contée Nouv.

    L'histoire de la langue française est riche et passionnante. Raconter l'histoire du français, c'est remonter à des origines très lointaines, presque oubliées, c'est partir à la découverte de l'histoire de ses mots. Personnage principal de cette grande saga, la langue française livre tous ses secrets, ses légendes, ses emprunts et ses échanges dans un récit vivant et bien rythmé qui saura plaire aux plus jeunes comme à leurs parents. En partant des Gaulois jusqu'aux influences italiennes, en passant par la langue latine, les Grecs, les Francs, les mots venus d'Orient et les mots venus du froid, cette histoire mélange anecdotes, faits historiques et humour. Douze chapitres présentent tour à tour les mots issus de diverses origines et expliquent comment ils se sont transformés en mots français, révélant ainsi toute la richesse de cette langue.

  • Problèmes de linguistique générale t.2

    Emile Benveniste

    • Gallimard
    • 21 Février 1980

    Ce second volume de Problèmes de linguistique générale réunit vingt études importantes parues de 1965 à 1972 qui complètent une vaste introduction à une problématique du langage.
    Les deux premiers articles, sous forme d'entretiens, traitent de l'évolution de la linguistique et des changements survenus dans les doctrines du langage. On passe ensuite au problème fondamental de la communication et du signe, au développement de la sémiologie de la langue. La notion de structure - structure de la langue et structure de la société - et celle de fonction sont l'objet des études suivantes. La syntaxe vient ensuite avec la composition nominale et les relations d'auxiliarité. Deux études visent à montrer comment l'homme est implicite dans la langue, «L'antonyme et le pronom en français moderne» et «La forme et le sens dans le langage». Enfin on trouvera dans les derniers chapitres la poursuite de recherches sur la genèse de certains termes culturels ou concepts importants comme l'histoire du terme «scientifique» , l'étude de «la blasphémie et l'euphémie» ou l'analyse de «deux modèles linguistiques de la cité».

  • J'y mets ma langue à couper

    Mathias Enard

    • Bayard
    • 23 Septembre 2020

    Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Enard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

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  • La langue n'est pas sexiste, si l'on veut bien considérer que c'est le sujet parlant, le locuteur, le scripteur, qui est à la fois maître et esclave de l'usage qu'il ordonne. Il peut alors ajouter à ses façons de parler des relents de sexisme, mais il peut également y échapper par des usages intelligents.
    C'est donc du discours qu'il est question - et non de la langue - faisant que seul le sujet parlant est responsable de ce qu'il dit.
    L'expression « Droits de l'Homme » concernet- elle l'homme générique en embrassant les droits des femmes ? Tout ce qui concerne la féminisation de la langue, de la critique sexiste à la transformation des noms de métier, du genre grammatical à la féminisation des formes, est passé en revue sans oublier l'écriture inclusive qui propose des transformations d'usage de la langue, dont l'auteur examine les bonnes et les mauvaises solutions.

  • En partant de la démarche de l'enquêteur en quête de preuves (à travers les exemples de « policiers de roman » : Dupin, Lecoq, Sherlock Holmes) grâce à des indices, des traces, des empreintes, et en prenant la construction du sens linguistique comme son contrepoint, Louis-Jean Calvet met en évidence le fait que dans les deux cas les indices comme les signifiants doivent être interprétés. Ce qui mène à cette évidence qu'il n'y a pas de lien de nécessité entre le signifiant et le signifié, mais des rapports flous, variables, que le signifiant n'a pas un sens qui lui colle à la peau, et que le sens est une construction sociale. La critique de la théorie du signe élaborée par Ferdinand de Saussure montre que l'on peut agir sur le sens des signifiants, leur faire dire des choses différentes et parfois contradictoires.

  • Initiation à la linguistique française présente de manière accessible mais complète les domaines de la linguistique :
    Langage et communication, phonétique et phonologie, syntaxe, morphologie, sémantique, pragmatique.
    Cette synthèse offre aussi un état actuel des connaissances en philosophie du langage et de l'esprit, psychologie cognitive, neurosciences et pragmatique cognitive.
    Conçu à partir d'un cours universitaire accompagné de travaux pratiques, cet ouvrage est le fruit d'une longue expérience d'enseignement auprès d'étudiants de littérature, de linguistique et de psychologie en première année de licence.

  • Discours et analyse du discours : une introduction

    Dominique Maingueneau

    • Armand colin
    • 9 Juin 2021

    Dans le monde entier, les travaux qui se réclament du « discours » ont envahi l'ensemble des sciences humaines et sociales et des humanités. À quelque discipline qu'ils appartiennent, ceux qui aujourd'hui sont amenés à étudier des textes écrits ou oraux ont besoin de comprendre les enjeux de l'analyse du discours et les ressources qu'elle propose.

    Cet ouvrage veut aider les étudiants à appréhender ses présupposés majeurs et les grandes divisions qui le structurent, à comprendre comment les analystes du discours élaborent leurs objets à l'aide de catégories comme genre, type de discours, formation discursive... Ils pourront également prendre la mesure de la diversité des modes de manifestation du discours : de la banale conversation entre amis à la philosophie, des interactions orales aux écrans d'ordinateur, car l'univers du discours dans lequel nous construisons nos identités et donnons sens à nos activités apparaît profondément hétérogène.

  • Découvrez près de 500 expressions françaises, drôles, énigmatiques, familières, insolites ou poétiques.
    Retrouvez, pour chaque expression, sa signification, son contexte et son origine, mais également ses détournements et ses équivalents en langue étrangère.
    Voici le nec plus ultra pour comprendre le pourquoi et le comment de nos expressions les plus courantes.

  • Langage et mythe

    Ernst Cassirer

    • Minuit
    • 1 Novembre 1973
  • Dans la « République des traducteurs », l'esprit de la traduction se déplie comme une onde. Il traverse les langues, les écritures et les cultures, il soulève et entraîne hors d'elles-mêmes les signes émus de leurs retrouvailles et les élans créateurs de leurs rencontres sur une scène de théâtre. Ce livre est le résultat d'une rencontre de début octobre 2019 au Théâtre national de la Colline de 12 traductrices et de traducteurs du monde entier de l'oeuvre de Valère Novarina, en présence de l'auteur. L'importance que Novarina accorde à l'espace entre les langues et à ce qu'il appelle la profondeur du langage est l'affirmation d'une ouverture vers la pluralité des langues ainsi que d'une mise en étrangeté salutaire de chaque langue par rapport à elle-même. En effet, ce livre formule une proposition originale favorable au dialogue des cultures et à l'ouverture d'une dimension politique.

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