• Les mots et les torts ; dialogue avec Javier Bassas Nouv.

    En dialoguant avec le jeune philosophe espagnol Javier Bassas, Jacques Rancière explicite et illustre une idée qui est au coeur de tout son travail : les mots ne sont pas, comme on le dit souvent, les ombres auxquelles s'oppose la réalité solide des choses. Les mots sont eux-mêmes des réalités dont l'action construit ou subvertit un ordre du monde. En politique, le combat des opprimés a constamment emprunté aux maîtres leurs mots et détourné le sens de ces mots pour briser le consensus, c'est-à-dire le rapport établi entre les choses et les mots qui compose le paysage sensible de la domination. Cette puissance des mots qui défait un ordre établi en subvertissant le paysage normal du visible, Jacques Rancière la montre encore à l'oeuvre dans les mouvements démocratiques récents depuis la révolution de jasmin tunisienne jusqu'aux mouvements d'occupation des places.

  • DIRE LE MONDE

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 1 Juillet 2020

    Le maître-livre de Francis Wolff : un essai éclairant et passionant qui explique que c'est le langage qui est au fondement de ce que nous appelons un monde.
    « Que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir. C'est à la défense de ces thèses que ce livre est principalement consacré. » La philosophie savante s'est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu'est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises. Elles sont ici reconstruites sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde. Publié pour la première fois en 1997, Dire le monde est devenu un classique, souvent repris et discuté. Cette édition est ainsi augmentée des commentaires de six philosophes de différents pays et spécialités, Étienne Bimbenet, Jim Gabaret, Luiz Henrique Lopes dos Santos, Élise Marrou, Carlos Ulises Moulines et Bernard Sève, ainsi que des réponses de Francis Wolff.

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    1 autre édition :

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Enard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

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  • Le Carrousel encyclopédique des grandes vérités de la vie moderne est une oeuvre-monde, une somme baroque et absolue. Écrit sur une période de plus de dix ans, ce livre inventorie et compile des faits et des observations, autant de vérités réelles ou fausses, probables ou non, fabriquées ou périmées. Collection d'aphorismes catégoriques et détraqués, le Carrousel forme un point de rencontre improbable entre l'esprit luxuriant de la Renaissance, les moralistes du XVII e siècle et la paranoïa totalitaire du XX e. Ce texte fou ne recule devant aucun préjugé ni aucune superstition pour ouvrir un vortex de mots qui noue et dénoue les jeux de la vérité et du langage. Un manège d'inattendu, de rire et d'optimisme.
    Il faut se méfier des gens qui disent qu'ils vont toujours bien.

  • La langue n'est pas sexiste, si l'on veut bien considérer que c'est le sujet parlant, le locuteur, le scripteur, qui est à la fois maître et esclave de l'usage qu'il ordonne. Il peut alors ajouter à ses façons de parler des relents de sexisme, mais il peut également y échapper par des usages intelligents.
    C'est donc du discours qu'il est question - et non de la langue - faisant que seul le sujet parlant est responsable de ce qu'il dit.
    L'expression « Droits de l'Homme » concernet- elle l'homme générique en embrassant les droits des femmes ? Tout ce qui concerne la féminisation de la langue, de la critique sexiste à la transformation des noms de métier, du genre grammatical à la féminisation des formes, est passé en revue sans oublier l'écriture inclusive qui propose des transformations d'usage de la langue, dont l'auteur examine les bonnes et les mauvaises solutions.

  • Passions polygraphes Nouv.

    Passions polygraphes

    Katy Barasc

    Très académiquement ordonnée en deux genres, masculin/neutre et féminin, la langue française se laisse désormais gagner par un tumulte graphique dont ces Passions polygraphes se font l'écho. Katy Barasc, en philosophe, cherche le signe qui viendrait inscrire dans la langue ce qui ne peut s'y prononcer. Entre passions tristes des vigiles du binarisme et passions joyeuses des iconoclastes, ce qui bruisse dans ces pages est jouissance de l'écriture.

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ?

    Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ?

  • « La langue inuit compte plus de mots qu'aucune autre pour désigner la neige. » « L'orthographe et la syntaxe sont maltraitées par les SMS. » « On ne peut communiquer sans langage. » « La langue des indiens hopi ne contient aucun mot ou structure grammaticale pour se référer au temps. ».
    Partant d'un certain nombre de conceptions erronées liées au langage, aux langues et au français en particulier, Jacques Moeschler propose, sur la base des recherches les plus récentes, une nouvelle image unifiée de la nature du langage. L'ouvrage met en lumière un certain nombre de théories et concepts passionnants mais injustement ignorés ou méconnus. Il tire certaines conséquences de découvertes récentes, et les met en perspectives avec d'autres champs disciplinaires, comme les sciences cognitives, la philosophie du langage, l'informatique appliquée au traitement du langage (traduction automatique par exemple) ou encore les humanités numériques (digital humanities).

  • * Quel pays appelle-t-on le Finistère de l'Europe ?* Quel chef d'État fut surnommé le Mick Jagger du Sahel ?* Quelle ville est dite la New York de l'Asie ?* Pourquoi le baron Haussmann fut-il surnommé l'Attila de l'expropriation ?* Quel auteur Barbey d'Aurevilly rebaptisa le Michel-Ange de la crotte ?
    Inventées par des écrivains et des hommes célèbres ou passées dans l'usage sans que l'on puisse en retrouver l'origine, ces expressions, souvent très drôles, sont réunies ici par Sophie Dutheillet de Lamothe, qui les traque depuis plusieurs années.Éculées ou surprenantes, justes ou impertinentes, souvent originales et méconnues, ces 100 antonomases de noms propres proposent une promenade culturelle, divertissante et surprenante « au pays des fleurs de rhétorique ».
    Historienne de l'art, Sophie Dutheillet de Lamothe est conservateur du patrimoine et agrégée d'italien.

  • Découvrez près de 500 expressions françaises, drôles, énigmatiques, familières, insolites ou poétiques.
    Retrouvez, pour chaque expression, sa signification, son contexte et son origine, mais également ses détournements et ses équivalents en langue étrangère.
    Voici le nec plus ultra pour comprendre le pourquoi et le comment de nos expressions les plus courantes.

  • Ce manuel propose une approche linguistique et systématique de certains problèmes de traduction. Partant du principe que toute traduction doit être précédée de l'interprétation du texte-source, il fournit les éléments d'analyse nécessaires à cette interprétation. Il met l'accent prioritairement sur les traductions par changements structuraux, dans le groupe verbal comme dans le groupe nominal.
    Chaque point abordé est illustré par de nombreux exemples extraits de corpus littéraires ou journalistiques et fait l'objet d'exercices d'application avec corrigés.

  • L'outil idéal pour analyser des textes littéraires.

    Structure inédite pour un dictionnaire qui permet de retrouver aisément le nom d'une figure de style.
    Nombreux exemples littéraires.

    Ce dictionnaire présente pour chaque figure de style son étymologie, une ou plusieurs définitions, un slogan ou un condensé de la définition, de très nombreux exemples littéraires, journalistiques ou de la langue quotidienne. Les nuances souvent ténues entre les figures sont clairement exposées.
    La classification thématique, livrant sous forme de planches illustrées les caractéristiques les plus évidentes des figures de style, effets et moyens confondus, permet de retrouver aisément, après avoir identifié l'écart fait par rapport à la norme, le nom de la figure ainsi créée de même que celui de toutes les figures partageant la même caractéristique. Ces planches sont accompagnées de définitions et illustrées d'exemples.
    Ces deux classifications répondent à deux approches possibles du lecteur : celui- ci connaît le nom d'une figure de style, sans pouvoir pour autant la définir : il se reportera à la classification alphabétique ; celui-ci sait être en présence d'un écart stylistique, mais ne connaît pas le nom de la figure qui lui correspond : il consultera le dictionnaire thématique.

  • Présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique, cet ouvrage propose une mise en perspective raisonnée de l'apport du Cours de linguistique générale de F. de Saussure. Ce texte princeps, qui consacre l'avènement et l'autonomie de la linguistique, est restitué par rapport aux courants de pensée avec lesquels il rompt, mais également aux élaborations théoriques qui l'ont revendiqué comme nouveau point de départ.
    L'exposé des théories linguistiques, obéissant à une triple exigence - épistémologique, historique et pédagogique - rend compte des principaux moments de constitution de la discipline :
    L'interrogation linguistique du XIXe siècle (la grammaire comparée) ;
    Le moment saussurien (les diverses formulations du structuralisme et du fonctionnalisme) ;
    Les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théories pragmatiques).
    Pédagogique, complète et maniable, cette initiation, en facilitant le repérage et l'apprentissage des notions, stimulera la réflexion du lecteur et l'aidera dans l'entretien de ses connaissances.
    Cet ouvrage propose une présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique. Il rend compte des principaux moments de constitution de la discipline : l'interrogation linguistique au XIXe, le moment saussurien (les divers formulations du structuralisme et du fonctionnalisme), les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théoriques pragmatiques).
    L'exposé des « grandes théories » obéit à une triple exigence : épistémologique, historique et pédagogique.

  • La synthèse idéale pour s'initier à l'analyse du discours.

    Une solide synthèse : les principaux outils de l'analyse du discours, le fonds théorique et méthodologique des analyses du discours.

    Depuis la fin des années 1960, s'est constituée, dans le champ des sciences du langage, une discipline spécifique prenant pour objet le « discours ». Cet ouvrage définit la notion, en opposition avec celle de langue, de parole, de texte, etc. Il familiarise le lecteur avec les principaux outils de l'analyse du discours en présentant le fonds théorique et méthodologique commun au domaine.
    Après avoir situé l'analyse du discours par rapport à la tradition linguistique issue de Saussure, l'auteur développe les principaux concepts descriptifs et les différents niveaux d'organisation du discours. Il montre comment l'analyse intègre les données de la théorie de l'énonciation. Enfin, la problématique de l'analyse du discours est mise en perspective par rapport aux enjeux épistémologiques et philosophiques qui traversent l'évolution de la discipline depuis ses origines.

  •   Conçu comme une introduction aux théories et aux domaines de la linguistique, ce livre allie les acquis de la linguistique structurale (de Saussure à la sémantique, en passant par la phonologie, la morphologie et la grammaire structurale) aux hypothèses de la syntaxe et de la sémantique formelles.
    Cette quatrième  édition a été augmentée d'un chapitre sur les derniers développements de la linguistique.

  • Un excellent outil d'entraînement à l'analyse des textes privilégiant à la fois l'étude de phénomènes linguistiques localisés et une approche comparative.
    Un parcours d'étudecohérent d'un texte à l'autre.

    Ce livre est une nouvelle version, modifiée en de nombreux points, d'un ouvrage paru en 2010. Son objectif est resté le même: fournir aux étudiants de littérature un manuel complet proposant à la fois les notions linguistique et la méthodologie indispensables à l'étude linguistique des textes. Il prend pour fil directeur diverses problématiques des théories de l'énonciation et des courants pragmatiques, avec une véritable volonté pédagogique.
    De nombreux exemples d'analyse permettent de se familiariser avec la mise en oeuvre des concepts exposés.

  • PLAN DE L'OUVRAGE Partie 1 : Notions fondamentales 1. La linguistique : aperçu historique. 2. Saussure et le Cours de linguistique générale. 3. Les concepts fondamentaux de la linguistique structurale. Partie 2 : Phonétique et phonologie 4. L'alphabet phonétique international (A. P. I.). 5. Eléments de phonétique articulatoire. 6. La perspective phonologique. 7. Les faits prosodiques. Partie 3 : Problèmes du lexique 8.
    Le mot. 9. Sémantique du mot. Partie 4 : éléments de syntaxe 10. Le domaine de la syntaxe. 11. Analyse des constituants majeurs de la phrase. 12. La phrase complexe. Partie 5 : Langue et société 13. Les situations de communication : oral/écrit. 14. La langue dans l'espace et le temps. 15. Des registres de langue aux pratiques linguistiques. Jean-Louis Chiss est professeur en sciences du langage et didactique du français à l'université Sorbonne-Nouvelle-Paris 3.
    Jacques Filliolet est maître de conférences honoraire en sciences du langage à l'université Paris-Nanterre. Dominique Maingueneau est professeur de linguistique française à l'université Paris-Sorbonne.

  • Le Dernier des injustes, qui a son origine dans le film du même nom, est le plus extraordinaire témoignage sur la genèse de la « solution finale ». Il permet de comprendre jour après jour, quelquefois heure par heure, comment les nazis passent en deux ans de l'expulsion impitoyable des juifs d'Autriche, de Tchécoslovaquie et d'Allemagne, à la mort de masse dans les chambres à gaz. Benjamin Murmelstein est le personnage central de ce livre, témoin capital qui assista à tout, avant de devenir Président du Conseil Juif du ghetto de Theresienstadt, créé par Eichmann pour faire croire au monde à la vie heureuse que voulait Hitler pour les juifs qu'il allait assassiner.
    Rabbin de la communauté juive de Vienne, d'une mémoire et d'une intelligence hors normes, d'une immense culture, d'un caractère d'acier, d'une lucidité et d'une clairvoyance inouïes, jusqu'à deviner et déjouer les mesures atroces projetés par les nazis, Murmelstein dresse un portrait extraordinaire d'Eichmann, qu'il dut fréquenter pendant sept ans : pas du tout l'homme de la « banalité du mal », comme l'a prétendu Hannah Arendt, mais un antisémite d'une cruauté sans frein, voleur et corrompu jusqu'à la moelle. En même temps, Murmelstein se livre à une critique féroce du procès d'Eichmann à Jérusalem, mal préparé, bâclé, où on refusa de le convoquer et de l'entendre.
    Contraint par la force de coopérer avec les nazis, Murmelstein ne fut en rien un « collaborateur », même si des détenus de Theresienstadt voulurent le faire passer pour tel. Jugé à sa demande par la justice tchèque, il fut acquitté de toutes les calomnies portées contre lui. Avec sa femme et son fils, il s'exila à Rome, sans avoir jamais connu Israël. À sa mort, en 1989, le rabbin de Rome refusa de l'inhumer et de dire pour lui le kaddish, la prière des morts.

  • Le Discours sur notre langue est le premier traité linguistique du XVIe siècle italien et l'une des oeuvres les plus personnelles de Machiavel. S'appuyant sur le traité De vulgari eloquentia de Dante, le Vicentin G. G. Trissino (1478-1550) fait imprimer à Rome en 1524 une Épître sur les lettres nouvellement ajoutées à la langue italienne, dédiée au pape Clément VII. Quand les Toscans entendent qualifier d'italienne la langue littéraire en usage dans la péninsule, leur sang ne fait qu'un tour. En réponse immédiate, le Discours sur notre langue est un plaidoyer patriotique en faveur des droits du parler florentin, selon la méthode de l'époque par raisons (arguments) et autorités (citations des grands auteurs). Déformant sans scrupule l'histoire de la littérature italienne, Machiavel prétend qu'elle naît avec Dante, Pétrarque et Boccace, déclarés Florentins, et que tous les autres écrivains d'Italie ont dû apprendre la langue de ces « trois couronnes », tant leur propre parler était inapte à la littérature. Le Discours constitue ainsi l'acte de naissance de la « Question de la langue », débat passionné qui mobilise ensuite pendant des années de nombreux lettrés italiens (Firenzuola, Martelli, Tolomei, Lenzoni...). Il vaut notamment par le dialogue central entre Machiavel et Dante ressuscité, coup de théâtre où l'on reconnaît la patte du dramaturge, qui convoque l'auteur de la Divine comédie en personne pour le soumettre à un interrogatoire serré et impitoyable sur ses choix linguistiques et stylistiques - et le désavouer.

  • Les barbares

    Hérodote

    " Une partie des Égyptiens regardent les crocodiles comme des animaux sacrés ; mais d'autres leur font la guerre. Ceux qui habitent aux environs de Thèbes et du lac Moéris ont pour eux beaucoup de vénération.
    Les uns et les autres en choisissent un qu'ils élèvent, et qu'ils instruisent à se laisser toucher avec la main. On lui met des pendants d'oreilles d'or ou de pierre factice, et on lui attache aux pieds de devant de petites chaînes ou bracelets. On le nourrit avec la chair des victimes, et on lui donne d'autres aliments prescrits. Tant qu'il vit, on en prend le plus grand soin ; quand il meurt, on l'embaume, et on le met dans une caisse sacrée. " Hérodote

  • Dès le plus jeune âge, on nous répète que « le masculin l'emporte sur le féminin ». Pas étonnant qu'on puisse douter ensuite que « directeur » ou « préfet », « artisan » ou « écrivain » puissent s'accorder au féminin. Et que continuent à circuler l'idée que les femmes sont des pipelettes et les hommes des tribuns.

    La langue n'est pas neutre. Elle nous impose l'inégalité à travers les accords et l'usage sexué des mots. Mais la langue ne cesse d'évoluer et les débats sur le sexisme des mots aussi, entre l'emploi désuet de Mademoiselle, le début de mixité de certains titres ou fonctions ou encore la suppression des expressions obsolètes comme « bon père de famille ».

    Quelles sont les résistances à la lutte contre le sexisme de la langue ? Comment les dépasser ? Ce livre traite des multiples facettes de ce miroir de la domination masculine qu'est la langue. Il apporte une démonstration rigoureuse de l'importance du langage et du choix des mots pour promouvoir l'égalité entre sexes et dessine des pistes pour accorder l'usage des mots au combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • Le langage est l'une des capacités majeures des êtres humains. Mais qu'est-ce que le langage ? Cette question n'a cessé d'être posée au fil des siècles, d'abord par les philosophes et les grammairiens puis, dès la fin du XIXe siècle, par les linguistes et les psychologues du langage. Les théoriciens et chercheurs de ces diverses disciplines ont fourni des descriptions et des analyses des propriétés et des fonctions du langage qui sont particulièrement riches, mais qui sont aussi complexes et parfois fortement divergentes.
    Face à tant de diversité et de complexité, les enseignants, orthophonistes et autres praticiens ont souvent de la peine à identifier et comprendre les théories qui leur seraient utiles. Cet ouvrage vise à atténuer ces difficultés, en présentant les thèses de courants théoriques solides et diversifiés, anciens ou en cours d'élaboration, et en examinant leurs apports sous l'angle d'une critique constructive.

  • Qu'est- ce que la linguistique et que nous apprend- t- elle sur notre nature humaine ?
    Plus que tout autre chose, notre langage est ce qui humanise le plus notre condition. La linguistique étudie la structure, la fonction et les phénomènes de notre langage et nous décrit des aspects fascinants sur notre faculté de langage. Ce livre retrace également l'histoire de cette discipline, d'Aristote à Chomsky, en incluant les contributions majeures de Saussure, le Cercle de Prague, les structuralistes américains, Sapir, Bloomfield et les autres. L'auteur donne également un apercu des travaux les plus récents comme l'acquisition de la première langue pour les enfants, l'interpretation du langage par le cerveau, le langage des signes...

  • L'ABC de l'argot

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    • Chene
    • 18 Janvier 2017

    L'argot est une science. La preuve : de nombreux ouvrages y sont consacrés : des dictionnaires, des méthodes, des abrégés, des leçons... Le résultat est souvent très pompeux et se veut être exhaustif... Scandale ! L'ABC de L'Argot (sans se fader le dico !) est d'avantage un guide d'utilisation, une invitation au verbe aiguisé, une méthode à l'usage d'une langue créative et hilarante. Ce n'est pas un dictionnaire poussiéreux que l'on sort une fois l'an, c'est un manuel à vivre les mots, l'image, la formule qui tâche ! Certes, les définitions y vont bon train, mais l'ABC contient aussi des jeux, des quiz, des exercices créatifs... car c'est en pratiquant qu'on apprend

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