• A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d'Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et se convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d'intolérables douleurs d'estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C'est le début d'une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l'enfer.
    Joseph Kessel nous raconte l'incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXe siècle.

  • De quelle Russie Poutine est-il le maître ? Pour unifier ce peuple pluriel conquis tour à tour par les Vikings et les Mongols, sans véritable frontière naturelle, aussi européen qu'asiatique, la Russie a fait de ses multiples influences son identité propre, quitte à en forger les légendes.
    Mais, en jouant de ce passé, elle s'est enfermée et contrainte dans ses rapports au monde extérieur. Telle est la thèse de Mark Galeotti qui, tout en relatant avec brio son histoire en quelques chapitres enlevés, nous donne les clés pour comprendre ce pays-continent. Une réflexion passionnante et jamais coupée de l'actuelle Russie.

  • S'arrêter face au trône de Charlemagne, dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, pour rêver d'un empire qui fonda l'Europe. Se promener dans les rues de Nuremberg, de Bruges, de Gênes pour raconter la résurrection des villes et l'invention de l'économie, au Moyen Âge. Retrouver, en Pologne, le chanoine Copernic, qui chamboula notre rapport à l'univers. Chercher, dans les couloirs de Westminster, l'âme du parlementarisme et dans la salle du Jeu de Paume à Versailles celle de la Révolution française...
    En ce début de XXIe siècle, les passions nationales flambent de nouveau. Nombre d'Européens n'imaginent plus l'avenir que dans le repli alors que notre histoire nous est commune et dépasse les particularismes. C'est une évidence, et elle est oubliée. Le but de cette promenade est de lui redonner force et vie.

  • De Haraldr à la Dent Bleue au Xe siècle jusqu'à Valdimarr le Victorieux au début du XIIIe siècle, entre foi jurée, complots et trahisons, de puissants chefs se disputent la suprématie sur les mers du Nord, dans un monde où l'adoption du christianisme agit comme un levier de pouvoir ; on découvre dans cette saga, pour la première fois traduite en français, une Scandinavie médiévale rayonnante qui étendait son influence de l'Angleterre à la Russie.

  • L'histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d'un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s'est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille.
    D'une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l'admiration et l'envie de toute l'Europe et surtout de Paris. À leur apogée, les ducs voyageaient de Mâcon à Amsterdam sans passer une seule frontière. Ils unifièrent d'immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas. De cette époque glorieuse, il reste désormais les témoignages d'artistes de génie tels Claus Sluter, Rogier Van der Weyden ou encore Jan Van Eyck, dont les oeuvres ont laissé à jamais l'empreinte de cette prestigieuse famille sur le patrimoine français.

  • Histoire de la Sicile : de l'Antiquité à Cosa Nostra Nouv.

    La Sicile, plus grande île de la Méditerranée, est le relais entre l'Europe et l'Afrique, le lien entre l'Occident latin et l'Orient grec. Sa situation stratégique a tenté les empereurs romains, les princes français et les rois espagnols, la plaçant au centre de l'histoire du monde.
    John Julius Norwich est le premier à nouer ensemble les fils de l'histoire sicilienne dans une seule étude globale. De ses débuts comme cité-État grecque à son émergence comme carrefour multiculturel pendant les croisades, et de la rébellion contre l'unification italienne à l'essor de la mafia, l'histoire de la Sicile est riche de moments et de personnages extraordinaires.
    Un récit vivant et érudit qui nous dévoile le tumultueux destin de cette île fascinante.

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  • Du projet de Home Rule de 1912 promettant aux Irlandais une certaine autonomie au sein du Royaume-Uni aux négociations en cours sur le Brexit, de sa genèse révolutionnaire jusqu'à la crise sanitaire qui a réussi là où les Lois Pénales (1690-1829) avaient échoué, à savoir à empêcher les Irlandais de se rendre à la messe, Alexandra Slaby explore le long vingtième siècle irlandais qui n'est autre qu'une recherche plus ou moins impatiente d'affirmation de souveraineté politique, culturelle, religieuse, sinon économique, vis-à-vis du Royaume-Uni.
    Entre espoirs et désillusions, défaites et victoires, cette histoire raconte la destinée singulière de l'Irlande, la formation de son paysage politique, les origines et le long apaisement du conflit nordirlandais, les scandales institutionnels qui ont ébranlé l'autorité de l'Etat et de l'Eglise, les mécanismes d'une prospérité aussi impressionnante que la sévérité de l'austérité qui s'en est suivie, pour conclure sur les révolutions sociétales toutes récentes.

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  • Histoire de Naples

    Laurent Bolard

    • Fayard
    • 12 Mai 2021

    Dans un livre haut en couleurs, Laurent Bolard suit les instants de bonheur ineffable comme les plus cruelles tragédies d'un peuple et de sa ville, sans en rien négliger des ombres et des lumières, telles ces peintures baroques que les Napolitains ont tant aimées. Il livre le portrait d'une ville qui se dit, qui s'écrit, qui se crie.
    Lovée dans le décor magique de sa baie pourtant hantée par la silhouette du Vésuve, Naples a déployé sa magnificence et déroulé son histoire multiséculaire. Depuis sa fondation au viiie siècle avant Jésus-Christ, elle peut s'enorgueillir d'être l'une des métropoles les plus anciennes du monde  et l'une des plus originales, ne laissant personne indifférent, déchaînant des passions furieuses.
    De l'aube des temps au xxie siècle, ce livre retrace les presque trois millénaires d'une histoire aussi prodigieuse que tourmentée. Une histoire d'une rare complexité, qui égale celle des plus grandes nations européennes. Mais Naples, c'est d'abord et avant tout un peuple. Turbulent et passionné, doué d'une singulière vitalité, il épouse et incarne sa ville en constante métamorphose. Laurent Bolard en suit les instants de bonheur ineffable comme les plus cruelles tragédies, sans rien négliger des ombres et des lumières, telles ces peintures baroques que les Napolitains ont tant aimées.
    Naples, une ville qui se dit, qui s'écrit, qui se crie.

  • Toujours observées, souvent épiées, les reines ont longtemps été maintenues dans un rôle mineur auquel elles se dérobent par une volonté aussi exceptionnelle que surhumaine : Aliénor d'Aquitaine, Marie Tudor, Élisabeth Ire, la reine Anne même, pour ne rien dire de Victoria ou de l'actuelle souveraine, Élisabeth II, ont marqué durablement leur temps, en donnant à leur fonction un lustre incomparable. Cette histoire des reines qui ont fait l'Angleterre relève fondamentalement d'une histoire des femmes, de leurs corps, de leurs aspirations et de leurs désirs, souvent bafoués, humiliés et corsetés au gré des conventions ou des usages.

    De la fin du monde antique à l'époque actuelle, ce livre explore les nombreux défis qui guettent les reines outre-Manche.
    Cela commence avec Aliénor d'Aquitaine au XIIe siècle (mais était-elle vraiment anglaise cette épouse d'Henri II Plantagenêt ?), et se continue avec Isabelle, fille de notre Philippe le Bel et femme insatisfaite d'Édouard II, pour rebondir sous les Tudors avec Marie dite « Marie la Sanglante », et trouver son plein épanouissement au début du siècle des Lumières avec la reine Anne, un rien déconcertante mais assez splendide. Et comment ne pas reparler, encore et toujours, de l'inusable Victoria, « grand-mère de l'Europe » ?
    Au terme d'une enquête minutieuse, Bernard Cottret, historien spécialiste de l'histoire de l'Angleterre, restitue avec rigueur et empathie les joies et les angoisses, les appréhensions et les échecs de ces femmes qu'il rend à leur humanité grâce à un patient travail d'élucidation ; la part respective de la sexualité, de la maternité, de la politique, de la séduction, de la culture, du symbole et du rêve est ainsi abordée sans tabous dans cette galerie de portraits souvent émouvants et jamais austères.

  • Ces reines qui ont fait l'Angleterre : de Boadicée à Elisabeth II Nouv.

    La légendaire Boadicée, Aliénor d'Aquitaine, héroïne féminine des temps médiévaux, Isabelle, fille de Philippe le Bel et épouse malheureuse d'Édouard II, Marie Tudor,« Bloody Mary », la reine Anne, sans oublier Victoria, l'incontournable « grand-mère de l'Europe », ou Élisabeth II à l'inoxydable popularité : le destin de ces reines relève du mythe autant que de l'histoire.
    Au terme d'une enquête minutieuse, Bernard Cottret s'interroge sur la nature du pouvoir au féminin et explore les nombreux défis qui guettent les reines outre-Manche. L'historien restitue avec rigueur et empathie les joies et les angoisses, les réussites et les échecs de ces femmes qu'il rend à leur humanité. Souvent émouvants et toujours passionnants, ces portraits abordent sans tabous la sexualité, la maternité, la politique, la séduction, la culture, le symbole et le rêve.

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  • C'est la langue allemande et non le russe qu'étudie Jules Legras à l'École normale supérieure. Mais ce germaniste, né en 1866, regarde plus loin à l'Est et dès 1892, il part découvrir la Russie et y apprendre sa langue pour devenir l'une des grandes figures des études françaises du monde slave.
    Sa rencontre avec la Russie a lieu loin des fastes des cercles aristocratiques si souvent décrits par les voyageurs français.
    Jules Legras s e confronte à l'âme russe véritable, celle des moujiks, celle qui est victime de famine, celle qui affronte les injustices.
    L'auteur dans ce journal imagé éclaire ces descriptions sans fard de cette société par une galerie de portraits d'intellectuels et d'écrivains (Tourgueniev, Tchekov, ou Tolstoï...) qui donne à son récit une formidable originalité.

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  • C'est un homme qui attend, dans l'antichambre de son destin, mais la porte ne s'est pas encore ouverte. Il a 71 ans. Le Prince de Galles préside quelque quatre cents organisations charitables, un sourire aimable aux lèvres et un mot gentil pour chacun. Son apprentissage de futur roi relève de la formation permanente. Il est sérieux en public et facétieux en privé. Il travaille, et il s'amuse. Pour tuer le temps ?
    Depuis sa jeunesse, Charles a joui de tous les plaisirs. Peut-être pour tromper l'attente, mais aussi parce qu'il est hédoniste et a les moyens de l'être. Le polo, les jeunes filles, les études, l'apprentissage du flirt, celui des armes, le goût des uniformes et des costumes bien coupés... Le Prince, depuis son plus jeune âge, est un dandy.
    Mais il y a aussi ses histoires d'amour - nombreuses, comme ses amoureuses, dont une certaine Camilla Shand (ex-Parker Bowles). Ses noces avec Diana, radieuse et boudeuse, feront la une des journaux à travers le monde.
    Tant de choses à dire sur cet homme, prince, époux, père et aujourd'hui grand-père, qui roule parfois dans une Aston Martin génération James Bond (mais qui carbure au biogazole), qui fut écolo avant l'heure, aime jardiner, faire des tours de magie, peindre des aquarelles. Adepte de l'homéopathie, il a joué du violoncelle dans sa jeunesse et prend une douche froide tous les matins. Bref, un grand enfant bientôt roi, qui cultive sa part de mystère.

  • L'Autriche fait partie de notre patrimoine imaginaire, et y occupe une place de choix. Le mot évoque, pêle-mêle, la magie de robes de bal tournoyantes et la chevelure brune de Sissi, un pays de montagnes et de lacs d'un bleu profond, traversé par les flots du Danube, ou encore les ors de Vienne, capitale unissant à un degré rare le classicisme et la modernité. De superbes clichés, pour une réalité bien méconnue.
    Son histoire est un formidable concentré de l'histoire européenne. Ce petit pays, qui rassemble aujourd'hui quelques millions d'habitants, a porté autrefois un empire où le soleil ne se couchait jamais, l'empire de Charles Quint. Il fut le théâtre privilégié des luttes religieuses et politiques qui ont façonné l'Europe moderne. De grands souverains s'y sont succédé, comme Léopold Ier, l'éternel rival de Louis XIV, qui repoussa les assauts des Ottomans, ou la grande Marie-Thérèse, qui fit jouer le petit Mozart sur ses genoux. Point d'équilibre diplomatique et objet de terribles convoitises, l'Autriche joua enfin un rôle crucial dans le déclenchement des grands conflits du monde contemporain : Première, puis Seconde guerre mondiale. Elle attire et fascine, grâce à son extraordinaire richesse culturelle et à sa place inégalée dans le monde des arts, de la musique à la littérature.
    Aux portes de l'Allemagne, au coeur de l'Europe centrale, à la croisée des chemins entre la culture germanique, les mondes slave et latin et les influences orientales, l'Autriche est une énigme de plusieurs siècles, presque un millénaire, qui n'en finit pas d'être posée, jusque dans les ultimes rebondissements de sa vie politique au début du XXIème siècle.
    Voici, écrite par une jeune et illustre historienne, la grande synthèse qui manquait.

  • Dans ce livre, les bateaux naviguent ; les vagues répètent leur chanson ; les vignerons descendent des collines des Cinque Terre, sur la Riviera génoire ; les olives sont gaulées en Provence et en Grèce ; les pécheurs tirent leurs filets sur la lagune immobile de Venise ou dans les canaux de Djerba ; des charpentiers construisent des barques pareilles aujourd'hui à celles d'hier.

  • Peu de régions auront autant que l'Andalousie sollicité l'imagination et le rêve. Peut-être même est-elle la région d'Europe où les vérités et les légendes ont fait le plus de ravages dans les esprits parfois les plus éminents. On a fini par attribuer à toute l'Espagne certains de ses traits : les patios, le flamenco, Carmen, les gitans, les courses de taureaux, l'architecture hispano-mauresque, la fiction d'un lieu où chrétiens, juifs et musulmans auraient vécu en harmonie au Moyen âge... Paré des charmes exotiques d'un Orient lui aussi fabriqué, ce pays attachant, étranger à l'Europe et quasi africain, est une invention, l'envers de la« légende noire » de l'Espagne, des écrivains romantiques français et anglais, ce qui n'a pas empêché le national-catholicisme franquiste, avec son rejet des Lumières et du monde moderne, d'entretenir à sa façon ce même cliché d'un paradis perdu. Aujourd'hui encore, la nostalgie d'une Andalousie supposée« communautariste » ne manque pas de rencontrer quelques échos. L'histoire réelle, elle, nous raconte que les délimitations ne remontent pas au-delà du XIXe siècle et qu'il est difficile de soutenir que l'Andalousie ait jamais connu l'unité. Le passé s'y articule autour de trois pôles, Grenade, Cordoue et Séville (mais pas Cadix, ville moderne qui se prête mal à l'exotisme...), aux destins bien différenciés. Quant à faire de la conversion/expulsion des juifs et plus tard des moresques l'épisode le plus significatif de la politique intolérante de la monarchie espagnole, c'est commettre un anachronisme que la recherche historique la plus récente a mis en évidence.

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  • Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit « l'Europe en enfer », les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe. D'immenses progrès économiques transformèrent le continent. Le souvenir des guerres mondiales s'éloigna peu à peu, même si leur ombre a continué de planer sur les esprits.
    L'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire, qui prit parfois des contours terrifiants. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les États-Unis et l'URSS, et se trouvèrent « précipités » dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont produit de nouvelles fragilités. L'enchevêtrement de crises qui ont suivi 2008 a été l'avertissement le plus clair adressé aux Européens : la paix et la stabilité ne sont aucunement garanties et le continent pourrait bien connaître de nouvelles fractures. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère d'incertitudes.
    Dans ce livre remarquable, Ian Kershaw brosse un ample tableau du monde dans lequel nous vivons. Puisant ses exemples à travers tout le continent, Des temps d'incertitudes / L'Age global éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur.

  • « Messieurs, l'Angleterre est une île, et je devrais m'arrêter là » : cette phrase, par laquelle le politologue André Siegfried ouvrait en Sorbonne son cours d'histoire des îles Britanniques, est, au fil des décennies, entrée dans la légende. C'est que l'Angleterre ne cesse, depuis toujours, de fasciner les Français, qu'ils voient en elle un pays au charme un peu désuet, incapable d'oublier complètement sa grandeur victorienne, ou bien, à l'inverse, le royaume de la libre entreprise, où viennent s'installer de plus en plus de jeunes « décideurs » du continent. Mythes séduisants, qui recouvrent évidemment une réalité plus complexe.

    Pour la cerner, plongeons dans le récit de ces deux millénaires d'histoire, depuis la conquête romaine à nos jours, en passant par l'époque saxonne, les déchirements religieux, l'hégémonie coloniale ou encore l'affirmation d'une puissance mondiale jusqu'à l'accord du Brexit, conclu durant la crise de la Covid-19.
    Un récit non exhaustif, bien entendu, mais qui vise à faire apparaître les moments phares et les lignes de force d'un passé vivace, qui donne les clés pour comprendre le présent.

  • Jean-François Dunyach retrace l'histoire générale de l'ensemble de l'île de Grande-Bretagne, de sa formation géologique jusqu'au Brexit de 2020 et la rupture effective d'avec l'Union européenne. Embrassant un vaste panorama, il retient les dates et les événements les plus communément admis pour en donner un tableau le plus accessible possible. A la lumière de l'actualité, l'accent est évidemment mis sur la dimension européenne de cette histoire, afin d'offrir une mise en perspective et une meilleure compréhension des enjeux contemporains.
    Mais par-delà, la question se pose : comment une quasi-presqu'île de l'Europe est-elle un jour devenue le plus vaste empire de l'histoire, dont le Commonwealth est aujourd'hui l'héritage ?

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  • Le couple formé par la reine d'Angleterre et le prince Philip est une légende. Des circonstances de leur rencontre à celles de leur mariage, des turbulences de leur union à leur entente autant soudée par l'amour que par l'humour, 73 ans de lien , de confiance, d'engagement et de complicité sont ici racontés à travers leurs plus belles photos, inconnues pour certaines, les lieux et les objets qui ont jalonné leur vie, des souvenirs et des témoignages.

  • L'émergence de l'hyperpuissance espagnole est un des phénomènes les plus spectaculaires de l'Histoire. Tout au long du XVIe siècle, Charles Quint et Philippe II - les Austrias Mayores ou Grands Habsbourg - furent engagés sur tous les fronts, âme et fer de lance d'éclatantes victoires ; mais leurs rares défaites furent irréversibles.
    Fruit d'une savante politique matrimoniale et d'un destin tragique, l'avènement des Habsbourg en 1516 allait bouleverser l'équilibre politique de la monarchie espagnole et celui de l'Europe. Le premier volume de cette passionnante fresque revient sur le temps où Charles Quint, roi d'Espagne et chef du Saint-Empire, dut affronter les rois de France, Barbaresques et Ottomans en Méditerranée, les princes du Saint-Empire passés à la Réforme, et parfois même le pape.

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  • Les guerres menées aux quatre coins de l'Europe par ces grands souverains - Isabelle et Ferdinand, Charles Quint, Philippe II - ont valu à l'Espagne une position hégémonique mais n'ont pas suffi à bâtir une puissance durable. Leur coût en hommes et en argent a épuisé le royaume.
    Dégagé du Saint-Empire et de l'antagonisme français, Philippe II, au coeur du second volume de cette synthèse magistrale, s'opposa à l'Angleterre et s'enlisa dans le bourbier de la guerre des Flandres. Il défendit Rome, et donc l'Europe chrétienne, contre la menace ottomane. La politique qui s'est ainsi imposée à lui acheva de ruiner l'Espagne tout en lui apportant la gloire impérissable d'un siècle d'or politique et militaire.
    Le brillant tableau que Michèle Escamilla dresse de l'hyperpuissance espagnole nous révèle l'une des pages les plus riches, les plus glorieuses, et parfois les plus pathétiques de l'Histoire.

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  • L'émergence et le déclin de l'hyperpuissance hispanique demeurent l'un des phénomènes les plus spectaculaires de l'Histoire. De l'union de la Castille avec l'Aragon à la fin du xve siècle à l'échec de l'Invincible Armada devant l'Angleterre, quatre souverains ont gouverné un pays qui a été engagé sur tous les fronts : en Méditerranée face à l'Empire ottoman et aux Barbaresques, en Europe du Nord face aux Pays-Bas révoltés et aux princes du Saint Empire passés à la Réforme. Des villes aussi diverses que Tunis et Oran, Bruxelles et La Haye, Naples, Lisbonne et Vienne ont été régies par les souverains de la péninsule. La défense de la foi catholique a conduit ceux-ci à intervenir dans les affaires françaises et anglaises, à se faire l'âme de coalitions victorieuses à Pavie, à Lépante, à Malte, à Mühlberg, à Saint-Quentin.Pourtant, les incessantes luttes guerrières menées par les Rois Catholiques (Isabelle et Ferdinand), Charles Quint et Philippe II aux quatre coins de l'Europe n'ont pas suffi à bâtir une puissance durable. Supportées par la seule Castille ou presque, les guerres ont littéralement épuisé les populations et les finances de l'Espagne - l'or et l'argent américains eux-mêmes n'ont pas permis d'inverser la tendance. La majestueuse synthèse de Michèle Escamilla sur ce siècle d'or, sans précédent ni équivalent (y compris en langue castillane), se déploie à travers l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Elle fait apparaître d'exceptionnelles figures de rois et de reines, de guerriers, de saints, de poètes. Elle nous révèle l'une des pages les plus riches, les plus glorieuses, les plus colorées, parfois les plus pathétiques de l'Histoire.

    Michèle Escamilla, professeur émérite à l'université de Paris-X Nanterre, est l'auteur de nombreux travaux sur l'Espagne des xvie et xviiesiècles, en particulier sur l'Inquisition. Elle a rédigé avec Pierre Chaunu la grande biographie de Charles Quint (Fayard, 2000 ; « Texto », 2013) avec un considérable succès.

  • Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'État contre le gouvernement de Front populaire qui plongele pays dans une guerre civile de près de trois années.
    Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routesplus d'un demi-millionde réfugiés, contraintsà l'exil.
    L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et violssystématiques, emprisonnementsabusifs...

  • Cette histoire globale de l'Allemagne s'articule autour des grandes césures politiques de son histoire. Elle commence en 1871, avec la création du Kaisereich qui réalise son unité politique : l'Allemagne devient un empire, forgé entre 1850 et 1870, en un enchaînement funeste grâce aux guerres d'unification voulues par Bismarck en 1864, 1866 et 1870. Suit l'affermissement de sa puissance économique par ses révolutions industrielles. Viendront ensuite, la Première Guerre mondiale et le diktat du traité de Versailles, la République de Weimar, l'arrivée d'Hitler et son accession au pouvoir avec le NSDAP, le glissement et l'infiltration de l'idéologie nazie au coeur de la nation, la Seconde Guerre mondiale, les camps d'extermination, la défaite, le partage du pays entre RDA et RFA mais aussi ce formidable moment d'histoire, qui dépasse le cadre de la seule Allemagne,qu'est la réunification en octobre 1990.

    Tenant compte des dernières recherches historiographiques, Marie-Bénédicte Vincent relève le défi de faire comprendre cette histoire à la fois riche et douloureuse au moyen d'une grande synthèse. Retraçant de manière concise l'évolution de l'Allemagne depuis le XIXe, elle insiste notamment sur les échanges, les circulations qui traversent les frontières politiques tout en analysant les courants idéologiques, politiques et culturels. Un futur classique.

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