Biographie

  • «Il n'était personne, il devint quelqu'un. Adoré par beaucoup, méprisé par beaucoup, et puis il disparut. On l'oublia. On se souvint de lui. On l'oublia de nouveau. On se souvint de lui de nouveau et aujourd'hui, au moment où j'écris les dernières phrases de ce livre, aux premiers jours de l'année 2020, ses oeuvres sont de nouveau oubliées. C'est une période sombre pour l'Amérique, une période sombre dans le monde, et avec tout ce qui arrive, érodant nos certitudes quant à qui nous sommes et où nous allons, le moment est peut-être venu de sortir ce Burning Boy de sa tombe et de recommencer à se souvenir du jeune homme incandescent. Sa prose reste crépitante, son regard tranchant, son oeuvre poignante. Est-ce que tout cela nous importe encore ? Si tel est le cas, et on ne peut que l'espérer, il faut y prêter attention.» PAUL AUSTER

  • L'existence de Beaumarchais est une ivresse de vivre. Une suite de folles journées. Une pièce de théâtre effrénée où les personnages, tous Beaumarchais, se succèdent, se nourrissent l'un l'autre, s'allient, se contredisent, se combattent, parfois se détestent, le plus souvent s'aiment, trop.
    Ce serait banal si, vécues par tous ces personnages, toutes ces vies se succédaient sagement. Cet horloger, fils d'horloger, ne supporte pas la chronologie. C'est le prince du En Même Temps, cette stratégie qui, quoi qu'on pense, n'est pas moderne : c'était déjà la devise du XVIIIe siècle. Musicien, courtisan, financier, promoteur immobilier, industriel, espion, armateur, auteur d'oeuvres tantôt géniales, tantôt très oubliables, éditeur de Voltaire, il devient révolutionnaire malgré lui. Trop gourmand pour ne pas tout vivre à la fois.
    Comme l'écrivait Fernando Pessoa, n'être qu'un est une prison.
    E. O.

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  • Miarka

    Antoine de Meaux

    Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites. Une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

  • Mourir pour ses idées, se suicider politiquement, devenir un martyre, c'est être un vaincu de l'Histoire, et c'est ce que fit le jeune philosophe révolutionnaire Adam Lux le 4 novembre 1793, jour où il fut guillotiné pour avoir écrit et publié un éloge de Charlotte Corday. Zweig a écrit en 1928 sur cet homme qui mourut dans l'adoration politique d'une femme un texte étonnant, traversé par trois thèmes : la déception en politique ; l'engagement politique des intellectuels ; et l'art de se tromper politiquement.

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  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    «Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pasTout ce qui est entre les deux est corrompu.Seuls l'innocent et le monstre sont libres.Ils sont ailleurs.»

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  • Flora Tristan Nouv.

    «Une drôle de bonne femme» pour Gauguin, son petit-fils; «la cousine de Marx et la grand-mère du MLF» pour ses admirateurs de 68; une héroïne romantique pour André Breton:tout au long de sa courte vie, Flora Tristan (1803-1844) n'a cessé de brouiller les représentations convenues. Elle qui se voyait comme «un être à part» anticipe les sensibilités de notre époque. Née aux marges de la société, elle refuse très jeune de confiner son existence; de cette marginalité même elle fera un étendard:la Paria, une «indignée» avant l'heure.Cette biographie recompose l'itinéraire d'une femme intempestive qui bouscule ses contemporains en se risquant dans cette chasse gardée masculine qu'est l'espace public. Constituer la classe ouvrière, proclamer l'égalité des sexes, redéfinir le code amoureux en consacrant le principe du consentement explicite des femmes:voilà la mission qu'elle se donne. Inlassablement, elle prend la plume, s'aventure sur le terrain pour affronter le spectacle de la misère, au Pérou, en Angleterre et à travers la France, à la rencontre des prolétaires - compagnons du Tour de France, associations ouvrières, vétérans des insurrections de canuts...Flora Tristan, enfant du siècle des prophètes et des mages romantiques, transfère sur le peuple une sacralité créée par la Révolution.L'originalité de celle qui se voyait en apôtre de l'égalité est d'avoir placé l'identité sexuelle au coeur de la question sociale, avec une netteté et une radicalité inédites. Elle se sentait appelée à «faire sonner le 89 des femmes» pour enfin pouvoir réaliser le 89 des ouvriers, et ainsi l'émancipation du genre humain.

  • La vie d'Hitler est certes l'un des récits les plus stupéfiants du XX? siècle. Brendan Simms, dans une biographie originale, en renouvelle la perspective en mettant l'accent sur la dimension internationale du projet hitlérien autour de son lien puissant mais ambivalent avec l'Amérique et l'Empire britannique. Si sa relation avec le monde anglo-saxon fut au final conflictuelle, du fait de Churchill et Roosevelt, elle a été d'abord empreinte d'admiration et même de fascination. Cette dernière serait née pendant la Grande Guerre, alors même que le caporal Hitler affrontait la vaillance anglaise au combat puis, à partir de 1917, la puissance des jeunes sammies. Par la suite, la diversité de l'empire colonial anglais et l'immensité du territoire américain lui inspireront son projet d'espace vital à l'Est, tout comme leur way of life viendra nourrir son programme pour la société allemande. Des motifs d'admiration qui n'ont cependant jamais pu effacer sa répulsion absolue du capitalisme international associé aux Juifs. Cette approche mondiale de l'homme ouvre de nouvelles pistes de réflexion qui, si elles étaient pérennisées, renouvelleraient en profondeur l'histoire du III? Reich.

  • Grand tendre égaré dans la barbarie de son époque, humaniste anticonformiste et volontiers candide, il vécut en exil permanent, guidé par les circonstances autant que par les nécessités pécuniaires, ne trouvant refuge que dans la tendresse des femmes et auprès de quelques amis fidèles.
    Pionnier de l'Aéropostale, fin diplomate avec les Maures, reporter en Russie et en Espagne, l'auteur du Petit Prince était aussi magicien, inventeur, à son aise dans les sciences autant que dans les arts. Toute sa vie, il fut en quête d'absolu, convaincu que « pour écrire il faut participer », jusqu'à « signer avec son sang ».
    Nourri des sources les plus récentes, notamment sa correspondance privée avec son épouse Consuelo, illustré par une généreuse iconographie, dessins et photographies souvent méconnus, cet ouvrage propose un portrait sensible de l'écrivain-aviateur par un pilote de ligne d'Air France, lui-même épris d'aventure. L'occasion de redécouvrir cette figure complexe et tourmentée, immense et fragile, mais d'une infinie richesse.

  • Paula Modersohn-Becker est une peintre allemande de la fin du XIX ème siècle, célèbre enAllemagne et dans beaucoup d'autres pays au monde, mais à peu près inconnue en France bienqu'elle y ait séjourné à plusieurs reprises et fréquenté l'avant-garde artistique et littéraire. Néeen 1876 et morte en 1907 des suites d'un accouchement, elle est considérée comme l'une desreprésentantes les plus précoces du mouvement expressionniste allemand. Elle n'aimait pastellement être mariée, elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettressont ambigus. La biographie que lui consacre Marie Darrieussecq reprend tous les élémentsqui marquent la courte vie de Paula Modersohn-Becker. Mais elle les éclaire d'un jour à la foisféminin et littéraire. Elle montre, avec vivacité et empathie, la lutte de cette femme parmi leshommes et les artistes de son temps, ses amitiés (notamment avec Rainer Maria Rilke) et sondésir d'expression et d'indépendance.

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  • Stefan Zweig Nouv.

    Stefan Zweig

    Dominique Bona

    Comment un écrivain aussi discret que Stefan Zweig (1881-1942) est-il parvenu à embraser le coeur de ses créatures romanesques et à envoûter tant de ses lecteurs ? Homme impétueux, sous son élégance Mitteleuropa de juif autrichien, cet artiste attire la foudre. Choyé par les élites, il aurait pu demeurer l'archétype d'une civilisation disparue, broyée par les guerres et les totalitarismes. Or, bien plus que certains de ses contemporains naguère illustres, il n'a pas cessé de séduire. Ses biographies de Fouché et de Marie-Antoinette conservent un charme et une profondeur inégalés. La Confusion des sentiments continue de troubler. Peut-être les lueurs sombres, les fumées délétères de son oeuvre correspondent-elles à nos tourments contemporains.
    « Tenter de rendre vivant cet homme de passion à travers une biographie passionnée », telle était l'ambition de Dominique Bona : défi relevé, et avec quel talent !

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  • Celui qui se rêve comme un héros balzacien semble avoir réussi. Dans les milieux politiques, Éric Zemmour fascine. Dans les milieux financiers, il intéresse. Les cercles catholiques ultras et influents l'adulent. L'édition et la télévision assurent une place privilégiée à cet essayiste aux idées les plus conservatrices. Comment ce garçon timide d'origine modeste est-il devenu le nouveau héraut des « grands remplacés » et le chantre d'une France en proie au ressentiment ?

    Enquête sur un homme en guerre contre l'État de droit, dont le parcours témoigne autant de la métamorphose d'une droite et d'une extrême droite prêtes à mener la bataille que du basculement secret d'une partie des élites vers ses idées.

  • « Six jours par semaine, six heures par jour, souvent le matin, Berthe accueille les visiteurs dans le grand hall d'entrée de Yad Vashem. Debout.
    Elle s'adresse à eux en hébreu, français, anglais et allemand pour guider, proposer des audioguides, des plans du mémorial... ou des mouchoirs en papier pour essuyer les larmes à l'issue de la visite.
    Toute sa vie, Berthe s'est tenue debout. En Savoie quand il fallait vivre cachée. À Lyon après-guerre quand elle a dû repartir de zéro avec ses parents. Aujourd'hui encore, à peine tassée, toujours vive et lumineuse, Berthe a pris le temps de s'asseoir avec moi pour me raconter cette incroyable vie commencée il y a presque 90 ans. Elle n'a oublié aucune date, aucun nom, aucun lieu. De la Pologne à Israël en passant par Lyon et la Savoie, je chemine dans des mondes qui n'existent plus : l'Israël des pionniers des années cinquante, la Savoie paysanne des années quarante, la Lyon ouvrière et industrieuse des années trente, le shtetl polonais du début du XXe siècle englouti par l'Holocauste. Sa vie est aussi une leçon de vie. ».
    Frédéric Métézeau.

    1941, Berthe Badehi, 9 ans, juive, doit quitter Lyon et ses parents pour aller se cacher dans un village de Savoie. Avec en poche rien d'autre qu'un faux certificat de baptême, rédigé par un curé ami de son père, elle trouve refuge dans une ferme tenue par une femme qui la protégera envers et contre tout.
    Après cette enfance cachée, Berthe rentre à Lyon retrouver ses parents. C'est l'après-guerre, l'étrange retour à la « normale », l'attente de ceux qui ne reviendront pas des camps. Puis l'amour, le mariage et le départ en Israël. Une nouvelle vie, un nouveau pays, de nouvelles guerres aussi.
    Un récit de vie extraordinaire et lumineux, à la première personne coécrit avec Frédéric Métézeau.

  • 2 mai 1923. Comme chaque jour, Clemenceau s'installe à sa table de travail. Malgré ses 82 ans, il n'a rien perdu de sa flamboyance ni de son orgueil. A l'aube du XXe siècle, alors que la République l'a remercié, le "Père la Victoire" ignore ce matin-là qu'il se prépare à vivre ses années les plus passionnées. Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, s'apprête à passer sa porte pour lui proposer d'écrire un livre.
    Dès lors, leurs destins seront liés. Pourtant, tout les oppose. Elle aussi réservée et discrète que le "Tigre" est colérique et tempétueux. Mais dès leur rencontre, un pacte les unit : "Je vous aiderai à vivre , vous m'aiderez à mourir". Marguerite surmontera ainsi le grand chagrin de sa vie et reprendra goût à l'existence. Clemenceau puisera dans sa présence une vigueur nouvelle pour le combat politique et retrouvera la fougue de ses anciennes batailles.
    Malgré les années qui les séparent, ils vont s'aimer, chacun à leur façon. Par sa plume enlevée, réjouissante et ironique, Nathalie Saint-Cricq fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son coeur ardent.

  • Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire plonge Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en sort, toutes ses fonctions motrices sont détériorées. Atteint de ce qu'on appelle le « locked-in syndrome », il est littéralement enfermé à l'intérieur de lui-même; il ne peut plus bouger, manger, parler ou même simplement respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge.
    Cet oeil, le gauche, c'est son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Avec son oeil, il cligne une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non ». Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières... Avec son oeil, il écrit ce livre : chaque matin pendant des semaines, il en compose et mémorise les pages avant de les dicter, puis de les corriger.
    Depuis la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, il nous envoie ces cartes postales d'un monde que nous ne pouvons qu'imaginer, un monde où il ne reste rien qu'un esprit à l'oeuvre.

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  • En 1941, alors qu'en Europe la guerre et les nationalismes font des ravages, Stefan Zweig, exilé au Brésil, trouve en Montaigne un « ami indispensable », dont les préceptes de tempérance et de modération lui paraissent plus que jamais nécessaires. Selon Zweig, « pour que nous puissions appréhender l'art et la sagesse de vivre de Montaigne [...] il fallait que survienne une situation similaire à celle qu'il avait connue. » De son propre aveu, Zweig n'était pas à même d'apprécier pleinement le génie de Montaigne lorsqu'il le découvrit à vingt ans. C'est en les relisant à travers le prisme de l'expérience qu'il mesure véritablement tous les enjeux des Essais. Laissant parler son admiration pour l'auteur, il en dresse une biographie émue et passionnante, dans laquelle il livre, en creux, son propre portrait à la veille de sa mort.Préface d'Olivier Philipponnat.Traduit de l'allemand par Corinna Gepner.

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  • Zweig aimait Freud ; Freud appréciait Zweig. L'auteur de «La Confusion des sentiments» lui rendit hommage en 1932 avec ce portrait saisissant qui célèbre la puissance de l'esprit.

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  • Les adieux à Gabo & Mercedes Nouv.

    En mars 2014, la santé de l'écrivain et prix Nobel de littérature Gabriel García Márquez, déjà atteint de démence sénile, se dégrade brutalement. Mercedes Barcha, sa femme, glisse à leur fils Rodrigo : « Cette fois-ci, nous ne pourrons rien faire. » Face à l'inéluctable, Rodrigo García décide de retracer les derniers jours de son père et de l'écrivain vénéré de son vivant. Il évoque sa vie, ses passions, sa puissance créatrice en regard de ses capacités diminuées des dernières années, avec émotion et retenue. Que reste-t-il ? Qui reste-t-il jusqu'à la toute fin ?
    Les adieux à Gabo et Mercedes fait passer du statut d'auteur à celui de protagoniste l'immense génie que fut Garcia Marquez, et brosse le portrait subtil d'un homme dont l'humour brille alors même que sa lucidité décroît.
    Un texte mélancolique et puissant qui célèbre l'héritage transmis par les parents de Rodrigo García, et offre un regard inédit sur la vie intime d'un géant de la littérature.

  • Milan Kundera est l'un des écrivains les plus lus au monde ; il est aussi un disparu volontaire. À force de refuser toute apparition depuis trente-sept ans, il s'est effacé du réel. Le geste de la main d'Agnès au bord de la piscine, le sourire du chien Karénine, ses personnages restent gravés dans les mémoires ; lui est devenu un écrivain fantôme. Il a posé des scellés sur sa propre existence et ce siècle d'histoires qui s'enroule autour de la sienne.

    Depuis ses vingt ans, Ariane Chemin rêve de rencontrer l'auteur de La Plaisanterie. Partie sur ses traces, elle voyage d'Est en Ouest, de Prague à Rennes, de la Corse à Belle-Île-en-Mer, rencontre sa femme Vera, remonte le temps à ses côtés, croise des éditeurs et des cinéastes célèbres, une speakerine mystérieuse, des compositeurs et des pianistes assassinés, de vieux dissidents et des espions repentis, entend la poésie de Desnos et celle d'Apollinaire, toujours à la recherche de Milan Kundera. Elle lit la vie dans l'oeuvre et l'oeuvre dans la vie d'un romancier désormais écartelé entre deux patries - quelque part perdu dans la traduction.

  • Il s'appelle Yossef Hayim Brenner. Il est né en 1881 à Novy Mlini, à la frontière entre la Russie et la Biélorussie. Il est avec Bialik et Agnon l'un des trois grands écrivains fondateurs de l'hébreu contemporain, et sans doute le plus audacieux. Sa vie est brève, il meurt assassiné, lors d'émeutes arabes à Jaffa en 1921, à l'âge de quarante ans. Il laisse derrière lui quelques volumes qui témoignent, en creux, dans l'espace de vingt ans, de la renaissance tumultueuse de l'hébreu moderne, entre la Russie, Londres, les États-Unis d'Amérique et la Palestine ottomane que les pionniers appelaient Eretz Israël. Dans une enquête intime, fiévreuse, littéraire, Rosie Pinhas-Delpuech traque les balbutiements de cette langue réinventée et dessine tout un rapport au monde, amoureux et inquiet.

  • Lorsqu'en février 1956 Romain Gary arrive à Los Angeles, le compagnon de la Libération n'a pas encore eu le Goncourt pour Les racines du ciel et n'a pas commencé à écrire La promesse de l'aube. Durant les quatre années où il exerce le poste de consul général de France dans la Cité des Anges se nouent tous les fils d'une histoire hollywoodienne qui va bouleverser à la fois l'homme et son oeuvre.
    Monsieur Romain Gary est le récit de la transformation d'un homme qui, par-delà ses multiples vies, cherche toujours à se réinventer. C'est aussi la fresque d'une époque intense sur laquelle souffle un grand vent de liberté.

  • Domestique de Proust, Céleste Albaret n'intéressait pas. Entrée à son service en août 14, elle y restera jusqu'au dernier souffle de l'auteur, huit ans durant lesquels Proust s'est attelé à son oeuvre majeure. Recluse volontaire, elle mène comme lui une "vie à l'envers". A l'appui d'archives inédites et des souvenirs de témoins, Laure Hillerin a mené une enquête rigoureuse et fouillée. Pas à pas, elle fait revivre l'héroïne, une jeune femme vive, "nature" dont le quotidien avec Proust sera l'un des temps forts du récit ; elle corrige l'image de la "servante au grand coeur" pour rétablir celle d'une femme fascinante, qui a inspiré l'écrivain pour son Albertine, et incarna l'écrivain pour ses admirateurs.

  • Tous les artistes du XXe siècle ont été « contaminés » par le virus du génie de Picasso. Ses proches, les femmes de sa vie, ses amis n'ont pas échappé non plus à la puissance irrésistible et parfois dévastatrice de son influence. Du tremblement de terre de la nuit de Noël 1884 en Andalousie, au coeur duquel le petit Pablo, 3 ans, assiste pétrifié à la naissance chaotique de sa soeur et aux souffrances de sa mère, jusqu'à ses dernières années où, tel un demi-dieu, il est adulé par la planète entière, Sophie Chauveau dresse le portrait stupéfiant des deux visages de Picasso. Quand la Seconde Guerre prend fin, cinq ans après le choc de Guernica, Pablo Picasso a près de 65 ans. Pour le monde entier, c'est un héros... qui n'a pourtant jamais combattu. Un monstre consacré qui s'enfonce, de plus en plus résolument, dans un labyrinthe dont il façonne les parois, entraînant à sa suite ses femmes, ses enfants, ses proches. Universellement adulé, il fuit la mort en figeant la vie, créant chaque jour, sans répit, une oeuvre titanesque qui semble ne jamais devoir s'achever.

  • Vers 1902, alors qu'il prépare une anthologie de poèmes de Verlaine, Stefan Zweig découvre les écrits de Marceline Desbordes-Valmore. Née à Douai en 1786, arrivée à Paris à l'âge de seize ans, elle entame une carrière d'actrice avant de se consacrer à l'écriture. Hantée par une passion déçue, brisée par de multiples deuils, Marceline Desbordes-Valmore mène une existence douloureuse, qu'elle parvient à transfigurer par la poésie.
    Si elle-même était aveugle à son propre talent, se considérant comme une « bien ignorante et bien inutile créature », celle que les médisants surnommaient « Notre-Dame des Pleurs » fût pourtant célébrée par Hugo, Balzac, Lamartine ou encore Baudelaire comme l'un des plus grands génies féminins de la littérature. Ne dérogeant pas à la règle, Zweig se joint à ce cortège d'admirateurs et livre dans cette biographie un hommage vibrant à la poétesse, présenté pour la première fois dans sa traduction intégrale.
    Édition présentée et établie par Olivier Philipponnat.

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  • Proust amoureux, vie sexuelle, vie sentimentale, vie spirituelle, c'est le « grand livre » de Mimouni sur Proust, celui dont le précédent n'était au fond que l'esquisse. C'est aussi un essai biographique qui rivalisera avec les travaux de Painter, de Diesbach et de Tadié, ne serait-ce que parce qu'elle révèle de nouveaux éléments sur Proust, de nouveaux pans de sa vie mystrieuse. On y trouvera des informations et documents inédits concernant sa sexualité. Des hypothèses neuves sur son mysticisme, son goût pour le spiritisme, sa croyance en une certaine forme de métempsychose. Patrick Mimouni y approfondit aussi ce qui fut « la » révélation de son précédent livre : le lien, à la fois secret et transparent, de Proust à la pensée juive et, parfois, au Zohar.

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