• Pour découvrir comment on apprend à danser, quels sont les principaux pas, positions et exercices; mais aussi comment travaillent les petits rats à l'École de Danse de l'Opéra, comment les danseurs du Corps de Ballet et les Étoiles préparent des spectacles qui font tous rêver.

    Qu'est-ce que la danse classique? Où apprend-on à danser ? À quel âge monte-t-on sur les pointes? Les garçons dansent-ils? Comment réussir le grand écart? Comment devient-on Étoile? Comment retient-on tous les pas d'un ballet ?

  • Retour(s) sur Palermo Palermo, une pièce de Pina Bausch : détourner le folklore, construire le présent Nouv.

    Créée en 1990, la pièce de Pina Bausch Palermo Palermo conserve toute sa singularité, à la fois du point de vue des conditions de sa production et du contexte de sa création. En effet, mobilisée par un grand soulèvement citoyen contre la mafia et les instances gangrenées par elle, Palerme traverse alors une période qui a été définie comme le « Printemps palermitain » (1985-1990). Palermo Palermo est aussi la seule pièce de Pina Bausch qui revendique de manière frontale, jusque dans son titre même, le dialogue avec un territoire donné, son passé et, donc, son actualité. Entre ruines, tarentelle et puppi, on voit surgir dans Palermo Palermo les figures d´une Sicile mythique, originaire, sauvage, traditionnelle, rurale, mais détournées et dilatées dans le présent par la danse.

  • Des premiers spectacles aux grandes créations, la danseuse, chorégraphe et professeur retrace le parcours d'une vie tout entière dédiée à la danse.

    Merveilleux testament que cette autobiographie de Martha Graham, achevée peu de jours avant sa mort, à quatre-vingt-seize ans, le 1er avril 1991. Celle qui révolutionna son art au point que, dans son domaine, on peut la comparer à Picasso, Joyce ou Stravinski, se raconte et retrace le parcours d'une vie tout entière dédiée à la danse. De ses premiers spectacles, avec trois danseurs, jusqu'à ses grandes créations, elle se révèle intensément américaine dans ses obsessions (la frontière vers l'Ouest qui sans cesse recule) et profondément de son temps (les grandes figures mythologiques revisitées par la psychanalyse la hantent).

    Elle a - brisant les moules traditionnels - inventé un nouvel usage du corps, fondé sur la respiration, sur la liberté du geste, et sur la conviction que nous avons hérité de notre mémoire "ancestrale" des impulsions de mouvements. A la fois danseuse, chorégraphe et professeur, Martha Graham n'a cessé de se battre pour un art nouveau.

    Ses souvenirs sont ceux d'une grande dame de notre siècle, véritable "mémoire de la danse" nourrie de ses rencontres avec les artistes et les célébrités de ce monde, de ses confrontations avec ses élèves - dont Madonna, Woody Allen ou Mikhaïl Baryshnikov ne furent pas les moindres. De chacun d'eux elle parle avec tendresse et pertinence, dressant ainsi d'elle-même, en creux, le portrait d'une femme exigeante et pugnace.

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  • Fruit d'une enquête au long cours auprès de dix chorégraphes, cet ouvrage établit un vocabulaire de la composition en danse, témoignant des pratiques et opérations qui forment la création chorégraphique contemporaine.
    À partir des paroles recueillies auprès de dix chorégraphes au cours d'une enquête qui s'est étirée sur trois ans, Yvane Chapuis, Myriam Gourfink et Julie Perrin ont élaboré un vocabulaire de la composition en danse. Il s'organise en vingt notions, mises en perspective historiquement ou conceptuellement, suivies de quatre discussions spécifiques et de dix portraits de circonstance.
    Ce livre témoigne de pratiques et d'opérations qui donnent forme et sens aux oeuvres. Ouvrant à des conceptions hétérogènes de la composition, il n'épuise pas le champ des possibles, mais peut servir de repère pour aborder la création chorégraphique contemporaine.

    « [Il s'agit d']un ouvrage substantiel : une somme dans laquelle on peut entrer et sortir à sa guise, selon que l'on questionne tel ou tel mode opératoire. Cette approche transversale est la grande force de l'ouvrage, qui permet d'échapper aux rails monographiques, pour ouvrir au contraire la pensée sur une vingtaine d'opérations d'écriture de la danse. En interrogeant sans relâche le rapport entre composition et interprétation, composition et invention gestuelle, composition et réception. ».
    Journal de l'ADC

  • Cet essai est né d'un coup de coeur de l'auteure à la suite de la découverte du spectacle Kontakthof de Pina Bausch, par le biais du documentaire Les rêves dansants d'Anne Linsel et de Rainer Hoffmann, sorti sur nos écrans en 2010. L'univers chorégraphique de Pina Bausch paraît empreint d'une puissance dramatique singulière, la danse des êtres humains en prise avec le monde contemporain étant le coeur du propos de la chorégraphe...

    Cet essai porte sur les trois versions de Kontakthof. Le spectacle est créé en 1978 avec les danseurs de la compagnie du Tanztheater de Wuppertal. Pina Bausch décide de le reprendre en 2000 avec des seniors de « 65 ans et plus » et en 2008 avec des adolescents.

    Kontakthof a un statut particulier dans l'oeuvre de Pina Bausch. C'est la seule pièce de son répertoire à être reprise à trois époques différentes avec des générations différentes, questionnant ainsi la matière même du temps. Les relations humaines y sont scrutées à la loupe : les inévitables conflits avec l'autre, l'irrépressible besoin d'amour de l'être humain y sont décrits sous des formes multiples.

  • Leçons de danse, leçons de vie

    Wayne Byars

    • First
    • 14 Septembre 2017

    Wayne Byars est américain, professeur de danse depuis 35 ans et fondateur du studio Harmonic à Paris. Tous les danseurs classiques et contemporains ont suivi son enseignement très particulier, à contre-courant des méthodes d'apprentissage habituelles. Plus que de la danse, Wayne Byars transmet une philosophie, une manière d'être au monde, de penser la peur, la douleur, la confiance, l'amour du métier, le plaisir d'être au monde et de le partager en public.

  • Cet ouvrage autour de la relation entre danse et politique croise les méthodes (recherche en danse, en études théâtrales, en esthétique, en histoire et en études de genre), les formats (analyses d'oeuvres, entretiens, panoramas historiques) et les perspectives théoriques proposant une approche délibérément interdisciplinaire, voire transdisciplinaire. Au croisement de la recherche en Arts du spectacle et en Sciences Sociales, en prise avec l'actualité contemporaine de la recherche et des sociétés, il fait le choix d'aborder la politicité de la danse à travers une perspective esthético-politique ancrée plus particulièrement dans les études de genre, les théories queer et les études post-coloniales. L'ouvrage est organisé selon 3 parties équilibrées mettant en évidence l'empan et les axes de la réflexion développés.
    L'introduction, en forme d'essai, annonce la problématique en s'appuyant sur un nombre substantiel de travaux antérieurs sur la question faisant désormais autorité dans ce domaine.

  • Jonathan Burrows écrit ce livre comme il chorégraphie une danse, avec l'intention de révéler les activités et questionnements que partagent les chorégraphes dans leur pratique. L'auteur interroge les motivations à créer un spectacle, les choix de composition, le rôle de l'humour, la virtuosité, la gestion des contraintes du marché.. En prônant l'art de la question, le danseur-chorégraphe anglais invite le lecteur à trouver son propre chemin et processus esthétique, tout en faisant découvrir la richesse et la complexité de l'activité chorégraphique.

  • Ce petit livre, conçu comme une boîte à outils par la chorégraphe Catherine Contour, explore les possibilités de la technique hypnotique.
    Comment se relier au monde et nous accorder aux autres ? La chorégraphe Catherine Contour recourt depuis une quinzaine années à l'hypnose dans sa pratique artistique. Loin de l'interactivité promise par le numérique et son environnement médiatique de plus en plus uniformisé, ce qu'elle recherche est le subtil jeu d'influences et d'interférences entre les personnes, les choses et leurs milieux. Elle aborde l'hypnose comme une forme active d'être au monde, une manière de prêter attention à soi-même et aux autres, un instrument d'émancipation qui met en mouvement. Dans un monde en perpétuelle accélération qui nous submerge de multiples sollicitations, être attentif devient une forme de résistance.
    Ce manuel, conçu comme une boîte à outils, offre des notions-clés et des exercices simples à partir de la technique hypnotique dont il explore les possibilités sensibles, stratégiques et même politiques. Il souhaite redonner de l'importance et de la place au temps présent, phagocyté par ce qui vient de se passer et ce qui va arriver. Laisser exister cet instant devient ce déplacement infime mais puissant qui permet d'échapper au contrôle et aux injonctions de performance. Catherine Contour propose d'habiter nos corps et nos vies, en faisant acte de présence, pour mieux se relier au monde et aux autres.

    La collection « Manuels » propose une série de titres qui sont des enquêtes de terrain sur des expérimentations politiques inspirantes ou des initiatives collectives de réappropriation citoyenne qui condensent des enjeux contemporains importants. Chaque sujet est travaillé par un binôme entre un-e auteur-e et une illustratrice. À la manière d'un tutoriel revisité sur papier, chaque titre brosse les enjeux de la situation qu'il explore, livre les points de vue des personnes rencontrées sur le terrain dans un récit multiple et fournit une riche section pratique illustrée. Une large place est laissée à la parole et au visuel - documentation, illustrations, schémas, visualisations, reproductions.

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  • « J'ai toujours vécu par et pour la danse.

    Je me suis toujours efforcée de ne pas perdre le fil qui m'a aidée à devenir une interprète, et pas uniquement une danseuse qui enchaîne les pas, les uns après les autres, si parfaite qu'en soit l'exécution.

    J'ai vécu pour ces instants magiques où la danse confine à l'universel et à l'absolu. » G. T.

    « Tu es le ballet de mon coeur à toi seule, l'étoile qui a allégé ma vie. » Gérard Depardieu

  • Après s'être penchée, dans un premier volume paru en 2017, sur la question de la tradition en danse et des modalités de reprise et de survie des répertoires chorégraphiques, Isabelle Launay aborde les effets de la discontinuité, voire de l'oubli, dans la transmission des oeuvres. De quoi témoignent les multiples retours du champ chorégraphique actuel sur les danses du passé ? Qu'advient-il quand il y a crise dans la transmission d'une expérience ? Qu'arrive-t-il quand, chez certains artistes, la discontinuité est programmée par une volonté de faire table rase ? Reprendre consiste alors à créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l'explosif enfouie dans l'Autrefois » (Walter Benjamin). C'est aussi proposer un devenir contemporain insoupçonné pour ces danses. Cette traversée érudite, où se mêlent approches anthropologique et esthétique, nous invite à (re)découvrir des figures majeures de l'histoire de la danse (Mary Wigman, Joséphine Baker, Valeska Gert...) ainsi que la manière dont les artistes d'aujourd'hui les font revivre.

  • Cet ouvrage, consacré à la carrière et à l'oeuvre de Daniel Larrieu, nous dévoile un travail chorégraphique majeur, qui s'inscrit dans l'histoire de la danse contemporaine depuis trente ans. Dès les années 1980, ce danseur et chorégraphe français est l'un des initiateurs de ce qu'il est convenu d'appeler «la nouvelle danse française» ; aujourd'hui, sa recherche se poursuit et son oeuvre compte une centaine de pièces.
    D'abord danseur, puis chorégraphe, Daniel Larrieu souhaite très tôt décloisonner son travail de manière à lui assurer une ampleur maximale. C'est ainsi qu'il explore plusieurs chemins de création originaux à la fois pour la danse et pour l'opéra, que ce soit dans des formes épurées, voire minimalistes, mais aussi baroques et complexes, ne s'enfermant jamais dans une école ou une direction.
    Cet album fait avant tout appel à la mémoire du chorégraphe qui, à travers des textes de sa composition - une cinquantaine de légendes se rattachant directement aux pièces illustrées dans l'ouvrage -, fait partager au lecteur des moments de création dont il devient le témoin. On pénètre ainsi dans les coulisses de la création pour en découvrir les diverses inspirations, les moteurs, l'évolution et l'aboutissement. Ces «légendes», qui donnent leur titre au livre, sont des instants d'intimité dans lesquels Daniel Larrieu se livre au lecteur, comme il le fait par ailleurs avec les spectateurs de ses pièces. Au travers des textes et des documents (photographies, maquettes, costumes.), Daniel Larrieu présente également ses collaborateurs (Corinne Mercadier, Quentin Bertoux, William Forsythe.), faisant revivre toute une époque de la création chorégraphique.
    De manière à compléter ces «légendes», qui constituent l'armature de l'ouvrage, Daniel Larrieu dialogue avec Irène Filiberti dans un long entretien qui permet de circuler dans cet univers de création. Ainsi, cet ouvrage est exemplaire par sa volonté de transmettre au public la mémoire pérenne d'un travail mené sans relâche par l'un des chorégraphes les plus atypiques et les plus prolifiques de sa génération.

  • Danse et musique

    Claire Paolacci

    • Fayard
    • 25 Janvier 2017

    La musique et la danse n'ont jamais cessé de se nourrir l'une l'autre.
    Le répertoire occidental abonde en pièces, formes musicales et théâtrales dans lesquelles musique et danse sont associées en partant de la marche, pas de danse le plus élémentaire. À propos du bal, nous verrons comment des pièces de danses deviennent progressivement des suites instrumentales destinées au concert, dont Bach devient un modèle.
    Des compositeurs s'emparent de musiques de danse non plus seulement dans le but de divertir mais pour affirmer une identité, notamment nationale.
    Par ailleurs, la création de pièces de danse dans des cadres de plus en plus spectaculaires conduit au développement de multiples genres théâtraux mêlant musique et danse, tel l'opéra ballet que Molière et Lully ont illustré, ou les grands ballets classiques dont Tchaïkovski a fait des chefs-d'oeuvre.
    Si la danse a longtemps imposé ses exigences à la musique, elle a aussi été une source de renouvellement des formes, des plans, des styles et du langage musical.
    Au XXe siècle s'affirment à la fois l'interaction et l'autonomie des deux arts, compositeurs et chorégraphes collaborant étroitement : la musique est danse et la danse, musique.

  • Dansez ! » relie art, spiritualité et thérapie, ici indissociables.
    La danse y est vécue comme outil de transformation qui englobe l'être entier, physique, subtil et spirituel.
    La danse est un outil d'éveil, elle nous invite aussi à poser un regard neuf sur soi, sur l'autre, sur la vie de tous les jours en déshabituant le regard. En ouvrant les yeux du corps, l'axe recentré et enraciné dans la terre et dans le ciel au plus profond de soi, on se dirige progressivement vers l'expérience de l'unité.
    C'est une invitation à explorer notre corps car avec la danse, c'est tout l'être, corps et âme qui se donne pour accoucher de son propre mystère... Le corps en tant que véhicule et miroir de l'être intérieur, devrait être amené à devenir son instrument de connaissance.
    Le corps est un univers à rencontrer d'urgence qui va nous nourrir dans le cas de la pratique d'un autre art, y compris celui de soigner ou d'enseigner quoi que ce soit. A travers la danse, Poumi Lescaut interroge le mime, le chant, le théâtre, la peinture, l'écriture et insulffe une vision élargie sur notre rapport à l'humanité, au monde et au cosmos.
    Dans cette partie pédagogique, chacun est invité à se créer sa propre grammaire sensitive et à explorer l'ouverture spirituelle.
    Ce travail dans son ensemble dresse un pont entre la pensée occidentale et orientale, reliant en même temps la raison et l'intuition, le corps et l'esprit, la Terre et le Ciel.
    S'ouvre un espace qui aide à se déconditionner du connu et à nous remettre en contact avec notre essence d'être.
    Danser, chanter, écrire, peindre, ou tout acte créateur invite à s'oublier. S'oublier c'est quand l'ego s'efface en laissant toute la place à l'Être. C'est sans doute au coeur de cet abandon, de cette confiance, que l'on peut rencontrer qui l'on est réellement, un être complet, plein de vie et de passion apaisée.
    On se rend vite compte que la conscience est énergie qui comme un feu, demande à être attisée.
    L'auteure propose ici quelques outils pour explorer et attiser ce feu.

  • Danse

    Didier Deschamps

    Un essai poétique, fragmenté, développant les réflexions du danseur classique et directeur de théâtre (Chaillot) qu'est Didier Deschamps.

  • Cet ouvrage est consacré à la présence du dionysiaque telle qu'elle se manifeste dans les spectacles de danse à proprement parler mais aussi dans tous les arts dans lesquels elle est susceptible d'être mobilisée (ballets, pièces de théâtre ou films de cinéma). Le volume pose la question centrale de savoir dans quelle mesure le dionysiaque, même s'il est opposé à la mesure apollinienne et s'il libère des pulsions sauvages, n'en constitue pas moins « un lieu du politique » dotés en particulier de puissants effets cathartiques. Le volume couvre une chronologie très large, puisqu'il remonte jusqu'à l'Antiquité et aboutit à l'époque contemporaine. La cohérence globale du volume est assurée en particulier par un appui quasi constant sur la pensée antique (Platon en particulier) et / ou sur la pensée de Nietzsche.

  • Dominique Delouche est le réalisateur de 24 heures de la vie d'une femme, de L'homme de Désir, de Divine. Il est aussi le Cinéaste de la Danse. Puisant dans ses souvenirs de tournage, au regard de sa caméra et des liens qu'il a tissés avec eux, il évoque ici les plus grands danseurs et chorégraphes, de Lifar à Jerome Robbins, de Vassiliev et Plissetskaïa à Markova, de Chauviré à Guillem, de Vassiliev à Noureev en passant par les plus grandes étoiles de l'Opéra de Paris. - - Anecdotes, admiration, études stylistiques éclairent cette trentaine de portraits et constituent un Essai sur l'histoire récente du Ballet. -

  • Un retour sur cinquante ans d'histoire pour une révolution chorégraphique, par Agnès Izrine et Laurent Goumarre.
    1968-2018, cinquante ans d'histoire pour une révolution chorégraphique. 1968, les corps défilent dans les rues, les bras se lèvent, le buste en avant, poings serrés, une chorégraphie sociale de la manifestation. Le corps qui se jette dans la bataille est jeune, un corps qui lutte pour être « contemporain ». 1968, la danse accompagne le mouvement, et fait sa révolution : la « Danse contemporaine » est née - l'appellation est officielle. C'est toute l'histoire de ce mot, des valeurs de libération, d'émancipation sociale aussi, que racontent les 50 ans du premier centre chorégraphique national, le Ballet-Théâtre contemporain jusqu'au CCN - Ballet de Lorraine. Une histoire qui s'est déplacée : Amiens-Angers-Nancy, ce qui en dit long sur la difficulté de la danse à, historiquement, fixer un lieu. C'est ça, la spécificité de la danse - contrairement à celle du théâtre ou de l'opéra : elle n'est pas propriétaire, toujours locataire ; à Nancy, elle est accueillie à l'Opéra national de Lorraine pour sa diffusion.
    C'est donc une histoire en mouvement qu'il fallait dérouler : cinquante ans d'allers et retours, entre actes de modernité, vision expérimentale d'aujourd'hui et refoulés classiques qui pointent régulièrement. Avec ses héroïnes, ses héros qui ont écrit une des pages les plus excitantes de la danse en France. Ce sont eux qui racontent l'Histoire ; ce livre est leur prise de parole sans hiérarchie : chorégraphes, plasticiens, maire, spectateurs-spectatrices, directeurs, maîtresses de ballet, « animatrice chorégraphique », danseuses, danseurs, costumière... pour un même temps de parole démocratique. Au vu de cette histoire exemplaire, il était hors de question de se livrer à un énième discours d'experts critiques. Hors de question de parler SUR la danse avec ce surplomb qui aurait été un contresens. La forme de l'entretien était la seule possible pour rendre compte de la dynamique d'une histoire née d'une révolution. Et s'il fallait appuyer encore ce choix, on se souviendra d'un épisode déterminant, le fantasme Ballets russes du directeur Jean-Albert Cartier : confier à plusieurs artistes, chorégraphe, plasticien, musicien la création d'une danse contemporaine.
    Petter Jacobsson, le directeur actuel du CCN - Ballet de Lorraine, avait déjà mis des gestes sur cette histoire avec le programme de la saison 2017-2018 intitulé 1968-2018. Il a souhaité y mettre des mots, ce livre est son idée. Nous l'avons voulu à l'image de sa vision : un laboratoire, comme un nouvel espace, à défaut d'un lieu. Pour que la danse prenne toute sa place.
    Agnès Izrine, Laurent Goumarre

  • Les chorégraphes américains occupent une place remarquable dans la programmation du Ballet de l'Opéra de Paris, comme en témoignent les fonds de la Bibliothèquemusée de l'Opéra. De George Balanchine à William Forsythe, de Jerome Robbins à Trisha Brown, la chorégraphie américaine n'a cessé d'enrichir le répertoire du Ballet et de contribuer à l'évolution de la danse vers une nouvelle esthétique.
    Perçue comme « un art du changement », la danse américaine est un véritable phénomène dans l'histoire de l'art chorégraphique.
    Elle se forme au début du xxe siècle et affirme sa force créative dès le milieu du siècle, tout en se faisant immédiatement connaître à travers le monde. Il serait cependant vain de vouloir définir ce qu'est la danse américaine, caractérisée en premier lieu par une grande diversité stylistique : les chorégraphes américains montrent des parcours complexes, façonnés par leurs propres choix artistiques mais aussi par les bouleversements historiques du XXe siècle. Vu d'Europe, cet art chorégraphique n'en incarne pas moins un idéal de modernité et de libération du corps, exprimé à travers des éléments caractéristiques du Nouveau Monde : entre autres la « modern dance », le jazz et la comédie musicale.
    Depuis 1947, date de création du Palais de cristal par George Balanchine pour le Ballet de l'Opéra jusqu'à la prochaine création de William Forsythe prévue en juillet 2016, les chorégraphes américains sont régulièrement invités à l'Opéra de Paris pour impulser ce renouveau venu d'outre-Atlantique.
    C'est la première fois qu'un tel ouvrage est publié sur les chorégraphes américains. Conçu le long d'un parcours chronologique et thématique, il dresse un véritable panorama de près de 70 ans d'échanges et de créations. En mettant en avant les figures emblématiques de la danse américaine qui ont marqué le Ballet de l'Opéra, il tente de définir leurs apports stylistiques et esthétiques grâce à une documentation inédite : photographies, costumes, maquettes, notes préparatoires, dessins, vidéos, .
    Il s'adresse à tous les passionnés de la danse et des arts du spectacle, et plus largement à tous ceux qui s'intéressent aux échanges artistiques entre la France et les Etats-Unis.

  • Issue de l'entraînement rigoureux des danseuses classiques, la barre au sol est plus que jamais en vogue : elle se pratique en tous lieux et ne requiert aucun matériel. Porté par un professeur réputé, ce livre démocratise cette discipline en la rendant accessible à toutes, débutantes ou confirmées, grâce à une approche efficace et décalée.

    Les bénéfices sont innombrables :
    - amélioration nette de la posture.
    - développement de la souplesse et de l'élasticité renforcement musculaire.
    - gainage, tonicité.
    - raffermissement et amincissement du corps.
    Cette méthode décomplexante, qui vient révolutionner le sport féminin, favorise le bien-être intérieur et permet à chacune de se réapproprier son corps en 3 à 6 semaines seulement : résultats garantis !

  • Depuis 2016, la chorégraphe Lenio Kaklea recueille les pratiques des Européen·ne·s. En empruntant les rues et les chemins d'Athènes, Aubervilliers, Essen, Guissény, Nyon et Poitiers, elle a rassemblé près de 600 récits singuliers. Cette collection témoigne de la familiarité et de la diversité des habitudes, des rituels et des métiers qui composent et distinguent ces territoires.
    De la chasse à la plomberie, en passant par l'oisiveté ou la zumba, Encyclopédie pratique. Détours donne à voir un paysage contrasté où se croisent différentes manières de se mouvoir dans le monde. En transcrivant la voix de ces acteur·trice·s, la chorégraphe compose une oeuvre épique à partir de notre relation intime au mouvement et nous invite à considérer l'espace où le sujet se construit dans l'action. Introduit par un essai autobiographique, ce livre multilingue (allemand, anglais, français, grec) situe le travail du studio de danse vis-à-vis des lieux, des gestes et des relations sur lesquels Lenio Kaklea a enquêté.

  • Cet ouvrage se situe à la croisée des recherches en danse contemporaine et des études littéraires, théâtrales et de la performance. Gestualités et textualités, leurs relations, leurs tensions, délimitent un angle pour aborder la danse contemporaine. On voit se multiplier de nos jours, et sous toutes leurs formes, les croisements du verbal et du kinétique, ainsi que les collaborations entre écrivains et chorégraphes. Pourquoi ces rencontres du texte et du geste ont-elles lieu  ? Quels rapports entretiennent aujourd'hui corps et voix, gestes et mots, danse et parole, chorégraphie et écriture  ?

    Ce volume, délibérément interdisciplinaire, rassemble les contributions de chercheurs en danse, en littérature, en études théâtrales et en philosophie de l'art, ainsi que des entretiens avec des chorégraphes majeurs de la scène contemporaine (Olivia Grandville, Maguy Marin, Mathilde Monnier, Andrea Sitter).

  • A la fois témoignage autobiographique, documentation sur le processus de création chorégraphique et partitions textuelles, cet ouvrage de la chorégraphe-danseuse américaine est également une réflexion approfondie autour des enseignements du corps. Cette édition augmentée propose un ensemble de documents qui recontextualisent et prolongent le texte original.

    Au milieu des années 1990, Deborah Hay décide d'écrire une liste des enseignements reçus de son corps, ce « maître » auprès duquel elle se met au travail depuis plus de trente ans. La liste constituera la structure de son troisième livre, Mon corps, ce bouddhiste, paru aux États-Unis en 2000. À la fois témoignage sur le quotidien de la chorégraphe-danseuse, recueil de textes partitionnels et espace de réflexion sur sa pratique, cet ouvrage fait aussi le point, de manière plus programmatique, sur les concepts et les prises de position qui servent de moteur à ses expérimentations. En accompagnant la traduction de documents qui contextualisent et prolongent le texte original, cette édition en français se veut autant une porte d'entrée dans le corpus encore à défricher de la chorégraphe, qu'un manuel à l'usage d'une nouvelle génération d'artistes expérimentaux intéressés par le geste littéraire comme processus chorégraphique.

  • Album

    ,

    Retour en photographies sur un demi-siècle de carrière de ce couple de danseurs et chorégraphes, pionniers de la danse moderne en France.
    Même en images, on est loin d'un récit de vie.
    Des dates, oui, mais en ordre dispersé.
    Un parcours, oui, mais en éclats, l'étincelle des oeuvres provoquant l'entrechoc des ans.
    Dislocation, qui crée le lieu d'émergence d'une sorte de danse des images. Rien d'autre que ceux qui dansent, et leur profond silence, pris sur le vif, comme en flagrant délit ou à l'arrêt, comme pris en considération.
    Les mots, sans venir sus aux images, viennent après, en sus ; ils n'expliquent rien, font une sorte de constat, n'ayant peut-être rien à imposer, et c'est bien ainsi.
    Images et mots qui semblent tout simplement dire :
    « vous dansiez, j'en suis fort aise, eh bien, dansons maintenant. » Françoise & Dominique Dupuy.

    La danse de Françoise et Dominique Dupuy incarne « l'humaine présence au monde » (Françoise Dupuy). Cet Album est construit sur la recherche d'une telle quintessence au monde de ce couple de danseurs dont le travail traverse un demi-siècle depuis les années 1950. L'ouvrage partage une écriture de la danse par l'image photographique. N+N Corsino, concepteurs de l'ouvrage, retiennent avec minutie certains portraits en action de Françoise et Dominique Dupuy, certains moments volés de répétition ou de pause.

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