• Nous sommes en 1942 et nous allons suivre Stig, un garçon de douze ans dont le père est l'un des chefs de la Résistance scandinave. D'abord au Danemark, où la population, adepte de la résistance passive, aidera la quasi-totalité des Juifs du pays à fuir les nazis. Puis en Suède, où il s'éprendra d'une jeune réfugiée juive, et enfin en Norvège où il entrera lui-même dans la Résistance.

  • Tout a été dit sur ces premières grandes barres d'immeuble...
    Tout, sauf le quoti dien désespéré d'un jeune, qui liquéfi e sa vie, coincé entre l'ennui, l'alcool, la désolati on et la vacuité.
    Thierry Maricourt fut son voisin de classe, et ces évènements sont ancrés défi niti vement dans sa profonde inti mité: ce roman est un hommage, un constat, mais aussi une colère, la percussion d'une tempête...
    Un polar, une fi cti on réaliste.
    Le roman d'une indignati on.

  • On donne à un homme un chien dont il ne veut pas. Un chien ou plutôt une chienne. Les chats qui vivent avec l'homme découvrent la chienne. Mais la chienne aime les chats alors les chats l'acceptent. La chienne veille sur les chatons qui la prennent pour leur mère. La chienne aime les chats, les enfants, les autres animaux mais les chasseurs n'aiment pas la chienne, et elle le leur rend bien. Une chienne qui aime et respecte tous les êtres vivants, qui les fait même passer avant elle et aide ainsi à faire régner la paix autour d'elle. Mais voilà les chasseurs ne l'entendent pas de cette oreille. D'autant qu'elle ne les laisse pas assouvir leur passion.

  • Pourquoi souffre-t-elle autant ? Physiquement, en ce moment, mais aussi dans sa caboche depuis si longtemps...
    Rien ne se passe comme elle le voudrait. C'est un échec, un échec sans borne, sa vie. Elle a quel âge ? Vingt-cinq ans ! Qui le croirait ? Sa tronche, c'est un mouchoir sale. Un mouchoir à jeter. Vingt-cinq ans et quel avenir ? Les semaines, les mois futurs ? Des fagots trop humides pour s'enflammer... Elle est seule ? Elle ne sait pas. Des amis ? Fréquente-t-elle des collègues ? Son boulot, comme elle s'en fiche ! Elle se dit tout à coup qu'elle n'y retournera peut-être pas.
    Mais que faire, alors ? Que faire pour se loger, pour bouffer ? Pas même un petit ami, un galant régulier qui l'accueillerait trois jours chez lui, qui lui prêterait sa clé, juste des lourdingues de temps à autre, quand la solitude est trop épuisante, quand le corps réclame son lot de caresses.

  • «La littérature anarchiste mériterait toute une étude», écrivait Michel Ragon. Cette étude, la voici, qui, de Jules Vallès à Henry Poulaille, de Louise Michel à Agustín Gomez-Arcos, rend compte de la richesse et de la vitalité du courant libertaire dans la littérature française.


    Se défiant des « étiquettes », refusant toute subordination à une idéologie, les écrivains libertaires sont convaincus de la fonction sociale et politique de l'art. La mission de l'écrivain est de troubler le lecteur, d'induire le doute à rencontre de l'ordre établi. Par le biais des genres littéraires les plus divers, le roman bien sûr, mais aussi le théâtre, la poésie, le pamphlet, ils s'attachent à « réveiller les énergies », selon le mot d'Henry Poulaille.


    Qu'ils soient reconnus comme Octave Mirbeau ou Albert Camus, méconnus comme Eugène Bizeau ou Maurice Joyeux, ces auteurs sont unis par leur commune répulsion de l'autorité et de l'injustice. A travers des thèmes récurrents et cruciaux : la guerre, le travail, l'utopie, l'enfance, ils veulent s'adresser d'abord aux défavorisés. «Avec les pauvres, toujours», écrivait Séverine.


    L'Histoire de la littérature libertaire de Thierry Maricourt trouve à point sa place auprès de l'Histoire de la littérature prolétarienne de Michel Ragon et de l'Histoire de la littérature populaire de Yves-Olivier Martin.


    Chroniqueur littéraire, libraire, Thierry Maricourt, 29 ans, a réédité quelques-uns des auteurs étudiés dans ce livre : Henry Poulaille, Octave Mirbeau, Laurent Tailhade, etc.

  • Le chevreuil

    Thierry Maricourt

    • Scup
    • 3 Mai 2018

    « Le réflexe de hausser les épaules lui cause une douleur insoutenable. Il chute dans les mottes de terre. La boue l'aspire, il a tant plu ces derniers jours. La nuit est tiède. Ce pourrait être une nuit d'août, alors que la guerre ravage le monde ».

    L'épisode de la « poche de Falaise », en août 1944, a été traité par maints historiens, mais que sait-on des soldats allemands qui survécurent et désertèrent ? De ceux qui n'étaient pas nazis, comme certains des gamins recrutés de force dans les Jeunesses hitlériennes, et qui se retrouvèrent à combattre pour une cause qui n'était pas la leur ? Le Chevreuil relate le parcours de l'un d'entre eux, prénommé, pauvre de lui, Adolf. Rescapé des terribles combats qui prirent la Normandie pour cadre, il erre, après la Libération, d'un abri à un autre, rencontrant des individus prêts à le dépouiller ou, au contraire, à lui venir en aide. Lui, le disciple qui s'ignore de Gandhi et de Thoreau, s'essaie à trouver sa place. Une toute petite place. Mais le passé, tel un chasseur s'apprêtant, au terme d'une longue traque, à abattre le chevreuil épuisé, rejoint cet être trop doux pour son époque.

  • Monsieur Petitot n'est pas un professeur comme les autres. Cette année, il présente à sa classe de 6e un auteur souvent cité mais méconnu, un grand écrivain dont la poésie l'émeut. Lequel de ses élèves trouvera le nom du poète ? Page après page, le fil de la vie de Robert Desnos se déroule, de ses débuts surréalistes dans les années 1920 à sa mort dans les camps de concentration en 1945, dévoilant le talent littéraire et poétique de ce " libertaire qui pleure et qui rit ".

  • Le roman policier nordique (autrement dit du Danemark, de Finlande, d'Islande, de Norvège et de Suède) semble, aujourd'hui, être à la mode. Mais quels points communs les écrivains recensés dans ce Dictionnaire présentent-ils ? Comment s'inscrivent-ils dans le roman policier et, au-delà, dans la littérature de leur époque ? Quelles perspectives se dégagent de leurs oeuvres ?
    Au travers de la biographie et de la bibliographie d'auteurs aussi divers que Henning Mankell, Maria Lang, Arnaldur Indridason, Gunnar Staalesen, Karin Fossum, Matti Yrjänä Joensuu, Kjell Eriksson, Leif Davidsen, Camilla Läckberg, sans oublier Stieg Larsson, Maj Sjöwall et Per Wahlöö, et d'autres, tant d'autres, ce livre, qui se veut exhaustif (des origines à nos jours, donc, des écrivains traduits en langue française), s'attache à montrer qu'il existe bel et bien et de manière spécifique un genre que l'on peut nommer le roman policier nordique.

  • Précarité, isolement, difficultés d'insertion et de logement, c'est pour faire face à ces problèmes qu'un nouveau dispositif a été développé ces dernières années : les maisons relais. Héritage d'un temps où l'on parlait de pension de famille, il s'agit, dans le cadre d'un projet social, de créer un habitat adapté pour des personnes qui sont en situation d'exclusion.

  • Il n'est pas encore né, que dans son crâne une " espèce de pâte grise " rayonne de manière extraordinaire.
    Son cerveau se développe alors sans tenir compte de l'évolution de son corps. Pourquoi ? Parce que neuf mois plus tôt il y a eu un petit boum dans la région. Rien d'officiel, rien d'alarmant. Un tout petit boum dans un tout petit tuyau dans une toute petite usine nucléaire d'un tout petit village des environs.
    Dès sa naissance, il comprend tout, perçoit tout. Il observe ses parents et le monde, en tire des conclusions sans concessions.
    Et pourtant, alors que la douleur le dévore, il cherche l'amour et l'absolu. Dans ce roman, Thierry Maricourt nous livre, à travers les mémoires de ce nouveau-né au QI exceptionnel, un réquisitoire poétique et philosophique contre notre société.

  • Frerot frangin

    Thierry Maricourt

    Deux frères s'écrivent des lettres drôles et tendres : le plus jeune, de sa classe de neige, à l'hôtel " Zinzin ".
    L'aîné, de sa cellule, à l'hôtel " Zonzon "...

  • On se souvient de cette sale affaire qui a secoué la France.
    Des adultes, en nombre, accusés d'inceste et de pédophilie dans une petite cité, quelque part dans une petite ville. On se souvient de la juste indignation qui avait soulevé les médias dans leur ensemble, écho de la réprobation de chacun d'entre nous. On se souvient que le monde judiciaire s'était montré particulièrement sévère. Les faits dénoncés étaient affreux. Mais voilà... Tous les inculpés étaient innocents.
    La parole des enfants est-elle toujours à prendre au pied de la lettre ? Que vaut cette parole lorsque les adultes n'entendent que leur propre peur, que leurs propres fantasmes ? Toute ressemblance, dans ce roman, avec une sale affaire bien réelle serait purement fortuite, évidemment. Mais... pourtant !

  • «Chez Poulaille, l'oeuvre et l'homme sont étroitement liés. Car ce solitaire, ce marginal, fut en même temps un inlassable animateur et le leader de la littérature prolétarienne, qui, dans les années 1930, suscita d'amples débats. Entre les deux guerres mondiales, Poulaille fut l'une des grandes figures de la littérature d'expression populaire et des utopies sociales. [.] Indispensable introduction à l'oeuvre méconnue et difficilement accessible de Henry Poulaille, la biographie de Thierry Maricourt va-t-elle enfin sortir l'auteur des Damnés de la terre de son purgatoire?» (Michel Ragon, in Le Magazine littéraire) «Enfin une biographie de l'ami Poulaille, ce grand méconnu, cet oublié des lettres françaises, le créateur de la «littérature prolétarienne», l'auteur de nombreux romans, d'essais sur le cinéma, les lettres, les traditions populaires, le fondateur d'une dizaine de revues. Poulaille qui entretint une correspondance avec des écrivains comme Ramuz, Marcel Martinet, Louis Guilloux, Henri Barbusse, Heinrich Mann, Victor Serge, Blaise Cendrars, Neel Doff.» (Jean-Pierre Canon, in Le Monde libertaire)

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