• Istanbul, 2010. À la veille de sa mort, une femme livre à sa nièce, la narratrice, quelques paroles énigmatiques sur leur passé familial. Une figure refait surface, celle d'un grand-père, une ombre portée sur fond de colonisation, au début du siècle précédent, dans l'Inde britannique. Mais qui était vraiment Frederick, ce cavalier ayant servi dans les 1st Royal Dragoons sous les ordres de l'officier Michael Biddulph ? C'est le début d'une enquête, la plongée dans toute une époque qui se dévoile sous nos yeux et sous des latitudes différentes, entre la Turquie et l'Angleterre d'aujourd'hui et les Indes d'autrefois...

    On pourrait croire à une fiction classique, sauf que la narratrice s'appelle Sarah Crossman, sa tante Jaklin Crossman, et l'auteure Sylvie Crossman. Alors le roman se révèle autre : la conquête, par des femmes, d'une généalogie imaginaire dans laquelle Frederick, ce « fils de l'Inde », joue le rôle d'un intercesseur décisif.

  • Non sans raison, l'Occident s'estime dépositaire de la modernité. Il peut se prévaloir de ses découvertes scientifiques, de sa technologie, de sa révolution industrielle. Dès lors, il lui devient difficile de concevoir une autre forme de modernité que la sienne, et nous sommes tentés de considérer les cultures différentes comme simplement porteuses d'un savoir « traditionnel ».Pourtant, dans l'Asie profonde, une conception radicalement différente a vu le jour au Tibet : elle est fondée sur la conquête de soi et l'éveil des consciences. Il s'agit d'une autre modernité, que rejoignent aujourd'hui les progrès que les neurosciences nous ont fait faire dans la connaissance de cette chose évidente et mystérieuse : l'esprit. Cet ouvrage tente de décrire cette modernité-là , dans toute son ampleur.
    L'ouvrage se veut historique - il raconte l'histoire du Tibet du point de vue de l'élaboration d'une conception de la conscience ; sans omettre les aspects négatifs (violences, tortures, etc.), et conceptuel - un long chapitre final est consacré à  la convergence, signalée par le Dalaï-lama lui-même, entre cette conception de l'esprit et ce que nous apprennent aujourd'hui les neurosciences.

  • Il était l'heure de faire cette adaptation, aussi en souvenir des lettres reçues du monde entier. « Bonjour Monsieur Hessel. Je ne vous cache pas que j'ai déjà dû faire une bonne dizaine de brouillons, mais cette fois-ci c'est décidé ; je ne recommencerai pas ! », écrit Pauline, une lycéenne de Fos-sur-Mer de 13 ans à l'auteur d'Indignez-vous ! âgé, lui, de 93 ans avant d'ajouter : « Grâce à vous, j'ai retrouvé l'espérance que j'avais perdue. » Cette lettre et d'autres rythmeront cette version théâtrale, orale (Indignez-vous !fut conçu en interrogeant l'auteur) à l'heure où le « pouvoir des sans-pouvoir », ces indignés d'aujourd'hui, entrent en scène, tandis que Stéphane Hessel, comme ressuscité, relit son message : « L'indignation : une des composantes essentielles qui font l'humain ! »

  • Dans cet ouvrage mi-fi ction mi-documentaire magnifi quement illustré avec des peintures originales, quatre animaux typiquement australiens - une fourmi à miel, un lézard à langue bleue, un kangourou rouge et un serpent arc-en-ciel - racontent aux jeunes lecteurs la création de quatre régions de l'Australie : Papunya, Utopia, la terre d'Arnhem et Turkey Creek. Et comment, à la fois mythes et sujets de peinture, ils veillent à la survie d'un payscontinent sans pareil dont le poète surréaliste André Breton assurait qu'il était «µpoétiquement aimanté.

  • Et s'il existait une autre modernité que la nôtre, vouée, elle, au progrès de l'esprit ? Sous les coups de boutoir, au IXe siècle, en Asie centrale, des invasions turco-musulmanes, la culture bouddhique dédiée à l'Éveil se réfugie au Tibet. Là, sous la conduite d'une singulière lignée de dirigeants - les dalaïlamas -, va s'élaborer, dans le fracas d'une histoire digne des plus grands drames shakespeariens, une véritable science de l'esprit. Comme l'Europe passant de la machine à vapeur à l'énergie nucléaire, cette modernité invente le yoga du rêve, identifie le corps subtil, teste des techniques de méditation, de visualisation jusqu'à concevoir ce prodigieux mandala de Kalachakra, « bombe A, doublée d'une bombe H », selon les mots mêmes de l'actuel dalaï-lama. De cette histoire, les auteurs ne cachent rien, ni les assassinats de dalaï-lamas, ni les guerres civiles entre abbés et laïcs, ni l'expédition scientifique nazie de 1939 qui va buter contre la valeur cardinale de la culture tibétaine : la compassion - cette « empathie » aujourd'hui étudiée par les neurobiologistes.

  • Nechung, l'oracle d'Etat tibétain qui ne s'est jamais trompé, Sam Begay, l'homme-médecine navajo qui soigne avec la beauté, Emily Kame Kngwarreye, la "Matisse du désert australien", sont les guides de cette enquête inédite au coeur des savoirs indigènes. Trois initiateurs, trois peuples, et trois thèmes : la prophétie, la santé et l'art.
    Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou ont approché au plus près ces maîtres, reçu leurs confidences, partagé leur vie et leurs cérémonies sur les contreforts de l'Himalaya, les hauts plateaux d'Arizona et aux confins de l'Australie. Ni voyageurs en quête d'exotisme, ni ethnologues bardés de certitudes. Ni suivistes ni compatissants. Nouveaux explorateurs. Nous découvrons avec eux que les sagesses ancestrales sont connaissance véritable. D'ailleurs, aujourd'hui, nos scientifiques les plus émérites valident les savoirs indigènes.
    L'Occident s'interroge, les Nations premières offrent des réponses. Nous sommes aux portes d'une nouvelle révolution copernicienne.

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