• Professeur, j'hérite en Terminale d'élèves qui ne maîtrisent pas l'accord du participe passé, peinent à déchiffrer une phrase complexe et manient leur propre langue comme s'il s'agissait d'une langue étrangère, usant du « donc » et du « parce que » à la fac¸on d'un joueur cherchant à deviner les numéros gagnants d'une loterie. En lisant leurs copies, j'ai trop souvent l'impression de me trouver devant des enfants malnutris, voire dénutris, à qui il faut d'abord donner une bouillie protéinée parce qu'ils ne sont pas en état d'avaler une nourriture plus consistante. Combien sont-ils en ce cas ? Beaucoup trop. Une grande partie de mes élèves obtiennent leur baccalauréat alors qu'ils sont dans un état de quasi-illettrisme. Si l'on quittait jadis l'école primaire en sachant lire et écrire, on entre aujourd'hui à l'Université en éprouvant les plus grandes difficultés pour lire et en ne sachant plus du tout écrire. De cette catastrophe, tous sont complices : ministres de passage qui ne rendent jamais compte de leurs méfaits, chroniqueurs hors-sol qui les encensent du haut de leur ignorance, intellectuels qui ont abandonné la cause de l'école pour de vains mais plus juteux bavardages, professeurs, aussi, qui distribuent sans conviction, uniquement pour qu'on leur « fiche la paix », des notes auxquelles nul ne croit. La société tout entière semble indifférente au préjudice subi par d'innombrables jeunes gens qu'elle consent à voir priver de lettres et d'instruction pourvu qu'on les gratifie de diplo^mes en chocolat après leur avoir promis la « réussite » depuis le berceau. Le mensonge sur cette situation ne peut plus durer. J'ai donc décidé de révéler au public l'ampleur alarmante de la désinstruc- tion nationale, d'en fournir des preuves et en indiquer les causes, dans la conviction qu'il nous est encore possible de nous relever collectivement de ce désastre.

  • Avec près de 5 millions d'amis sur Facebook et 3 millions de followers sur Twitter, des spectacles qui affichent complets dans tous les Zénith de France, des DVD qui s'arrachent, une série TV, Soda, qui triomphe sur W9 et M6, et près de 7 millions de spectateurs au cinéma en seulement deux films (Les Profs et Fiston), Kev Adams est un véritable phénomène de société et l'un des artistes les plus populaires du show business français ! Le jeune comédien et humoriste, qui fêtera ses vingt-quatre ans le 1er juillet prochain, a conquis un immense public (au départ principalement composé de jeunes adolescents, mais désormais aussi de familles entières), grâce à son talent, sa présence scénique et ses prestations au cinéma et à la télé. Ses shows drainent des fans qui lui vouent une véritable admiration et en font leur idole, reconnaissant en lui un pote, un frère ou un amoureux. On parlait au début des années 1990 d'une Bruelmania, nous sommes entrés dans l'ère de la Kevmania !
    Depuis ses débuts à la Maison des jeunes et de la culture à Neuilly-sur-Seine, alors qu'il n'avait que douze ans, en passant par ses passages réussis à l'émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu'à en rire, qui ont accéléré sa notoriété, ce livre raconte l'extraordinaire parcours, tant personnel qu'artistique, du « roi Kev », que ses nombreux admirateurs surnomment affectueusement « Poney frisé ».

  • Le dico des mégalos

    René Chiche

    • Archipel
    • 13 Février 2019

    Le trombinoscope des ego boursoufflés.
    Ils fascinent, irritent, intriguent... Notre époque regorge de personnalités mégalomanes dans tous les secteurs (politique, show-business, médias, sport, économie...). Des mégalos qui se distinguent par leurs excès, leurs attitudes, leurs comportements, leurs actes ou leurs paroles. Ils suscitent la passion ou la haine, le respect ou la moquerie, la curiosité ou le dédain, mais une chose est sûre : ils ne laissent personne indifférent. Après tout, comme dit l'historien Jean Tulard : "Nous avons besoin des mégalos et nous les adorons ! Ce sont eux qui font l'Histoire !" À l'heure des réseaux sociaux tous azimuts, des chaînes TV d'information et des émissions de téléréalité, les mégalomanes vivent en parfaite symbiose avec la société d'aujourd'hui, offrant un spectacle souvent choquant ou irréel à M. et Mme Tout-le-monde.
    Sous la forme d'un dictionnaire, cet ouvrage rassemble 50 mégalos passés au crible à travers leur folie des grandeurs, leurs déclarations chocs, leurs moments de gloire comme leurs heures sombres. De A comme le milliardaire oligarque russe Roman Abramovich, à W comme la journaliste et diva de la presse mode Anna Wintour, Le Dico des mégalos a l'ambition d'être à la fois informatif, précis, rigoureux... et caustique. Un dico en phase avec notre époque de m'as-tu-vu médiatique, de selfies triomphants et d'autocélébration permanente.

  • La première biographie du nouveau roi de la télé « Cyril Hanouna est une ordure ! » Qui ose ainsi résumer l'animateur le plus déjanté et le plus puissant de la télévision ? Hanouna lui-même : tel est en effet le titre de l'unique one-man-show de sa carrière, en 2004 au théâtre Trévise, à Paris.
    À cette époque, le futur présentateur et producteur de « Touche pas à mon poste », qui rassemble près de 2 millions de « fanzouzes » chaque soir devant C8, est loin d'être la star que l'on aime ou que l'on exècre, mais que tout le monde connaît. Aujourd'hui, le champion de l'audimat règne sur une communauté d'adorateurs. À 42 ans, il a constitué un petit empire audiovisuel :
    Vincent Bolloré n'a pas hésité à signer un chèque de 250 millions pour s'attacher ses services durant cinq ans !
    Au sommet de la puissance médiatique, Cyril Hanouna n'a pourtant pas gravi les marches sans efforts. Derrière l'image du bouffon survolté se cache un être pétri de doutes, dont la vie n'a pas été facile. Depuis sa jeunesse aux Lilas, en passant par ses périodes de chômage et de déprime, la route vers le triomphe de « TPMP » fut longue et semée d'embûches.
    A l'aide de confidences de proches et de confrères, cette biographie dévoile les facettes de l'ancien étudiant en expertise comptable, qui trône désormais au sommet du podium cathodique.

  • " Le Conseil de l'Ordre des médecins sera supprimé." Cette mesure figurait en 1981 parmi les 110 propositions de François Mitterrand, candidat à l'élection présidentielle. Trente-deux ans après, le puissant et secret Conseil national de l'Ordre des médecins n'a pas disparu, bien au contraire.
    À quoi sert cet Ordre ? Qui se cache derrière cette institution, née sous le régime de Vichy ? Pour la première fois, une enquête journalistique s'intéresse à la caste très fermée qui règne sur un secteur vital pour les Français : la santé. Elle révèle son incroyable pouvoir sur le quotidien des praticiens (un véritable droit " de vie ou de mort " pour l'exercice de leur métier), comme sur les plaintes des citoyens visant le corps médical, traitées par une justice à deux vitesses.
    René Chiche relate aussi les scandales qui compromettent l'Ordre des médecins. Il dévoile ses méthodes et ses ressources financières, brisant enfin l'omerta sur une institution que le grand public connaît très peu.
    Et, pour le Conseil de l'Ordre, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

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