• Mariel Primois, surgie de la contre-culture des années soixante-dix, dernière compagne de Jean-François Bizot - le fondateur d'Actuel et de Radio Nova - adhère en 2016, comme beaucoup de Français, à l'imprévisible mouvement En Marche. Son journal de campagne n'est pas sans rappeler L'Ingénu, ce conte philosophique de Voltaire où un Huron découvre la France de 1767. En découvrant ces ovnis, ces "digital natives" dont l'absence de culture politique est sidérante, elle s'interroge : sont-ils bidon ou au contraire l'avant-garde d'une "post-post vérité" dont Macron est le signe ? Autre charme de l'ouvrage : les adresses délicates à Mai 68, dont on célébrera le cinquantenaire en 2018, comme un miroir qui lui-même s'efface...

  • « Qui donc se tenait en face de moi, quelqu'un qui avait l'expérience d'un homme de quarante ans, un gars armé contre le cynisme qu'une prise de conscience aurait sorti de sa classe, un mec qui voulait vivre sa vie, ça c'était sur. » Mariel Primois Bizot, directrice artistique bénévole qui a participé à la création d'En Marche - le parti né ex-nihilo ayant mené Emmanuel Macron à l'Élysée -, s'entretient avec le Juan Branco. Celle qui a longtemps accompagné Jean-François Bizot - fondateur d'Actuel et de Nova - présente sans aucun a priori une face encore méconnue de l'auteur de Crépuscule.
    Récit de la genèse du phénomène d'édition, état des lieux interne sur la censure médiatique, plongée intime dans le rapport qu'entretient le jeune avocat avec sa propre caste, Signé Branco ! s'élève au-dessus de la dénonciation, pour entamer une véritable réflexion politique, sociale et philosophique sur la société contemporaine.

  • Racistes, frontistes, homophobes, complotistes ? Que sont les gilets jaunes ?
    Dénigrés par les médias mais portés par la sympathie nationale, déconsidérés à Paris mais victimes d'une répression violente inégalée, les gilets jaunes ont bousculé bien des perspectives politiques. Et pourtant bien peu de la parole publique leur a été accordée. Il fallait la leur donner, écouter qui et ce qu'ils sont. Emblème du mouvement, Maxime Nicolle témoigne d'une France réelle qui ne fait pas les unes. Il raconte Fly Rider, le parcours d'un jeune français digne, calme, déterminé, et ces douze mois qui ont profondément changé sa vie comme le peuple de France.
    « Figure disséquée, sectionnée, dévorée, humiliée, propulsée puis écrasée par le truchement de milliers d'articles, publications, « enquêtes » et portraits tous plus avariés et tronqués les uns que les autres, Maxime Nicolle est aussi une image. Celle qui, pour cette masse, par ce mouvement réindividué, a appris à écouter, observer, accoucher. » Juan Branco

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