• Inoubliable auteur-compositeur-interprète, entre tant d'autres succès, d'Un homme et une femme, Samba Saravah, La Bicyclette. ; Acteur ; Homme de théâtre ; Sportif, passionné de volley-ball, de rugby, de chevaux ; Réalisateur -l'un des premiers à utiliser une caméra vidéo- ; Créateur du label Saravah (auquel nous devons Higelin, Brigitte Fontaine, Pierre Akendengue, Nanà Vasconcelos, Jean-Roger Caussimon.) ; Fédérateur de rencontres (amoureux du Brésil, il est de ceux qui en on fait connaître la musique et les chanteurs, en France). Pierre Barouh est un infatigable passeur de LA CHANSON, qui « envahit son esprit et jalonne son parcours ».
    Aujourd'hui, où l'on crache une biographie comme un noyau de cerise, il s'excuse presque d'avoir mis quelque vingt-cinq ans à écrire le livre de ses rencontres ! Conté selon les méandres incontrôlés d'un récit étranger au formel -arbitraire- de ce genre d'ouvrage ; Habité par « l'obsession de l'autre rive » qui, depuis son adolescence, conduit cet insatiable voyageur-baladin (estampillé « profession : voyageur », dès son premier passeport), ce flâneur solitaire à la quête des autres, pratiquant «l'auto-stop dans les deux sens », sac et guitare sur le dos ; Embarqué au fil de ses rencontres qui deviendront autant de rivières souterraines « connues, reconnues, perdues de vue, retrouvées. », portées par le souffle de « l'effet pollen » pour témoigner des choses qui l'émeuvent. « Comme une mémoire, une tradition orale à transmettre».

    Dans un sourire, il lui tend la main.
    Vers un voyage de plus.

  • Quand Matisse s'installe à Collioure, en mai 1905, il n'est encore qu'un petit maître. Mais le port catalan, aux portes de l'Espagne, est un terreau fertile où vivent des indigènes novateurs : Étienne Terrus, qui peint déjà comme un fauve, ou encore Georges-Daniel de Monfreid, le protecteur et confident de Gauguin, chez qui Matisse va découvrir, avant Paris, les bois sculptés de l'exilé tahitien. C'est en maître de la couleur pure que Matisse rentre à Paris, à l'automne 1905. Collioure est donc un moment décisif de sa carrière. Jusqu'en 1914, Matisse y reviendra d'ailleurs régulièrement, créant là ses oeuvres les plus révolutionnaires, tel «Nu bleu», qui préfigure «Les demoiselles d'Avignon». Picasso ne s'y trompera pas : trois étés de suite, il s'installera à son tour dans le Roussillon, entraînant avec lui Max Jacob, Juan Gris, Georges Braque...

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  • Il était l'heure de faire cette adaptation, aussi en souvenir des lettres reçues du monde entier. « Bonjour Monsieur Hessel. Je ne vous cache pas que j'ai déjà dû faire une bonne dizaine de brouillons, mais cette fois-ci c'est décidé ; je ne recommencerai pas ! », écrit Pauline, une lycéenne de Fos-sur-Mer de 13 ans à l'auteur d'Indignez-vous ! âgé, lui, de 93 ans avant d'ajouter : « Grâce à vous, j'ai retrouvé l'espérance que j'avais perdue. » Cette lettre et d'autres rythmeront cette version théâtrale, orale (Indignez-vous !fut conçu en interrogeant l'auteur) à l'heure où le « pouvoir des sans-pouvoir », ces indignés d'aujourd'hui, entrent en scène, tandis que Stéphane Hessel, comme ressuscité, relit son message : « L'indignation : une des composantes essentielles qui font l'humain ! »

  • Lors d'un débat télévisé, on opposa Stéphane Hessel au dalaï-lama, arguant que l'un résiste, l'autre médite. La non-violence reste incomprise en Occident qui n'y voit que passivité. Qui a dit : " Là où il n'y a la choix qu'entre la lâcheté et la violence, je conseillerai la violence " ? Gandhi, incitant à la résistance contre le nazisme, à sauver sa conscience ! Mais s'il faut déconseiller les interventions militaires en Afghanistan, en Lybie, c'est parce qu'elles auraient pu être évitées si nos années de lâcheté n'avaient pas fabriqué les tyrans. Comme disait Camus de la non-violence : " Il y faut une grandeur que je n'ai pas. " C'est à cette grandeur que ce livre est dédié.

  • Dans un texte oublié, écrit en 1936, Espagne, Thomas Mann, prix Nobel de littérature, identifiait dans la guerre d'Espagne « le scandale le plus immonde de l'histoire de l'humanité », un crime contre « les revendications de la conscience », avec la participation des « démocraties d'argent ». Gide et Camus, ainsi que le catholique et royaliste Bernanos, le relayèrent, Camus espérant la « renaissance » d'une humanité que tous sentirent menacée dans cette guerre terrible.
    Cet ouvrage est une enquête historique mais bien davantage aussi : dans les bourgs d'Estrémadure et d'Andalousie où débuta ce crime ; sur la triple terreur, franquiste, communiste, anarchiste, à ne pas amalgamer mais à dénoncer ; sur les lieux de la bataille de l'Ebre, qui marque le dénouement de la guerre ; enfin sur la mort de Lorca, événement hautement tragique et symbolique.
    Camus disait que l'Espagne détient des « secrets royaux » : et si le moment était venu d'un retour possible de « l'homme de bonne volonté », tel que le définit Bernanos, et tel que l'incarna Camus ?

  • C'est la marche du cerveau matissien que Jean-Pierre Barou suit pas à pas ici, quand loin de Paris, durant cet été 1905, l'artiste fauve se déleste des lois de l'impressionnisme, de la notion d'école, des règles du plaisir rétinien, «abîmant tout» pour fonder un nouvel art de peindre et de vivre. Et pour ce faire, les influences de Cézanne et de Gauguin se feront sentir...

  • Le vieux Joseph, les corons du Nord, les usines, les révoltes...leur avaient servi autrefois de ciment. Aujourd'hui, Pierre Barrès et Pascal Lessort semblent ne plus rien avoir en commun, et surtout pas le quotidien Première Heure, qu'ils ont pourtant fondé ensemble. Lessort est désormais le directeur incontesté de ce journal. Cheveux gominés, rayban, son look est célèbre. Barrès, au contraire, cesse d'être reporter à Première Heure c'est à peine s'il forme encore un couple avec Louise, sa femme. Louise observe, effarée, cet homme se décomposer et rechercher un rôle qui ne doive rien au monde las des générations précédentes, pas plus qu'aux figures de la vieille comédie humaine. Pour que Pierre renaisse, il faudra que sa mère meure et que cette mort éclaire, d'un jour inattendu, sa quête. Il devra faire mea culpa et applaudir à la maîtrise de Lessort. Il découvrira aussi qu'il participe à la même ambition, à la même histoire que celles du directeur de Première Heure. L'un et l'autre, en vérité, ne sont-ils pas depuis toujours comme les taureaux d'un même élevage ?

  • Comment l'homme, inventeur en 1953 de la bombe thermonucléaire, peut-il en 1975 recevoir le prix Nobel de la Paix ? Comment l'homme, trois fois nommé Héros du Travail, qui dîne dans les années soixante entre Khrouchtchev et Brejnev, a-t-il pu, vingt ans plus tard, se retrouver exilé à Gorki ? C'est qu'Andreï Sakharov, métaphysicien hors du commun, est un homme que le salut de l'humanité occupe tout entier ; qui, chaque jour, donne sa place à la morale et défend le caractère sacré de la vie. Mais Jean-Pierre Barou, un des Français qui connaît certainement le mieux Sakharov et sa famille, nous montre aussi un autre Sakharov : le poète, le passionné de Pouchkine, de Faulkner, d'Aïtmatov ; l'écrivain qui rédige ses Mémoires ; l'homme qui réfléchit sur la politique, l'enseignement, la médecine, l'agriculture et...l'espérance.

  • Et s'il existait une autre modernité que la nôtre, vouée, elle, au progrès de l'esprit ? Sous les coups de boutoir, au IXe siècle, en Asie centrale, des invasions turco-musulmanes, la culture bouddhique dédiée à l'Éveil se réfugie au Tibet. Là, sous la conduite d'une singulière lignée de dirigeants - les dalaïlamas -, va s'élaborer, dans le fracas d'une histoire digne des plus grands drames shakespeariens, une véritable science de l'esprit. Comme l'Europe passant de la machine à vapeur à l'énergie nucléaire, cette modernité invente le yoga du rêve, identifie le corps subtil, teste des techniques de méditation, de visualisation jusqu'à concevoir ce prodigieux mandala de Kalachakra, « bombe A, doublée d'une bombe H », selon les mots mêmes de l'actuel dalaï-lama. De cette histoire, les auteurs ne cachent rien, ni les assassinats de dalaï-lamas, ni les guerres civiles entre abbés et laïcs, ni l'expédition scientifique nazie de 1939 qui va buter contre la valeur cardinale de la culture tibétaine : la compassion - cette « empathie » aujourd'hui étudiée par les neurobiologistes.

  • Non sans raison, l'Occident s'estime dépositaire de la modernité. Il peut se prévaloir de ses découvertes scientifiques, de sa technologie, de sa révolution industrielle. Dès lors, il lui devient difficile de concevoir une autre forme de modernité que la sienne, et nous sommes tentés de considérer les cultures différentes comme simplement porteuses d'un savoir « traditionnel ».Pourtant, dans l'Asie profonde, une conception radicalement différente a vu le jour au Tibet : elle est fondée sur la conquête de soi et l'éveil des consciences. Il s'agit d'une autre modernité, que rejoignent aujourd'hui les progrès que les neurosciences nous ont fait faire dans la connaissance de cette chose évidente et mystérieuse : l'esprit. Cet ouvrage tente de décrire cette modernité-là , dans toute son ampleur.
    L'ouvrage se veut historique - il raconte l'histoire du Tibet du point de vue de l'élaboration d'une conception de la conscience ; sans omettre les aspects négatifs (violences, tortures, etc.), et conceptuel - un long chapitre final est consacré à  la convergence, signalée par le Dalaï-lama lui-même, entre cette conception de l'esprit et ce que nous apprennent aujourd'hui les neurosciences.

  • Le livre commence comme une chronique : un jeune ingénieur idéaliste lance une revue politique et littéraire, et va demander son soutien amical à Jean-Paul Sartre, qui le lui accorde immédiatement. C'est le début d'une relation profonde et durable. Nous sommes dans les années 1970, au cours desquelles se développe en France un combat politique radical, animé principalement par les maoïstes de la Gauche prolétarienne ' Olivier Rolin, André Glucksmann, Alain Geismar, et l'incontournable Pierre Victor, Benny Lévy de son vrai nom, qui deviendra le secrétaire de Sartre. Jean-Pierre Barou fait partie de ce petit groupe qui poussera la France au bord de l'explosion. Il raconte les événements auxquels il a participé : le tribunal populaire de Lens, animé par Sartre, qui juge les dirigeants des Charbonnages de France responsables d'accidents du travail mortels ; les actions violentes à Renault-Billancourt, jusqu'à la mort tragique de Pierre Overney ; les interventions de Michel Foucault qui lance le Groupe d'Information sur les prisons. Il campe enfin un extraordinaire portrait de Sartre, dans toutes ses contradictions : vieillissant, presque aveugle, travaillant le matin à son " Flaubert " et l'après-midi prêchant la bonne parole aux portes de l'usine Renault, après avoir déjeuné à La Coupole. Sartre merveilleusement raconté, généreux et intransigeant, radical dans son exigence de liberté. Jean-Pierre Barou montre les liens entre la réflexion et l'action du philosophe pour tenter de comprendre les raisons de son fameux " retour au religieux " et dénonce ainsi le cliché d'un Sartre sénile, manipulé par quelques gauchistes exaltés. Un témoignage très personnel sur l'effervescence révolutionnaire, de Mai 1968 à la création de Libé et une analyse originale du rôle de Sartre dans ce contexte.

  • Nechung, l'oracle d'Etat tibétain qui ne s'est jamais trompé, Sam Begay, l'homme-médecine navajo qui soigne avec la beauté, Emily Kame Kngwarreye, la "Matisse du désert australien", sont les guides de cette enquête inédite au coeur des savoirs indigènes. Trois initiateurs, trois peuples, et trois thèmes : la prophétie, la santé et l'art.
    Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou ont approché au plus près ces maîtres, reçu leurs confidences, partagé leur vie et leurs cérémonies sur les contreforts de l'Himalaya, les hauts plateaux d'Arizona et aux confins de l'Australie. Ni voyageurs en quête d'exotisme, ni ethnologues bardés de certitudes. Ni suivistes ni compatissants. Nouveaux explorateurs. Nous découvrons avec eux que les sagesses ancestrales sont connaissance véritable. D'ailleurs, aujourd'hui, nos scientifiques les plus émérites valident les savoirs indigènes.
    L'Occident s'interroge, les Nations premières offrent des réponses. Nous sommes aux portes d'une nouvelle révolution copernicienne.

  • Cartes postales, photos, lettres: une correspondance, qui avait échappé à l'histoire, entre Henri Matisse et Étienne Terrus, peintre catalan (1858-1922), éclaire d'un jour nouveau la naissance du Fauvisme et ses développements.
    Les deux hommes se rencontrent dès mai 1905, alors que Matisse découvre Collioure, y loue à l'année un atelier et fait venir femme et enfants. Derain, puis les anciens de l'École des beaux-arts, Camoin, Manguin, Marquet, suivent et se lient aussi avec ce peintre dont le sculpteur Maillot a pu dire que ses couleurs sont " comme des notes de Mozart ". Terrus se révèle à la fois comme un maître de la couleur expressive et le confident privilégié des crises morales de Matisse, si secret, en ces années décisives.
    " Vous ne pouviez me faire un plus grand plaisir qu'en m'annonçant ces deux bonnes nouvelles : votre crise de volonté finie et Marguerite en train de guérir de la gorge ", lui écrit Terrus en 1910.

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