Editions Du Moment

  • Disparue il y a vingt ans, Jackie Kennedy, icône de la mode construite à coups de photos volées et de couvertures de magazines, cache une autre réalité. La vraie Jacqueline est une femme d'influence, charismatique, intelligente et drôle. Cette personnalité hors du commun a marqué Khrouchtchev, de Gaulle, Malraux et bien d'autres. Malgré ce destin, elle a refusé d'écrire ses mémoires, ne révélant quasiment rien de son rôle à la White House. Si la First Lady avait l'oreille du Président sur certaines questions politiques, personne ne l'a su ou si peu.
    Dès l'élection de JFK, elle lance des travaux de restauration à la Maison Blanche pour en faire l'emblème de l'Amérique. Grâce à elle, Washington devient un haut lieu culturel, où cette antiségrégationniste convaincue valorise les artistes et les intellectuels noirs et blancs sans préjugés. Férue de littérature et d'histoire, elle défend le « patrimoine architectural américain » - un non-sens pour ses contemporains - et sauve Grand Central, la célèbre gare de New York sur le point d'être rasée.
    Incarnant avant l'heure la Soft Diplomacy, elle part seule, avec l'aval du Président, faire la promotion des États-Unis en Inde et au Pakistan. Si d'aucuns la disaient « timide », elle a insufflé, aux heures les plus graves de la guerre froide, courage et fierté à ses concitoyens. Au fil des ans, Jackie est devenue un atout auprès de son mari, indispensable à sa réélection.
    C'est ce parcours exceptionnel que revisite l'auteure pour comprendre ce qui fait de Jacqueline Kennedy Onassis une femme qui tient une place à part dans l'histoire des États-Unis.

  • Le vicomte

    Maud Guillaumin

    Personnage Balzacien, Arnaud Montebourg est un ambitieux, évoluant au gré des changements de société qu'il pressent instinctivement. De son fief de la Bresse à l'Assemblée nationale, des plateaux de télévision aux meetings, il aime être vu, écouté, admiré, bref, il veut exister. Pourfendeur de l'immobilisme, invoquant sans cesse une nouvelle cause à défendre, il finit par se perdre dans les méandres de ses élucubrations doctrinales. Hâbleur et séducteur impénitent, il entraîne toujours de nouveaux fidèles. qu'il délaisse au fil de ses aventures.
    Florange, SFR, Alstom. À Bercy aussi, entre les mains du ministre du Redressement productif, un dossier chasse l'autre. « Montebourg gouverne de façon narcissique et superficielle », assurent ses détracteurs. Pourtant, lorsqu'il endosse une marinière pour défendre le made in France, ce risque-tout croit sincèrement être le nouveau Colbert, capable de relancer l'industrie nationale. Après en avoir dénoncé l'« idéologie destructrice » à l'été 2014, Arnaud Montebourg a démissionné du gouvernement avec fracas. Le troisième homme de la primaire socialiste a choisi : il n'occupe plus aucune fonction, ne possède plus aucun mandat. Pour autant, s'il passe pour un animal à sang chaud qui agit sans plan de carrière, sous l'empire de son immense ego, cette enquête montre que le « coq bressan » a la politique chevillée au corps et continue de ne rêver que d'une chose : la conquête de l'Élysée.

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