• "Ce n'est pas trahir ses convictions humanistes que de faire le départ entre le réel et l'utopie ; ce n'est pas renoncer à ses idéaux que de prendre en compte ce qui est possible et ce qui ne l'est pas". Didier Leschi.

    Il n'est pas de jour qu'un sinistre événement, une image bouleversante, une crise internationale ne nous le rappelle : la question du sort réservé aux migrants est cruciale. Il y a ceux pour qui la France devient une passoire exposée à l'invasion d'étrangers indésirables et qui veulent « suspendre l'immigration » ; et il y a ceux, moins nombreux, pour qui notre pays devient, comme l'Europe elle-même, une « forteresse », manquant à tout devoir d'humanité. C'est à ces deux tendances opposées que s'adresse tour à tour la présente mise au point de Didier Leschi, directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en plaçant chacun devant la réalité des faits et des pratiques - sans pour autant mettre au même plan ce qui relève de la démagogie, et parfois de la haine de l'autre, et ce qui témoigne, à la manière du Fratelli tutti du pape François, d'une noblesse d'âme et d'un haut sentiment de la fraternité humaine.

  • Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

  • Nous avons tous en tête des « affaires » traitées autant par les médias qu'utilisées par le personnel politique, dans lesquelles la « laïcité » tient le mauvais rôle. La loi qui a instauré la séparation des Églises et de l'État semblait donner une ligne de conduite claire. Mais la morale laïque se heurte à des obstacles nouveaux, nés souvent du brouillage entre le public et le privé, de la prééminence de l'individu sur le citoyen.Chacun garde en mémoire les faits de société qui semblent remettre en cause son principe, comme s'il s'opposait, par des glissements continus, aux convictions personnelles : la cantine scolaire doit-elle proposer différents types de repas ? le caricaturiste peut-il faire preuve d'irrévérence sans être sous le coup d'une condamnation ? peut-on autoriser le travail pendant le « jour du seigneur » ? dans quels lieux célébrer les funérailles présidentielles ? est-il acceptable qu'une femme préfère être examinée par une doctoresse plutôt que par un docteur ?
    À toutes ces questions qui se transforment en casse-tête pour la vie collective, Régis Debray et Didier Leschi répondent en rappelant ce que dit la loi de 1905 sur l'exercice de la laïcité, plus prévoyante qu'on ne le croit, et font également appel au bon sens et à la volonté de vivre selon, comme ils l'écrivent, un « régime de cohabitation civilisée ».
    38 cas pratiques, depuis A comme Aumônerie jusqu'à Z comme Zèle (en passant par Cloches et Muezzin, Foulard, Dimanche, Non-mixité, Vues de l'étranger), soumis à l'examen impartial et informé de Régis Debray et de Didier Leschi.

  • L'islam de France est-il une impasse ? La laïcité a-t-elle trouvé ses limites ? La République a-t-elle faibli ? Où sont les musulmans face aux défis ? Et leurs imams, leurs responsables, leurs intellectuels ?
    En quoi, surtout, les dénégations et les hystéries, les polémiques et les capitulations favorisent-elles l'absence de solution ?
    C'est en praticien et théoricien sans égal que Didier Leschi répond ici à ces questions, sans présomption et sans concession.
    Le livre-vérité sur un dossier brûlant.

    Préface inédite de l'auteur.

  • Le 10 mai 1968, les lycéens créent la surprise en rejoignant par milliers les étudiants dans la « nuit des barricades ».
    On découvre alors les Comités d'action lycéens (CAL).
    Dans les manifestations, dans les 300 lycées occu- pés, de jour comme de nuit, ces jeunes qui n'ont pas encore le droit de vote s'organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de reven- dications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L'un d'entre eux, Gilles Tautin, y perdra la vie.
    Au cours de ces « années 68 », le mouvement lycéen passe de la dépendance à l'autonomie et, toujours plus nombreux dans la rue et dans la grève. Il symbolise le « péril jeune » qui effrayait tant les conservateurs.
    En 1973, la jeunesse lycéenne fédérera des cen- taines de milliers d'étudiants, de collégiens, d'élèves du technique contre la réforme des sursis militaires.
    On les retrouvera nombreux dans les comités de sol- dats et au Larzac.
    Mais après le premier choc pétrolier vient la crise, le chômage. La contestation de l'ordre établi paraît moins virulente, les revendications anti-autoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales.
    Les réformes scolaires, celles des ministres Fontanet en 1974, Haby en 1975 et 1976, sont au coeur des luttes, et de plus en plus la question de l'emploi. Aux mouvements printaniers ont succédé les mobilisations d'automne.
    Certes, la spontanéité, l'inventivité demeurent, mais l'insouciance n'est plus. 68 s'éloigne avec la succession des générations...
    Quand les lycéens prenaient la parole est une contribu- tion à l'histoire de cette décennie qui a mis la jeunesse scolarisée sur le devant de la scène.
    Les auteurs, témoins et acteurs de ce mouvement lycéen, ont l'ambition de donner des repères et faire comprendre le climat de l'époque. Le livre donne une grande place aux documents : tracts, dessins, journaux.
    Des acteurs de l'époque, ces « élites obscures » comme les appellent le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier-mouvement social (éd. de l'Atelier), qui ont alors entre 16 et 18 ans, livrent leur témoi- gnage sur le « moment 68 » : le cinéaste Joseph Morder raconte « comment j'ai eu mon bac en 68 » au lycée Turgot ; Colette Portman évoque les collégiennes des Comités d'action de l'enseignement technique ; Pa- trick Rozenblat (lycée Jacques-Decour, Paris) ; Jacques Syrieys (lycée de Rodez). L'historien Didier Fischer évoque le CAL de Rambouillet dont il a retrouvé les archives.

  • L'islam de France est-il une impasse ? La laïcité a-t-elle trouvé ses limites ? La République a-t-elle faibli ? Où sont les musulmans face aux défis ? Où sont leurs imams, leurs responsables, leurs intellectuels ?
    Pour avoir été l'un des rares qui, des années durant, s'est plongé dans ces difficultés, a initié un dialogue sans précédent, a mené un accompagnement constant et a fréquenté la sortie des mosquées, Didier Leschi dit ici les vérités sans lesquelles aucune solution ne pourra être trouvée.

  • Rien que notre défaite

    Didier Leschi

    • Cerf
    • 6 Avril 2018

    « Moi, notre défaite, je la date de 1981. Oui, c'est comme ça. Mai 1981. Je la date du moment où je les ai vus sur la tribune, place de la Bastille. Ils étaient là triomphateurs, comme gardiens de l'ordre pour faire en sorte que rien ne déborde et en particulier cette jeunesse qui les surprit en 1968. Le cycle se terminait donc avec à la tribune cette génération hostile à Mai. » C'est à travers les destins de Yannick, de Thomas, d'Edwige et Natacha, que ce roman raconte le vertige d'une génération. Un récit tendre et douloureux pour dire qu'un jour il y eut la révolution. Un bloc de réel, une histoire de fraternité et de fidélité ; une manière inédite de dénoncer la dérive des cinquante dernières années qui, éblouies par Mai 68, se sont perdues dans la politique.

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