• La mimèsis (conventionnellement traduite par imitation), le fabuliste nous l'apprend, est ce désir de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et que le poète voit encore dans la violette qui regarde le ciel azuré « jusqu'à ce que sa couleur devienne ce qu'elle regarde ». Dans l'expression de ce désir, l'une et l'autre ont fait choix d'un modèle qu'elles s'efforcent d'imiter. Mais leur action d'imiter se déroule dans un climat bien différent : dans la quiétude pour la violette, dans l'inquiétude pour la grenouille. Car, dans son règne, la provocation est première.

    L'homme lui-même ne saurait échapper à cette mimèsis : pour lui, depuis les Grecs, elle qualifie à la fois l'action d'imiter un modèle, mais également, ce qui va le différencier nettement de l'animal, le résultat de cette action, c'est-à-dire sa représentation. Bien des sujets, et c'est ici l'occasion d'en examiner les principaux, donneront matière (deviendront des motifs) à imitation. Les hommes rassemblés en grand nombre : une foule, est aussi prétexte à mimèsis, où tout motif patent d'insatisfaction déclenche un processus victimaire, celui du bouc émissaire. C'est lui qui a été retenu à titre d'illustration en première de couverture.

    Dans les dernières années de sa carrière professionnelle dans le BTP, l'auteur a publié le livre intitulé : Le bâtiment tous corps d'état (Éditions du Moniteur), où plus de 7 000 mots, replacés dans leur contexte, ont trouvé leur signification. Depuis les années 1990, plusieurs de ses ouvrages ont paru chez Résiac, notamment Education profonde, et plus récemment, L'évènement christique vu par Jean-Luc Marion.
    Les Editions Mélibée ont édité deux ouvrages consacrés à Bachelard : Les quatre éléments en seize opérateurs d'images (fin 2010) et Bachelard : l'invitation au poème (2011). La même année, chez le même éditeur, parait, dans un tout autre registre, Parler d'identité nationale.
    Plusieurs éléments de ces ouvrages figurent au site InitiationPhilo, parmi de nombreux textes à caractère philosophique présentés par l'auteur depuis plusieurs années.

  • Parler d'identité nationale

    Henri Duthu

    • Melibee
    • 28 Février 2011

    À voir les réactions que ce mot a suscitées, on peut se demander si - identité - comme le dit Jean-Claude Bourdin « n'est pas un mot égarant qu'il faudrait éviter d'employer. Son usage inflationiste et le consensus qui entoure sa prétendue évidence sont les signes qu'il relève de l'opinion davantage que d'un effet de penser ». Les identités, pourtant (tout ce que nous sommes et voulons rester), devraient être bien accueillies par la démocratie. C'est ce que tend à montrer ce livre, quand il vient clarifier les usages qui sont faits de ce mot lors de nos différents échanges avec nos concitoyens.
    C'est par la reconduite de la démocratie à l'égalité - autre mot égarant où l'on est toujours tenté de confondre le principe avec le résultat absolu (égalitarisme) - que pourront se dissiper les « identités » comme problème purement politique.
    Tel est l'objectif de « Parler d'identité nationale » où sont proposés au lecteur cinq points de vue prioritaires sur lesquels il lui est conseillé de s'informer afin de pouvoir en débattre et aboutir à un maximum de consensus.

    Dans les dernières années de sa carrière professionnelle dans le BTP, l'auteur s'est attaché à l'élaboration du document qui a pour titre : « Le bâtiment tous corps d'état » (Éditions du Moniteur) qui a connu un bon succès de librairie. Au cours de sa retraite plusieurs de ses ouvrages ont été édités : l'un sur sa ville natale (Montbard, ses lieux, ses temps, ses feux), un autre sur l'éducation (Éducation profonde, chez Résiac), un autre sur la Genèse (Relisez la Genèse, également chez Résiac). Mélibée a édité récemment « Les quatre éléments en seize opérateurs d'images ». Grâce à ses lectures à caractère philosophique, il alimente depuis trois ans son site « InitiationPhilo », où les Sciences politiques ont toute leur place.

  • Cette invite à connaître l'atome vise tous ceux qui, non spécialistes, sont curieux de savoir ce qui se cache derrière ce mot, autrement qu'une simple représentation du plus petit élément indivisible.
    Nous nous croyons dans un monde de vides interplanétaires, alors que nous sommes dans un monde où la Relation est première : gravitation et pesanteur sont de la même famille (gravitation universelle) ; l'énergie (totale) qui répond à nos immenses besoins se conserve, passant de l'énergie potentielle à l'énergie cinétique.
    Pour nous, tout varie, alors que notre physique quantique est gouvernée par deux constantes, celle de la vitesse de la lumière et celle du quantum d'action, la fameuse constante de Planck. Et ce qui s'oppose dans le monde macroscopique parvient à se superposer dans le monde microscopique.
    Ces nombreux savants - appartenant à la communauté scientifique européenne pour la plupart - qui ont voyagé dans le monde microscopique, ont eu le mérite de se poser les bonnes questions. Par exemple, en ce qui concerne Young : que se passe-t-il si l'on ajoute de la lumière à la lumière ? Pour Brown : pourquoi, entre deux chocs, la grosse particule à l'intérieur d'un grain de pollen se déplace-t-elle dans le fluide en ligne droite avec une vitesse constante ?. Et tant d'autres questions qui, avec les réponses adéquates, font vivre ce document.

  • Ce livre vient suggérer au lecteur de quitter quelques heures ce qui est enfermé en lui dans la case « utilitaire » ou dans la case « science », pour lui permettre d'appréhender ces éléments en tant que « ressenti ».

    Pour les cent cinquante mots que la Terre et la Vie nous confient, le lecteur sera associé, tout au long de l'ouvrage, à leur émergence grâce aux quatre opérations qui, depuis vingt ans, ont été mises à notre disposition par l'informatique: recevoir/envoyer, stocker, traiter. Elles sont applicables à toute information ; elles vont être utilisées à partir de notre psychisme.

    Partir du rêve - comme il est fait ici - pourquoi ? Parce qu'il est «doté d'une racine pivotante qui descend dans le grand inconscient simple de la vie enfantine primitive (Gaston Bachelard) ». Le temps ne peut rien contre lui.

    Dans les dernières années de sa carrière professionnelle dans le BTP, l'auteur s'est attaché à l'élaboration du document qui a pour titre : « Le bâtiment tous corps d'état » (Editions du Moniteur) qui a connu un bon succès de librairie. Au cours de sa retraite plusieurs de ses ouvrages ont été édités : l'un sur sa ville natale (Montbard, ses lieux, ses temps, ses feux), un autre sur l'éducation (Education profonde, chez Résiac), un autre sur la Genèse (Relisez la Genèse, également chez Résiac). Grâce à ses lectures à caractère philosophique, il alimente depuis trois ans son site « InitiationPhilo », où l'oeuvre de Bachelard est placée sous la rubrique « Psychanalyse générale ».

  • Les FABLES paraissent en 1668, alors que leur auteur approche de la cinquantaine. Louis XIV, quant à lui, gouverne depuis sept ans (l'âge même du Grand Dauphin).
    Dans sa Préface, La Fontaine se réfère à de glorieux précurseurs : à Socrate, à Phèdre (fabuliste latin du siècle d'Auguste), et à Aviénus (IIe ou IIIe?siècle après J.-C.) qui, successivement s'étaient emparés du même sujet: «mettre en vers un choix de fables qui continssent quelque chose de véritable, telles qu'étaient celles d'Ésope», - cet esclave grec à demi-légendaire (VIIe, VIe?siècle avant J.-C.), vivant à la cour du roi de Lydie, qui avait écrit des fables en s'inspirant des contes orientaux. Ésope offrait ainsi à La Fontaine l'idée et l'intrigue de fables que celui-ci allait mettre en forme. Il les dédicaça au Grand Dauphin en ces termes :

    «Je vais t'entretenir de moindres aventures, Te tracer en ces vers de légères peintures...» Sa sympathie s'étant toujours portée vers les bêtes, il refusa d'admettre la théorie cartésienne des animaux-machines, qui établit entre l'animal et l'être humain une différence essentielle : d'un côté, simple comportement; de l'autre, âme et intelligence. Pour sa sensibilité, mais aussi pour sa longue expérience de «maître des Eaux et Forêts» - charge acquise en sa trentième année -, les choses ne peuvent aller ainsi : la bête, elle aussi, donne des preuves d'intelligence ; elle aussi a une âme, inférieure sans doute, mais qui participe à l'esprit.
    Sans être une philosophie aimante, ses écrits, fondés sur la Nature traduisent un regard critique dont la justesse s'évaluera bien au-delà de son siècle (le XVIIe).
    Malgré des oppositions, l'ensemble de son oeuvre lui valut sa réception à l'Académie française en 1684.

    Au cours de la dernière décennie, l'auteur s'est consacré à des essais à caractère didactique : édités par Résiac se sont succédés Relisez la Genèse (2002), Éducation profonde (2003).
    Après deux ouvrages consacrés à Bachelard, Les quatre éléments en seize opérateurs d'images (2010) et L'invitation au poème (2011) édités par Mélibée, sont parus en provenance du même éditeur Une mimèsis a priori, tel est l'être comme désir (1er trim. 2012) et L'atome cet inconnu (4e trim. 2012).

  • POUR LA PRISE DE CONSCIENCE D'UN MONDE ENTR'APERÇU Celui où l'ART et la SCIENCE sont entrés en « SYNCHRONIE ».
    Cet évènement, sans qu'il ait été occulté, ne semble pas avoir été perçu par le plus grand nombre. Pourquoi laisser ce dernier dans la méconnaissance, alors qu'on va célébrer la mémoire de GEORGES BRAQUE, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort.

    Où percevoir cette synchronicité ?

    Dans la contemporanéité de ses trois initiateurs : Braque, Einstein et Char Les deux premiers, Braque (1882) et Einstein (1879), sont vraiment de la même génération ; Char est de la suivante (1907). Leur commune maturité s'inscrit dans un de ces grands tournants del'Histoire où la mutation qui s'est opérée dans l'ordre esthétique aaffecté ipso facto les sciences et la pensée. Avec Einstein s'éteintla physique classique. Braque, quant à lui, après avoir grandi sur les terres de l'impressionnisme, a promu le cubisme après un court passage par le fauvisme, et Char arrive à point nommé pour épouser le surréalisme.

    Par leur commune appréciation de la lumière Einstein découvre que c'est un phénomène tout particulier : une dualité de particule et d'onde. Il fait de sa célérité « c », un « absolu » ; à partir de lui tout peut être « relativisé », l'énergie « E » en premier. Pour Braque, « la lumière ne vient pas d'une source extérieure, mais semble émaner des objets comme une phosphorescence interne, dans un espace encore restreint et presque nocturne, aux tonalités assourdies ». Pour Char, dans une proximité assumée, c'est celle des « Matinaux » : « Les idées, vous savez. je remonte simplement à leur nuit, à leur nudité première. Je leur donne désir de lumière, curiosité d'ombre, avidité de construction. » Ainsi que le Créateur au jour Un, tous troisvirent « que la lumière était bonne ».

    De l'espace-temps à l'espace-esprit, tous trois ont su créer « l'évènement ».

    L'auteur, par sa longue fréquentation de l'Architecture où l'Art et la Science se trouvent fatalement impliqués, a ressenti récemment le besoin de mieux s'informer sur la « microphysique ». Son dernier livre « L'atome cet inconnu », édité par Mélibée, lui a permis d'en formaliser les principales étapes. Ses références à l'épistémologie, à travers l'oeuvre de Gaston Bachelard, a affermi ses convictions sur l'« espace », notion souvent mal maîtrisée parce que trop parcimonieusement enseignée.

  • Ce livre s'adresse principalement aux éducateurs qui, en experts, savent que lorsqu'il est déclaré que le sport est un combat initiatique. il n'est encore rien dit.
    Et qu'en disan : c'est un combat initiatique, contre soi, contre un adversaire ou contre les éléments, c'est déjà plus véridique.
    L'ouverture est cependant ailleurs. En effet, si l'on fait ressortir que c'est un combat, entre deux adversaires qui se serrent la main quand la joute est finie. quelque chose de plus important vient d'être proposé.
    Et quand on aura précisé (avec Habermas) que le combat sportif concerne deux domaines, un domaine instrumental et un domaine mental. c'est qu'on aura cerné la problématique.
    Alors, pour que ce soit entièrement satisfaisant, il faudra ajouter (avec le philosophe d'Outre-Rhin), que le domaine instrumental est une «?relation au monde de type technique?» et que le domaine mental est une «?répression exercée sur la nature intérieure de chacun?».
    Ainsi parviendra-t-on à faire émerger cette éthique appliquée aux activités sportives qui, jusqu'à maintenant, est restée à l'état de voeu pieux.

    Ce livre fait suite à deux études éditées par Mélibée en 2011, qui concernaient d'une part «?la mimèsis?» et, d'autre part, «?la valeur démocratique de l'activité sportive?».
    Ainsi, très schématiquement, après avoir étudié les fins poursuivies, il restait à étudier les moyens mis ou à mettre en oeuvre, c'est-à-dire les «?principes actifs?», si tant est qu'ils existent dans le sport.
    C'est donc sur une hypothèse que s'est engagée la présente étude.

    Au cours de la dernière décennie, Henri DUTHU s'est consacré à des essais à caractère didactique, parus aux éditions Résiac et aux éditions Mélibée. Il est notamment l'auteur d'Une mimèsis a priori, Tel est l'être comme désir (Mélibée, 2012) et de L'Activité sportive, valeur démocratique (Mélibée, 2012).

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