• L'école est finie.
    Pour quitter la ville, Minouchette et Carlos attendent les vacances des parents. La grand-maman de Minouchette raconte si bien des histoires vraies que, chaque après-midi, dans le jardin, en compagnie de la chienne Heavy, ils l'écoutent parler du petit Pablo. En quinze journées, elle imite Shéhérazade qui, en mille et une nuits, charma le calife de Bagdad. Grand-maman a bien connu Picasso dont elle fut le dernier grand amour lorsqu'elle était une très jeune fille.
    Ce sont les confidences de Pablo sur son enfance, sa jeunesse qu'elle rapporte fidèlement. Ce récit est un témoignage inestimable sur le plus méconnu, le plus calomnié des artistes célèbres...

  • Le temps galope. Tous déplorent son accélération. On n'a plus le temps de rien. Le refuge que nous propose Geneviève, ce sont ces fables de nos campagnes, du temps où la vie était rude mais le temps demeurait lent. La promenade musarde des rives de l'océan aux montagnes d'Auvergne, découvrant des coins de France que les touristes dédaignent parce qu'il ne s'y passe rien, croient-ils.
    La nature y est omniprésente sous ses formes les plus diverses, son charme que chaque récit dévoile.
    Les souvenirs poursuivent le lent cheminement de Paris à la Provence, de la Lorraine au Périgord. Des paysages méconnus se dévoilent, les animaux s'y pressent. Les enfants sont là : de Joël le mousse au petit prince des genêts, des turbulentes élèves de Sophie, l'institutrice, semblables aux fillettes du Québec, aux jeunes infirmières du Mali. Le sourire se mêle à l'émotion.
    Enfin, la grande voyageuse que fut Geneviève, la cinéaste, distille quelques uns des épisodes rencontrés au cours de fabuleux voyages. La Russie, le Canada, la Pologne, entre autres, terres de frimas jusqu'à l'Afrique, sa chaleur, ses légendes, son immensité, terres de rêves, terriblement actuels.
    Les secrets de la terre murmurent au coeur du lecteur un subtil cante hondo, tel « le son du cor, le soir, au fond des bois » Alfred de Vigny.

  • Justin du bout du monde. Chronique d'un village d'Auvergne. Roman

  • L'enfant prodige n'a pas six ans lorsqu'il compose son premier menuet.
    Avec ses parents et sa soeur Nannerl, elle aussi claveciniste prodige, il parcourt l'Europe. Minouchette et Siegfried partagent cette chevauchée de trois ans au rythme de la diligence, des relais de poste où se changent les chevaux. Dans toutes les cours d'Europe, les enfants sont fêtés par les rois, les princes. Les aristocrates s'arrachent leur présence. Léopold, sans perdre la tendresse d'un père, se révèle un pédagogue rigoureux et le meilleur des imprésario.
    Le bonheur que la famille ressent pour la reconnaissance des dons exceptionnels du petit prodige ne dure que le temps d'une enfance. Dans ce ciel lumineux passe l'ombre de la mort: le prince archevêque de Salzbourg, si compréhensif, disparaît. Avec son successeur tout chavire. Le Wolfgang de vingt ans a perdu l'aura du petit prodige. Le compositeur de génie présente, comme le dit l'empereur Joseph II " des mets trop durs pour les dents des Viennois ".
    Succès et oublis alternent. Avec le mariage, la débâcle matérielle s'installe. Les deuils s'enchaînent sans pour autant freiner l'envol des chefs d'oeuvre. Plus de cinq cent cinquante dans une vie si brève qui se brise à trente-cinq ans, sur un requiem inachevé. La neige seule accompagne le corbillard, jusqu'à la fosse commune. Seule reste sa musique.

  • " On est déçu que Le Petit Pablo finisse.
    On se prend à rêver d'une suite " (Canal J).
    Cette suite, la voici. Les vacances de la Toussaint ont remplacé les après-midi d'été. Grand-Maman poursuit au coin du feu, sous l'oeil vigilant de la chienne Heavy, l'histoire vraie, promise à Minouchette et à Carlos, du petit Pablo devenu en sa trentième année, le grand Picasso. Lorsque la reconnaissance de son génie met fin à une longue période de misère.
    En 18 journées, Grand-Maman, émule de Shéhérazade qui, au cours de mille et une nuits charma le calife de Bagdad, raconte Pablo, ses recherches, ses amours, ses amitiés, au cours d'une longue vie que traversèrent trois guerres. Elle n'esquive pas les questions, même insolentes, des enfants, qui interviennent tout au long du récit. Grand-Maman a bien connu Pablo Picasso dont elle fut le dernier grand amour lorsqu'elle était une très jeune fille.
    Ce sont les confidences, les pensées qu'il lui a exprimées qu'elle rapporte fidèlement. Ce livre est, comme le précédent, un témoignage inestimable sur le plus célèbre, le plus méconnu, le plus calomnié des artistes contemporains.

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