Parascolaire

  • La Métamorphose révèle une vérité méconnue, les conventions disparaissent, les masques tombent. Le récit qui porte ce titre est un des plus pathétiques et des plus violents que Kafka ait écrits ; les effets en sont soulignés à l'encre rouge, les péripéties ébranlent les nerfs du lecteur. C'est l'histoire, «excessivement répugnante», dit l'auteur, d'un homme qui se réveille changé en cancrelat. Cette transformation est un châtiment imaginaire que Kafka s'inflige. Et son personnage est celui qui ne peut plus aimer, ni être aimé : le conflit qui se déroule dans une famille bourgeoise prend une ampleur mythique. Seuls quelques éléments comiques ou grotesques permettent de libérer de l'oppression du cauchemar.

  • Un voyageur visitant une colonie pénitentiaire est appelé à donner son avis sur le système judiciaire qui y est appliqué. Un officier, grand admirateur de l'idéologie de l'ancien commandant, lui présente une machine de torture infernale conçue par son mentor : elle inscrit dans la chair du prisonnier le commandement enfreint, de plus en plus profondément, et ce jusqu'à ce que mort s'ensuive... L'officier passionné finira par remplacer de son plein gré le condamné torturé par la machine, la sentence choisie pour s'enfoncer dans sa propre chair étant : « sois juste ».

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