• « Quand il parlait, ça ouvrait des gouffres. Cet homme, c'est un témoin direct de la part la plus sombre de l'Histoire. Ses collègues et lui se battent tous les jours mais pas contre la mer ou contre le temps, non. C'est la mort elle-même qu'ils vont défier. Et une telle bataille marque forcément ton visage, ta peau, ta respiration, ton regard.
    - Ça t'a inspiré quoi comme sentiment ?
    - Du respect, et de la gratitude. J'avais envie de le serrer dans mes bras. Mais je ne l'ai pas fait. Je le regrette. ».
    Pendant plus de trois ans, à Lampedusa, cette île entre Afrique et Europe, Davide Enia a rencontré habitants, secouristes, exilés, survivants. En se mesurant à l'urgence de la réalité, il donne aux témoignages recueillis la forme d'un récit inédit, déjà couronné par le prestigieux prix Mondello en Italie. Après Sur cette terre comme au ciel, récompensé par le prix du Premier roman étranger, Davide Enia confirme son talent singulier et puissant.

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  • Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l'apprentissage de la vie dans les rues de son quartier amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs pour laquelle il ira jusqu'à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Pullara, Danilo et Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères. Davidù, lui, n'a pas connu le sien, mais a hérité de son talent de boxeur.
    Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l'enfance, Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d'une famille italienne à travers trois générations d'hommes. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l'habitent.
      Un premier roman saisissant, une véritable révélation.  Hubert Artus, Lire.
      Une langue survoltée et rythmée. Percutant.  Fabio Gambaro, Le Monde.
      Prix du Premier Roman étranger.

  • Les bombardements s'intensifient, Palerme devient de plus en plus dangereuse.
    Oncle Cesare a décidé de mettre sa famille en sécurité dans une petite maison à 30 km de la ville. Ils fuient. Le déménagement en lui-même est une aventure cocasse. Dès que la famille est installée dans le village, petits et grands doivent se mettre à l'oeuvre pour faire survivre le clan.
    Les récits de guerre abondent dans le corpus littéraire, pourtant tout est nouveau dans Mai 43. Deux singularités cimentent cette histoire : le langage hybride de l'enfant qui raconte, et l'observation innocente qui le protège de la cruauté. Orphelin de 12 ans, Gioacchino adresse son récit à la tombe de son frère. Entre des parties de cartes truquées, des perquisitions fascistes, des bombardements aériens et des repas qui ne se composent que de citrons, Gioacchino, qui n'est plus un enfant mais qui n'est pas encore un homme, devra manoeuvrer et réagir pour pouvoir survivre. À son insu, il devient le héros d'une épopée.
    Plus largement, Mai 43 est le chant universel de toutes les victimes ravagées par une guerre qu'elles n'ont pas choisie et, souvent, dont elles ne comprennent plus les enjeux.

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