• Il fait un froid, cette année. Mais un froid. Du jamais vu. Pourtant sur les pistes des Cévennes, pas un centimètre de neige, les tire-fesses sont à l'arrêt. Une station fantôme...
    Si Ferrans pensait faire oublier à sa femme, Laure, la mort de son grand-père, c'est plutôt raté. L'auberge qu'il a choisie pour ses deux filles et pour Laure n'a du Bonheur que le nom. Elle est peuplée d'une patronne obèse, d'un lézard barbu et d'un moniteur de ski aux yeux morts. Et partout : la terre trempée, la boue. Pourtant, Ferrans s'obstine à rester jusqu'à ce que l'imprévu retourne comme un gant cette famille recomposée en apparence bien sous tous rapports.

  • En Amérique latine, le mot « Gualicho » désigne soit le génie du mal, soit, plus spécifiquement la potion qu'une femme prépare pour s'attirer les faveurs d'un homme qui la délaisse ou l'ignore. Sur scène Gualicho, c'est l'histoire de Charo, dépassée par la force de ce breuvage explosif.
    Charo l'Enjôleuse, robe rouge écarlate, accent latino, est lasse d'attendre son homme. Elle décide de lui préparer un Gualicho bien serré, puissant philtre d'amour des indiens guaranis. Portée par le rythme des mots, hypnotique et envoûtant, une autre femme en robe rouge danse les bras au ciel, talons séducteurs, fougueux et rageurs. Fils d'Almodovar et de Garcia Lorca, le théâtre flamenco enchante et déroute...

    Cette pièce a été créée pour la première fois en 2007,à Montpellier, dans une mise en scène d'Isabelle François, à la Boîte à Rêves de Jérôme Savary, au festival d'Avignon, au théâtre des Déchargeurs à Paris. Elle a été montrée dans de nombreux festivals (Carcassonne, Perpignan, Nîmes...) Les spectateurs reviennent voir et revoir le spectacle plusieurs fois d'année en année...

  • Gran Madam's

    Anne Bourrel

    Au Gran Madam's, bar à filles de La Jonquera, Virginie est Bégonia Mars. Là-bas, elle enchaîne les passes sans broncher. Au-delà de la fatigue, au-delà du dégoût. Les coups de Ludovic, le Boss, ne la blessent pas davantage que les clients de passage. Et lorsque celui-ci laisse un homme mort à la frontière, elle le suit dans sa fuite, avec la même passivité.
    Une vieille Dacia. La route qui défile sous le soleil brûlant d'août. Puis un visage d'adolescente, un peu grosse, un peu perdue, un peu fugueuse, qui va faire prendre à leur cavale un tour inattendu.

  • C'est le matin de son mariage et La Petite se réveille avec en elle une colère sourde, une colère venue de passé et qui ne s'efface pas. Peu lui importe le compte à rebours des préparatifs, les fleurs, la robe... Ce qui a de l'importance pour elle, c'est sa famille rassemblée et surtout ce dernier invité, le cousin, qui réapparaît avec sa rancoeur d'un héritage perdu. Mais même si l'on partage le même sang, il y a des choses qui ne se disent pas.
    Quoique l'on ait fait, quoique l'on ait dit, certaines vérités doivent rester ensevelies car l'ordre de la famille, ça se préserve. Anne Bourrel, dans ce nouveau roman poétique et poignant, nous livre page à page les secrets d'une famille dont l'apparence ordinaire cache les plus sombres fureurs.

  • Le roman de Laïd

    Anne Bourrel

    • Acoria
    • 25 Février 2008

    Dans le carré musulman du cimetière de Lodève-en-Rivière, une jeune femme découvre par hasard le nom de Laïd Bourhala inscrit sur l'une des tombes. Pour recomposer l'histoire de cet homme né en Algérie, la jeune femme bascule dans le monde de la Mémoire. "Laïd Bourhala est mort le 4 mars 1983. Sa tombe est belle à Lodève-en-Rivière, et de lui, je ne sais rien de plus..."

  • Galicho ; Iran, irae

    Anne Bourrel

    • Acoria
    • 9 Avril 2008

    Charo l'Enjôleuse, robe rouge écarlate, accent latino, est lasse d'attendre son homme. Elle décide alors de lui préparer un Gualicho bien serré, la potion la plus puissante des indiens guarani. Gualicho, c'est l'histoire de Charo, dépassée par la force de ce breuvage explosif ! Portée par le rythme des mots de plus en plus envoûtant, une autre femme en robe rouge, talons séducteurs, rageurs ou fougueux, danse les bras au ciel.

  • Station-service

    Anne Bourrel

    « Juste avant d'entrer en ville, il y a les parkings vastes et noirs. Au dessus : encore du ciel bleu. Entre ces deux surfaces que l'on dirait infinies, des enfilades de camions, des trente-huit tonnes comme des mammifères patients autour d'un point d'eau. » Est-ce qu'une station-service est le meilleur endroit pour prendre des vacances quand on a tué le Catalan ? Bégonia, ex-étudiante en lettres tombée dans la prostitution, Ludovic, maquereau à peu près conforme au genre, et le Chinois, leur homme à tout faire, viennent d'assassiner le Catalan. Ils ont déposé son corps au sommet du monument pyramidal qui, sur l'autoroute, borde la frontière franco-espagnole. Ils décident alors de faire une pause avant d'entamer une nouvelle vie. A Leucate, sur une plage interdite à la baignade, ils rencontrent Marielle, jeune fille mal coiffée, qui leur demande de la ramener chez elle. Avec une enfant sur les bras, l'histoire bifurque et prend un tour inattendu... Station-service rapproche deux univers n'ayant à priori rien en commun : la Jonquera, en Espagne, haut-lieu de la prostitution et une station-service au bord d'une nationale, dans le sud de la France.

  • Dans Contrebandes, le récit est mené par une jeune femme dont la langue maternelle est l'espagnol, mais qui ici s'exprime en français. Elle vient de découvrir les livres de Maria Matta et décide de partir à la recherche de celle qui lui parle si intimement, si personnellement. Ces livres-là l'obsèdent au point de croire qu'ils n'ont été écrit que pour elle.

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