Samsa

  • Que faire ? les hommes nouveaux Nouv.

    Que faire ? Les hommes nouveaux, est publié en 1863 alors que son auteur est emprisonné à Saint-Pétersbourg. Le roman se veut une réponse à Pères et Fils d´Ivan Tourgueniev, paru l´année précédente. Son héros, Rakhmetov, devient rapidement un emblème du matérialisme et du radicalisme russe. Rakhmetov mène une vie d´ascète lui permettant de s´améliorer physiquement, intellectuellement et moralement, avant de se tourner vers la politique au bénéfice du peuple. Il devient un « révolutionnaire professionnel ». Durant le rêve d´un des personnages, le roman décrit une société qui confine à une sorte de bonheur sur terre. L´auteur nous offre une vision idéologique, qui résout les tensions sociales par une réforme de l´éducation, par la compétition et l´assimilation culturelle de l´Europe occidentale. On y perçoit un avènement de la sécularisation, de l´influence de la science dans un monde toujours dominé par l´agriculture, le christianisme et la tradition.

  • LA GUERRE DU FEU

    J.-H. Rosny Aine

    • Samsa
    • 10 Novembre 2020

    Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort. Ils relevaient dans trois cages, depuis l´origine de la horde quatre femmes et deux guerriers le nourrissaient nuit et jour.

  • À travers toute l'Europe l'écart entre les personnes peu scolarisées et celles très cultivées se creuse. D'un côté, les cosmopolites qui sirotent leur verre de chardonnay en vantant les mérites de la mondialisation, alors que de l'autre côté une classe « tatouée » se saoûle des chansons populaires locales et, souvent, soutient de nouvelles formes de nationalismes. Les travailleurs peu qualifiés ont du mal à pénétrer au parlement. Leur majorité démographique est réduite à une minorité démocratique. Plus que quiconque, les partis populistes portent aujourd'hui la voix des personnes peu qualifiées dans nos sociétés.
    Selon David Van Reybrouck, le populisme n'est pas nécessairement un danger pour la démocratie. Ce populisme exprime, parfois maladroitement, un désir constant d'engagement politique de citoyens peu instruites.
    Il est devenu essentiel de se pencher sérieusement sur les réflexions que l'auteur soulève. Un meilleur populisme est nécessaire, pas forcément moins de populisme...

  • « Car tu ne plaides jamais que pour le principe, parce que tu es fondamentalement opposée à ce système de justice qui fonctionne à la chaîne et dépersonnalise les gens. Parce que tu es intérieurement en révolte contre ce système dont le seul effet concret est d´envoyer massivement à la casse les condamnés dans des mouroirs géants où on les voue à la désespérance. Oui, tu plaides la plupart du temps dans le désert, mais pas toujours, et le vent porte loin. Tu transmets en fait une parole qui ne s´est jamais tue et qui continuera d´être dite dans tous les tribunaux. Qu´elle soit minoritaire ne doit pas t´ébranler ni émousser tes convictions. Tu as foi en l´humain et ta défense ne s´arrête pas à « la veuve et l´orphelin » de l´expression traditionnelle elle embrasse l´ensemble de notre condition faillible dont d´innombrables specimen chutent un jour ou l´autre, en raison de la dureté de leur vie la plupart du temps. »

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  • Que faire ? Lénine reprend ici le titre du roman de Nikolaï Tchernyshewsky paru en 1863. Ce roman a marqué les générations révolutionnaires de la fin du xixe siècle (les éditions Samsa le rééditent aujourd´hui, parallèlement à l´essai politique de Lénine). L´essai de Lénine sort de presse en 1902. Dans son traité, Lénine explique que la classe ouvrière ne deviendra pas spontanément révolutionnaire simplement par des luttes économiques pour leurs salaires ou pour la réduction du temps de travail. Il développe aussi que les marxistes doivent, avant tout, former un parti politique ou une « avant-garde » révolutionnaire qui diffusera ensuite les idées marxistes parmi les travailleurs. À sa publication, le livre de Lénine va précipiter la scission du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) avec, d´un côté, les bolcheviks et, de l´autre, les mencheviks. Lénine s´en prend notamment aux positions des terroristes de la Svoboda, qui croient en l´action ponctuelle violente.

  • Cet essai est né d'un coup de coeur de l'auteure à la suite de la découverte du spectacle Kontakthof de Pina Bausch, par le biais du documentaire Les rêves dansants d'Anne Linsel et de Rainer Hoffmann, sorti sur nos écrans en 2010. L'univers chorégraphique de Pina Bausch paraît empreint d'une puissance dramatique singulière, la danse des êtres humains en prise avec le monde contemporain étant le coeur du propos de la chorégraphe...

    Cet essai porte sur les trois versions de Kontakthof. Le spectacle est créé en 1978 avec les danseurs de la compagnie du Tanztheater de Wuppertal. Pina Bausch décide de le reprendre en 2000 avec des seniors de « 65 ans et plus » et en 2008 avec des adolescents.

    Kontakthof a un statut particulier dans l'oeuvre de Pina Bausch. C'est la seule pièce de son répertoire à être reprise à trois époques différentes avec des générations différentes, questionnant ainsi la matière même du temps. Les relations humaines y sont scrutées à la loupe : les inévitables conflits avec l'autre, l'irrépressible besoin d'amour de l'être humain y sont décrits sous des formes multiples.

  • Bruegel à Bruxelles

    Vincent Delannoy

    • Samsa
    • 29 Octobre 2019

    Le 5 septembre 1569 s'éteignait à Bruxelles Pierre Bruegel, un peintre dans la quarantaine, père de trois enfants, paroissien de Notre-Dame-de-la- Chapelle. Son corps y repose depuis le jour de son enterrement. (...) Que sait-on, finalement de ce grand artiste ?
    (...) Presque rien. Les seuls lettres et chiffres de lui se retrouvent dans ses dessins et tableaux. Voilà des indices que Bruegel nous a fréquemment laissés : la signature et la datation de ses oeuvres. C'est là le point de départ tangible de toutes les tentatives de comprendre Bruegel. Et les oeuvres de l'artiste en appellent, exclusivement, à l'image : dessins, estampes, tableaux.
    À l'époque de l'imprimerie, qui diffuse textes, idées et dessins à grande échelle, il ne fait aucun doute que Bruegel, s'il l'avait souhaité, aurait pu s'exprimer par des textes. Il ne l'a pas fait et c'est un choix. Lorsque Bruegel s'exprime, il utilise un langage visuel qui doit se suffire à lui-même.
    Ce langage s'inspire souvent de la nature ou de scènes prises « sur le vif ». L'ambition de Bruegel, plus que de copier la nature, est d'insuffler la vie dans ses dessins, estampes et tableaux. L'artiste est un créateur, il conçoit un univers pictural et lui confère une vie propre. (...).
    L'oeuvre de Bruegel qui nous est parvenue à ce jour consiste en une quarantaine de tableaux, autant de dessins, et environ 80 gravures, plus des oeuvres à l'attribution discutée et des compositions connues par des copies. (...).
    C'est au cours des années 1562-1568 que Bruegel exprime toute la mesure de son talent de peintre ; les années, précisément, où l'artiste vit et travaille à Bruxelles.
    (...) C'est à Bruxelles que s'épanouit pleinement le génie de Bruegel en tant que peintre. Est-ce purement accidentel ou existe-t-il un lien plus fondamental entre Bruxelles et l'activité du peintre ? À différents points de vue, ce lien ne semble pas fortuit ; il s'avère même un élément clé pour comprendre le peintre Pierre Bruegel l'Ancien.
    Ainsi, pour tenter de comprendre Bruegel, nous proposons l'itinéraire suivant. Que représente Bruxelles dans le parcours de l'artiste ; quels sont les liens entre les tableaux qu'il peint à Bruxelles et la ville où il habite, vit et travaille ; quelles sont les oeuvres de Bruegel que l'on peut, de nos jours, admirer à Bruxell

  • Lettre à mes juges

    Bruno Dayez

    • Samsa
    • 23 Février 2021

    Quand un système de justice pervertit son propre modèle, ce qui, à l'évidence, est notre cas, jusqu'où doit-on lui jurer fidélité sans ruiner notre âme ? Et loyauté sans se déjuger soi-même ? Toutes nos qualités réunies ne nous exonèrent pas de nous poser journellement la question des fins. Nous sommes des auxiliaires de justice, c'est entendu, mais cela ne doit pas nous rendre complices d'un système dont nous désavouerions les principaux effets.
    Comment garder foi en ce système ?

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  • « J'ai vécu parmi des mots qui sentaient encore le carnage, la folie, la guerre, des mots que je mettais en mouvement pour les arracher aux champs de sang. Si je naquis le 7 octobre 1934 à Oldenburg, trois mois après la Nuit des Longs Couteaux, quelques jours après la création des Verfügungstruppen affiliées à la SS, je vis le jour le 14 mai 1970 lorsque nous libérâmes Andreas Baader. Le seul vrai baptême se sacre dans l'illégalité puisqu'il n'est aucune liberté possible dans l'espace de l'État. Ceux qui désavouent la révolution seront, par nous, désavoués. Entre eux et nous, le divorce prendra la forme d'un pistolet-mitrailleur MP5 en travers d'une étoile rouge. « Année zéro » ; « tous pour tous » en lieu et place d'« un ou de quelques-uns pour tous » ; « un se divise en deux »... Je viens de comprendre que la guérilla urbaine requiert l'invention de mathématiques nouvelles. L'homme à venir ne jaillira pas de l'arithmétique de nos pères. »

  • Émile Verhaeren est mort accidentellement sur le quai de la gare de Rouen, le 27 novembre 1916. Il effectuait à ce moment des tournées de conférences en faveur du pays occupé. Autant que sa proximité avec la famille royale, cette circonstance a contribué à lui donner la stature d'un poète national, désormais enseigné à l'école et consacré par de nombreuses études. Ce sont quelques autres visages du poète que le présent numéro voudrait présenter, dans ce qu'ils peuvent, en apparence, avoir de mineur, de secondaire ou de marginal, mais qui ont, à leur manière, contribué à façonner l'image que nous en avons. On évoquera ainsi successivement la figure d'un Verhaeren journaliste, chroniqueur mondain ou collaborateur d'un journal politique, le Verhaeren intime et quelques aspects de son audience internationale. Pour enrichir le dossier de cette livraison double, plusieurs articles évoquent aussi ses contemporains et ses proches, de Félicien Rops à Victor Reding, le directeur du théâtre du Parc, de l'éditeur Octave Uzanne aux poètes Albert Mockel et André Fontainas, parmi d'autres. Les différentes approches réunies dans ce dossier complémentaire - études des échanges épistolaires, des rapports entre les arts, des transferts culturels - apportent des éclairages précieux sur l'époque de Verhaeren, cette période de l'histoire des lettres belges qui, pour être désormais bien connue, constitue toujours un terrain d'investigation fertile.

  • Friedrich Hölderlin ; écrits de l'autre vie Nouv.

  • « On engrange que ce qu´on peut », affirme un personnage de La Moisson des Orges. Parfois, on cherche un champ de blés, mais on ne récolte que la moisson des orges. Autrement dit, il faut accepter ses limites. Dans cette saga familiale, Luc est amoureux d´une mère et de sa fille. Toutes deux vont mourir, et il rejoint Paris pour se marier avec une femme qu´il n´aime pas. Toute sa vie est marquée par une recherche perpétuelle de lui-même, par une inquiétude qui se prolonge chez ses enfants. Sans doute le reflet de l´époque, car le roman se déroule durant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors du terrible bombardement de Dunkerque en 1940. Mais il est aussi le reflet de cette réflexion sur la complexité humaine qui traverse toute l´oeuvre de Marie-Thérèse Bodart, marquée par une vigueur mêlée de sensibilité et, toujours, inscrite dans la vie la plus prosaïque et quotidienne.

  • Ce livre décrit, dans l´ordre chronologique (vingt mois de guerre, de l´automne 1943 à l´été 1945), les étapes de la Résistance civile, les Maquis et la Résistance militaire, la Libération, l´Offensive des Ardennes, la dernière offensive en Alsace, la victoire alliée, puis l´immédiat après-guerre. Les témoins interrogés ont permis de mettre en scène des lieux, des événements et des personnages authentiques, dans un récit dont le fil conducteur repose sur les émotions et l´évolution de quelques personnages réels, mais transposés pour les ajuster au récit. Le lecteur partage leurs sentiments et les réflexions suscitées par les événements historiques qu´ils vivent de près. Leur origine donne accès à une vision extérieure, différente, une implication progressive dans la vie locale de l´époque reconstituée. Il s´agit ici d´une manière de montrer le vécu des citoyens.

  • Cet ouvrage, qui peut se lire dans sa continuité comme un roman, est à la fois conçu comme un outil qui permet de :
    - replacer un personnage et/ou un événement dans leurs contextes historiques.
    - situer rapidement des faits politiques, économiques ou culturels qui ont jalonnés l'histoire de la Belgique.
    - se familiariser, grâce à des notices biographiques, avec les acteurs marquants de l'histoire.
    - retrouver, à l'aide de tableaux synoptiques, chronologiques ou index, les faits et acteurs replacés dans leur chronologie.
    - simplement suivre la chronologie afin de mémoriser de manière mnémotechnique l'enchaînement de l'histoire.
    Conséquence d'un enseignement de l'Histoire qui, en l'absence générale de manuels, ne s'articule plus autour de dates précises mais découpe le passé en grands thèmes, effet indirect d'une culture en mosaïque diffusée par la télévision, on situe de plus en plus mal ce que l'on étudie, lit dans la presse ou voit sur le petit cran.
    Nombreux sont ceux qui s'en plaignent et souhaitent disposer de points de repère. Le présent ouvrage tente de leur en offrir pour ce qui concerne l'histoire de la Belgique à partir de 1830.

  • Dernières nouvelles du fleuve

    Alain Bomboko

    • Samsa
    • 31 Décembre 2019

    Dans une langue riche et haute en couleur, voici des « chroniques » originales autour du fleuve Congo. Un séjour en Afrique centrale qu'on savoure sans modération.

  • Dictionnaire du bruxellois ; illustré par Clou Nouv.

    Qui dit exemples dit auteurs. Qui dit auteur écrivant dans une langue qui ne connaît d´autre Académie que celle de la rue dit très grande variété de graphies. Nous avons respecté l´orthographe de l´algemeen nederlands (AN ou A.N.) autrement dit du néerlandais correct. Mais nous avons par ailleurs maintenu l´orthographe des auteurs cités, même quand elle était « bizarre ». Sous l´influence du français, beaucoup d´auteurs écrivent, par exemple, le son [u] avec ou alors qu´ils devraient l´écrire oe comme on le fait en AN. Ceci amènera des confusions avec la prononciation [ou] o bref + u que l´on trouve dans gezoute. Ce dictionnaire se feuillette comme un roman, il permettra aux francophones de se rendre compte du nombre considérable d´expressions « belges » qui viennent en droite ligne du néerlandais en passant par le bruxellois.

  • « C'est trop beau ! trop ! » écrivait Rimbaud dans Bruxelles, en juillet 1872 : « plates-bandes d'amarantes », « banc vert » et « diables bleus ». La Belgique plaît ! Diables bleus ou diables rouges, elle a tout pour plaire. Et pourtant la Belgique semble être un des seuls pays au monde qui boude sa littérature ! Même si, comme on l'a dit, « un écrivain sur deux est belge ». Et si l'on en croit Léopold Sédar Senghor, « la Belgique est le pays au monde qui compte le plus de poètes au kilomètre carré. » Il y a donc de quoi être fier ! Laissez-vous raconter Cinquante écrivains belges. Enfants de nos deux langues et de nos deux cultures, germanique et latine, « les pieds sur terre et la tête dans les nuages ». Tiraillés entre amour et rejet du pays. Ballottés entre soif d'émancipation et nécessité de reconnaissance par la France et la francophonie. Écartelés entre crainte de faire des « fautes » et désir de perfection langagière, jusqu'à « fransquillonner ». Cette anthologie thématique se veut avant tout originale. Notre approche des écrivains est subjective et nous croyons que c'est ce qui marque sa différence. Par ailleurs, les textes sont scandés d'illustrations et de références picturales, musicales et cinématographiques qui ouvriront à d'autres spécificités de notre culture belge. Enfin, pour les enseignants, un cahier pédagogique est disponible gracieusement sur simple demande. « Une vraie lectrice ! » (Pierre Mertens)

  • Le meilleur des mondes possibles Nouv.

    Le monde contemporain a les idées courbes plus encore que courtes : voilà pourquoi, désormais, il ne tourne plus rond qu'en apparence. Pis : il se veut tellement réglé, formaté, normatif, telle une parfaite machine à fabriquer un totalitarisme qui s'ignore, un fascisme qui ne dit pas son nom, qu'il a fini, au comble d'un paradoxe aussi vertigineux que compréhensible, par se dérégler, sans plus de limites pour le contenir dans la sphère de la raison, du simple bon sens. Nous en payons aujourd'hui, précisément, le lourd et tragique tribut ! Le système, en ces temps aux rumeurs d'apocalypse, est, manifestement, à bout de souffle : un minuscule mais surpuissant virus peut anéantir, ou presque, sinon une civilisation entière, du moins l'arrogance des hommes ! La technologie, fût-elle la plus sophistiquée, n'y peut rien : la nature, à défaut de coeur, a ses raisons que la raison ne connaît pas ! Allez, courage, hommes et femmes de bonne volonté : malgré l'immense souffrance de ce monde.

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