Mare Nostrum

  • Manuscrit corbeau

    Max Aub

    " tout donne à penser que j'appartiens à la plus illustre famille corvine.
    Si mon extraordinaire destin n'en faisait foi, mon physique le prouverait [. ] ma destinée m'a conduit à découvrir et à observer des régions déjà vues sans doute par mes semblables, mais jamais comprises par eux. c'est là ce qui me pousse à prendre la plume [. ] mes premiers souvenirs coïncident avec l'époque de mes relations avec les bipèdes, mais dans le tréfonds de ma mémoire est resté gravé, commencement de ma vie et de mes hauts faits, le souvenir d'une très longue chute du haut des cieux.
    [. ] tous les faits rapportés ici le sont par ma volonté, parce qu'ils se sont ainsi passés. [. ] j'aurais pu donner plus d'agrément au récit, au préjudice de l'authenticité ; mais, en ce qui me concerne, l'exactitude, les fiches, la méthode sont ma raison d'être. on est érudit, ou on ne l'est pas. " tel est le dessein du corbeau qui, sous la plume de max aub - interné au camp du vernet (ariège) puis déporté dans le sud algérien entre 1940 et 1942, nous livre une peinture hallucinante de l'univers concentrationnaire.

  • Gilles, fils de vigneron banyulencque et étudiant du programme Erasmus, se volatilise à Barcelone sans laisser de trace. La police catalane se montre incapable de le retrouver, laissant la famille désemparée. Son amie d'enfance, Asma, se lance à sa recherche, aidée par une mezzo-soprano du Liceu, par un ancien braqueur reconverti dans les machines à sous, et par Pierre Pagès, le conservateur du Musée d'Art Moderne de Céret.
    Asma et ses compagnons vont devoir mener une enquête mouvementée et éprouvante dans la Barcelone moderne, dans celle de Gaudi, objet des travaux de Gilles mais aussi dans le milieu de sa jeunesse, la viticulture roussillonnaise. Une recherche qui les conduira, notamment, dans le passé, parmi les événements dramatiques et parfois troubles de la guerre civile espagnole et de la Retirada...

  • Impossible Sinaï

    Max Aub

    Un plaidoyer contre toutes les guerres sous la forme de petits textes retrouvés dans les sacs-à-dos de soldats arabes et israéliens morts pendant la Guerre des Six jours...
    Le contenu : Dans ce livre, Max Aub a voulu rendre compte de la Guerre des Six jours entre Israël et ses voisins arabes. Cependant, ni batailles ni mouvements de troupes ici. Uniquement des hommes simples, soldats le plus souvent, empêtrés dans leur passé, leur religion, leurs doutes, leur terre, leur espérance, confrontés à des enjeux qui les dépassent, guettés et rejoints par un destin inéluctable.
    Les auteurs : De père allemand, de mère française et de langue espagnole, Max Aub est une sorte de modèle européen malgré lui. Romancier, nouvelliste et homme de théâtre, il fut interné pendant la Seconde Guerre mondiale au camp du Vernet avant d'être déporté à Djelfa, dans le Sud algérien. Classé comme «communiste», il ne put jamais remettre les pieds en France, même sous la pression de son ami André Malraux auprès de De Gaulle. Il s'exila au Mexique, où il mourut. Grand témoin du XXe siècle, Aub ne commit qu'une erreur lorsqu'il écrivit Impossible Sinaï : celle de penser en 1970 que le confl it allait trouver une issue rapide...
    L'intérêt du livre : Quarante ans après la mort de Max Aub, trente ans après sa première parution à Barcelone, voici enfi n traduit en français Impossible Sinaï, considéré comme le testament poétique de l'auteur. Aujourd'hui, plus que jamais, ce texte résonne comme un manifeste contre toutes les guerres... La force de la fi ction littéraire des manuscrits trouvés, sa vraisemblance, la variété des points de vue, l'universalité et l'unicité de la vérité qui les réunit, conservent à Impossible Sinaï tout son intérêt, comme ne cesse de le confi rmer la situation au Moyen-Orient.

  • Au coeur de Puigcerdà, la découverte de cadavres encore chauds dans un charnier de la guerre civile précipite Pere Llobregat, commissaire de la police autonome catalane, sur le devant de la scène judiciaire, politique et médiatique espagnole. L'enquête va rapidement rebondir et Jepe Llense, l'alter ego perpignanais, devra venir à l'aide du limier barcelonais.
    Depuis les bordels de La Jonquera jusqu'aux clubs échangistes du Cap d'Agde, en passant par les bars de Cerdagne, le duo de choc prendra en chasse un tueur qui joue toujours avec un coup d'avance. Alors qu'ils croient enfin l'avoir piégé, Pere Llobregat et Jepe Llense vont débusquer un survivant des bataillons de la mort franquistes aussi insaisissable qu'un fantôme.
    Daniel Hernandez, ingénieur au CNRS est aussi l'auteur de sept romans policiers. Parmi ceux-ci, "Croix de sang au Grand Hôtel" sera traduit à Barcelone en 2011 aux prestigieuses éditions "La Magrana".
    A travers une intrigue qui met en scène la société espagnole du début du XXIe siècle, l'auteur nous immerge dans une Catalogne revendiquant son indépendance jusque dans ses structures policières.
    Ll nous mène aussi sur les traces d'un serial killer qui a ressuscité l'un des instruments de mort les plus barbares : le garrote. Dans ce nouveau polar, Daniel Hernandez renoue avec sa terre de prédilection, la Cerdagne, mais aussi avec le monde glauque des exactions franquistes et du fanatisme fasciste.

  • Le 28 janvier 1939, le photojournaliste Robert Capa passe la frontière, suivant le flot de réfugiés républicains espagnols déferlant sur le Roussillon. Il retrouve au Perthus son confrère David Seymour-Chim ainsi que les correspondants de guerre et envoyés spéciaux des grands tirages français et internationaux présents pour couvrir la Retirada. Barcelone vient de tomber aux mains des fascistes. Le monde a les yeux braqués sur cette catastrophe humanitaire. Perpignan devient alors le centre névralgique de la presse mondiale. Depuis le Studio Chauvin, relai local de l'agence américaine World Wilde Photo for the New York Times, articles et clichés sont envoyés aux rédactions. Cet ouvrage donne à lire l'itinéraire des photoreporters couvrant ces moments clefs de l'histoire depuis la chute de Barcelone jusqu'à la Retirada et l'ouverture des camps sur les plages du Roussillon. Les photographies inédites de Capa, Seymour-Chim, Chauvin, ici rassemblées, retracent ces quinze jours décisifs qui ont mené à la première défaite du camp démocratique face aux forces franquistes.
    Eric Forcada est historien de l'art et commissaire d'exposition. Il travaille à l'étude de la représentation de l'exil républicain espagnol. Il a signé  des monographies consacrées à des artistes dans les camps (Collection Carl Eisntein, Mare Nostrum Ed). Il travaille en collaboration avec le Museu de l'Exili à La Jonquera (Espagne).

  • Quand on évoque le Moyen-Age en Europe, on pense a l'obscurantisme qui y régnait, surtout en matière de sexe. Pourtant, en Catalogne au XIVe siècle, un médecin inspire par des textes persans, écrit Miroir du foutre, a la fois traité de sexologie et manuel du savoir-jouir... Ce texte, outre les positions qu'il dévoile, prend en compte, comme un ouvrage moderne, la dimension psychologique de l'acte sexuel mais aussi, chose inouïe pour l'époque, le caractère et les comportements féminins. Exemple: l'utilisation que la femme fait parfois de godemichés en cuir doux et en forme de pénis qu'elle s'introduit dans le sexe jusqu'à ce qu'elle soft satisfaite. On na vraiment rien inventé...

  • à lier...

    Juan Milhau-Blay

    Jeunes assassins vénaux, frustrés pathétiques, victimes complaisantes, société secrète avide de pouvoir... "À lier..." est un roman polyphonique dans lequel quatre narrateurs reconstituent un puzzle familial autour du Golfe du lion. L'image finale souligne la fatalité du déterminisme historique. En ligne de mire : soit une Babylone moderne, soit un repli sectaire. L'impérieuse satisfaction de besoins frénétiques et vulgaires ou l'exaltation d'une race française fantasmée.
    Curieusement, malgré la noirceur du propos et l'horreur de certaines scènes, l'humour n'est pas absent de ce roman au style parfois lapidaire, parfois baroque.

  • De 1998 à la veille de sa mort, au tout début de l'année 2015, le poète et écrivain Yves Rouquette a livré, toutes les semaines, une chronique à La Dépêche du Midi, qui la faisait paraître le dimanche, sous le titre ? Accent d'Oc ?. La présente parution rassemble l'essentiel des chroniques parues en 2013 et 2014, selon un principe immuable :
    Le jeudi, La Dépêche donnait à Yves Rouquette le sujet qui ferait l'objet de la page magazine du dimanche suivant. L'écrivain disposait alors de 24 à 48 heures pour concocter son texte, puisant dans ses souvenirs et sa bibliothèque, parfois se rendant à la bibliothèque municipale de Camarès, son village, pour se documenter sur le sujet. On peut dire que ces chroniques sont celles d'un homme qui ignorait quasiment l'existence d'internet et des bases de données numériques.
    Son enfance à Sète et dans l'Aveyron, les origines paysannes de sa famille, son engagement au service de langue d'Oc, son expérience de professeur de lettres classiques, son immense culture, sa fascination pour les musées ou la photographie, ses amitiés, sa vie quotidienne aux côtés de l'écrivain Marie Rouanet durant plus de 50 ans, son regard critique sur la marche du monde : tels étaient les principaux ingrédients de cet exercice hebdomadaire effectué à la main, sur du papier quadrillé, puis faxé au journal. Entre coups de c?ur et coups de gueule, ces textes témoignent d'une subjectivité éclairée et totalement assumée, et lui valaient un abondant courrier de lecteurs auquel il répondait scrupuleusement.

  • Le "Journal d'un réfugié catalan" retrace le parcours en France d'un exilé catalan après la Guerre civile espagnole.
    Interné d'abord dans le camp d'Argelès en février 1939, le narrateur parvint à s'échapper et traversa la France en passant par Perpignan, Toulouse, Paris et la Dordogne, avant d'être conduit, sept mois plus tard dans le camp d'internement de Saint-Cyprien. C'est vraisemblablement dans ce camp qu'il rédigea son journal.
    Ce texte, traduit pour la première fois en français, constitue un témoignage précis et non dénué d'humour sur les difficultés rencontrées par les Républicains catalans et espagnols à leur arrivée en France.

  • C'est un écho des camps français qui nous parvient avec ces feuillets que Jaume Grau a rédigés de 1939 jusqu'en 1944. Des camps qui enferment tout d'abord les inutiles : mutilés, blessés, gueules cassées de la Guerre d'Espagne, suivis bientôt d'autres indésirables : Gitans, puis Allemands, Polonais, Russes, Hongrois, Italiens, Grecs et Belges, juifs pour la plupart.
    Jaume Grau va inlassablement écrire, sur des bouts de papier recyclés, durant les cinq ans de sa détention et dresser le portrait de la société des camps. L'auteur, à la santé fragile, voit son internement sur le sol français se prolonger ; il est sans cesse déplacé de camp en camp : neuf convois de trasladados le transfèreront d'Argelès à Bram, Montolieu, Récébédou, Nexon, puis du Centre surveillé pour Inaptes de Séreilhac à l'isolement du Château de Tombebouc. L'écriture est sa planche de salut. C'est dans l'incurie des camps que ses textes rédigés clandestinement nous plongent. Véritable chronique de la faim tenace, de la perte de poids, parfois fatale, ses notes éparses, articles, correspondance ou récits brefs, nous font découvrir le tragique mais aussi l'absurdité et le grotesque des situations. Maitre reconnu de l'espéranto, une pratique qui sera à son tour censurée dans les camps, c'est grâce à la reconnaissance de ses élèves qu'il survit et grâce aux réseaux de solidarité qui vont tenter d'apporter à ces hommes un peu d'humanité dans un monde qui a assurément perdu la raison.

  • Le 14 mars 1492 l'édit d'expulsion des Juifs est promulgué. Il y est dit que «tout juif trouvé sur la terre d'Espagne après le 31 juillet sera mis à mort sans jugement». La majorité des Juifs catalans s'embarquent vers l'empire ottoman prêt à les accueillir. Mais certains d'entre eux, venant de Barcelone, Gérone ou Tarragone espèrent trouver refuge en Roussillon, alors province française. Le 15 septembre 1492, le nouveau roi de France Charles VIII donne ordre de poursuivre ces immigrants et de les chasser.
    Le 3 septembre 1493, Charles VIII restitue le Roussillon et la Cerdagne à l'Espagne.
    Le 13 du même mois, les rois catholiques pénètrent dans Perpignan. Dès le 21 septembre, un second édit d'expulsion est proclamé. Il accorde trente jours à tous les Juifs pour partir. Rassemblés dans la baie de Port-Vendres dans l'attente du départ prévu pour le 21 octobre, les trente-neuf derniers Juifs catalans, épuisés, malades, et devant des éléments naturels déchaînés, obtiennent l'autorisation d'attendre quelque temps avant d'embarquer enfin à Collioure, en direction de Naples.

  • Quel rapport entre la mort suspecte d'un jeune drogué, retrouvé gelé sur l'étang du Diable et le meurtre sanglant de son père, découvert nu, attaché sur une chaise, des croix gammées tracées avec son sang sur les murs de sa salle de bains, dans le Grand Hôtel de Font Romeu oe
    L'enquête réveillera les fantômes de la vénérable bâtisse et ceux du maquis de Llo...

  • Jamais aventure de l'art ne fut tant liée à une terre, celle du Mas Sant Vicens. Entre 1943 et 1981, les plus grandes signatures du monde de la création viennent s'essayer à l'art du feu. A l'invitation du mécène Firmin Bauby, Sant Vicens, haut lieu de la céramique, accueille artistes de renom et jeunes créateurs en résidence, Cet espace effervescent de vie artistique utilise et modèle la tradition pour lui conférer une image résolument moderne, ouverte sur Le monde et profondément enracinée. De grands noms ont fréquenté le mas Pablo Picasso et Salvador Dali, Catherine Deneuve et Charles Trenet, Jean Picart le Doux, Marc Saint-Saëns, René Perrot. Cependant, le destin du Sant Vicens est a jamais lié a Jean Lurçat qui y réalisa toute sa production de céramiques. Aujourd'hui, les grands musées internationaux conservent un peu de cette terre catalane qui, grâce a Firmin Bauby, a vécu l'une des plus belles pages de son histoire.

  • Méfiez-vous des adolescentes ! Elvira est un phénomène, qui se souvient de tout, même de sa naissance ; dès trois ans elle consigne dans un journal ses réflexions et les petits événements de ses vacances au Barcarès... Elvira sait ce qu'elle veut et elle a retenu une leçon : lorsque quelque chose te complique la vie, couic ! tords-lui le cou. On supprime bien une portée de chiots... Immorale certes, mais jubilatoire avant tout, Gil Graff donne dans ce nouveau roman une certaine version de l'adolescence, monstrueuse et sans concession. C'est pourtant à cet âge-là que les filles sont les plus jolies : gare aux sales gamines qui avancent masquées...

  • Les E´ditions Mare Nostrum, en partenariat avec la fondation Antonio Machado, publient un livre e´ve´nement qui retrace les derniers jours du poète andalou, Antonio Machado, porteparole de la République espagnole, mort à Collioure en février 1939, d'épuisement et de désespoir, trois semaines après avoir passé la frontière avec le flot des réfugiés - soldats, vieillards, femmes et enfants - qui remontaient de Barcelone tombée aux mains des franquistes.
    À l'aube du 80e anniversaire de la mort d'Antonio Machado et pour le 40e anniversaire de la Fondation qui porte son nom, nous avons souhaité réaliser un ouvrage sur l'empreinte que le poète a laissée.
    Depuis la création de la fondation, plusieurs générations se sont succédé, mais toutes avaient le même objectif : diffuser et maintenir vivante la poésie, la pensée et l'engagement d'Antonio Machado.
    Des exilés, des passionnés de poésie, des défenseurs de liberté et des habitants de Collioure n'ont cessé d'organiser et de créer des conférences, des prix littéraires, des colloques, des lectures de poèmes, des spectacles et des expositions pour maintenir son héritage.
    Ce livre, illustré de nombreuses photographies d'archives et de documents inédits, a pour but de transmettre, lui aussi, le patrimoine poétique et philosophique que nous a légué Antonio Machado.

  • Une nuit de février 39, talonné par les troupes de Franco, un convoi de sept camions évacue les derniers trésors de la République espagnole qui, les derniers mois de la guerre, étaient restés cachés dans une mine de talc à La Vajol, à quelques kilomètres de la frontière française. Sept camions chargés d'or et de précieuses oeuvres d'art provenant du Musée du Prado à Madrid. Mais six seulement réussissent à passer en France. Le septième camion n'arrivera jamais...
    Dans ce livre d'investigation, Assumpta Montellà nous dévoile l'histoire des trésors que la République agonisante de Negrin a tenté de soustraire à la défaite, à travers le mythe du septième camion, un mélange de légende et de réalité, qui aujourd'hui encore perdure dans la mémoire des gens de l'Ampurdan et des Albères, et jusqu'en Roussillon.

  • Voici un livre qui, en france, pourra surprendre, éventuellement gêner ou même déplaire car il renvoie à l'un des épisodes les plus sombres de son histoire récente : les camps d'internement durant la deuxième guerre mondiale en afrique du nord.
    écrivain espagnol d'origine française et étranger indésirable, max aub (paris 1902-mexico 1973) fut prisonnier au camp de djelfa du 28 novembre 1941 au 18 mai 1942. il y écrivit une centaine de poèmes qui disent l'exil, l'injustice, la violence, la souffrance, la mort mais aussi la solidarité, la vie et l'espérance. dans son exil au mexique, l'auteur publia d'abord, en 1944, vingt-sept de ces poèmes sous le titre journal de djelfa [diario de djelfa].
    Lors de sa deuxième édition, en 1970, le recueil s'enrichit de vingt poèmes supplémentaires.

  • Marinette, brave quinquagénaire du petit village cerdan d'Err, est de retour chez elle... après avoir payé pour le vol spectaculaire du Train jaune de six mois de préventive dans les geôles perpignanaises. Mais c'est une autre femme qui revient dans son village, une femme énergique qui n'aime pas l'étiquette de délinquante dont ses concitoyens ont la mauvaise idée de l'affubler. Et quand un tableau disparaît dans la petite église d'Err, celle-ci devra démontrer qu'elle n'est pas l'auteur du délit... Mais elle ira bien plus loin dans son comportement car, en Cerdagne, les femmes ne comptent pas pour du beurre ! La suite des aventures de Marinette, héroïne de "On a volé le Train jaune".
    Après des études et une jeunesse perpignanaises, Marc Blaise a été journaliste sportif à L'Indépendant. Sa carrière s'est ensuite poursuivie au sein du quotidien Paris-Normandie dans les rédactions de Mantes-La-Jolie, Paris et Rouen. Désormais, c'est à Err qu'il continue à écrire, plus tellement sur l'actualité...

  • À proximité de sites cathares de la Haute-Vallée de l'Aude, au pied des falaises des Corbières, on retrouve des cadavres. Accidents, malédictions, meurtres crapuleux ? Jepe Llense, l'inspecteur catalan chargé des affaires criminelles en Languedoc-Roussillon, mène l'enquête, secondé par les gendarmes. Il remonte jusqu'à l'histoire cathare et se lance, sans le savoir sur les traces d'un criminel aux allures de loup sanguinaire : le condottiere Lupo di Bianca Forza.
    Comment cet être maléfique manipule-t-il suspects, victimes et témoins depuis l'au-delà ?
    Comment ses pièges tendus des siècles auparavant se referment-ils inexorablement ? Souffle épique, suspense, fantôme cathares, mystères de Rennes-le-château, paysages vertigineux.
    Avec son quatrième polar, Daniel Hernandez nous offre un voyage à travers le temps ainsi qu'une énigme d'exception.
    />

  • Languedoc, années cinquante, vendanges traditionnelles.
    Dans les vignes de la narbonnaise, les morts accidentelles se succèdent à un rythme anormal chez les travailleurs agricoles : crâne fracassé par un sabot de cheval, asphyxie dans une cuve... toutes frappent d'anciens franquistes ! alors que les gendarmes français mènent leurs enquêtes avec désinvolture, facundo trapero, jeune émigré républicain en voie d'intégration, poursuit seul ses propres recherches.
    Sa quête le plonge dans les miasmes de la guerre civile espagnole et nous conduit jusqu'au bout d'une incroyable vendetta... dans ce thriller fortement trempé terroir, daniel hernandez nous propose un nouveau volet de la saga policière des trapero en languedoc-roussillon.

  • Avec « Zone Frontière, Figueras », recueil de nouvelles dans le triangle Toulouse- Perpignan-Catalogne l'auteur nous plonge dans ces années 70-80 où la guerre d'Espagne tisse encore des rancoeurs et des désespoirs à peine taris. Ses héros sont désenchantés, prêts à tout risquer pour une seconde vie.
    Et tous veulent une revanche et cherchent les quelques pièces qui manquent au puzzle.
    Un puzzle qui représente une scène de chasse mais auquel on a trouvé un curieux titre, il s'appelle : la vie. Il y a un peu de rouge et beaucoup de gris, en différentes nuances très difficiles à assembler. Et tous voient les pièces briller dans un fourgon blindé, une mallette de billets, le châtiment d'un traitre. Ils les tiennent enfin mais ce ne sont pas les bonnes, elles ne se montent pas ou il en manque. Ils continuent et peut-être ne vont-ils rien trouver, jamais. N'importe.
    Collectionnons les histoires. Aucune ne dit la vérité mais elles nous rendent patients, comme le sultan des contes...

  • Le Contenu : D'Hannibal aux filières clandestines, en passant par Saint-Ex, Malraux et Salvador Dali, Michèle Vert-Nibet nous parle à travers ces quinze nouvelles du monde mystérieux de la frontière. Tour à tour humoristiques, étonnantes ou parfois dramatiques, elles restituent en filigrane la complexité de notre société.

  • Le Contenu : Dans Un «vilain rouge» dans le sud de la France, Manolo Valiente raconte comment, après avoir franchi la frontière, blessé, il se retrouve dans divers hôpitaux puis dans les camps d'Argelès et du Barcarès. Il ne sera libéré qu'en novembre 1942 après un long séjour dans un paysage de baraques alignées et de plages battues par la tramontane. C'est là qu'il écrit Arena y viento (Segundo libro), une poésie lyrique, tour à tour tragique, émouvante, grave, humoristique quelquefois, où il dit sa souffrance d'exilé et son espoir en l'homme.
    Inédites à ce jour, ces deux oeuvres sont publiées dans leur langue originale et traduites en français.

  • Serial loser

    Pierre Hanot

    Chanteur à succés n'est pas une sinécure surtout quand on est trop gros pour passer la porte formatée du showbiz.
    Suivant le vieil adage "les derniers seront les premiers", après avoir fait le ménage, le héros de "Serial loser" pense avoir trouvé la solution.
    Aussi minutieux et méthodique que Landru, il procède en éliminant la concurrence, résultat moins fumant mais tout aussi efficace.
    Road book stylé et jubilatoire, alliant poésie noire et humour vitriolé, ce récit en phase avec son époque nous livre la vision critique d'une société du spectacle en voix de décomposition.
    La couverture du livre est signée Solé (Pilote, Echo des Savanes, Guide du routard).

empty