Le Temps Des Cerises

  • L'anthologie D'Espagne et d'ailleurs a été conçue, présentée et traduite de l'espagnol par Claude Couffon. Claude Couffon qui fut l'un des principaux traducteurs de la poésie espagnole et latino américaine (de Miguel Hernandez à Pablo Neruda) était un ami proche de Rafael Alberti et il a conçu ce choix avec lui.
    Suit une anthologie, réunissant des poèmes extraits des principaux recueils d'Alberti :
    Le choix a été fait, entre l'auteur et le traducteur, de présenter un livre en français. Comme pour Lorca, sa poésie est influencée par la tradition populaire andalouse, mais aussi par les recherches de l'avantgarde artistique européenne, notamment le surréalisme.
    Tout en restant toujours fidèle à l'âme de la chanson et à la quête d'une beauté accessible et partageable.

  • Cette nouvelle édition de C'est un dur métier que l'exilde Nâzim Hikmet reprend, outre les poèmes déjà contenus dans l'édition précédente, plusieurs poèmes qu'avait adaptés en français le poète Charles Dobzynski et qui figuraient dans l'Anthologie poétique publiée par les Editeurs français réunis, puis par les éditions Messidor.
    Figureront aussi dans cette édition nouvelle deux préfaces écrites pour les premières éditions d'Hikmet en français, une par Tristan Tzara, l'autre par Philippe Soupault. Ainsi qu'un entretien qu'avait eu Charles Dobzynski avec Nâzim Hikmet en 1958, à Paris.
    Cette anthologie est la seule dont les textes français aient fait l'objet d'une révision par Nâzim Hikmet.

  • Nâzim Hikmet, qui a passé une grande partie de sa vie en prison ou en exil, est l'une des très grandes voix de la poésie turque et de la poésie universelle. La première anthologie de ses poèmes avait été publiée en France, en 1951, alors qu'il venait juste d'être libéré de prison et qu'il s'apprêtait à fuir laTurquie (pour échapper à de nouvelles persécutions qui auraient certainement entraîné sa mort). Les poèmes étaient traduits en français par Hasan Gureh. L'anthologie que présente le Temps des Cerises a été composée et traduite en français par le poète Charles Dobzynski, qui a travaillé sur ces adaptations avec Nazim Hikmet lui-même, lors des rencontres qu'ils eurent dans les années 50 et 60 à Paris et Varsovie. Ce choix, ample et représentatif, donne à entendre la voix de Hikmet, chaude, fraternelle, profondément humaine, amoureuse de la vie et de la justice. D'Hikmet, Philippe Soupault disait qu'on ne pouvait pas le lire sans en être changé.

  • « C'est quand on essaye de l'écrire que se pose à nous la question de savoir ce qu'est la poésie. Peut-on prétendre que c'est bien elle qu'on écrit ? Un tel savoir impliquerait de pouvoir la nommer dans son être ou dans ses fonctions, attitude quelque peu prétentieuse ou réductrice. On ne peut non plus prétendre ne pas la connaître un peu, ne pas sentir sa présence dans des textes qu'on a lus, sans dire que les textes en question l'épuisent ou la définissent. Affronter la poésie, c'est vivre dans le doute. Y touche-t-on ? La touche-t-on ? D'où, chez moi l'hésitation à donner à lire celle que j'essaye de faire, ou à donner à lire les textes que je fais comme étant de la poésie.
    Je viole une de mes lois secrètes en donnant à lire ce choix de textes. Qui couvre une période de trente ans. Mes hier et mes aujourd'hui, mes démêlés avec des intentions esthétiques et des questions humaines qui me traversent, me quittent, me reviennent.
    J'ose donc partager ce doute sur la poésie avec le lecteur qui le voudra. L'écriture poétique restant pour moi la plus sacrée des fêtes païennes et une entreprise de restitution langagière sans égale, par les blessures, les songes et le rapport au réel, individuels et pourtant communs qu'elle interpelle. C'est là où je partage mes peurs, et me fais peur. Là où, résolument timide, je noue avec moi, et avec toi, une relation aussi nécessaire qu'improbable. » Lyonel Trouillot Cette anthologie est sa seule anthologie poétique parue en France, elle couvre trente ans d'écriture poétique.

  • « Cévennes ou Le ciel n'est pas à vendre.
    Cette négation m'est aussitôt apparue comme une affirmation que venaient souligner les lettres rouges du titre de l'édition originale. Rouges comme le sang des galets ferrugineux du Luech, comme l'engagement de ces deux hommes envers les mineurs de Carmaux et de Ladrecht, envers les paysans du Larzac héritant de l'insoumission téméraire des Camisards dont la révolte en bras de chemise se répandit quelques siècles plus tôt du massif du Bougès jusqu'aux Basses Cévennes.
    À sa lecture j'ai aussitôt ressenti le désir de l'entendre résonner dans la langue des Cévennes et du Sud de la France, dans la langue maternelle des femmes et des hommes qui hantent ces pages, celle de la civilisation occitanienne théorisée par la philosophe Simone Weil. » A. Lassaque

  • Aborder la poésie palestinienne est un défi. La proposer à un public francophone en est un autre. Cette anthologie de poésie contemporaine palestinienne est le fruit de quatre années de recherches et de rencontres entre la nouvelle scène poétique palestinienne et le public français. Les Interludes poétiques de Palestine organisés depuis 2013 par l'Institut Culturel Franco-Palestinien révèlent au grand public les poètes palestiniens les plus contemporains. Ils sont dix-huit, dont sept femmes, venus de New York, de Ramallah, de Haifa, de Gaza, de Jérusalem, d'Amman, de Paris, de Bruxelles, de Ramallah, de Naplouse. Les poètes établis comme Ghassan Zaqtan, Mourid Al-Barghouti, Zakariya Mohamed ont partagé la scène avec la nouvelle génération représentée par Bashir Shalash, Abd Al-Rahim Al-Sheikh, Dunia Al-Amal Ismail, Asmaa Azayzeh et bien d'autres encore. Dans une société fragmentée par le conflit, où la transmission littéraire est essentielle quand la dignité humaine est menacée, les Interludes poétiques non seulement rassemblent mais également rendent hommage à cet art si raffiné, célébré dans la tradition arabe littéraire, maintenu et développé dans ses formes les plus contemporaines.
    C'est grâce au regard d'Anas Alaili, lui-même palestinien et poète que cet ensemble d'auteurs a été soigneusement composé dans le plus grand souci de représentativité afin d'ouvrir la voie à cette nouvelle génération d'auteurs, dont la plupart n'ont jamais encore jamais été traduits en français. C'est aussi grâce à Mohammed El Amraoui, magnifique traducteur et poète lui-même que ces auteurs ont été traduits en français, transcendant avec agilité les défis d'une langue arabe et de ses références culturelles si diverses. Enfin, Philippe Tancelin, poète-philosophe et merveilleux conteur doit également être salué pour son accompagnement indéfectible dans l'élaboration de cette anthologie.
    Ces auteurs ont été accueillis en France à l'Institut du Monde arabe et la Maison de la poésie de 2013 à 2016, grâce au soutien du Ministère de la culture et de la communication, de la Mairie de Paris, de la Mission de Palestine en France et de la Fondation A. M. Al-Qattan. Les Interludes sont une respiration vers le plus raffiné des arts littéraires, où les auteurs post-Darwich trouvent leur espace, leur inspiration dans des thématiques à la fois contemporaines et intemporelles, toutes générations, styles et lieux confondus.
    Parce que nous sommes convaincus que les Arts communiquent, les Interludes poétiques de Palestine sont des événements tri-dimensionnels où se mêlent arts graphiques, musique et poésie. En ouvrant ces pages, laissez-vous bercer et emporter par l'harmonie de sons et de couleurs qu'emportent avec eux les auteurs rassemblés dans cette anthologie.

  • Omar Youssef Souleimane, journaliste et poète syrien, est né en 1987 à Quoteifé près de Damas. Adolescent, il va vivre avec son père en Arabie Saoudite. Là-bas, il suit une éducation coranique et découvre le racisme, la haine contre l'Occident érigée en modèle. Pourtant il se nourrit en même temps de la poésie de Paul Éluard et d'Aragon et renonce seul à l'obscurantisme.
    Il revient en 2004 en Syrie passer un baccalauréat scienti$que puis étudie la littérature arabe à l'Université de Homs. Entre 2006 et 2010, il est correspondant de la presse syrienne et collabore à de nombreux journaux arabes. Il publie ses premiers poèmes en arabe à l'âge de 19 ans. Il est un des journalistes les plus courageux en 2011 face à la violence du régime syrien et $lme les crimes du régime dans les manifestations.
    Contraint ensuite à vivre dans la clandestinité, il décide en 2012 de passer en Jordanie où il est $nalement réfugié à l'ambassade de France qui l'ex$ltre à Paris. Il vit aujourd'hui à Paris où il est réfugié politique.
    Son deuxième recueil de poésie publié en France, est traduit par Salah Al Hamdani, poète exilé de l'Irak et Isabelle Lagny, sa compagne et collaboratrice. Salah Al Hamdani explique : « Loin de Damas, d'Omar Youssef Souleimane, fait écho à notre pensée et donne de la hauteur à notre poésie arabe contemporaine, sa gardant bien de fabriquer un pseudo style littéraire, une sou=rance factice... ce qui émerge dans ces poèmes, est le produit d'une authentique expérience de la résistance, de l'exil et de la séparation. »

  • Bolivar évoque dans ce recueil composé en deux parties des femmes qu'il à aimées mais aussi les lieux où il a trouvé l'inspiration. Son style se rapproche de celui des surréalistes. L'auteur rend hommage à l'amour sensuel et mystique ; douleur d'aimer ou plaisir charnel. Sa poésie parfois érotique est empreinte d'images fortes et puissantes.
    À Port-de-Paix, je t'ai aimée avec un coeur, plein de poussière, je t'ai aimée avec des mots, qui ne savent pas dire la vérité. Dans la partie « Alphabet », le poète exprime son attachement à son île natale dans des poèmes aux contraintes oulipiennes. Chaque lettre de l'alphabet est prétexte à l'écriture sur un seul et même sujet : Haïti ; Haïti chérie, mais aussi Haïti source de tourments, Haïti et ses tremblements, tremblements de terre ou politiques.

  • Cette anthologie rassemble des textes écrits entre 2002 et 2016 qui ont pour points communs d'être déclamés par l'auteur en public. Seul au micro, ou accompagné par des musiciens, il fait résonner la parole pour nous parler de notre quotidien, de nos espoirs et de nos luttes. Les textes que vous allez découvrir ont été lus au Japon, en Colombie, en Afrique du Sud, à la Réunion, au Maroc, au Sénégal... sur des scènes prestigieuses, mais aussi dans des bistrots de province, des MJC, lors de manifestations, sur un bout de trottoir, dans le métro.
    Poèmes-tracts, poèmes-tags, ces textes s'inscrivent dans l'époque et s'impriment en nous par l'entremise de la voix. Les thématiques abordées sont celles de la révolte, de la mémoire, de la solidarité, de l'enfermement, de l'amour.

  • Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même.
    Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.

  • Un poète sans poésie se réveille et part à la rencontre de figures humaines qui habitent son île ou sa tête, ou un autre monde qui traverse celui-ci, celui d'élusifs et rapides cafards qui l'accueillent dans leur troupe.
    Ce long poème, est à la fois une rêverie surréaliste et en même temps déambulation crue, cruelle et réaliste, qui du rêve passe à la folie et au délire. Poème traversé des multiples voix d'un peuple et d'un pays, Haïti. Il s'inscrit dans la longue tradition surréaliste qui hante la poésie haïtienne. Avec ce texte de Mehdi Étienne Chalmers, le Temps des Cerises continue son exploration de la « jeune » poésie haïtienne, après le Jeu d'Inema

  • Novembre 2017 ... Vingt poètes français de moins de quarante ans participent à la soirée « Dernier métro pour la poésie », en clôture de la Biennale des poètes en Val-de-Marne. Pour sa dernière édition, avant sa mise à mort par les politiques d'austérité et le renoncement des élus, ce festival international (fondé en 1990 par Henri Deluy et que dirigeait Francis Combes) avait décidé de donner la parole à la jeune génération de la poésie française.
    L'anthologie présentée ici est issue de cette rencontre.
    Elle prouve que la poésie française se porte bien et se renouvelle. Aussi diverses que soient leurs voix et leurs personnalités, ces jeunes poètes (hommes et femmes) ont en commun le refus d'un monde dominé par la précarité, la violence, le mépris. Poètes de la parole murmurée et proférée, ils unissent l'expérience la plus intime et la conscience sociale.
    Leurs poèmes, qui savent le poids de la valeur des mots, ne se résument pas à un jeu gratuit avec les mots. S'ils font chanter la langue et parfois la font crier ou la tordent, e n'est pas pour le simple plaisir de la déconstruction. Ils pratiquent volontiers la performance mais pour eux la poésie n'est pas qu'un spectacle. Il y a chez eux de la révolte, de la passion, de l'humour, de l'amour aussi. Quelque chose comme un nouveau romantisme... Une génération poésie debout!

  • Nulle autre musique, nul autre chant n'ont autant inspiré les xxe et xxie siècles que le blues. Inspiration tout à la fois évidente - par la simplicité de la structure rythmique - et mystérieuse - par l'ampleur universelle de son influence : jazz, rock'n'roll, rap.
    Cette anthologie inédite et bilingue offre donc une histoire chronologique du blues à partir des premiers enregistrements des années 1920 (les race records qui rencontrèrent un succès inattendu) des hautes voix légendaires, de Ma Rainey à Leadbelly, de Bessie Smith à Blind Lemon Jefferson, de Memphis Minnie à Bukkha White jusqu'à l'extension électrique à la source du rock de Howlin Wolf, Muddy Waters, BB King...

  • Ce recueil, le second d'Alexis Bernaut, réunit des poèmes écrits à différents moments au cours des dernières années. Il y a ici des poèmes d'amitié (dédiés au poète américain Sam Hamill, récemment décédé et dont il fut l'ami et le traducteur ou au poète détenu Khaled Miloudi rencontré lors du prix Blaise-Cendrars dont ils furent tous deux lauréats). Il y a aussi parfois des poèmes de colère - inspirés ou non par l'actualité - et d'autres, portant encore la trace de plongées en eaux plus profondes.

    Le chien aboie à l'écho de la montagne.
    Qu'il lui rende son aboiement - Tu sais, le chien.
    Moi aussi j'ai aboyé.
    à mes rêves, à mes amis, mes quatre murs.
    Et même mes dieux, si j'en avais eu.
    Je leur aurais aboyé dessus - J'ai aboyé à la vie.
    Dans l'espoir qu'elle me rende.
    L'écho de mon premier cri.
    J'ai aboyé.
    Moi aussi.

  • "Le jeu d'Inéma nous entraîne dans ces quartiers que l'on dit de non-droit, dans ces queues de ville, vestiges ou excroissances, cités béton-carton où le marcheur ne marche qu'à ses risques et périls. La géographie du poète n'est pas affaire de beaux jardins, et son paysage amoureux ne compte pas de poupées sages. C'est dans la violence des sentiments des laissés-pour-compte que le langage va chercher sa vérité, sa tendresse même.
    N'est pas qui veut poète de l'errance encerclée. Dos au mur. Ou à la mer. Porte-parole, peut-être malgré lui, du chant de ceux qui déchantent, mais rêvent quand même. N'est pas, avec une telle force, capable qui veut, d'assumer, dans les conditions du pire, le droit d'inventer son soi-même et son autre. Il s'agit là, sans aucun doute, d'un grand texte poétique." Extrait de la préface de Lyonel Trouillot

  • Sans doute toute poésie est-elle en son fond anti-raciste, dans la mesure où elle est parole partagée, conjugaison du réel le plus singulier et de l'universel, à la fois concrète et abstraite, dans la mesure aussi où elle est toujours, quelle qu'en soit la forme, refus de l'enfermement de l'individu dans ses limites étroites.
    « Je est un autre » disait Rimbaud et on sait comment l'a+rmation de cette altérité des êtres, de cette part d'inconnu qu'ils portent en eux, a ouvert la voie à tout un aspect de la modernité qui a cherché (et cherche toujours) à explorer ces territoires étranges.
    Mais reconnaître l'autre en soi n'interdit pas (au contraire) de reconnaître soi en l'autre. Car l'autre est aussi un « Je ».
    Ainsi donc, toute poésie est-elle anti-raciste et on aurait pu à l'appui de cette assertion faire ici un bouquet de poèmes sur des sujets très divers sans sortir du thème pour autant.
    Mais il est des moments où les choses les plus évidentes « vont mieux en les disant ».
    Quand on voit se développer dans notre société la haine de l'autre, la xénophobie, les vieux ré>exes qui font qu'impuissant à a$ronter les causes réelles de la situation on désigne de commodes boucs émissaires, il est compréhensible que de nombreux poètes éprouvent le besoin d'intervenir plus directement.
    Certes, on ne peut pas demander à la poésie de résoudre les problèmes de la société, mais on ne saurait lui interdire de s'en mêler. La poésie est après tout une forme de la conscience, c'est-à-dire une expression de la pensée et de la sensibilité d'une époque.
    Or on sait bien que les préjugés racistes ne mettent pas seulement en mouvement des idées, des conceptions, mais aussi des images plus ou moins conscientes et des sentiments.
    Il est donc normal et nécessaire qu'en la matière la poésie aussi ait voix au chapitre.
    Extrait de la préface de Francis Combes C'est pourquoi les éditions Le Temps des Cerises se sont adressées à de nombreux poètes contemporains, en majorité français mais aussi quelques étrangers, pour composer cette anthologie. Elle présente quelques poèmes aujourd'hui « classiques » sur le sujet et une grande majorité de poèmes nouveaux et inédits.

  • Si les femmes ont parfois eu du mal, en tant qu'auteures, à être reconnues en littérature, en revanche, elles y occupent en tant que sujet, une place de choix, notamment dans la cration poétique occidentale. Le poète lui-même, n'est-il pas inspiré par une muse ? Des premiers âges de l'amour courtois à l'époque contemporaine, les femmes sont bien souvent au centre du poème, très particulièrement dans la tradition poètique française. Ainsi même lorsque l'on ne parle pas d'elles, elles sont omniprésentes... A lire les cent et un poèmes réunis ici, on voit comment a évolué l'image des femmes et leur place dans notre société.

  • Contrairement à ce que l'on imagine peut-être, le paysage poétique des femmes du monde arabe est riche. Déjà, dans l'histoire de la culture arabe classique, plusieurs femmes ont fait entendre leur voix à travers la poésie.
    Au XXe siècle, en liaison avec le mouvement de libération et de modernisation des sociétés arabes, des femmes sont réapparues. Les plus fameuses sont l'Irakienne Nazik al-Malaïka, la Palestinienne Fadwa Touqan, les Syriennes Colette Khoury ou Ghada Al Saman...Mais on peut constater ces dernières années une véritable explosion de la poésie féminine arabe, sans doute favorisée par Internet et des réseaux sociaux qui font qu'il n'est plus indispensable d'avoir publié des livres pour diffuser ses poèmes. Même si, dans certains pays, l'accès à la publication reste difficile. Parfois certaines poétesses choisissent de changer leur nom pour épargner leur famille et leurs proches, car la poésie est du domaine de l'intime et dévoiler l'intime est sou- vent mal vu, perçu comme un acte d'impudeur.
    Le lecteur sera parfois étonné par le respect de la tradition poétique arabe et parfois par la modernité des textes, mais ce qui unit ces femmes, c'est leur liberté d'expression, une liberté gagnée dans un monde difficile ou nulle n'est « prophétesse en son pays »...

    En espérant qu'à travers ces paroles de femmes, le lecteur (ou la lectrice) se fera une idée un peu nouvelle, non seulement des femmes arabes, mais aussi des hommes qui, même s'ils sont invisibles, sont présents dans ces pages. La modernité est comme la vague d'un grand océan qui au fur et à mesure a gagné le monde entier... Les mouvements qui ont bouleversé la poésie française et occidentale ont aussi touché les rivages de la poésie arabe et la modernité de la poésie arabe, aujourd'hui, non seulement n'a rien à envier à celle des autres pays mais peut en retour influer sur elles. S'il y a une mondialisation des sociétés, il y a aussi, à travers une grande diversité qui est une richesse, une mondialisation de la poésie.

  • Composé de portraits de femmes victimes de violences, ce nouveau recueil de Maram al-Masri est aussi un chant d'amour, de tendresse et de liberté. « Maram al-Masri écrit sur les sujets tabou - la passion physique, l'absence de foi, l'adultère, la solitude, le désespoir avec une candeur et une intensité qui la distingueraient même pour des Occidentaux. » The Times « Les histoires divergent mais les blessures se ressemblent... Celles-ci peuvent alors se laisser apparaître pour tenter de se soigner... par la caresse des mots chargés de l'émotion partagée... » Héléni Fitsili « Ses poèmes font appel à tout ce qu'il y a d'enfoui chez nous toutes. A la fois cri de douleur et cri de joie... ils font sauter les carcans de la société... » Khadija Nahar « Toutes les femmes et les hommes aussi - du monde ne peuvent que la remercier d'avoir écrit un tel livre. » Esther Barbosa

  • « Je crois que les enfants peuvent aimer très jeunes la poésie et c'est la raison pour laquelle j'ai travaillé sur ce choix. On peut tout leur lire, même les poèmes qui semblent difficiles. Ils les écoutent, les engrangent, en comprennent des morceaux petit à petit, apprennent de nouveaux mots, rient aussi. » C'est sur ces mots que s'ouvre l'anthologie de Patricia Latour qui a réuni pour nous 101 poèmes pour les enfants. En effet, pourquoi la poésie seraitelle réservée aux grandes personnes ? De François Coppée à Andrée Chedid en passant par Alphonse Allais et Robert Desnos, cette anthologie dépoussière certains textes, nous en fait découvrir d'autres, et participe à faire de la poésie un moment familial et privilégié. Illustré, ce livre est à mettre entre les mains des petits et des grands.

  • Cette anthologie qui a été publiée clandestinement, en juillet 1943, par les Editions de Minuit, est rééditée conjointement par le Printemps des Poètes et les éditions du Temps des Cerises, à l'occasion du 70e anniversaire de la Libération et de la victoire sur le nazisme. Elle témoigne de l'engagement des poètes (dont beaucoup des plus grands noms de la poésie française du XXe siècle) dans la Résistance. L'Honneur des poètes réunit (sous pseudonymes) des poèmes de Louis Aragon, René Blech, Robert Desnos, Paul Eluard, Pierre Emmanuel, André Frénaud, Guillevic, Georges Hugnet, Jean Lescure, Ambroise Maillard, Loys Masson, Camille Meunel, Francis Ponge, Lucien Scheler, Pierre Seghers, Claude Sernet, Jean Tardieu, Edith Thomas, Vercors, Charles Vildrac.

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