Arts et spectacles

  • Peut-on imaginer un dialogue entre un musicien contemporain et Beethoven ? La scène se passe dans l'atelier de Michaël Levinas, là où le pianiste travaille et explore depuis plusieurs décennies l'oeuvre de cet immense compositeur. Son incessante interprétation des Trente-deux Sonates, qu'il a jouées plusieurs fois en concert et auxquelles il a consacré une partie de son enseignement au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, est ancrée dans une tradition dont il remonte le temps et dans un avenir qui est encore à écrire. Ces entretiens sont l'occasion pour le lecteur, musicien ou mélomane, de suivre en temps réel le mouvement d'une lecture/relecture infinie.

  • Qu'est-ce que le cinéma ?

    André Bazin

    Cette réédition constitue le recueil des principaux articles (parus d'abord en quatre tomes, entre 1958 et 1962) de celui dont l'oeuvre a illuminé cette collection : André Bazin. Son apport reste plus que jamais décisif pour comprendre le cinéma.

  • Voici le plus merveilleux des manuels d'histoire et de géographie qui récapitule la grande chronique artistique de l'Occident en révélant pour la première fois le secret religieux le mieux gardé de Jérusalem.
    Les mille et un trésors venus de toute l'Europe au cours des âges pour honorer la Ville Sainte composent en effet une chronique universelle de la beauté.
    De Constantin au ive siècle à Napoléon III au xixe siècle, en passant par Saint Louis, Jeanne de Provence, Charles-Quint, Christine de Suède, Louis XIV, rien n'a jamais été assez précieux pour les rois et les reines désireux de glorifier la mémoire du Christ.
    Rivalisant par-dessus les siècles, ils ont réquisitionné les plus rares matériaux - or, argent, marbre, rubis -, ont mobilisé les plus étonnants créateurs - peintres, tapissiers, orfèvres, sculpteurs - pour déposer au pied de la Croix les plus faramineux objets - autels, émaux, calices, missels - qui, indifférents à l'usure des siècles et rassemblés par les frères franciscains, forment un extraordinaire musée idéal que ce livre ouvre enfin à tous.
    Redonnant vie à chacune de ces oeuvres, restituant les grands événements et les petites anecdotes qu'elles racontent dans l'alliance entre la mystique et la politique, l'art et la finance, la dévotion et le calcul, Jacques Charles-Gaffiot ressuscite la grande époque où le luxe était une affaire divine.

  • L'image de l'église en ruines hante l'expérience et l'espèrance chrétienne. Elle habite l'histoire, la géographie. Elle inscrit dans la mémoire la trace des persécutions, catastrophes et désastres encourues sur vingt siècles. Elle se rèvèle une part essentielle de la plus vaste chronique planétaire.
    Des déserts des monastères d'Orient aux champs de bataille d'Occident, en passant par le Sahel, le Paraguay ou le Japon, c'est la présence incarnée de l'Église dans les temps, les lieux et les tragédies des cultures qu'elle a évangélisée dont Mathieu Lours dresse ici la fresque, confrontant les mots des littérateurs aux images des peintres, des photographes et des cinéastes.
    De ce monument d'émotions, il ressort que la ruine est au croisement du vestige et de la relique. Mais ce testament patrimonial est aussi ferment de renaissance spirituelle.
    Une leçon éblouissante pour penser la reconstruction de Notre-Dame.
    Un ouvrage magistral pour méditer combien il n'est de tradition que créatrice.

  • La beauté sauvera le monde

    Bernard Bro

    • Cerf
    • 5 Septembre 1990

    Comment l'homme moderne, élevé dans une société sécularisée, peut-il encore comprendre l'art sacré ? Privé du sens des mystères qu'ils tentent de matérialiser, bien des chefs-d'oeuvre de notre histoire lui sont devenus impénétrables.
    L'art, succédané du religieux, résiste pourtant au désenchantement du monde et conserve l'extraordinaire pouvoir d'ouvrir l'homme au surnaturel. Fort de cette certitude et de quarante années de recherche, Bernard Bro, à travers plus de cent cinquante reproductions en couleurs des plus grands chefs-d'oeuvre, aide le lecteur à déceler et interpréter les traces de l'invisible dans le visible.
    Un exceptionnel itinéraire esthétique et spirituel.

  • Le silence dans l'art

    Vincent Debiais

    • Cerf
    • 28 Février 2019

    Voici une étude sur le silence dans la peinture, sur les liens entre le taire et le voir, sur la représentation du bruit, du tumulte, du fracas à travers les images médiévales. Comment un sens pourrait-il figurer un autre sens ? Comment l'oeil pourrait-il accorder une quelconque épaisseur à l'oreille ?
    C'est en repartant de l'ouverture du septième sceau dans l'Apocalypse et de sa mise en enluminures dans les manuscrits commentés de Beatus de Liébana, en passant par saint Augustin, que Vincent Debiais montre comment, tableau ou sculpture, l'art se nourrit du silence pour laisser place à l'interprétation qui n'est jamais qu'une rhétorique de la connaissance infinie de Dieu, de son absence présente.
    Un grand traité d'esthétique. Un guide d'apprentissage à la vue mutique parce que contemplative.

  • Architectures, machineries, musiques, odes, lumières, voix et corps en mouvement : pour Léonard de Vinci, la scène aura été le premier lieu de ses inventions et de leur incarnation. Plus encore que pour ses oeuvres picturales, le Quattrocento l'aura célébré pour ses spectacles lyriques sans précédent. Plus d'un siècle avant Peri, Caccini et Monteverdi, ils auront marqué l'avènement des premiers opéras.
    Ce sont cette invention et cette révolution que révèle ici Olivier Lexa. Quatre années de recherche lui ont été nécessaires pour réunir livrets, notes et croquis, indications de mises en scène de Léonard de Vinci ainsi que les témoignages de ses contemporains. Ces documents inédits, racontés et commentés avec intelligence et sensibilité, nous confrontent à une évidence : l'opéra permet à l'artiste de réaliser ce que la peinture et le dessin lui interdisent. En un temps de renouveau de la théâtralité et du champ des passions, son génie est de rassembler en une totalité visuelle les diverses innovations artistiques et philosophiques de la Renaissance.
    Alliance remarquable entre découverte scientifique et divulgation culturelle, cet essai inaugural dévoile un pan méconnu mais essentiel de la vie et de la vision du plus universel des esprits humains. À ce point extrême où, avec lui, tout se fait dramaturgie.

  • Agar, Suzanne, Judith, Dalila, Élisabeth, la femme adultère, Marie Madeleine...
    Elles sont seize femmes de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se racontent dans les chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art, de Fra Angelico à Lorenzo Lotto, en passant par Annibal Carrache, Nicolas Poussin ou encore Paul Gauguin et Maurice Denis.
    Christiane Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz analysent non seulement les tableaux de seize peintres mais également les points de vue d'autres artistes en mettant en avant les spécificités stylistiques ou narratives de ces pièces essentielles de l'art pictural. Ces comparaisons transversales permettent de voir qu'il n'existe pas une manière unique de représenter ces femmes, mais bien une riche palette d'expressions autour d'une même figure. Que les artistes répondent aux canons de l'Église, qu'ils prennent des libertés assumées ou qu'ils mêlent à la création leurs propres aspirations spirituelles, ils écrivent, à leur façon, une histoire de la condition féminine.
    Un essai illustré pour rendre hommage à ces femmes de Dieu, mises en lumière par des artistes inspirés.

  • Voici la Bible du cinéma.
    De Jérusalem au Vatican, en passant par Jésus, la Vierge Marie, les saints, les anges, le diable, l'enfer ou encore le paradis, c'est plus de 1 200 films qui sont ici répertoriés et commentés.
    Ce livre constitue une relecture du septième art et de son histoire. Le muet, les péplums, la nouvelle vague, sans oublier Hollywood. Bruno de Seguins Pazzis revient sur tous les genres, en souligne les spécificités esthétiques, morales et politiques. On redécouvrira aussi des polémiques enflammées à propos de la controversé Théorème de Pasolini, de la très décriée Passion du Christ de Mel Gibson ; des anecdotes méconnues sur le tournage des Dix commandements de Cecil. B DeMille, ou encore sur les acteurs des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois.
    En plus d'être une somme considérable, cet ouvrage interroge l'avenir du traitement de la religion au cinéma à une époque où Dieu est, plus que jamais, sous le feu des projecteurs.

  • Un Dieu Créateur armé d'un compas, concevant et fabricant le monde. Un Dieu architecte, géomètre et arpenteur : cette image n'a cessé depuis le Moyen Âge de nourrir l'imaginaire de l'Occident.
    Revisitant la Bible, la philosophie antique et les Pères de l'Église, François Boespflug retrace l'histoire de cette représentation. Il fait assister à la naissance discrète, au XIe siècle, du motif artistique, à son épanouissement dans l'enluminure médiévale, à son usage quelque peu répétitif jusqu'à la pré-Renaissance puis à son progressif déclin, en dépit du rôle que la franc-maçonnerie reconnaîtra au Grand Architecte de l'Univers et au symbole du compas.
    Un essai flamboyant sur l'histoire d'un motif, aussi passionnant que savant.

  • L'oeuvre d'Éric Rohmer est une réflexion sur l'art et le cinéma. C'est aussi et surtout une authentique philosophie de la vie.
    La vie y est définie comme étant à la fois désir et renoncement à la satisfaction du désir, mais en tant que ce même renoncement s'annonce sous le titre de l'accomplissement. Elle est donc définie comme étant par essence renonciation, c'est-à-dire l'expression par excellence du charme dans la sublimation des désirs.
    La renonciation est, chez Rohmer, à la fois un contenu thématique, une forme cinématographique et surtout une structure dynamique. Celle-ci se déploie, dans la réalité concrète du film, dans les trois moments affectifs et renonciateurs de l'aspiration, de l'action et de l'accomplissement.
    L'auteur montre alors que la structure propre aux Contes moraux diffuse, de manière discrète et diverse, dans la totalité de l'oeuvre rohmérienne.

  • La mostra présidée par zhang yimou consacre (de nouveau) le cinéma chinois, en distinguant plaisir charnel interdit.
    Au demeurant beijing 2008 joue le même rôle pour la reconnaissance internationale que les jeux olympiques de tokyo en 1964 en enrôlant gong li. le temps vient de donner toute leur importance aux cinémas de chine dans leur diversité. l'ouvrage propose de pénétrer l'empire de l'image et son esthétique. l'auteur expérimente trois prismes afin d'étudier la cinématographie chinoise, des "classiques" aux anticonformistes: analyse des principales oeuvres, différentes problématisations, dizaine d'entretiens approfondis et exclusifs menés en face à face avec des personnalités (spectre exceptionnellement large: de huerxide tuerdi à wang bing - "chroniqueur du monde oriental" et xiaolu guo).

  • Les vingt-quatre poèmes de F. Cheng dialoguent avec les lithographies.


  • le cinéaste cubain tomas gutiérrez alea (1928-1996) engagé dans la révolution dès 1959, a soutenu cette dernière jusqu'à la fin de sa vie et a mis ses films à son service.
    pourtant, son engagement révolutionnaire n'a pas été synonyme d'une adhésion servile au régime sous une forme propagandiste classique. le cinéma fictionnel de gutiérrez alea, de 1960 à 1995, d'histoires de la révolution à guantanamera, en passant par mémoires du sous-développement, la dernière cène ou fraise et chocolat, repose sur un équilibre n'excluant ni le doute ni la critique. chez ce cinéaste cubain le plus marquant de sa génération et qui fait véritable oeuvre d'auteur, chacun des films peut être considéré comme une réponse singulière à la question, centrale dans le cinéma cubain contemporain, de la représentation cinématographique de la révolution.


  • Définir le réalisme magique d'André Delvaux (1926-2002), c'est d'abord montrer comment ce martre de l'adaptation cinématographique d'oeuvres littéraires est devenu un auteur de films énigmatiques, de L'homme au crâne rasé à L'oeuvre au noir en passant, entre autres, par Rendez-vous à Bray, Belle, Femme entre chien et loup ou Senvenuta.
    Si Delvaux s'inscrit d'emblée dans la modernité, c'est avec un cinéma du doute. Faux coupables, ses héros recherchent l'innocence à travers un parcours initiatique qui les laissera perplexes. Puisant dans sa belgitude, faite de latinité et de germanité, ce grand imagier, également musicien, saura nous livrer, sur plus d'une vingtaine d'années, une oeuvre ouverte à l'inquiétante étrangeté.

  • Auteur de nombreux longs métrages, l'Égyptien Youssef Chahine a fait une percée dans les médias, à l'occasion du tournage de la coproduction franco-égyptienne "Adieu Bonaparte". Mais que sait-on de ce cinéaste à qui l'on doit encore "La Terre", "Le Retour de l'enfant prodigue", "La Mémoire", "Gare Centrale", "Alexandrie pourquoi ?" dont la modernité arabe tranche avec les mélodrames typiquement égyptiens qu'il a aussi réalisés et qui font très kitsch ? Que sait-on surtout de l'homme d'Alexandrie ouvert à tous les vents de la Méditerranée et du monde ?

  • Les chemins de René Allio

    Guy Gauthier

    Peintre, décorateur et metteur en scène de théâtre, puis réalisateur de films, René Allio a cheminé à travers le demi-siècle dont il a vécu le parcours esthétique.

  • Cet ouvrage propose au public étudiant, ainsi qu'à tout lecteur désireux de comprendre la portée et l'intérêt des études cinématographiques actuelles, un recensement largement commenté des principaux concepts et notions auxquels recourt la théorie du cinéma.


  • comment reconnaître une annonciation ? quels cadeaux apportent les mages à l'enfant jésus ? pourquoi les premiers chrétiens ont-ils représenté le christ sous la figure d'un berger ? jusqu'au xixe siècle, l'art occidental fut en grande partie religieux et il s'offre toujours au visiteur dans les musées, les expositions, les églises.
    or le spectateur a de plus en plus de mal à comprendre ce qui lui est donné à voir. une panne de transmission culturelle fait que, aujourd'hui, on ne sait plus trop décrypter les symboles du christianisme. en raccordant l'image aux ecritures et autres textes qui l'ont inspirée, en fournissant les explications de tous ordres qui permettent d'accéder à une certaine profondeur de sens et de temps, les auteurs proposent ici un guide d'accès aux oeuvres de l'art religieux chrétien.
    mais il fallait surmonter une difficulté majeure : comment initier tous ceux qui n'identifient pas immédiatement une femme et un ange face à face comme une " annonciation " ou un homme à genoux dans un jardin comme " l'agonie à gethsémani " ? pour relever ce défi culturel, un " guide d'identification des scènes " a été élaboré qui permet, en partant d'éléments facilement reconnaissables : personnage, animal, objet, de mettre un nom sur l'épisode mis en images.
    les scènes les plus fréquentes en art ont été sélectionnées, un tableau représentatif ouvre chacun des dix-sept chapitres et, en marge, les illustrations de brunor apportent détente et complément d'information. aucune connaissance préalable n'est requise. le lecteur pourra aller visiter les banques d'images sur internet (les adresses lui sont fournies) : il y trouvera les oeuvres auxquelles les notes font référence.
    et il n'hésitera plus à entrer dans les musées qui tous témoignent du profond impact de la culture religieuse sur l'occident et de l'étonnante diversité de ses productions. a l'heure oú plus que jamais il importe d'avoir la curiosité de l'autre, il est plus qu'opportun de nous réapproprier notre propre culture.

  • Contrairement à son ami Paul Gauguin, et son compagnon à Pont-Aven et au Pouldu, Charles Filiger est resté dans l'ombre. Peintre de la couleur, il choisit l'obscurité ; peintre mystique, son existence est entravée par la maladie, la pauvreté, la solitude et l'alcool. Loin de refléter ses tourments, son art est un combat remporté sur tous les démons qui l'assaillent. Alfred Jarry puis André Breton seront fascinés par la pureté de ses tableaux.
    Les paysages de la côte bretonne, les Christs aux bras grands ouverts des calvaires plantés dans la lande, les visages et les corps des petits paysans qui servent de modèles à ses saints et à ses anges sont le signe d'une victoire sur le malheur et sur le mal. Dans un roman où le mot prend le relais de l'image pour dire le triomphe de la beauté et de la grâce sur toutes les puissances de mort, Claire Daudin ressuscite la figure de ce "peintre aux outrages".
    Portrait saisissant d'un homme d'exception, évocation d'une vie oubliée, ce livre est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain fasciné par un artiste, et qui décide de lui rendre enfin hommage.

  • Voici abordé de front ce qui était jusque-là un angle mort de l'historiographie : la paroisse urbaine - bien plus difficile à appréhender que la paroisse rurale. Alors que l'une correspond généralement à une communauté d'habitants vivant et priant à l'ombre d'une même église, l'autre résulte d'un découpage plus ou moins artificiel, à l'intérieur de l'unité d'habitation et d'administration qu'est la ville. Sont ici réunies les réflexions d'une vingtaine de spécialistes français et étrangers, qui se sont employés à étudier sur la longue durée l'histoire de la paroisse urbaine, dans toutes ses dimensions.
    Depuis les villes de l'Antiquité tardive jusqu'aux époques les plus récentes, la mise en place d'une géographie paroissiale, l'avènement de la paroisse comme lieu obligatoire de la vie religieuse, la prédication, les confréries, le catéchisme, l'administration paroissiale et les relations avec les autorités urbaines sont examinés. Une large place est réservée à la volonté de remodeler, à la fin du XVIIIe siècle, la carte paroissiale en fonction des besoins des peuples, et aux difficultés que rencontre l'Église, au cours du XIXe siècle, pour adapter ses structures à l'urbanisation et à l'industrialisation qui font apparaître de nouveaux quartiers et des populations déracinées. Sont posées enfin des questions plus contemporaines, qu'il s'agisse, au xxe siècle, d'évangéliser les masses au prix d'un rejet du cadre paroissial, ou de recentrer les activités pastorales sur la liturgie, les sacrements ou la prédication, au service d'une communauté de plus en plus réduite et vieillissante.

    Les auteurs :

    Ont participé à cet ouvrage : Céline Béraud, Régis Bertrand, Anne Bonzon, Isabelle Brian, Paul Chopelin, Noël Coulet, Laurence Croq, Bernard Delmaire, Philippe Desmette, Bruno Dumons, André Encrevé, Philippe Guignet, Mathilde Guilbaud, Beat Kümin, Nicolas Lyon-Caen, Paul d'Hollander, Jean-Michel Matz, Catherine Maurer, Charles Mériaux, Jean-Pierre Moisset, Bruno Restif, Olivier Richard, Christian Sorrel, André Tihon, Yvon Tranvouez, Marc Venard, Paola Vismara.

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