Brepols

  • La mort

    Collectif

    • Brepols
    • 11 Février 1997
  • Proust critique musical: une nouvelle approche de la musique dans la vie et l'oeuvre de Marcel Proust.
    Le savoir musical a joué un rôle majeur dans la rédaction de tous les textes de Marcel Proust, fiction ou critique, et en particulier de la Recherche. Comment l'a-t-il acquis ?
    Si les salons mondains ont joué un rôle de laboratoire indéniable, Proust, à partir de 1912, leur retire presque tout rôle musical de premier plan et en fait des lieux d'apprentissage a contrario. C'est qu'il adopte le point de vue du critique musical déplorant, comme les compositeurs, les conditions d'écoute dans ces lieux où l'on finance la musique sans l'aimer vraiment. En conférant ensuite à son narrateur un ethos de critique, Proust renouvelle le roman de l'artiste et légitime l'écriture de la musique par un écrivain. Nourrie des thèmes favoris de la presse spécialisée contemporaine, la Recherche peut être considérée comme le roman du critique musical.

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  • Le mal

    Collectif

    • Brepols
    • 11 Février 1997
  • Dans la russie libérée du joug soviétique, l'eglise orthodoxe renaît progressivement et cherche à conquérir son indépendance pour redevenir la grande force fécondante de la culture et de la société.
    Elle se souvient de son passé mouvementé depuis la lointaine époque de la christianisation de la " rus " jusqu'à la période contemporaine, où la difficile confrontation avec un pouvoir athée coexistait avec la résistance de tant de saints humbles et ignorés. le mérite de cet ouvrage est bien de nous faire apercevoir, au-delà d'une eglise trop méconnue de l'occident et à laquelle ce dernier pourrait emprunter bien des valeurs spirituelles.

  • Les anglicans

    Martineau S

    Une Église catholique libérée de la soumission à Rome; une Église catholique et réformée qui a reçu et maintient la foi du christianisme catholique; qui n'a pas de doctrine propre, mais aborde la doctrine 'catholique' avec une riche variété de méthodes: telle est l'Église d'Angleterre à laquelle ces pages vont tenter d'introduire le lecteur. Mais on ne pouvait passer sous silence ses 'soeurs' des Iles Britanniques, pas plus que les Églises en communion avec le siège de Cantorbéry dont les évêques se rassemblent tous les dix ans autour de celui qui occupe le siège de saint Augustin, simple "grand frère" de ce collège épiscopal mondial. Suzanne Martineau qui fut Consulteur au Conseil Pontifical pour l'Unité des Chrétiens à Rome a été un des membres fondateurs du dialogue anglican-catholique en France. Participant aux conférences de Lambeth, elle a de l'Anglicanisme une connaissance directe et intime de par ses études et son travail avec l'Église d'Angleterre.

  • Proust n'a manifesté que bien peu d'intérêt pour les arts décoratifs de son temps, mais son oeuvre ponctuée d'aquariums est marquée par le «style sous-marin» caractéristique de l'Art nouveau. Les «bibliothèques vitrées» de la chambre de Balbec ? dans lesquelles Georges Poulet voyait le symbole de l'unité de l'oeuvre ? se révèlent d'authentiques témoins du «modern style». Mais qu'est-ce que le «Modern style»? L'expression, qui revient cinq fois dans À la Recherche du temps perdu, n'avait jamais vraiment été élucidée. Contrairement à une idée reçue, ce n'est en rien le nom anglais de l'Art nouveau. Cet anglicisme bien français désigne un renouveau international des arts décoratifs qui, mêlant esthétique et idées sociales, fascine et inquiète. Proust a parfaitement perçu et discrètement mis en valeur l'inspiration cosmopolite et «rastaquouère» d'un courant artistique dont le bref épanouissement coïncide avec les années de l'affaire Dreyfus. Enrichi d'une vaste iconographie, entièrement originale, fourmillant de trouvailles et d'identifications nouvelles, Rastaquarium fait revivre une époque dont l'écrivain a su capter l'essentiel. Toujours abordée de façon fragmentaire, la question n'avait jamais été traitée dans son ensemble, seule manière de saisir les réseaux de correspondances si chères à l'écrivain.

  • Cet ouvrage est une invitation au voyage dans le temps, un voyage en musique au coeur du Moyen Âge. Comme le chant médiéval nous semble loin ! Ce voyage, il nous faut le commencer là où nous sommes, assaillis par le vacarme des temps modernes. Éteignons donc nos machines, faisons marche arrière jusque dans les contrées perdues du monde sonore médiéval, et essayons, tant bien que mal, d'entendre le son lointain de l'immense symphonie céleste et de tous les chants populaires qui en découlaient : chants de guérison, chants de divination, chants transformateurs. Leur écho nous parvient dans les condamnations ecclésiastiques qui nomment toutes ces musiques du peuple « les chants du diable ». Ces chants du diable sont tout simplement les chants du peuple, une musique humaine qui trouve ses origines dans l'harmonie des sphères.

  • Ce livre unique dans la littérature médiévale occidentale pourrait à lui seul justifier l'appellation " miracle islandais " dont on a coutume de qualifier les XIIe et XIIIe siècles islandais.
    Il s'agit d'une sorte de recensement, à partir de 874, des colonisateurs de l'Islande. Partis en général de Norvège, après de longues escales en territoires celtiques, ils vinrent s'établir dans ce pays à peu près désert : rites de prise de possession du sol, installation, mise en place progressive d'une société originale, instauration d'une législation minutieuse, d'un pouvoir reposant sur le respect de la loi, départ de l'histoire de grandes familles que l'on retrouvera au premier plan des sagas les plus célèbres, attention à la valeur humaine de fortes personnalités.
    /> Le tout est conté en un style marqué de réalisme dru, d'économie de moyens et de rapidité, qui fera aussi le succès des sagas. C'est d'ailleurs la même vision de la vie et du monde : confiance dans le destin, sens intransigeant de l'honneur et, en cas d'offense, exercice impitoyable de la vengeance. En outre, les auteurs des différentes versions, conscients de reconstruire le passé, ne négligent pas de consigner croyances et rites anciens, plongeant ainsi le lecteur dans un univers païen.

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  • Lieu de toutes les utopies et de bien des rêves, l'île a souvent représenté des enjeux en terme d'évangélisation très supérieurs à son importance démographique ou économique.
    Pour les apôtres du christianisme, la rencontre avec les îles de l'outre-mer a fréquemment été un choc que rendent leurs écrits. a travers des lettres ou des extraits de lettres envoyés par des missionnaires qui exerçaient leur apostolat dans la caraïbe, dans l'océan indien, ou encore sur les atolls si éloignés du pacifique, cet ouvrage se propose de dévoiler certains aspects de leur perception de l'insularité.

  • Ce volume recueille les actes d'un colloque tenu à Bruxelles dans le cadre du programme international « Les élites au haut Moyen Âge » et se propose d'étudier la richesse comme critère d'appartenance à l'élite sociale, politique ou religieuse et les usages faits de leurs biens matériels par les membres de ces groupes.
    La possession de biens matériels, qu'il s'agisse de terres, de demeures, de bijoux, d'armes, de biens de production ou de biens de prestige, fait partie des éléments permettant à des groupes sociaux ou à des individus d'exercer leur domination sur les autres. À côté du prestige qu'assure la culture ou de la situation à la tête de réseaux complexes dans une société où les hiérarchies sont essentielles, la richesse classe et contribue à l'établissement du rang d'un individu ou d'un groupe dans l'ordre social.
    Être riche entraîne un certain nombre de comportements et contraint à la satisfaction d'obligation de tous ordres : il existe un usage chrétien de la richesse et donc tout un discours sur sa signification et sa destination. La composition des fortunes, leur évolution, leur gestion et leur transmission sont de véritables problèmes auxquels le colloque « Les élites et la richesse durant le haut Moyen Âge » s'est efforcé de répondre, en axant ses interrogations sur les rationalités à l'oeuvre dans les comportements des grands agents économiques de la période, qu'il s'agisse d'abbés, d'évêques ou de membres de l'aristocratie laïque.
    Pour cette raison, les vingt contributions de l'ouvrage sont distribuées en trois parties, « Discourir sur la richesse », « Être riche » et « Obtenir et utiliser les richesses » qui marquent toutes trois un point de vue sur les interactions entre la richesse et la domination sociale telle qu'elle apparaît à travers les sources à notre disposition.

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