Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Coraline

    Neil Gaiman

    Une nuit, Coraline est réveillée par une ombre et découvre une porte qui mène vers une autre maison étrangement similaire à celle dans laquelle elle vient d'emménager. D'abord enchantée par cette nouvelle demeure et les « autres parents » qui y habitent, elle découvre vite que ces chimères veulent la transformer et la garder pour eux seuls. Pour libérer ses véritables parents et se sauver, Coraline va devoir se battre, aidée dans sa quête par un mystérieux chat qui parle et une pierre magique qui permet de voir les esprits. Elle devra grandir et défier sa peur pour quitter ce monde horrible peuplé de sorcières et de monstres à visage humain.
    L'adaptation BD du bestseller de jeunesse de Neil Gaiman.

    Coraline est un livre merveilleusement étrange et effrayant qui mêle au génie de l'oeuvre de Neil Gaiman l'horreur délicate des meilleurs contes de fée.
    Entrez dans un monde fantastique digne d'Alice au pays des merveilles et découvrez le pouvoir de l'amour et de la magie dans cet ouvrage plein d'imagination superbement illustré par P. Craig Russell. Lauréat 98 du Harvey and Eisner Awards (prix de la meilleure bande dessinée américaine, équivalent du prix d'Angoulême), il donne une nouvelle vie au best-seller Coraline.

    « Depuis Narnia, jamais le simple fait d'ouvrir une porte n'avait débouché sur un voyage aussi fantastique. Poussez la porte et vous croirez en l'amour, la magie et le pouvoir du bien contre le mal. » USA Today

  • Kari

    Amruta Patil

    L'histoire s'ouvre sur un double suicide : Kari et Ruth, jadis inséparables, se jettent d'un toit. Cette métaphore de leur rupture amoureuse, fil conducteur du récit, se prolonge à travers le livre : tandis que Ruth est sauvée par un filet en bas de l'immeuble et s'enfuit, Kari tombe dans un égout et tente, tant bien que mal, de refaire surface. Ruth est partie. Kari, elle, reste enfermée dans cette grande ville enfumée et mystérieuse qu'on devine être Bombay.

    En courts chapitres, elle nous raconte sa vie, son quotidien, celui d'une jeune fille rebelle qui assume pleinement son homosexualité dans une société partagée entre tradition et modernité.
    Un univers poétique, sombre et attachant pour dire les choses de la vie commune : son emploi dans la pub, son appartement en collocation, sa chef de bureau atteinte d'un cancer, les chats errants du quartier. Usant de mélanges d'influences, de genres, de matériaux, Amruta Patil explore avec un talent immense et une intensité puissante la palette de ses états d'âme.
    Les traits rugueux au fusain confèrent à l'ensemble un côté brut, une existence croquée, en cours de formation, comme Kari elle-même qui se cherche, tâtonne et dissèque le coeur de la mégalopole triste. Dans son errance, elle parcourt les chemins de la solitude, de la mort, de l'absence de l'Autre. Au détour d'une page apparaît parfois une pointe de couleur : comme l'humour brutal de la narratrice, ces oasis colorées apportent un souffle de vie, une touche d'espoir dans l'univers claustrophobe d'une cité qui aliène et oublie.

    Teintée de mythologie, d'espoir, de colère et de poésie, Kari est un voyage, une quête pour trouver un remède à la douleur de l'Amour.

    « Kari est au roman graphique indien ce que Persepolis de Marjane Satrapi est à la bande dessinée européenne. Ce genre narratif voit enfin le jour en Inde : sous la plume d'une femme, naturellement. » TRENDYLICIOUS

  • « Après l'accident, j'ai eu le bras en écharpe. Mon père m'a emmené chez un ostéopathe dont on lui avait parlé. On a traversé les rues grises de Portsmouth et on s'est arrêté devant une maison crasseuse. On est descendu au sous-sol.
    Là, il y avait quatre ou cinq vieux messieurs qui parlaient et faisaient cuire le même genre de trucs que mes grands-parents, des trucs bizarres, qui ne sortaient pas d'un emballage. L'un d'eux était l'ostéopathe d'Al Capone. »
    Publié pour la première fois en France par Zenda en 1992, complètement épuisé depuis plus de dix ans, c'est avec une nouvelle et somptueuse palette chromatique, toute en nuances de bleus, de gris et de bruns, que se présente Violent Cases dans cette nouvelle édition.
    Ce comic est le premier produit par le duo magique formé par le scénariste Neil Gaiman et le dessinateur Dave McKean, dont la longue collaboration a donné à lire Coraline, Mirrormask, Des loups dans les murs ou encore Le jour où j'ai échangé mon père contre deux poissons rouges.
    Dans ce récit onirique, sombre mais magnifique, Gaiman se met en scène lui-même et, s'adressant directement au lecteur, évoque ses souvenirs d'enfances. Il se souvient de sa rencontre avec un vieillard qui se révèle avoir été l'ostéopathe d'Al Capone.
    Une fascinante mise en abîme, où dessins et scénario se déroulent comme de vrais souvenirs, insaisissables et évanescents. A mesure que le gamin écoute les souvenirs du vieil homme, le lecteur découvre avec lui l'époque de la prohibition et de ses armes que l'on cachait dans des étuis à violons, les « violent cases ».

  • Popularisé en France par les adaptations théâtrale et cinématographique de Peter Brook et Jean-Claude Carrière, le Mahabharata est l'un des deux grands textes de l'Inde (l'autre est le Ramayana), dont toute la culture du sous-continent est imprégnée. De ce texte vieux de 5 000 ans, Amruta Patil a entrepris une adaptation en bande dessinée qui s'inspire des nombreuses formes de la longue et riche tradition locale du récit en images, tout en empruntant à la grammaire narrative du roman graphique contemporain. Pour aider le lecteur occidental, elle fait raconter les épisodes de cette mythologie foisonnante à une conteuse dans laquelle il n'est pas interdit de voir Amruta Patil elle-même. Il faut se laisser emporter par ce récit fait de couleurs, de collages et de techniques diverses (acrylique, fusain, crayon de couleur, etc.) qui plonge directement dans l'imaginaire indien, où le bien côtoie le mal et la beauté la laideur, où le temps est circulaire. Amruta Patil, qui prévoit de raconter tout le cycle en trois volumes, se perçoit comme un maillon d'une longue tradition de conteurs qui ont fait vivre ce texte au long des siècles. Suivez son conseil et « ne lâchez pas l'histoire. Le moment venu, comme la rose qui s'épanouit, elle révélera ses secrets ».

  • Ces gags mettent en scène le jeune Galdric écoutant les récits enflammés de son grand-père sur l'histoire du pays catalan, riche de 2.000 ans de brassage culturel.

  • Cora est une jeune vampire âgée d'un siècle à peine, elle ignore encore qu'un vampire n'a pas plus d'une vraie histoire d'amour par siècle. Lassée des persécutions infligées à ses semblables, elle rêve de s'acheter un vrai château de vampire. Mais le château en question est convoité par l'Emir Abel qui veut en faire une pizzeria médiévale Internet.
    La vente du château a lieu dans quelques jours... seulement voilà, Cora n'a pas un sou. Elle décide alors de voler l'argent de la mafia qui l'exploite comme croupière dans un casino clandestin. Elle persuade Tony, un jeune vampire, fraîchement rencontré et éperdument amoureux d'elle, de l'aider à commettre ce hold-up.
    L'argent se trouve en haut de la Tour Pagode, dont le sommet culmine à 500 mètres au-dessus de la ville. Quoi de plus facile pour un vampire que de se transformer en chauve-souris et de voler vers la fortuneoe
    Malheureusement, abreuvés de boissons gazeuses sucrées et de viande mâchée entre deux morceaux d'éponge, nos jeunes vampires ont oublié leurs fondamentaux ! Ils connaissent tous les inconvénients d'être vampires sans en avoir les moindres avantages... ou presque !
    Ils décident donc de louer les services de Brand, un vieux vampire du 13ème siècle afin de suivre une formation accélérée.
    Mais le vieux vampire, qui déteste les jeunes et vient de prendre un siècle sabbatique, pense qu'ils sont passés directement de la barbarie à la décadence sans connaître l'âge d'or... Cora et Tony parviennent toutefois à le convaincre de les aider dans leur projet.
    Commence alors la grande leçon pour les jeunes vampires : un parcours initiatique, doublé d'un entraînement de choc mené de main de maître par Brand sorti de sa retraite. À travers la nuit parisienne, le trio complote et s'active, bien décidé à réussir "le casse du siècle". Surprises et révélations se multiplient pour nos héros, leurs aventures les amenant à croiser - et parfois croquer - des personnages haut en couleurs.

  • Dans Signal / bruit, un réalisateur de cinéma apprend qu'il est atteint d'un cancer.
    Son plus grand film, le chef-d'oeuvre qu'il écrivait, devait raconter l'histoire d'un village terrorisé le 31 décembre 999, persuadé que la nouvelle année apporterait la fin du monde. Ce film ne verra jamais le jour, mais le réalisateur continue à l'imaginer et le tourne dans sa tête.
    Se développe alors en parallèle l'approche de deux apocalypses, l'une fictionnelle et l'autre bien réelle. La narration de Neil Gaiman et le dessin (la mise en scène) de Dave McKean se conjuguent en une histoire poignante qui émeut le lecteur par sa beauté formelle et émotionnelle.
    Dans ce double espace-temps, les auteurs explorent la profondeur de l'humanité et de ses peurs avec une grande sensibilité, et usent de toute leur inventivité pour y mêler une innovante vision des théories de la communication, convoquant au passage Roland Barthes, qui avait lui aussi exploré le rapport entre bruit et signal et les méandres des mythologies populaires.

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