Littérature générale

  • La comédie met en scène des couples d'amoureux contrariés : Lysandre et Hermia, Démétrius et Héléna ; le roi des fées, Obéron, qui se dispute avec sa femme Titania, au sujet de leurs conquêtes passées : Thésée et Hippolyte. Puck, le lutin, chargé d'intervenir, va introduire, dans la nuit, un peu plus de confusion.

  • La tempête

    William Shakespeare

    Le vaisseau d'Alonso, roi de Naples, et d'Antonio, duc de Milan, est pris dans une tempête et s'échoue sur une île habitée par le monstre Caliban et par Ariel, un esprit aérien.
    Leur maître, le magicien Prospero, ancien duc de Milan évincé du trône par son frère Antonio, y vit depuis douze ans avec sa fille Miranda. C'est lui qui a provoqué la tempête, dans le seul but d'égarer son traître de frère sur l'île pour se venger de lui...
    Dernière pièce de Shakespeare, "La Tempête" nous invite à un voyage initiatique où vengeance, trahison et fascination du pouvoir feront place au pardon, à la compassion et à la fraternité.

  • Les Dix-huit petites chansons pour la patrie amère, dont nous proposons une nouvelle traduction, constituent un chant de résistance. Elles ont été écrites sous la dictature des colonels alors que Yannis Ritsos se trouvait déporté dans le camp de Léros depuis 1967. Seize d'entre elles ont été composées le même jour, le 16 septembre 1968, à Parthéni, à la suite d'une lettre que Mikis Théodorakis fit parvenir secrètement au poète, le priant de lui donner un texte inédit qu'il mettrait en musique. Dans ces courts poèmes, composés sous la forme de distiques qui se répondent, Yannis Ritsos chante la Grèce, « notre pauvre mère ». Le regard tendre et douloureux qu'il porte sur sa terre natale, son peuple à genoux, son labeur, ses fêtes ne l'empêchent pas d'en appeler à la résistance.

  • Il est difficile de se représenter aujourd'hui l'ampleur du succès des Mystères de Paris. Du 18 juin 1842 au 15 octobre 1843, la publication en feuilleton dans Le Journal des Débats bouleverse l'opinion, toutes classes sociales confondues.
    Au point de départ de cet extraordinaire succès, on trouve le libraire Gosselin : il apporte à Sue une publication anglaise qui dépeint les mystères et misères de Londres. Gosselin suggère qu'un tel ouvrage sur Paris aurait de grandes chances de succès.
    Sue se met alors au travail, il achète une casquette, une blouse, de gros souliers. Il s'initie aux tapis-francs (débits de boisson), découvre la « mansarde » et fait les comptes au sou près d'une jeune couturière, il va aux barrières, dans les asiles, les prisons. Il comprend la différence entre vivre et survivre. Il examine les garnis, traîne dans les cabarets, assiste aux réunions d'ouvriers. « Pour comprendre, j'ai besoin de voir, de toucher », écrit-il à Marie d'Agoult. Il voit et c'est la « conversion », il comprend et ce sont Les Mystères de Paris.
    Il choisit pour scène principale et pour « héros » du feuilleton la Cité (bientôt rasée par Haussmann, qui comprendra le caractère dangereux et criminel de ce dédale de ruelles) et son petit peuple, humilié ou criminel et parfois les deux. Le feuilleton, conçu comme un opéra noir, est impossible à lâcher : le miracle de ces personnages, dont on voit pourtant quels stéréotypes les animent, c'est qu'ils deviennent nôtres et que nous voulons aujourd'hui, avec autant d'impatience qu'en 1842-43, connaître la suite de leur destin.
    Avec Les mystères de Paris, Eugène Sue a accompli le grand polar social du XIXe siècle, avec ses personnages inoubliables : le Chourineur, La Chouette, Fleur-de-Marie, le Maître d'école, Rodolphe, Murph, Sarah, la comtesse d'Harville, M. et Mme Pipelet, l'abbé Polidiri ; sa traversée des classes sociales qui se rencontrent pour la première fois en littérature ; ce petit peuple élevé en objet littéraire ; tout cela explique l'envoûtement que sa lecture continue à exercer au XXIe siècle.

    Avec : Annotation originale - Plans des quartiers de Paris à l'époque des Mystères - Enquêtes médicales et sociales - Réception et postérité de l'oeuvre

  • Ecrit par sa compagne et collaboratrice, Janet Biehl, ce livre retrace, en nous faisant voyager dans l'histoire mondiale de l'écologie, la vie de Murray Bookchin, philosophe américain, historien, critique anticapitaliste et surtout promoteur de l'Ecologie Sociale. Auteur de nombreux articles et ouvrages qui vont accompagner les mouvements de la Nouvelle Gauche et de l'Écologie aux États-Unis, Bookchin va, dès les années soixante, alerter l'opinion sur les atteintes portées à la planète par les effets du système capitaliste et des rapports de domination qu'il engendre. Il est le fondateur de l'Écologie Sociale et des moyens de sa mise en oeuvre à travers le Municipalisme Libertaire - organisation locale en démocratie directe d'assemblées - dont s'est inspiré le peuple kurde du Rojava, en Syrie, à partir de 2004 pour bâtir un «Confédéralisme démocratique» adapté à la situation au Moyen-Orient.

  • Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d'ombres de notre passé ? Questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette oeuvre troublante.

    Sur les hauteurs d'un Fjord de la Norvège septentrionale, dans sa maison isolée, Mme Alving retrouve son fils Oswald qui rentre de Paris. L'ayant tenu à l'écart de la vie familiale pour des raisons qu'elle est seule à connaître, c'est l'occasion pour elle de renouer avec le passé. Lorsque les erreurs des ancêtres pèsent sur les générations suivantes, les histoires se répètent comme un cycle imperturbable. Chaque personnage se devra d'affronter ses propres « Revenants ».

    Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d'ombre de notre passé ? questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette oeuvre troublante, qui fut interdite en Norvège. Pourquoi interdite ? Parce qu'elle dérange profondément, encore aujourd'hui. Le propos en est dangereux : il nous tend un miroir effrayant que certains auront du mal à supporter.

  • Quatre textes proches de la profération théâtrale voire de l'imprécation, qui appartiennent plutôt à la veine burlesque de l'auteur. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers, l'univers du conte et du merveilleux, la matérialité corporelle, le goût assumé pour tout ce qui est bas et méprisé mais qui est aussi le lieu fécond de l'engendrement et de la création.
    Quand le trivial se marie à la féérie.

  • Marie Stuart

    Friedrich Schiller

    Marie Stuart est une épopée haletante et passionnante que Schiller a écrite à partir du conflit qui opposa pendant 20 ans Elisabeth 1ère d'Angleterre à Marie Stuart. Plus qu'une reconstitution historique, le spectacle est une fable universelle qui met à nu les mécanismes du pouvoir et le conflit entre l'intime et le public.
    Deux reines héritières d'un même trône, l'une par le sang, l'autre par testament. L'une est une fervente catholique, l'autre instaure le protestantisme en Angleterre. L'une se revendique de droit divin, l'autre se place au service de son peuple et de son royaume. L'une suscite passions et fascinations, l'autre, redoutée et autoritaire, a renoncé à sa vie de femme pour gouverner aussi librement qu'un homme.
    Deux souveraines cousines, celle d'Ecosse - Marie Stuart - et celle d'Angleterre - Elisabeth 1ère, deux femmes au tournant de l'histoire, symbolisant chacune les extrêmes de l'Europe du 16ème siècle en pleine guerre de religion.
    A partir du conflit de ces deux femmes, Schiller écrit une épopée qui place l'humain au coeur des enjeux politiques. Il montre le conflit entre l'intime et le public, dénonce les manipulations, condamne le fanatisme religieux.
    Ce texte magnifique et violent est de toute évidence d'une actualité déroutante. C'est pourquoi la mise en scène est plus proche de la fable universelle que de la reconstitution historique. Elle privilégie l'action et le rythme et met en avant cette humanité des personnages qui distille de l'espoir tout au long de la pièce et qui ouvre tous les possibles.

  • Le soufi

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    « Le petit homme avait élevé la circulaire tôle au-dessus de sa tête, de telle manière que sa forme coïncidât avec le disque solaire et qu'elle en éclipsât miraculeusement toute la lumière, si bien que le gyrovague dit avoir eu la conviction que la nuit s'était instantanément et miraculeusement installée sur le désert, comme dans une prodigieuse éclipse. »

  • Le premier volet d'une deuxième série : Comme le temps passe !

    "En revenant pour les vacances, ses diplômes en poche, dans sa ville natale, Cherbourg, Carole ne sait pas quelles découvertes l'attendent. Plusieurs rencontres vont être déterminantes : celle d'Olivier d'abord, jeune homme promis à un brillant avenir politique ; mais surtout celle d'un passé mystérieux et d'une femme proprement effacée du monde des vivants. Au fil du texte, les deux jeunes gens mènent une enquête qui les conduit en Lozère et va bouleverser leurs vies... Ce roman tout en frôlements, frottements et heurts violents, semble une métaphore du chemin qui mène à la connaissance des autres et de soi."

  • Ce livre a tout d'un récit d'anticipation. Il y a eu une guerre. Quelque chose qui ressemble à la fin du monde. Des hommes. Des femmes. Des enfants font entendre leur voix. Ce pourrait être le temps des recommencements... «pour une dignité en voie de disparition».
    Il y a des personnages, des figures, Weg, l'homme qui marche, Eva, la femme médecin, plus tard la femme sans yeux, ceux des sous-sols, les enfants. Il y a des guerres, des paysages, des lieux, des voix, des actes. Il y a même dans la nuit du livre, une histoire d'amour. La langue puissante et tendue de Michael Glück nous entraîne à la suite de ces personnages dans une méditation errante sur l'humanité de l'homme en temps de désastre et la place que tient le langage dans sa survie.

  • En ce mois de décembre 2008, Carole, accablée par le départ brutal d'Olivier, entame une longue et calamiteuse descente aux enfers, d'autant plus qu'il lui est impossible d'effacer les douleurs et les mensonges mis en lumière par l'enquête qu'elle a menée avec son compagnon. Il va falloir réapprendre à vivre après ce long été. Elle décide de partir.
    L'auteur la conduit au travers de péripéties nombreuses, donnant à son ouvrage des allures de conte en raison de la diversité, de l'originalité et de la richesse des aventures et des rencontres. L'intérêt du lecteur est relancé régulièrement par la grande force de caractère et l'appétit de vivre très tonifiant de la jeune femme.
    Carole ou la Mongole blanche est la suite de La Dame de Marvejols et reprend les thèmes chers à Camille Valleix : humanisme, générosité, recherche et questionnement philosophiques et religieux. Dans ce roman comme dans les précédents, le personnage se fait matériel d'expérience, essaie d'atteindre la sagesse grâce à ses apprentissages et aux enseignements qu'il tire de ses périples.

    Camille Valleix a été successivement officier de marine, restaurateur, créateur d'un centre de formation, consultant international, directeur - fondateur d'un cabinet de conseil, de formation et de coaching, enseignant dans les grandes écoles de commerce.
    D'une curiosité insatiable, il est allé à la rencontre des personnes et a toujours cherché à comprendre la marche du monde comme les relations entre les hommes et les groupes humains. Dans une énième vie, il s'attache à transmettre par l'écrit ce qu'il a expérimenté et appris.

  • La présente édition rassemble les poèmes de Thierry Metz (1956-1997) jamais parus en livre et, pour la majorité, extraits de la revue Résurrection qu'animait Jean Cussat-Blanc. Il fut le premier à reconnaître le poète, au point d'alerter Jean Grosjean alors lecteur chez Gallimard - maison où seront publiés Le Journal d'un manoeuvre (1990) et Lettres à la bien-aimée (1995). Les poèmes présentés courent sur deux décennies durant lesquelles l'écriture façonne une oeuvre à travers laquelle une voix observe, « attend quelque chose qui ne viendra pas... », et fait résonner un chant intensément intime.

  • Quolibets

    Daniel Biga

    Daniel Biga, nous le savons, depuis ses premiers livres, pour dire la poésie, parle de «poévie». Chantre des jeux de langue et de la musicalité des mots, il en cultive avec brio la polysémie.
    Jamais peut-être la lutte amoureuse dans la langue contre elle-même, Daniel Biga ne l'avait menée aussi radicalement que dans ce livre. Il y brise les mots, joue des sonorités, heurte les significations, les démultiplie. Dans ce détournement, se crée la langue-Biga. Elle combat le cliché en jouant des clichés, en les parodiant, en les sapant.
    Avec la mort qui rôde, le silence qui menace, c'est la vie qui va, c'est la vie qui gagne. QUODLIBETs ne parle pas du monde mais de ce monde dans lequel vit, aime, souffre, vieillit Daniel Biga et c'est alors l'autre monde qui se lève. Daniel Biga écrit selon des motifs personnels sur l'existence générale.

  • « Une paix m'envahit, je ne vis plus le grainetier et la bouche lentement s'estompa. Je me réveillai, reposé comme au sortir d'un bain, entrant dans cette journée comme dans une étable chaude. Après le bol de café, je m'assis devant mon poème et lui parlai... » Dans ce récit initiatique aux accents tout-ensemble cosmiques, oniriques et poétiques, le narrateur subit une série d'épreuves dont la plus importante est le passage par la mort qui lui permettra de re-naître : Le Grainetier, oeuvre séminale de Thierry Metz (1956-1997), marque de même la naissance du poète.

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