Le Cadran Ligne

  • Quatre textes proches de la profération théâtrale voire de l'imprécation, qui appartiennent plutôt à la veine burlesque de l'auteur. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers, l'univers du conte et du merveilleux, la matérialité corporelle, le goût assumé pour tout ce qui est bas et méprisé mais qui est aussi le lieu fécond de l'engendrement et de la création.
    Quand le trivial se marie à la féérie.

  • Le soufi

    ,

    « Le petit homme avait élevé la circulaire tôle au-dessus de sa tête, de telle manière que sa forme coïncidât avec le disque solaire et qu'elle en éclipsât miraculeusement toute la lumière, si bien que le gyrovague dit avoir eu la conviction que la nuit s'était instantanément et miraculeusement installée sur le désert, comme dans une prodigieuse éclipse. »

  • Photographies, réflexion sur la paréidolie, enquête, jeu collectif et poème, ce livre est tout cela à la fois.
    De la métallurgie visionnaire du Bleigiessen, de ces sidérations sidérurgiques, on peut dire que l'esprit enclin au rêve s'y trouve porté à son point de fusion, nous donnant de mesurer le degré de température poétique atteint quand, littéralement, il fond un plomb.

  • Dans la méditation / de la parfaite inutilité / de toute méditation / l'arbre / en son entier / absorbé /.
    *.
    Ne t'appuie pas / sur moi / je ne suis pas solide / tu pourrais tomber / mon écorce / c'est du feu

  • Nuages

    Boris Wolowiec

    Les nuages apparaissent à la mémoire d savoir et de ne pas savoir c nuages apparaissent à la mémoire d comment et de ne pas savoir pourquoi, en dehors de savoir pourquoi et de ne pas savoir comment, c'est de la passion, ainsi.

  • Recueil de 108 haïkus enrichi d'encres et d'une préface de l'auteur.
    « Humour, assonances, jeux de langage, passage par l'absurde, autant d'outils indispensables dans le travail de restitution du choc poétique initial mais qui ne sauraient constituer l'essentiel du haïku, à savoir son mystérieux pouvoir d'évidement. »

  • Le Traité de la poussière est l'un des derniers recueils, resté inachevé, du Belge François Jacqmin (1929-1992). Considérés par l'auteur comme les « épaves » d'un naufrage de la pensée, ces quelque deux cents sizains nous émeuvent par la radicalité de leur propos et la justesse de leur ton.

    Édition établie par Sabrina Parent et Gérald Purnelle.« N'importe quoi est intense. Il n'est rien de si anodin qui ne puisse prétendre à l'extase.
    Radieuse et indémontrable parmi les branches, il y a toujours une cerise qui se dépasse. »

  • Gestes

    Boris Wolowiec

    Gestes se présente comme une suite de phrases toutes construites sur un verbe à l'infinitif. Proches de l'aphorisme, de la formule brève et percutante en tout cas, ces phrases « d'action » font preuve d'une vigueur d'énonciation et témoignent d'une puissance d'imagination et d'affirmation hors normes. Elles s'intègrent parfaitement dans le monde foisonnant que construit Boris Wolowiec, à la fois libre et apparemment échevelé et en même temps extrêmement cohérent. Il s'agit du deuxième ouvrage de cet auteur à nos éditions après Nuages qui fut son premier livre publié.

    Manger des mathématiques crues.
    (...).
    Perdre son nom de vue et le reconnaître des années-lumière plus tard à l'intérieur de la masse de sperme de l'amnésie.
    (...).
    Devenir un saint afin de sauvegarder la gentillesse d'une odeur de menthe.

  • En regardant un arbre à travers la fenêtre, l'essayiste laisse dériver ses pensées et ses questions les unes à la suite des autres. A la frontière de la poésie en prose et de la méditation philosophique, il réfléchit ainsi à la correspondance entre les sens, à la consistance du réel, à la possibilité de renouveler la perception par le langage ou encore à la liberté créatrice de l'imaginaire.

  • Trait fragile est un essai critique de Pierre Bergounioux mis en regard des oeuvres de Jean-Pierre Bréchet. Le texte prend la forme d'une évocation historique où la division du travail est ce qui semble affecter l'activité humaine depuis les temps premiers jusqu'à aujourd'hui. Si la production artistique est seconde et symbolique, elle n'en est pas moins inscrite dans le plan général et l'évolution de l'humanité. Le geste pictural de Bréchet explorant la ligne, le sillon, Bergounioux y voit un nécessaire retour de l'artiste aux intuitions originelles qui donnèrent naissance à l'écriture. Il apparait que le propos de l'auteur s'entend pour son oeuvre propre d'écrivain et de sculpteur qui peut se définir également comme un regard porté sur les commencements.

    /> L'édition originale comprendra un tirage courant à 500 exemplaires comportant 6 reproductions de lithographies originales de Jean-Pierre Bréchet et un tirage de tête sur BFK Rives comportant la suite de lithographies originales, le tout au format 19 x 25 cm.

  • L'exercice du silence emprunte la voie et la tradition d'une poésie « pensante » dans la lignée d'un Roberto Juarroz, d'un Gaspard Hons ou d'un François Jacqmin. Pour autant, le trajet que le recueil effectue tend à s'éloigner d'une poésie du concept et de l'abstraction, d'une métaphysique, pour s'approcher du réel et de sa simple évidence mystérieuse.
    « Faire remonter le mot jusqu'à la chose : impossible étymologie ».

  • Matin sur le soleil

    Silvia Majerska

    « Si j'avais deux bouches tout comme j'ai deux yeux, je parlerais peut-être une langue à trois dimensions Peut-être que je saurais prédire l'avenir Lire dans tes pensées Calculer à haute voix l'écart entre le carré et le cube de Pandore »

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