Taschen

  • Peter Lindbergh et Azzedine Alaïa, le photographe et le couturier, se sont retrouvés dans l'affection pour le noir qu'ils cultivent de manière égale en tirages argentiques ou en aplats vestimentaires. Ce livre célébre les deux talents qui ont écrit une page de l'histoire de la photographie et de la mode.

  • Parcourez le monde pour enquêter sur l'une des plus grandes renaissances en architecture: celle du bois. Comment ce matériau élémentaire et ancestral a-t-il pu voler la vedette à d'autres, des centres thermaux de luxe aux plans de rénovation urbaine les plus modernes? À partir de 100 projets en Chine, au Chili et partout ailleurs, cette étude analyse les facteurs techniques, environnementaux et sensoriels qui ont conduit les nouveaux talents comme les stars confirmées à s'en retourner au bois.

  • Depuis plus d'un demi-siècle, Annie Leibovitz est l'auteur de photos qui décrivent la culture de leur époque. Ses portraits de politiciens, d'artistes, d'athlètes, d'entrepreneurs et de têtes couronnées composent une galerie de notre temps, imprimée dans notre conscience collective autant par la singularité de ses sujets que par le style inimitable de Leibovitz.
    Catalogue de l'installation présentée par la Fondation LUMA, à Arles, Annie Leibovitz: The Early Years, 1970-1983 revient sur les origines de Leibovitz. Il commence par une révélation artistique: un cliché pris sur le vif, celui qui lui a donné à penser qu'elle pourrait étudier la photographie plutôt que la peinture au San Francisco Art Institute. Ce recueil, composé personnellement et avec le plus grand soin par Leibovitz, présente ensuite des planches contact et des Polaroid qui racontent de façon saisissantune époque charnière et la formation d'une jeune artiste. Les séries de photos presque documentaires que Leibovitz publie dans Rolling Stone, où elle commence à travailler alors qu'elle est encore étudiante, rendent compte d'événements politiques, culturels et contre-culturels aussi exaltants que les manifestations contre la guerre du Vietnam, le lancement d'Apollo 17, la campagne présidentielle de 1972, la démission de Richard Nixon en 1974 ou la tournée des Rolling Stones en 1975. À cette période, comme encore aujourd'hui, Leibovitz gagne la confiance des célébrités et des puissants, si bien que les pages du livre s'animent de visages connus, parmi lesquels Mohammed Ali, Mick Jagger, Keith Richards, Ken Kesey, Patti Smith, Bruce Springsteen, Joan Didion et Debbie Harry qui côtoient John Lennon et Yoko Ono, immortalisés dans une étreinte devenue iconique, quelques heures à peine avant l'assassinat de Lennon.
    D'un bout à l'autre du livre, portraits et reportages sont ponctués d'images de voitures, de ses trajets et même d'une série sur les patrouilleurs d'autoroutes en Californie. À bien des égards, il s'agit d'une célébration de la vie nomade, avec ses cadences effrénées, ses rencontres impromptues, ses fenêtres méditatives. Elles forment aussi des archives précieuses témoignant d'une époque révolue et montrant la maturation d'une jeune photographe au sein d'une culture elle-même en transition.

  • Avec La prochaine fois, le feu (The Fire Next Time), publié en 1963, James Baldwin porta sa plume en plein coeur du «problème noir» de l'Amérique. Aussi remarquable par sa prose admirable que par la franchise avec laquelle il raconte ce que signifie être noir aux États-Unis, ce livre est considéré comme l'une des plus passionnées et puissantes explorations des relations interraciales dans les années 1960, où amour, foi et famille s'entrelacent dans un assaut conjoint contre l'hypocrisie de « la terre des hommes libres ».
    Aujourd'hui, la prose riche, crue et toujours pertinente de James Baldwin est rééditée accompagnée de plus de 100 photos de Steve Schapiro, qui a sillonné le Sud américain avec Baldwin pour le magazine Life. Cette rencontre a plongé Schapiro au coeur du mouvement, et lui a permis de prendre des clichés décisifs, souvent emblématiques, de ses leaders - dont Martin Luther King, Rosa Parks, Fred Shuttlesworth et Jerome Smith - et d'événements marquants comme la marche sur Washington et la marche de Selma.
    L'ouvrage est complété par les anecdotes précieuses de Schapiro, une introduction originale de John Lewis, la grande figure des droits civiques, aujourd'hui membre du Congrès américain, des légendes rédigées par Marcia Davis du Washington Post, et un texte de Gloria Baldwin Karefa-Smart, qui était avec son frère James en Sierra Leone quand il a commencé à écrire le livre. L'ensemble constitue un remarquable témoignage visuel et littéraire sur l'une des luttes les plus importantes et acharnée de l'histoire américaine.
    Publié à l'origine en Édition collector TASCHEN, désormais disponible en édition compacte et abordable.

  • La publication qui accompagne la première exposition dont Peter Lindbergh fut lui-même le commissaire.

    Toute première exposition dont Peter Lindbergh fut lui-même le commissaire, peu de temps avant sa disparition, Untold Stories inititée par le Kunstpalast de Düsseldorf, sert de toile de fond à la créativité et au regard débridés du photographe. Doté d'une liberté artistique totale, Lindbergh a réuni une collection inédite qui jette un éclairage inattendu sur son oeuvre colossale. Ce livre, catalogue officiel de cette exposition remarquable, offre un regard approfondi et de premier ordre sur cette collection très personnelle.
    Reconnus dans le monde entier, les clichés de Lindbergh ont laissé une empreinte indélébile sur la culture contemporaine et redéfinissant depuis 40 ans les paramètres de la photographie de mode. Ici, le photographe expérimente avec sa propre oeuvre et raconte de nouvelles histoires tout en restant fidèle à son lexique. En associant des images à la fois emblématiques et jamais exposées, il défie ses propres icônes et présente des moments intimes partagés avec des personnalités qui lui ont été proches pendant des années. Parmi elles, Nicole Kidman, Uma Thurman, Robin Wright, Jessica Chastain, Jeanne Moreau, Naomi Campbell, Charlotte Rampling et bien d'autres.
    Ce volume XL présente plus de 150 photographies, dont beaucoup n'ont jamais été publiées ou de manière éphémère, généralement commandées par des mensuels de mode tels que Vogue, Harper's Bazaar, Interview, Rolling Stone, W Magazine ou The Wall Street Journal. Une longue conversation entre Lindbergh et le directeur du Kunstpalast Felix Krämer, ainsi qu'un hommage de son ami proche Wim Wenders, permettent un regard nouveau sur la création de l'exposition. Le résultat est une profession de foi intime de Lindbergh sur son oeuvre.

  • Dans la lignée de la monographie TASCHEN consacrée à Linda McCartney, ce nouveau livre présente les images marquantes de sa vaste collection de Polaroïds. Retraçant ces trente dernières années dans la vie des McCartney, ces images spontanées et pleines de candeur offrent un témoignage particulièrement intime de Linda, mère, artiste et militante végétarienne et défendant la cause animale.
    Après les portraits rock'n'roll et les premières images de la jet-set glamour, les Polaroïds de McCartney offrent quelque chose de bien plus chaleureux, intime et familial. La collection ne témoigne pas seulement de la vie dans les coulisses et au-delà de la Beatlemania, elle nous transporte directement au coeur du foyer des McCartney. À côté des portraits de Paul, la grande majorité des clichés immortalise les quatre enfants du couple, Heather, Mary, Stella et James. Nous les voyons faire des grimaces et en pyjamas assortid. Nous voyons James en train de dessiner avec son père, et Mary et Stella jouer à se faire belle.
    Alternant avec ces portraits, les natures mortes et les compositions intérieures en disent long sur l'oeil affuté de McCartney, attiré par les motifs, les textures, les couleurs ou simplement un gracieux rayon de lumière. D'autres images montrent son amour pour les animaux, grâce aux photos de chats, d'agneaux, de chevaux et de poules, pleines de compassion. À travers eux, nous voyons à quel point, en dépit de l'esthétique sommaire et imparfaite du Polaroïd, le style unique de McCartney transparaît, révélant sa précision et sa tendresse qui se mêlent avec bonheur dans ces moments pris sur le vif.

  • Quelque chose de Marilyn.
    Sur le tournage de son dernier film, Marilyn Monroe a propulsé la carrière d'un jeune photographe. Voici leur histoire.
    «Vous êtes déjà célèbre, maintenant, vous allez me rendre célèbre», tel est l'invite lancée par Lawrence Schiller à Marilyn Monroe au détour d'une discussion en amont d'une séance photo de l'actrice. «Ne soyez pas si insolent, répliqua Marilyn, les photographes, ça se remplace facilement.» C'était en 1962 et Schiller, tout juste âgé de 25 ans, était en mission pour Paris Match. Il connaissait déjà Marilyn - ils avaient tissé des liens deux ans auparavant sur le tournage du Milliardaire -, mais rien ne l'avait préparé à ce jour où elle accepta d'apparaître nue devant son objectif pour le film Something's Got to Give. Marilyn & Me est le récit intime d'une légende vivante au seuil du déclin et d'un jeune photographe en pleine ascension. À travers son récit vibrant et ses clichés extraordinaires Schiller nous transporte dans le passé avec pudeur, humour et compasion. Riche de plus de 100 photos dont les rares images prises sur le tournage du dernier film de Marilyn l'ouvrage forme un portrait vivant et inattendu qui révèle la star à la fin de sa vie.
    D'abord publié en Édition collector TASCHEN, désormais disponible en édition plus accessible et compacte.

  • Mélange entêtant de couleurs, de motifs, de textures et d'individualités, The Sartorialist : India donnera envie aux plus farouches partisans du total look noir de reconsidérer leurs préférences. Le célèbre photographe et bloggeur américain Scott Schuman a sillonné l'Inde pour immortaliser les styles furieusement particuliers qui s'y expriment, dans les rues, sur les marchés et les terrains de cricket, ou dans diverses demeures dans des villes comme Delhi, Jaipur, Pushkar et Bombay.
    L'affinité de Schuman pour ses sujets est évidente et il pointe son objectif vers des personnes de tous âges et de tous parcours, qu'ils soient teuffeurs, transgenres, lutteurs, surfeurs, grands-parents, fashionistas, enfants ou travailleurs. Il éclaire l'Inde nouvelle tout comme celle patinée par le temps. La superposition désinvolte et chic des textiles, la primauté tenace des costumes traditionnels et la pure beauté physique de l'Inde composent une expérience visuelle et culturelle profondément enrichissante.
    Cette monographie vibrante de vie, la première que Schuman signe chez TASCHEN, démontre toutes les qualités qui lui valent une renommée mondiale : un oeil de photojournaliste pour saisir le moment décisif, une tendance humaniste vers l'empathie et un sens expert de la mode et du design.

  • Quand en 2007, au lendemain d'une rupture, le photographe américain de 22 ans Blake Wood arrive à Londres, un ami commun lui présente Amy Winehouse. La chanteuse à la voix brute et sensuelle, qui vient de remporter cinq Grammy Awards pour son album de 2006, Back to Black, est alors au sommet de sa gloire, mais elle se débat dans une relation sentimentale compliquée et vit difficilement l'attention permanente que lui portent les médias. Unis par une même créativité et des histoires personnelles similaires, Wood et Winehouse bâtissent rapidement une amitié profonde, et ne se quitteront plus pendant deux ans.
    Les images de Winehouse en concert à Paris ou jouant de la batterie dans le studio aménagé chez elle à Camden Town, à Londres, côtoient les portraits tendres de la jeune femme insouciante et détendue à Sainte-Lucie ou charmeuse devant l'appareil photo, pour composer ce journal intime en images de la diva de la soul au moment où elle était l'une des voix les plus célèbres sur la planète.
    L'histoire de cette étroite collaboration émotionnelle se raconte à travers l'objectif de son confident, au fil de 150 photos couleur et noir et blanc qui révèlent l'amour, la confiance et le respect qu'ils se vouaient l'un à l'autre. Guidé par un texte de la célèbre critique de la culture pop Nancy Jo Sales, découvrez une facette rare et plus légère de cette icône regrettée, totalement elle-même sous le regard de son ami, une fille de Londres, qui profitait à fond de la vie.

  • L'Afghanistan est un pays meurtri par les rivalités tribales, les guerres de décolonisation et les conflits géopolitiques. Ses habitants le surnomment depuis toujours « pays de la rébellion ».

    C'est pourtant au milieu du chaos, au coeur de combats interminables, que sont nées des images époustouflantes de beauté. Le photographe américain renommé Steve McCurry a sillonné l'Afghanistan à maintes reprises pendant près de 40 ans, devenant l'un des reporters les plus accomplis à oeuvrer dans la région.

    Son célèbre portrait Jeune Afghane au visage grave, troublant, mais plein de grâce et de dignité, repris sur la couverture d'innombrables magazines dans le monde depuis 1984, est certainement le cliché le plus marquant du photographe. Composé comme un tableau, il est aussi intemporel que les autres images de McCurry, qualités intattendues quand on sait qu'il fut pris dans une région en pleine guerre.

    Steve McCurry a toujours fait face aux dangers inhérents à la vie «de terrain» des photographes. Il s'est souvent aventuré au-delà des lignes en prenant de gros risques, comme lors de son premier voyage en Afghanistan, en 1979, durant lequel il dut revêtir l'habit afghan pour traverser clandestinement la frontière avec le Pakistan.

    Cette route périlleuse, au coeur d'un territoire hostile, imprévisible, contrôlé tour à tour par les moudjahidin, les Russes et les talibans, McCurry l'a arpentée bien des fois. Depuis, nombre de photographes ont marché dans ses pas, mais aucun n'en est revenu avec des oeuvres aussi exemplaires.

  • Dans les années 1960, Dennis Hopper emporte son appareil partout: en tournage, dans les soirées et les dîners, dans les bars, les galeries d'art et les manifestations. C'est ainsi qu'il saisit les instants les plus passionnants vécus par sa génération. Compilé par Hopper lui-même et enrichi de textes incisifs et d'extraits d'interviews, cet ouvrage retrace la prodigieuse carrière photographique d'une des personnalités américaines les plus fascinantes.

  • En janvier et février 1991, alors que la coalition menée par les États-Unis entreprend de repousser les forces irakiennes hors du Koweït, les troupes de Saddam Hussein ripostent par une manoeuvre infernale: ils enflamment près de 700 puits de pétrole et un nombre indéterminé de zones où il affleure, provoquant d'immenses incendies déchaînés qui relâchent des nuages noirs gonflés de fumée dans toute la région et des millions de tonnes de protoxyde d'azote et de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

    Devant les efforts désespérés pour contenir et éteindre les flammes qui progressent, Sebastião Salgado s'est rendu au Koweït afin de témoigner directement de cette crise. Les conditions sont extrêmes. La chaleur écrasante du désert déforme le plus petit objectif de Salgado. Un journaliste et un autre photographe meurent dans la traversée d'une nappe de pétrole qui s'enflamme sur leur passage. Au plus près des pompiers, sensible aux impacts à la fois humains et environnementaux, Salgado a immortalisé la terrifiante ampleur de cet «immense drame à l'échelle de la planète»: le paysage ravagé, la chaleur accablante, l'air rempli de sable brûlé et de suie, les restes calcinés des chameaux, le terrain toujours infesté de mines, et les flammes et la fumée tourbillonnant dans le ciel, voilant le soleil, submergeant les pompiers couverts de pétrole.

    Les clichés épiques de Salgado ont été publiés pour la première fois dans New York Times Magazine en juin 1991, puis largement reproduits et récompensés par le prix Oskar Barnack, qui salue des images remarquables montrant le lien entre l'homme et l'environnement. Kuwait. Un désert en feu est la première monographie consacrée à cette incroyable série. À l'image de Genesis, Exodes et Enfants, elle est autant un document majeur de l'histoire moderne que l'extraordinaire recueil d'une oeuvre photographique.

  • "Regards sur l'Afrique : trente ans d'images sélectionnées par Salgado :
    Sebastião Salgado est l'un des reporters-photographes en activité les plus reconnus, dont la réputation s'est construite sur les photographies en noir et blanc prises de populations en détresse durant plusieurs décennies. S'il a exploré un peu partout sur le globe, l'Afrique, où il a réalisé plus de 40 reportages sur 30 ans, est au centre de son travail. Des tribus Dinka au Soudan et Himba en Namibie aux gorilles et volcans de la région des lacs ou aux nombreux expatriés de par le continent, ce sont toutes les facettes de l'Afrique contemporaine que nous montre Salgado. Ses images saisissent le spectateur et lui restituent l'essence même de ce qu'elles dépeignent, les effets de la guerre, de la pauvreté, ou du climat hostile.
    Ce livre rassemble les photographies de Salgado en trois parties. La première est consacrée à la partie sud du continent (le Mozambique, le Malawi, l'Angola, le Zimbabwe, l'Afrique du Sud, la Namibie), la seconde à la région des grands lacs (le Congo, le Rwanda, le Burundi, l'Uganda, la Tanzanie, le Kenya) et la troisième à la partie sub-saharienne (le Burkina Faso, le Mali, le Soudan, la Somalie, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal, l'Ethiopie). Les textes sont ceux de la romancière Mia Couto, et décrivent comment la colonisation et les crises économiques, sociales et environnementales ont façonné l'Afrique d'aujourd'hui.
    Ce superbe ouvrage est à la fois un survol de l'Afrique et un hommage à son histoire, ses peuples et ses phénomènes naturels."

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Ren Hang

    Dian Hanson

    Ren Hang est tout sauf un rebelle. De taille modeste, de nature timide et sujet à des crises de dépression, ce photographe de 28 ans, originaire de Pékin, est pourtant au premier rang du combat que livrent les artistes chinois en faveur de leur liberté de création. À l'instar de son défenseur, Ai Weiwei, Ren produit des oeuvres jugées dangereuses pour la société et l'État communiste. Ren affirme pourtant : « Les idées politiques exprimées dans mes images n'ont rien à voir avec la Chine. C'est la politique chinoise qui veut s'introduire dans mon art. Une de mes expositions a déjà été annulée par le gouvernement chinois pour « suspicion de sexe ».

    Pourquoi cette accusation ? À cause de ses modèles : ses amis et, de plus en plus, ses fans, sont photographiés nus, souvent en extérieur, perchés au sommet des arbres ou au bord des toits vertigineux de Pékin, empilés comme des cubes de béton, la tête enturbannée d'une pieuvre, des fils de téléphone ou des fleurs jaillissant de leurs cavités corporelles, selon ce qui lui vient à l'esprit sur le moment. Il dément toute arrière-pensée sexuelle, et l'on sent un vrai détachement dans la moindre de ses images les plus extrêmes montrant urine, pénétrations, et même des érections. En 2013, lors d'un entretien, le magazine VICE l'interrogeait ainsi : « Il y a beaucoup de bites... N'aimez-vous donc que ça ? » Et Ren a répondu : « Ce n'est pas seulement aux bites que je m'intéresse, j'aime représenter chaque organe d'une façon nouvelle, vivante et émotionnelle ».

    Dans la suite de la discussion, Hang affirmait aussi : « Le genre importe peu, quand je prends des photos, la seule chose qui me préoccupe, c'est quand vais-je avoir un rapport sexuel. », ce qui le place à l'avant-garde d'une nouvelle scène où les genres s'effacent. Ses jeunes fans le suivent avidement sur son site Internet, ses comptes Facebook, Instagram et Flickr. Ses photographies, toutes produites sur pellicule, ont fait l'objet de plus de 20 expositions personnelles et 70 collectives durant les cinq années de sa brève carrière, dans des villes aussi diverses que Tokyo, Athènes, Paris, New York, Copenhague, Francfort, Vienne, et même Pékin. Il a publié 8 monographies en autoédition et à de faibles tirages, dont le prix atteint désormais jusqu'à 600 $. L'ouvrage Ren Hang publié par TASCHEN sera donc sa première anthologie mondiale à parcourir l'ensemble de sa carrière à travers ses photos les plus appréciées et les plus populaires, dont beaucoup d'inédites, montrant hommes, femmes, Pékin, et même des érections.

  • Les prises de vues ont été réalisées dans les années 1960 et 1970 lors de la crise de l'habitat naturel des éléphants au Kenya puis en Ouganda où Peter Beard a étudié la dynamique démographique des éléphants et des hippopotames. Les photographies accompagnées d'archives témoignent de la famine, de la mauvaise gestion des ressources et des effets de la surpopulation animale en Afrique de l'Est.

  • Rares sont les photographe qui ont laissé un patrimoine aussi précieux que Edward Weston (1886-1958). Après une dizaine d'années passées à faire des photos dignes d'un peintre, en jouant avec la technique du flou artistique, il devint la figure tutélaire d'un groupe d'artistes de la côte Ouest baptisé Group f/64, qui lança l'école précise et pointue de la « photographie pure ». Après ce grand plongeon stylistique, la carrière de Weston passe à la vitesse supérieure, et il réalise des clichés d'un réalisme sensuel extraordinaire, en équilibre parfait entre immobilité de la composition et fulgurante intensité.

    Avec ses nus, ses études de la nature et sa myriade de vues sur les spectaculaires paysages californiens, Weston cherchait à distinguer la « substance et la quintessence de la chose elle-même ». Cette monographie concise rassemble certaines des plus belles oeuvres de Weston, qui montrent de quelles manières il a poursuivi et atteint cet objectif, avec un paysage, un coquillage, ou un corps nu.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Lorsqu'il s'agit de plaisir, la taille importe peu: comme chacun sait, la qualité prime sur la quantité. Mais l'attrait d'un pénis de taille reste, sans conteste, irrésistible. Epaules rembourrées, revers et coiffures démesurés vont et viennent avec la mode, mais un pénis conséquent ne la craint pas. Les outils de plus de 20 cm continuent de fasciner d'autant plus qu'ils ne sont le privilège que d'à peine 2 pour cent de la population mondiale.

    Dans ce pendant masculin du Big Book of Breasts sont passés en revue des siècles de fascination exercée autant sur les hommes que sur les femmes par les phallus hors normes. Ce volume, de taille lui aussi, est généreusement illustré de plus de 400 photographies d'attributs masculins spectaculaires, avec notamment de rares photos du légendaire John Holmes. La majorité des clichés datent des années 70, lorsque la révolution sexuelle a pour la première fois permis aux photographes de dénuder entièrement le corps masculin. Parmi les artistes sont ici présents Bob Mizer de l'Athletic Model Guild, David Hurles d'Old Reliable, Colt, Falcon, Sierra Domino et les studios Third World et Champion, chacun d'entre eux interrogé ou présenté en détail, avec en outre des informations sur leurs modèles. Le livre se conclut sur une surprise mémorable, à la mesure de celle de Norma Stitz à la fin du Big Book of Breasts!

  • Tout a commencé par une enchère innocente sur eBay. Le réalisateur Lee Shulman acquit un lot de diapositives 35mm Kodachrome - des photos de famille d'anonymes - et fut si captivé par ce qu'il a appelé "la valeur émotionnelle de ces instants de vie" qu'il comprit qu'il devait en réunir davantage. En janvier 2017, il lançait The Anonymous Project. Après avoir rassemblé près de 700. 000 images données ou achetées, il est désormais résolu à collecter, préserver et cataloguer des négatifs et diapositives couleur de cette moitié du siècle.
    The Anonymous Project, publié ici pour la première fois, présente une anthologie choisie de près de 300 images documentant la vie de ces anonymes, des décennies avant Instagram ou Snapchat. Le résultat offre une capsule témoin intime parcourant les années 1950 à 1970, aussi vivante que ses couleurs Kodachrome. Si les sujets pris en photo sont inconnus, ces images et les histoires fascinantes qu'elles renferment nous sont universellement familières.

  • Man Ray (1890-1976) était un moderniste aux intérêts multiples, qui appliqua son talent à la peinture, à la sculpture, au cinéma, à l'estampe et à la poésie. C'est cependant son oeuvre photographique, notamment ses études de nus, ses photos de mode et ses portraits, qui ont inscrit son nom parmi les pionniers, auteurs d'un nouveau chapitre de l'histoire de l'art et de la technique photographique.

    À travers une large sélection de ses oeuvres connues ou plus discrètes, cette monographie compose une vue d'ensemble vivante du travail protéiforme de Man Ray et de son legs photographique. Elle retrace sa vie depuis ses débuts d'artiste à New York jusqu'au rôle central qu'il joua dans l'avant-garde parisienne, qui le vit figurer dans la première exposition surréaliste avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, et au sein de laquelle il produisit des oeuvres aussi illustres que Noir et blanche et Le Violon d'Ingres. Au fil de très nombreux exemples de natures mortes et de portraits, notamment, on découvre comment Man Ray a constamment expérimenté de nouvelles techniques et poussé la photographie hors du domaine documentaire pour la transporter vers des expressions poétiques éthérées en jouant avec l'exposition multiple, la solarisation et sa version personnelle du photogramme qu'il s'amusait à baptiser « rayographie ».

  • En 1960, le photographe William Claxton et le célèbre musicologue Joachim Berendt ont parcouru les États-Unis sur la piste du jazz. De comédies musicales en fanfares, de ruelles en sous-sols, ils cherchent à témoigner de ce phénomène musical vivant, expressif et énergique qui fascine toute l'Amérique au-delà des barrières sociales, économiques et raciales.

    Fruit de la collaboration entre Claxton et Berendt, Jazzlife a été ardemment recherché par les collectionneurs et est désormais disponible dans ce nouvel ouvrage des éditions TASCHEN. D'un bout à l'autre du pays, depuis les musiciens de rue inconnus jusqu'aux immenses légendes du genre, cet incontournable voyage à travers le jazz explore précisément ce qui en fait l'une des formes d'art américaine les plus originales. À la Nouvelle-Orléans et à New York, à Saint-Louis, Biloxi, Jackson et ailleurs, les clichés passionnés mais pleins de douceur de Claxton, ainsi que les textes qui les accompagnent, abordent le jazz dans toute sa diversité autant que dans sa vitalité constante et son âme. Ils montrent les musiciens, mais aussi tous les lieux et les gens touchés par cette musique: cortèges funèbres et scènes de concert, trompettiste vétéran et enfants agglutinés derrière les vitres au passage d'un orchestre.

    À travers des clichés montrant Charlie Parker, Count Basie, Duke Ellington, Muddy Waters, Gabor Szabo, Dave Brubeck, Stan Getz, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Miles Davis, Charles Mingus, Thelonious Monk, John Coltrane et bien d'autres, cet ouvrage évoque autant un fascinant pan d'Histoire qu'un hommage personnel sensible.

    Edition reliée sous coffret.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Le minou mis à nu...
    La collection consacrée aux parties du corps se clôt sur l'origine du monde...

    D'abord le girond Big Book of Breasts, puis le phallique Big Penis Book, le cavaleur Big Book of Legs et le fessu Big Butt Book. Ne pouvait venir ensuite qu'une exploration approfondie du pudendum féminin, ce mystérieux et douillet orifice que l'homme cherche à fuir pendant neuf mois et tente de réinvestir le reste de sa vie. Le Gros livre du Minou, à ne pas confondre avec le Livre du gros Minou, clôt cette collection aussi populaire que controversée, et promet, de ne laisser aucun lecteur indifférent. Comme pour les précédents volumes, l'éditrice Dian Hanson s'est plongée dans l'histoire et la symbolique de cette autre partie charnue du corps humain, et montre comment, dans différentes civilisations, de la Nouvelle-Guinée à l'Irlande médiévale, le yoni a été convoité et vénéré, mais aussi craint, insulté, outragé. Au texte sont adjointes des photographies badines de femmes exhibant leurs vulves, prises de 1900 à nos jours. La description de l'intimité féminine a très longtemps été entachée d'une pudeur honteuse injustifiée; le Big Book of Pussy recadre le débat grâce à ces modèles exposant leurs parties intimes avec légèreté et enthousiasme, en souriant les lèvres ouvertes. Avec plus de 400 photos, cet ouvrage ne recule ni devant l'emphase ni devant l'exhaustivité, et s'aventure tant dans les jungles sauvages que sur les gazons les mieux entretenus.

    Notre éditrice à rencontré plusieurs experts du cunnus, parmi lesquels l'auteur connu sous le pseudonyme imagé de Pussyman, et plusieurs propriétaires de minous célèbres comme Vanessa del Rio ou Buck Angel; les photographes Terry Richardson, Richard Kern, Ralph Gibson, Jan Saudeck, Guido Argentini, Ed Fox et autres, dévoilent leurs photos de chattes favorites; sous ce déluge d'arguments, arrivé à la page 372, le lecteur le plus timide ne pourra que miauler: "Viens mon minou, viens!"

  • Un nourrisson blotti au creux d'un coquillage, un tout-petit endormi sur un lit de fleurs, ou niché contre sa mère. Grâce à ses compositions uniques, sensibles et stylisées, Anne Geddes est devenue l'une des photographes les plus largement connues et aimées au monde, saluée pour sa façon d'appréhender l'enfance et la parentalité à travers des portraits pleins de douceur, de caractère et de force.

    Comme aucun autre artiste avant elle, Geddes s'efforce de saisir la beauté, la pureté et la vulnérabilité des enfants, et de traduire en image sa profonde conviction selon laquelle chaque enfant sans exception doit être « protégé, élevé et aimé ». Depuis ses débuts en 1992, son programme caricatif, la « Geddes Philanthropic Trust », a attribué des fonds importants récoltés grâce aux produits Anne Geddes pour aider à la lutte contre la maltraitance et la négligence des enfants à travers la planète.

    Cette rétrospective consacrée à Geddes nous replonge dans l'intégralité de ses archives, remontant jusqu'aux années 1980. Comprenant de nombreuses images jamais montrées jusqu'alors, et un motif sticker, l'ouvrage rend hommage à une esthétique attachante et pleine de fantaisie autant qu'à l'esprit qui la sous-tend: prendre soin des plus jeunes et des plus vulnérables, et finalement de l'avenir de l'humanité.

  • Qui a lâché les chiens?

    Le célèbre photographe animalier se tourne vers le meilleur ami de l'homme.

  • Us and Them est une véritable ode au couple et à l'art. Publié pour la première fois en 1999, l'ouvrage rassemble les photographies d'Helmut Newton et de son épouse, l'actrice et photographe June Newton, qui a travaillé sous le pseudonyme d'Alice Springs. Le recueil, divisé en cinq parties, fait alterner le monde personnel, tendre et intime du « Us » (« Nous ») de Newton et Springs et les rencontres glamour qu'ils ont faites dans leur vie sociale et professionnelle - « Them » (« Eux »).

    Les chapitres formant la partie « Us » révèlent des portraits du couple réalisés tantôt ensemble, tantôt l'un par l'autre, aussi surprenants dans leur vulnérabilité que proches dans leurs moments de joie. Le couple apparaît songeur, fatigué ou riant aux éclats. Alice photographie Helmut lors de ses séances de photo avec ses modèles, dans sa douche et en talons aiguilles. Helmut saisit Alice dans leur cuisine, déguisée ou nue, en train d'étendre le linge. Au fil des pages nous sont dévoilés les faiblesses et les moments intimes qui forment un couple sur la durée et qui vont de pair avec le glamour sous haute tension qui fait la renommée de Newton. La puissance particulière de ces images réside autant dans le charme et la beauté de ce couple vieillissant et parfois souffrant (Helmut à l'hôpital, Alice rajustant ses lunettes) que dans les corps parfaits d'une séance de photos de mode de Newton.

    Dans «Them», l'ultime chapitre, Newton et Springs braquent chacun leur objectif sur les mêmes sujets, des célébrités emblématiques comme Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, David Hockney, Dennis Hopper, Karl Lagerfeld et Timothy Leary. Tandis que Newton choisit ses sujets en accord avec son style inimitable qui fait la part belle au charme sculptural, Springs utilise une focale plus douce pour obtenir un résultat plus suggestif, délicat ou léger.

    Passant, selon les mots de Newton, de la «joie et de la simplicité» à une «mise en scène» à travers la jeunesse et le grand âge, l'amour et le sexe, la vie publique et la vie privée, cette nouvelle édition d'Us and Them offre, en plus de l'aperçu plein d'élégance de deux visions indépendantes au sein d'un couple, une chronique tendre et inspirante sur l'amour à travers le temps.

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