Entreprise, économie & droit

  • Avocate irrespectueuse

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 20 Août 2020

    « En entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi. » Gisèle Halimi se retourne sur son passé. Celui d'une avocate mythique, mais... irrespectueuse, comme elle se définissait elle-même. Irrespectueuse des juges soumis au pouvoir ou aux « bonnes moeurs ». Irrespectueuse des règles d'un Ordre des avocats trop « moral ».

    Elle fut l'une des premières à féminiser le mot avocat et s'engagea en faveur des droits des femmes, exigeant le droit à l'avortement et la répression du viol lors de procès retentissants. Mais la vie de Gisèle Halimi, c'est aussi la solitude, les menaces de mort, l'éloignement de ses jeunes enfants, des meurtrissures.

    À travers ce livre, elle nous fait revivre ses défenses difficiles, exaltantes, mémorables, de sa première plaidoirie pour un voleur de pommes de terre aux grands procès politiques, et les moments qui ont fait basculer la société. Une existence guidée par sa foi en l'égalité de tous les êtres humains et une soif de justice.

    Voici les mémoires d'une femme révoltée, qui a fait de l'irrespect un synonyme du courage.

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  • Dictionnaire amoureux ; des faits divers

    Didier Decoin

    • Plon
    • 24 Février 2022

    Peut-on être amoureux des faits divers ? Ce qui est certain, c'est qu'on peut se prendre de passion pour les personnages qui les habitent, qui les hantent, qui en vivent ou qui en meurent, victimes et tueurs, héros et justiciers, escrocs de haut vol et mystificateurs, journalistes et romanciers...
    C'est à un bal « démasqué » que Didier Decoin invite le lecteur. Entrez dans la danse : de Marguerite de Ravalet, la jouvencelle qui perdit la tête (au sens propre) pour un amour maudit, à la troublante Amanda Knox et la petite Omayra Sánchez dont la mort retransmise en direct fit pleurer le monde entier, voici quelques demoiselles en détresse parmi les plus émouvantes. Face à elles, virevoltent les quadrilles diaboliques des cannibales, des kidnappeurs, des tueurs en série et des génies de la mort. Du maquis corse au boulevard du Crime, en passant par la forêt maudite d'Aokigahara et Boston tombée dans la mélasse, voici le petit peuple des faits divers et ses mille et une histoires. A peine croyables, mais pourtant vraies.

  • Autopsies

    ,

    • Plon
    • 24 Février 2022

    Pour son cinquième opus, le Dr Sapanet revient sur une trentaine d'affaires criminelles passées sous son bistouri. Fusil de chasse, couteau de cuisine, sabre japonais, strangulation, chaque méthode a laissé sur les corps des victimes une signature que l'autopsie se fait fort d'authentifier.

    Parmi ces affaires, l'histoire du petit Nino, 9 mois. Sans la perspicacité de son équipe, ce dernier aurait rejoint la liste des bébés victimes de la « mort subite du nourrisson ». Mais l'autopsie confirmera de nombreux sévices dans les semaines précédant le décès et un secouage aussi violent que mortel. Quant à Marie-Lucie, 75 ans, elle aurait été inhumée après un décès qualifié de « naturel ».Tout était prêt, le cercueil sur le point d'être refermé, lorsqu'un doute a suspendu les funérailles. L'autopsie ordonnée in extremis a révélé l'ultime calvaire de la vieille dame, passée à tabac et étranglée.

    Scènes de crime, opérations médico-légales, reconsti-tutions criminelles, procès d'assises, Michel Sapanet entraîne le lecteur, avec humour et pédagogie, sur le long chemin qui mène du crime obscur à la vérité judiciaire.

  • Pour la première fois, le colonel Éric Emeraux, à la tête de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), révèle le quotidien des enquêteurs de cette petite unité de la gendarmerie nationale confrontés à l'insoutenable et à l'indicible. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants revenus de l'enfer dépassent l'entendement : Lejla, la Bosniaque, qui a vu son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes ; Désirée, la Rwandaise tutsi, dont les enfants ont été découpés à la machette sous ses yeux ; Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister à des séances d'éviscération et de cannibalisme ; Nazim, le Syrien, qui raconte les plaies à vif et les chairs brûlées.

    Pour chaque dossier, ce sont des heures de recoupement, de planques, de filatures pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Avec un seul but : que la justice règne face à la barbarie et que l'humanité s'impose face à la terreur.

  • Trembler

    Catherine Laborde

    • Plon
    • 11 Octobre 2018

    Dans ce livre vérité sur la maladie de Parkinson dont Catherine Laborde est victime, elle raconte tout en pudeur, émotion, humour aussi, ce mal qui touche plusieurs milliers de personnes, malades et aidants inclus.

    « Après avoir réfléchi à mon quotidien, j'établis ainsi la liste non exhaustive des symptômes de la maladie de Parkinson qui me touchent : trembler, baver, tourner en rond, crampe, ralentissement de la marche, hésitations, mémoire récente défaillante, discours incohérent, cauchemars, perte de repères géographiques, main gauche tordue, constipation, larmes, sentimentalisme, trébuchements, insomnies, hallucinations fugaces. Mais aussi fourmillement dans les pieds, le dos, peur des escaliers, des vélos, de la vitesse, des bêtes sauvages, d'être abandonnée, d'être seule la nuit, peur de tout, perte des repères géographiques, généalogie incertaine, déambulations sans objet.
    Est-ce que tout cela fait une maladie ? »

  • Rester debout

    Michel Zecler

    • Plon
    • 25 Novembre 2021

    Un an après l'agression du 21 novembre 2020 qui l'a placé au coeur de l'actualité, Michel Zecler prend la plume et témoigne pour la première fois.
    Il lui faut raconter cette histoire qui est la sienne, de l'enfance en Martinique jusqu'au 17e arrondissement de Paris, en passant par sa jeunesse tumultueuse à Bagneux ou son ascension dans les coulisses du rap français... pour ne rien oublier de cet avant, panser les blessures, préparer le procès, continuer à vivre et saisir ce qu'il se produit quand une violence sourde et arbitraire s'invite dans la vie d'un homme causant une véritable déflagration ressentie jusqu'au sommet de l'État.

    " Cette affaire a tout balayé. Elle me pousse à tout relire avec un autre regard, à faire du rangement dans mes souvenirs, je ne l'ai jamais fait. Il y a tant de choses que je n'ai jamais dites, tant d'événements que j'ai effacés de ma mémoire, tant de scènes qui expliquent ce qui s'est passé dans ma tête à cet instant précis de mon existence. Alors, il faut faire le tri, essayer de comprendre, ranger les choses dans les bonnes cases, mais pas seulement pour moi, aussi pour ceux qui ne peuvent pas parler, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'être filmés au moment de leur agression, et pour ceux qui sont morts. À force de relier les points, peut-être trouverai-je un semblant de réponse à cette question qui me ronge et m'empêche encore parfois de dormir : Pourquoi ? "

  • Un ex-salarié témoigne.

    124 000 employés dans plus de 170 pays, 646 millions d'euros d'investissement ans la recherche, Michelin, entreprise française la plus attractive auprès des salariés, est une société innovante qui ne se contente pas de produire des pneus mais oeuvre également dans l'industrie chimique, métallique et textile. Michelin s'engage qui plus est dans les sphères sociales et environnementales, jusqu'à se prétendre investi d'une mission de société : tout semble dédié à la libération de l'individu, à l'émancipation des esprits.

    Éric Collenne, au service de ce groupe arborant des valeurs humanistes, va pourtant déchanter. Cadre chez Michelin pendant près de dix ans, il est progressivement confronté à une autre réalité, avec ses mises en scène, ses dédoublements et ses fractures.
    Derrière le sourire avenant de Bibendum se cacherait un monstre cannibale : présentéisme conditionnant l'intéressement, espionnage sous couvert de bienveillance, management alternant le bien et le mal, rythmes infernaux qui intoxiquent les corps. Voilà qu'il est traité comme de la brisure, atomisé.

    Désormais ex-salarié, il témoigne pour la première fois de son expérience, celle d'un système qui pousserait les salariés à l'obsolescence. Une mécanique qui extrait les forces vives de l'individu, comme si celui-ci était dorénavant marqué d'une date de péremption, comme si notre mort professionnelle était programmée dès l'entretien d'embauche.

    Son jugement est cinglant : à l'instar de l'exploitation intensive des ressources de la planète, l'entreprise du XXIe siècle broie ses salariés jusqu'à épuisement, jusqu'à les rendre inaptes au travail. Inemployables.

  • Hubert Joly partage sa vision d'une entreprise à sens humain en s'appuyant sur ses quinze années à la tête de grandes entreprises internationales, en France et aux États-Unis.

    Loin de la poursuite effrénée du profit à court terme, il décrit comment les entreprises gagnent à mettre les collaborateurs au coeur d'un projet mobilisateur au service du bien commun. Il démontre comment elles peuvent ainsi satisfaire simultanément l'ensemble de leurs parties prenantes et obtenir des résultats extraordinaires.

    Facile à énoncer, cette approche est en réalité difficile à mettre en oeuvre. Elle requiert de repenser fondamentalement notre vision du travail, notre définition de la nature et de la finalité de l'entreprise, la manière de mobiliser les hommes et les femmes qui y travaillent, et notre conception du leadership.

    Dans ce livre, Hubert Joly apporte des illustrations très concrètes et des conseils pratiques tirés de son expérience et de sa propre transformation d'un pur produit de l'éducation française en un leader qui croit en la capacité de mobiliser la « magie humaine » au service du bien commun.

  • Renaud : putain de livre !

    ,

    • Plon
    • 8 Octobre 2020

    L'exposition « Renaud », dont l'album est le livre officiel, n'est pas une simple exposition biographique. Elle raconte l'univers de l'artiste à travers un paysage visuel autant que musical.
    L'ouvrage sera, comme l'exposition, composé de quatre sections qui sont autant de facettes du chanteur : Renaud le révolté, Renaud le poète-portraitiste, Renaud l'engagé et bien-sûr Renaud l'amoureux de l'enfance.
    A l'image de l'exposition, le livre proposera d'alterner des sections ancrées dans le réel et des sections plus oniriques qui voient le déploiement de l'imaginaire des chansons. Un basculement entre réel et imaginaire, face lumineuse et face sombre, sera présent tout au long de l'album, tout comme l'humour, à l'image de Renaud.
    Côté textes, l'ouvrage sera préfacé avec les deux commissaires de l'exposition, David Séchan, frère jumeau de Renaud, et Joanna Copans, spécialiste de l'artiste et autrice d'un ouvrage sur ses chansons. Chaque chapitre sera accompagné d'un texte signé des proches et meilleurs connaisseurs de Renaud : Jack Lang, Bertrand de Labbey (son agent historique), François Bernheim (« découvreur » de l'artiste), Alain Rey, Riss de Charlie Hebdo, Jean-Pierre Bucolo (son compositeur historique), Titouan Lamazou, Daniel Colling (directeur du Zénith de Paris, Printemps de Bourges, etc.), Helena Van Den Nest (fan belge de la 1re heure, créatrice du 1er vrai et grand site dédié à Renaud « Le HLM des fans de Renaud », Didier Varrod (journaliste, auteur, proche de Renaud) et Jean-Noël Tronc (DG de la Sacem, grand admirateur de l'artiste qui lui aura éveillé la conscience politique durant l'adolescence).
    Enfin, riche de plus de 200 iconographies, le livre comportera de nombreuses archives personnelles inédites, manuscrits, dessins et documents rares et photographies.
    Préface inédite de Renaud.

  • Viré

    Jean-Francois Laville

    • Plon
    • 30 Septembre 2021

    J'avais 54 ans, j'étais rédacteur en chef des magazines « Stade 2 » et « Tout le sport ».

    Je suis un homme blanc de plus de 50 ans comme Patrick Sébastien, David Pujadas, Julien Lepers, Frédéric Taddéi débarqués avant moi de France Télévisions. Je n'ai évidemment pas leur notoriété, et pourtant...

    Viré est le témoignage bouleversant d'un homme qui faisait son travail, tout simplement. Accusé à tort de harcèlement et de sexisme, il est contraint à la mort sociale. Voici la mécanique d'un licenciement orchestré et expédié dans les couloirs de France Télévisions...

  • En direct de la morgue

    Michel Sapanet

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    Un chef d'entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d'une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d'être incendié... La table d'autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d'experts traite plus de 450 dossiers de morts suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
    Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d'une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d'assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore l'examen de rescapés de violences.
    Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains... Autant de mystères sur lesquels l'auteur lève un coin de voile.

  • Si tu meurs, je te tue

    Chloe Verlhac

    • Plon
    • 7 Janvier 2021

    « Ce soir-là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d'une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l'oeil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection... Il me demande de le retourner. Il l'a signé au feutre.
    Il me dit : "Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps." C'était quelques jours avant l'attentat. » Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Maman à la tête d'une petite tribu recomposée et pas mal de chats. Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d'une vie fracassée, d'une vie qui n'est plus pareille, mais d'une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie, Tignous.

    Elle raconte les coulisses, largement inconnues du grand public, de l'attentat et de l'après, et la lente reconstruction des proches.

  • Cavales

    François Besse

    • Plon
    • 22 Avril 2021

    François Besse a passé près de deux décennies en prison, s'est évadé à sept reprises et a connu plus de vingt années de fuite à travers l'Europe et le Maghreb. Quant au nombre de braquages dont il est l'auteur, lui seul le connaît. Mais tout porte à croire qu'il est élevé.
    Cet homme lettré et philosophe, dont le nom est resté associé à de grands épisodes du banditisme français, prend pour la première fois la plume afin de raconter les événements qui ont marqué son existence. De Cognac à la Santé, de Bordeaux au palais de justice de Paris, il porte un regard à la fois précis et distancié sur sa vie et sur les questions que chacun voudrait lui poser. Choisit-on d'être libre ? Un bandit comme Mesrine, avec lequel il a fait équipe, doit-il faire figure de héros ? Quelles valeurs nos actes portent-ils ? La prison a-t-elle un sens ? Sans jamais nier les murs franchis ni les armes tenues, apparaît ici le parcours d'un honnête homme.

  • Papa

    Clemence Rochefort

    • Plon
    • 24 Septembre 2020

    Une amie qui n'avait jamais rencontré mon père m'a dit un jour, en parlant de lui : « Il aurait pu donner tout ce qu'il n'avait pas. » Elle avait raison. Il est rare, je trouve, qu'un personnage public soit en total adéquation avec la personne que l'on découvre dans la vie privée. J'ai donc écrit ce livre pour rendre autre chose qu'un hommage à mon père. Pour raconter des anecdotes, décrire sa sincérité sans calculs, sans plan de carrière, sans filets... la personnalité de ce père « connu par hasard, sans vouloir le devenir ». Un père qui aimait les autres non pour qu'on dise de lui : « Il est gentil Jean Rochefort », mais parce que les écouter l'intéressait et surtout lui était vital. Pourquoi papa est-il tant aimé ? Une seule réponse, en vérité, et un mot : la sincérité.

    Mais lorsqu'un tel personnage disparait... comment faire son deuil ? Comment être digne de lui ? De quelle manière continuer à vivre, sans être hantée par les souvenirs mais sans pour autant oublier ? Comment trouver un compagnon de vie, une présence masculine qui prenne, en quelque sorte, la suite ? De quelle manière, se servir de sa transmission ? Que reste-t-il lorsqu'un tel père disparait ?

  • Mémoires

    Maurice Druon

    • Plon
    • 9 Janvier 2020
  • De la prison, on connaît quelques témoignages de surveillants, souvent retraités ou anonymes. Mais un récit en nom propre et en activité de directeur de prison, ou plutôt de directrice, on n'a encore jamais lu.
    Ce livre est une plongée unique dans le quotidien de Christelle Rotach, la directrice de la prison de la Santé.
    De son métier, Christelle Rotach ne parle jamais, sauf pour en citer quelques anecdotes qui ne sont que des bribes, des éclats de vécu, une réalité qui n'en est pas une et qui reste méconnue. Impossible de se représenter l'amplitude des situations auxquelles peut être exposé un directeur de prison sur un terreau aussi explosif où tout peut basculer, à tout moment, dans des établissements où la surpopulation est aujourd'hui à son comble.
    La gestion d'une prison, c'est de la sismologie. Une affaire à la fois logistique, humaine et politique. Qui peut peser, à la longue.
    « Ce métier, c'est une somme de petites blessures qu'au fil des années, on n'encaisse plus aussi bien ».
    A force de marcher sur un volcan avec des bouts de ficelle, la charge mentale est sans doute devenue trop lourde.
    A force d'arpenter la noirceur, on finit par avoir l'impression de vivre la nuit. La prison avale tous ceux que la société vomit - les criminels, les fous et, fait nouveau, les terroristes, face auxquels la pénitentiaire n'est pas préparée.
    Et pourtant, ils vont tous sortir. Un jour.
    Sans éluder aucune question, Christelle Rotach raconte, de l'intérieur, le cambouis, le rythme infernal de la maison d'arrêt, les questions, l'inquiétude, le règne des injonctions paradoxales, la violence, la mort. Elle nous parle d'elle, de nous, de ce miroir dans lequel la société ne veut plus se voir.

  • S'il existe autant de spécialités journalistiques que d'activités humaines, je ne distingue que deux catégories de confrères : ceux qui recueillent l'opinion d'interlocuteurs qu'ils estiment plus qualifiés qu'eux et ceux auxquels on offre le grand luxe de ne donner que leur avis et lui seul. Après de rapides débuts chez les premiers, j'ai rejoint depuis plus d'un demi-siècle les seconds. Lorsque j'ai commencé à broder sur l'actualité, les haricots verts avaient encore des fils ; les plateformes ne se situaient qu'à l'arrière des autobus et pas sur internet ; les gens qui monologuaient dans la rue ignoraient le téléphone portable. La chronique a été mon bâton de maréchal. Elle m'a évité les déplacements et les démentis sans m'empêcher toujours de me tromper sur l'interprétation des événements et le caractère des hommes.
    De 1987 à 2019, j'ai donc tenté, alors que je n'ai jamais touché un ballon rond de ma vie, de rebondir chaque semaine dans la tribune privilégiée que m'offrait Le Figaro Magazine. J'ai surfé - sans plus d'expérience sportive - sur les chambardements politiques, sur les phénomènes de société, sur les vrais talents et sur les fausses gloires. A aucun moment, je n'ai manqué de matière première. Souvent, le choix était délicat entre tourner en ridicule les gouvernants et sublimer le dérisoire. Je me suis efforcé d'accorder la priorité aux contemporains les plus imaginatifs ou les moins futés en ratissant très large dans les univers des affaires et de la culture. Parfois, ma réaction était prémonitoire. Autrement, elle n'avait d'autre effet que de provoquer un sourire jusqu'à ce que le vaudeville tourne au drame ou qu'un scandale chasse l'autre. Car je me suis surtout délecté des orateurs peu doués pour la parole, des politiciens sans foi ni loi, des réformes avortées et des projets abandonnés en rase campagne électorale. J'assume mes contradictions : j'ai dénoncé l'argent-qui-ruine-tout mais j'ai refusé le bénévolat ; je me suis moqué des VIP affamés de notoriété mais j'ai offert un verre à mon entourage le jour où mon nom est apparu au-dessus de mon article plutôt qu'en-dessous ; j'ai daubé sur les frimeurs mais j'ai arrêté des bolides qui ressemblaient aux leurs devant les hôtels où je savais les retrouver ; j'ai osé écrire «Que notre République serait triste sans les rois d'à côté !» alors que je suis l'archétype du franco-français franchouillard.
    Au total, des centaines de chroniques dont j'ai sélectionné la quintessence et qui doivent à l'attention des lecteurs et au courrier qu'ils m'ont adressé autant qu'à mon inspiration. Sans ces complices indulgents et fidèles, je me serais trouvé dans l'impuissante position des champions de pelote basque dépourvus de fronton. Le bon Dieu qui veille sur le parcours des tâcherons agnostiques m'a permis de jouer les prolongations et la possibilité de transformer l'écume des semaines en morceaux choisis. Un grand merci.

  • La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018

    Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.

    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.

    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.

    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • Victor, mon père

    Richard Nataf

    • Plon
    • 12 Mars 2020

    « Quand j'avais quelque chose d'important à lui dire, j'ai souvent été plus à l'aise de le faire à l'écrit. Aujourd'hui, je n'ai plus le choix, je ne peux plus l'appeler ni lui parler de vive voix. Ce livre arrive donc au bon moment, il va raconter notre collaboration qui débuta également à point nommé, juste à temps pour que nous puissions faire table rase, et repartir sur un pied d'égalité. Toute mon enfance, et même à l'âge où j'aurais dû m'affirmer en tant que jeune adulte, Victor m'impressionnait beaucoup trop pour que nous parvenions vraiment à nous aimer, mais l'écriture de scénarios nous a rapprochés, et pour un temps, les rôles furent inversés : j'étais le père de Louis La Brocante, et lui n'a jamais désarmé, il a toujours tout donné. Après plus de quarante épisodes, il parvenait encore à me surprendre, une émotion, un mot, un geste que je n'avais pas imaginés.
    En partant de mes premiers souvenirs d'enfant ébloui par les décors et les costumes du TNP, je vais remonter le temps en sa compagnie et partager ce qu'il fut. Ce qu'il a été. » Richard Lanoux.

  • Des grumeaux dans la passoire

    Philippe Bouvard

    • Plon
    • 26 Novembre 2020

    Presque un demi siècle après Un oursin dans le caviar, Philippe Bouvard donne avec Des grumeaux dans la passoire une suite à ce qui fut le best-seller de l'année 1973. (Eh oui, déjà !) Une cascade de souvenirs souvent indiscrets et une galerie de portraits hauts en couleurs : Les présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron ; les stars de Bardot à Delon ; les génies de Salvador Dali à Marcel Pagnol; les vedettes de l'audiovisuel de Léon Zitrone à Stéphane Bern. Chemin faisant, l'auteur égraine des anecdotes plus personnelles : sa traque par Mesrine, son contrôle fiscal après un déjeuner chez Giscard, les découvertes du « Théâtre de Bouvard » et le succès pendant 37 ans des « Grosses Têtes ».
    A 90 ans, l'ex-petit garçon de course du Figaro devenu un temps directeur de France Soir n'a rien oublié des rencontres providentielles offertes par un métier qui le passionne toujours. Bref, une existence hors du commun d'un fils de petit commerçant, ne possédant pas d'autres diplômes que le certificat d'études primaires, admis à titre de témoin parmi les grands de ce monde.

  • C'est l'histoire de trois garçons. Trois fils. Trois orphelins. Leurs pères ont été tués à quelques mois d'écart, en Corse, à la fin des années 2000. Chacun a décidé de venger le sien et de ressusciter la Brise de Mer, clan criminel mythique vieux d'un demi-siècle, fondé une génération plus tôt.
    Flics, juges, avocats, ils pensaient avoir tout vu. Ils restent sidérés par les ressorts de cette vendetta corse mûrie dans la tête d'orphelins fous de haine. On voyage de bar en palace parisien, du Bastia des années 1980, berceau de la Brise et de ses fondateurs, à Ajaccio et Marseille en passant par le Paris chic. On croise sur le chemin une matonne amoureuse et fan de polars, un espoir du football, un repenti vivant désormais sous une nouvelle identité, l'un des voyous les plus craints de l'île, alias « le Mat » (le fou), des veuves inconsolables. « Honorer nos pères », disent-ils. La détermination des fils est totale.
    Entre témoignages inédits, archives historiques, écoutes effarantes, Vendetta offre une plongée dans la vérité de la criminalité corse et de ses dérives mafieuses où rien ne s'oublie, rien ne se pardonne. Et c'est plus haletant que n'importe quel roman noir.

  • Je suis né à 17 ans

    ,

    • Plon
    • 15 Février 2018

    A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu.
    Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

  • Une famille dans la mafia

    Marie-Francoise Stefani

    • Plon
    • 15 Octobre 2020

    Dans cette famille, un soir de novembre 2011, sur le parking d'une résidence cossue, assise à l'arrière d'une voiture, une fillette de 11 ans, Carla-Serena est blessée par plusieurs balles de kalachnikov lors d'une tentative d'assassinat qui vise son père, Yves Manunta, un ancien nationaliste reconverti dans les affaires. À l'avant sur le siège passager, touchée à la hanche et à la cuisse, sa mère va perdre l'usage d'un pied.
    Mère et fille portent en elles les stigmates de cette violence, des fragments de balles de kalachnikov que les médecins n'ont pu extraire de leurs corps.

    Après cette tentative ratée, la menace continue de planer. L'appartement familial, avec vue imprenable sur le golfe d'Ajaccio, se transforme en bunker. Comme dans le petit village d'Amérique du Sud de «Chronique d'une mort annoncée» de Gabriel Garcia Marquez, où tout le monde sait que Santiago Nasar va être tué, à Ajaccio une macabre rumeur bruisse : Manunta est un homme à abattre. Il sera finalement assassiné le 9 juillet 2012. Déjà en 1996, en pleine guerre entre nationalistes, alors militant nationaliste actif, il avait échappé à 98 tirs de pistolets mitrailleur, et avait gagné un surnom : « Robocop »... Aujourd'hui c'est sur le fils , qui vit désormais loin de la Corse, que pèsent les menaces.

    C'est l'étoffe d'une tragédie. La famille Manunta ne semble pouvoir échapper à un destin dramatique.

    Des années romantiques du nationalisme aux guerres fratricides, du temps des affaires jusqu'aux dérives mafieuses et affrontements sanglants entre groupes armés, cette affaire de famille illustre la difficulté de l'Etat à esquisser une vérité judiciaire sur une île en proie à la violence, qui n'épargne même plus les femmes et les enfants.

  • Dans la Google du loup

    Christine Kerdellant

    • Plon
    • 12 Janvier 2017

    Google se prend pour Dieu : il veut « augmenter » l'homme et tuer la mort... pour les plus riches. Les autres deviendront les « chimpanzés du futur ».
    Google considère la vie privée comme une anomalie et la surveillance comme un désagrément inévitable.
    Google milite pour la viande sans viande et la voiture sans conducteur.
    Google, champion des paradis fiscaux, exerce un pouvoir totalitaire : celui de faire vivre ou mourir les sites internet qui le concurrencent.
    Google est le leader de l'intelligence artificielle, qui pourra décréter un jour que l'homme est inutile.
    De l'implant rétinien à la puce dans le cerveau, des médicaments bioélectroniques aux manipulations de l'ADN, de l'exploitation des données personnelles à la fin de la vie privée puis la disparition de l'homo sapiens... Google-Alphabet prépare sa mutation de l'univers. Qui l'arrêtera ?

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