PORTRAITS

  • Discours de réception du prix Nobel de littérature ; Stockholm, le 10 décembre 1993 Nouv.

    Le discours de Toni Morrison qu'elle a écrit et lu pour la réception de son Prix Nobel.
    Ce texte magnifique est construit à partir d'une allégorie (ci-dessous) qui lui permet de déployer avec une rare poésie l'idée qui traverse toute son oeuvre : préserver le langage et la responsabilité individuellement et collectivement, de chacun, dans sa relation à l'autre.
    Toni Morrison commence ainsi son texte par «il était une fois», 4 mots qui a eux seuls portent la puissance de l'imaginaire.
    Il était une fois une vieille femme, fille d'un esclave, sage et aveugle. Au milieu des siens, elle incarnait la loi et la transgression. Un jour de jeunes gens, se méfiant de sa sagesse et pensant qu'elle est une imposteur, vont la voir et la provoquent en lui demandant si dans leurs mains se trouve un oiseau vivant ou mort. Après un long silence, la vieille femme dit ne pas savoir si l'oiseau est vivant ou mort mais elle sait que l'oiseau est dans leurs mains : si il est mort, c'est qu'ils l'ont trouvé mort ou qu'ils l'ont tué, si il est vivant, ils peuvent le tuer.
    Le discours de Toni Morrison, paru chez Bourgois en 1994, n'est plus disponible.
    L'éditeur l'a inclu dans le recueil La source de l'amour propre : 432 pages, 23 euros.
    Ce premier livre accompagne Happy Family de Kathleen Collins. Les deux autrices, provenant de deux continents différents, partagent les mêmes convictions littéraires et politiques.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Après Journal d'une femme noire, réimprimé un mois à peine après sa sortie en juin 2020, les Éditions du Portrait publient un nouveau livre de Kathleen Collins :
    Happy Family, un recueil de nouvelles, composé de douze fictions.

  • Dans une société américaine à peine affranchie de ses lois racistes, les Afro-Américains, en exerçant leurs droits civiques, peuvent enfin accéder à leur vie. Cette nouvelle liberté suscite une exaltation et un bouillonnement racontés par Kathleen Collins à travers les relations amoureuses et filiales d'une femme noire, installée à New York. Mais être soi, c'est inévitablement faire l'expérience de la différence, d'une autre vie, et parfois d'une autre couleur de peau.
    C'est s'exposer à des réactions infimes, démesurées et ressentir le poids de l'Histoire qui pèse silencieusement sur chaque existence. Kathleen Collins plonge le lecteur dans ces interactions, éminemment politiques et intimes. Malicieux et pétillants, sincères et vivants, ces écrits livrent une critique du discours blanc dominant tout en dénonçant les idéologies afrocentristes. Le féminisme universaliste et précurseur de Kathleen Collins se distingue de celui qui se pense en fonction du genre, de l'orientation sexuelle ou de la couleur de peau.
    On entend l'écho des voix de James Baldwin, de Ralph Ellison et de Richard Wright. Journal d'une femme noire réunit des nouvelles, des lettres, des, fictions et des extraits de journaux. L'effet miroir entre la fiction et la non fiction est une formidable introduction à l'oeuvre de cette autrice majeure célébrée par le Women Prize for fiction en 2019. Les écrits de Kathleen Collins ont été publiés à titre posthume en 2015 et 2016.

  • Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes, vendu à 500 000 exemplaires aux Etats-Unis, retrace quinze années de la vie de Gloria Steinem, passées à défendre l'égalité homme-femme. Soit vingt-six textes écrits avec humour, finesse et justesse, pour faire entendre que le féminisme est un humanisme, et le sexisme, un racisme. De son infiltration comme Bunny dans un club Playboy de New York à son analyse de la pornographie, en passant par l'évident apport du travail fourni par les femmes, ou encore les portraits de Jackie Kennedy et de Marilyn Monroe, Gloria Steinem met en lumière le système patriarcal et l'enfermement qu'il impose aux femmes.
    Mais surtout elle montre la possibilité pour elles de s'émanciper des rôles qui leur ont été attribués et d'acquérir les droits et les libertés qui leur sont dus. Faire advenir l'égalité juridique et sociale pour tous est le meilleur des leviers pour instaurer une économie prospère et permettre aux femmes et aux hommes d'investir toutes leurs fonctions.

  • Le récit de ce texte commence à s'écrire lorsque petite fille, l'autrice atteinte d'arthrogryposis, une maladie congénitale qui paralyse les articulations, entend des enfants dire d'elle qu'elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Ils la considèrent comme leur inférieure, elle se voit comme leur égale. Elle s'étonne également que la comparaison avec l'animal soit péjorative.
    Quelle influence joue notre capacité physique et mentale sur la compréhension de notre humanité ?
    Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal, les handicapés des valides et que signifierait faire tomber ces différences, pour reconnaître l'animal et le vulnérable dans chacun de nous ?
    En tentant de répondre à ces questions, Sunaura Taylor signe un texte qui va marquer l'histoire du militantisme pour la cause de l'handicap et de l'animal. Ces deux engagements ont été mis dos à dos en raison de l'idée de validisme défendue par Peter Singer, figure de la cause animale. Sunaura Taylor s'oppose à cette conception en pointant la dangerosité du propos et en mettant en évidence les racines communes qui dévalorisent la vie d'une personne ayant un handicap et celle d'un animal.
    L'autrice s'attache aussi à la question de l'accessibilité. Si quelqu'un ne peut pas franchir une bordure de trottoir et se retrouve marginalisé, est-ce la faute de son corps ? Où la faute du trottoir qui n'a pas été aménagé ?
    Il est important de comprendre qui nos sociétés ont privilégié, traditionnellement, et pour quels types de corps elles ont été conçues. La question est donc : pourquoi certains corps ont-ils été présentés comme la norme à laquelle les autres seraient comparés ?
    La force de ce texte tient évidemment dans son propos mais aussi dans son écriture. Sunaura Taylor écrit à partir de son expérience et inscrit son récit au regard d'un savoir scientifique, historique et éthique.

  • Composer avec sa vie est un livre qui nous apprend à penser différemment, à appréhender les ruptures imposées par notre époque (du divorce à la migration) et à savoir être avec l'autre. Ce livre nous apprend ainsi à penser en accord avec le XXIe siècle et ses bouleversements aussi importants que ceux provoqués par l'imprimerie.
    A travers la vie de 5 femmes, celle de l'autrice, de Johnnetta Cole, anthroplogue, première femme noire à présider Spelman College, Joan Erikson, artiste, Alice d'Entremont, ingénieure, cheffe d'entreprise et Ellen Bassuk, psychiatre, Mary Catherine Bateson raconte les improvisations auxquelles les ruptures amoureuses, sociales, amicales, professionnelles nous obligent. Or l'improvisation, comme le savent les jazzmen, est un formidable instrument de création. Elle provoque de nouvelles interactions et ouvre à des possibilités jusque-là insoupçonnées.
    L'écriture inscrite dans l'expérience puise dans le regard poétique de l'autrice. Un livre inspirant et revigorant !
    Mary Catherine Bateson est linguiste, anthropologue culturelle et écrivaine reconnue aux États-Unis pour notamment son concept de homemaking, qui définit la maison comme le lieu privilégié où l'on apprend à vivre avec l'autre et avec l'étrangeté. (le bébé apprend à marcher, on fréquente des générations différentes, donc des époques différentes etc). Cet apprentissage et ce savoir rendent familière la relation à l'autre en dehors de la maison.
    Composer avec sa vie, pour la première fois traduit en français, est son homemaking book, là où elle a compris le pouvoir créateur que récèlent les ruptures.
    Le travail de Mary Catherine Bateson ouvre le champ de la pensée comme le fit, en leur temps, celui de ses parents, Magaret Mead et Gregory Bateson.

  • En dehors de sa célébrité en tant que peintre, David Hockney est également reconnu pour la grande qualité de ses dessins. Ce catalogue accompagne une exposition à la National Portrait Gallery à Londres du 27 février au 28 juin 2020. Il présente les dessins du grand maître anglais des années 50 à aujourd'hui et se concentre sur des autoportraits ainsi que sur quelques-uns des modèles phares de l'artiste : sa muse Celia Birtwell, sa mère Laura Hockney et des amis, notamment le commissaire d'exposition Gregory Evans et le graveur Maurice Payne.

  • Ce catalogue, publié à l'occasion de l'exposition à la National Portrait Gallery en juin 2019, considère l'oeuvre de Cindy Sherman à travers l'outil du portrait. Avec la contribution d'écrivains et de conservateurs tels qu'Erika Balsom et Christopher Riopelle, le livre explore les thèmes et les styles constitutifs de son langage visuel et la façon dont l'identité est construite à partir de l'apparence dans une relation mercurielle entre la surface et la réalité.

  • Des interviews d'écrivains américains par des auteures françaises qui font ressortir des questionnements autour de la problématique de l'identité et des identités, dans un contexte de mondialisation qui tend à annihiler les différences culturelles, conduisant chacun à revendiquer ses propres singularités. Les participants opposent les particularismes forgés aux formatages imposés.

  • L'autre, c'est vous, car l'autre vous révèle. Mieux : il vous fait exister. Il vous rend vivant. Comment ? Par ses paroles, ses gestes, ses regards, il dévoile, au détour d'une conversation, quelque chose de vous resté jusqu'alors dans l'ombre. L'effet est éclatant : parfois éclairant, éblouissant, aveuglant, éprouvant ; toujours frappant.
    C'est donc qu'il existe bien quelque chose de l'autre qui peut résonner chez soi. Un écho qui provoque parfois une sensation de profonde compréhension, qui révèle un lien, une reconnaissance et peut-être une histoire commune. Et pourtant, cet autre était un étranger. N'est-ce pas dans ce miroir que l'individu apprend à reconnaître et à utiliser sa propre humanité ? Et par là, à faire siens le pouvoir et la nécessité de maintenir les libertés individuelles, indispensables à son fonctionnement et à celui d'une démocratie ?
    Les artistes, les créateurs, à travers les questionnements qui charpentent leurs oeuvres, produisent un savoir qui permet d'accéder à une meilleure connaissance de l'autre. Dans ce numéro, la revue Portrait explore l'autre et sa place avec les écrivains, Caroline Boidé, en quête des liens qui unissent Arabes et Juifs et Pauline Guéna, partie en Amérique sur les traces de Russel Banks, Jim Harrison et tant d'autres. Mais aussi avec Michel Le Bris, fondateur du festival Etonnants Voyageurs, toujours émerveillé face à la magie des visages et à la manière dont certains d'entre eux relient encore sa vie au réel. Agnès Desarthe, elle, raconte la renaissance de son lien à la musique à travers sa rencontre avec le jazzman René Urtreger. Enfin les photographes, Neak Sophal et Ronan Guillou, questionnent, à travers leurs portfolios, l'autre dans son environnement.
    Rachèle Bevilacqua

  • PATSY

    COLLECTIF

  • The "Bright Young Things" désigne un surnom donné par la presse tabloïd britannique à une génération d'aristocrates hédonistes qui a émergé dans l'entre-deux-guerres. Célébrités, artistes bohèmes et socialites sont alors passés sous l'objectif du jeune Cecil Beaton, déjà célèbre pour ses portraits. La National Portrait Gallery rend hommage au grand photographe avec une exposition au printemps 2020 qui rassemble plus de 200 photos, mais aussi despeintures, des caricatures, des couvertures de livre qui ont été illustrées par son travail à l'époque.

  • De jeunes auteurs, tels que Pacôme Thiellement, Julie Bonnie et Caroline Boidé, se sont penchés sur 50 récits de vie, tous incontournables, pour transmettre les pulsions de vie qui habitent ces écrits. Ils signent ici des textes courts et saisissants et font voyager le lecteur au coeur du portrait, à travers ces 50 oeuvres choisies, de Russell Banks, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux, Romain Gary, Jack London, Art Spiegelman, en passant par Stefan Zweig et bien d'autres. Nancy Huston et Catel, qui ont écrit respectivement sur la vie de Romain Gary, sur celle de Samuel Beckett, de Kiki de Montparnasse et de Benoîte Groult, partagent, dans deux longs entretiens, leur savoir sur cette écriture si singulière qu'est celle du portrait.
    /> La vie des autres est une merveilleuse manière de lire, de relire et de faire exister 50 récits de vie incontournables.

  • Ce livre, publié à l'occasion de l'exposition à la National Portrait Gallery et produit en étroite collaboration avec l'artiste, présente 48 oeuvres de Cindy Sherman reproduites sur des cartes postales perforées et détachables.

  • MICHEL

    COLLECTIF

  • L'exercice du portrait est, avant tout, une histoire de rencontres. Rencontre entre le «portraitisé«, celui avec qui il s'entretient et plus tard avec le lecteur ou le spectateur.
    La rencontre n'est jamais confortable. Elle est un jeu de miroirs qui renvoie des images aimables ou détestables et parfois les deux.
    Qui n'a jamais été, touché, ému, secoué et même bouleversé par une rencontre ?
    Qui ne s'est jamais fâché, brûlé, au contact de l'autre ?
    La rencontre déclenche l'amour, l'amitié mais aussi la colère et la haine. L'autre est perçu comme un ami ou un ennemi. En surface. Quand on cesse de rendre l'autre responsable de tous nos maux, il devient une source précieuse de savoir, et nous renvoie quantité d'informations.
    Portrait va à la rencontre de celles et de ceux qui, ont compris, au fil de leurs expériences, le genre de vie qu'ils avaient envie de mener. Les auteurs, les photographes et les illustrateurs ont ainsi rapporté des récits de vie inspirants et des idées à partager. Mais la rencontre est-elle le fruit du hasard ? Pour Karla Suarez, dont nous publions un texte inédit, le hasard n'est pas l'oeuvre de forces obscures, inexplicables, mais dissimule « la matérialisation d'un désir autrement plus profond« (1).
    Rachèle Bevilacqua (1) La Voyageuse, éditions Métailié

  • Réédition en format broché pour le catalogue de l'exposition Portraits of an Icon consacrée à Audrey Hepburn à la National Portrait Gallery à Londres (2/07/15 - 28/10/15). Y sont dévoilées, en plus des grands clichés de l'inoubliable actrice pris par les meilleurs photographes de l'époque, des images et des couvertures de magazines jamais publiées appartenant à ses proches, notamment à son fils Luca Dotti qui a suivi de très près l'organisation du projet.

  • David Bailey est mis à l?honneur dans une grande exposition rétrospective à la National Portrait Gallery (06/02 - 01/06/2014). L?artiste, connu notamment pour son rôle majeur de photographe du British Vogue dans les années 1960, a choisi d'exposer différents sujets et groupes capturés durant ces cinq dernières décennies: acteurs, écrivains, musiciens, politiciens, réalisateurs, mannequins, artistes et personnes rencontrées lors de ses voyages.

  • N'avez-vous jamais pensé : « C'est fou, c'est le hasard qui m'a fait rencontrer cette personne. Elle a changé ma vie.« On se laisse souvent charmer par l'idée que le hasard préside à un amour, à une amitié, à un changement de carrière. Comme si ce mot dispensait, en douceur, d'identifier et de comprendre le cheminement des événements.
    Les auteurs, les photographes et les illustrateurs de PORTRAIT continuent de questionner, en filigrane, le rôle joué par le hasard dans la vie de celles et de ceux qu'ils ont rencontré. Dans la nouvelle de ce numéro, In virus veritas, Julie Bonnie (1) écrit : «Le hasard n'a aucune raison d'intervenir s'il n'y a pas de charge émotionnelle. Des inconnus se croisent à longueur de journée, et personne n'en parle.» Il me semble aussi que le hasard a à voir avec les émotions, ces petites voix de l'âme, au langage si complexe.

    1- auteur de Chambre 2 aux éd.Belfond

  • Comme la plupart des gens, quand j'ai découvert New York, j'ai été enchantée, émerveillée, emballée. Pourquoi un tel enthousiasme ? Cette ville dégage un étonnant sentiment de familiarité alors même qu'on n'y avait auparavant jamais mis les pieds. Les séries télé, les films tournés à NYC, la profusion d'images prises dans cette ville, la musique qu'elle inspire, les romans qui s'y déroulent, nourrissent l'imaginaire d'une bonne partie de la planète. Mais il n'y a pas que cela. New York est une ville "sans nationalité" tant elle abrite d'habitants venus du monde entier. A New York, nous ne sommes plus français, chinois, italien, indien, etc. Nous sommes une personne, avec une histoire écrite au fil des cultures rencontrées par les générations d'hier et d'aujourd'hui. PORTRAIT explore ces géographies intérieures, qu'elles se construisent à New York avec Jean-Baptiste Michel, explorateur digital installé à Brooklyn, ou Thomas Pynchon, écrivain énigmatique résidant dans le chic Upper West Side de la ville, en Palestine avec Elias Sanbar ou en Tunisie avec Henriette Walter. Mais, quel que soit l'endroit de la planète où l'on se trouve, "on peut, comme le dit Eva Bester, productrice de remèdes à la mélancolie sur France Inter, changer de vie, s'élever par la culture, les arts et casser la gueule au déterminisme»...
    Rachèle Bevilacqua

  • Ce livre accompagne une grande exposition à la National Portrait Gallery, consacrée au travail d'Elizabeth Peyton. Créé en étroite collaboration avec l'artiste, il présente des oeuvres clé de son travail et examine l'évolution de sa pratique, explorant son esthétique unique et son interrogation sur la perception, l'émotion et les relations humaines.

  • Ce livre reproduit une sélection d'esquisses de Lucian Freud, dont de nombreuses inédites. Au crayon, pastel, fusain ou à l'aquarelle, le célèbre artiste saisit tout au long de sa vie ses proches, ses amis et sa famille, mais aussi des animaux, des paysages, des nus et des natures mortes.

empty