Metailie

  • La marche connaît un succès planétaire en décalage avec les pratiques de sédentarité ou de sport en salle, tapis de course... prédominant dans nos sociétés. Cette passion contemporaine mêle des significations multiples pour le même marcheur : volonté de retrouver le monde par corps, de rompre avec une vie trop routinière, de peupler les heures de découvertes, suspendre les tracas du jour, désir de renouvellement, d'aventure, de rencontre.

    Une marche sollicite toujours au moins trois dimensions du temps : on la rêve d'abord, on l'accomplit, et ensuite on s'en souvient, on la raconte. Même terminée, elle se prolonge dans la mémoire et dans les récits que l'on en fait : elle vit en nous et est partagée avec les autres.

    Dans ce livre - ludique, intelligent et stimulant -, l'auteur revient sur le plaisir et la signification de la marche, et nous en révèle les vertus thérapeutiques face aux fatigues de l'âme dans un monde de plus en plus technologique.

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  • Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J. Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse.
    Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P. Barret et J.-N. Gurgand ont disparu sous les "coquelicots (.) les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor.
    Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité.
    Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient.
    Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.

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  • La grande aventure du repos des hommes présentée ici, non sans humour, est une odyssée dont le navire a nom «matelas». L'auteur met en scène les empereurs romains élucubrant au fond de leur lit, réhabilite les rois fainéants, surprend l'Eglise dans le mitan du lit et conte l'invention de la chambre conjugale. Il nous apprend aussi que dormir est une technique et la chambre un lieu de culture. Il nous fait pénétrer dans les chambres-villages d'Amazonie, les dortoirs d'enfants en Inde, saute des lits de romance sur les lits de douleur d'où il rebondit sur un K'ang chinois après avoir, au passage, fait un somme sur la banquise, chassé les courants d'air, bravé les parasites, visité nos caves et nos greniers pour aboutir au Japon dans une chambre escamotable. Pascal Dibie nous dit tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur la chambre à coucher. Pascal Dibie nous tend un miroir où nous pouvons enfin accomplir l'impossible : nous regarder dormir. <

  • " Admirablement présenté, avec toutes les illustrations de l'édition originale, un des témoignages les plus sensationnels et certainement le plus pittoresque que nous possédions sur les Indiens du Nouveau Monde à l'époque de la découverte."
    Claude Levi-Strauss, lettre à l'éditeur

    " Ce n'est pas le seul document qui nous ait permis de connaître les coutumes cannibales de certains peuples d'Amérique, mais l'intérêt du récit de Staden vient de ce qu'il a vécu, de l'intérieur, la situation d'un guerrier vaincu. "
    Stéphane Deligeorges, Nouvelles littéraires

    " Dans l'histoire de l'ethnologie, on connaît peu d'aussi beaux cas d'observation participante. "
    Emmanuel Todd, Le Monde

    " Un extraordinaire document connu depuis longtemps, mais resté dans les archives, qui nous montre la rencontre de l'Occident du XVIe siècle avec les cultures anthropophages. "
    Catherine Clément, Le Matin

  • Comment, par quelle voie, pénétrer le monde de la sagesse ? Un tel monde existe-t-il ? En fait il n'y a pas de sagesse en soi, il n'y a que des sages qui souvent diffèrent les uns des autres, même s'il leur arrive d'avoir des points de convergence. La voie classique, la voie qui la première s'impose, est la voie de la philosophie : les philosophes sont par définition et aussi par vocation des
    amants de la sagesse ne sont-ils pas les spécialistes du monde de la sagesse ? C'est cette voie que l'auteur explore, pour retrouver les thèmes essentiels autour desquels se déploie la sagesse idéale de notre culture :
    - les cyniques et les cyrénaïques : Socrate et Diogène;
    - les stoïciens et les épicuriens : Épicure et Marc-Aurèle.
    Ensuite il se penche sur les sages du rêve, les sages de l'imagination, les sages de la littérature, les sages qu'on rencontre dans les livres, dans les histoires qu'on nous raconte et qui nous font rêver :
    - Jacques le Fataliste, le gai luron en démêlé avec son idée fixe
    - Alexis Zorba, la grande gueule au grand coeur
    - Ivan Denissovitch, l'homme quelconque
    Enfin, les sages de la vie, des sages qu'il lui est arrivé de rencontrer, des êtres humains qui parleur manière d'être et d'agir, l'aura qui émanait d'eux, l'ignorance qu'ils avaient de leur propre valeur, ont fait qu'il les a reconnus pour ce qu'ils sont, des sages vivants. C'est à travers eux que la nostalgie de la sagesse se transforme parfois en espérance. Un joli texte clair sur la construction de cette impossible sagesse et sur sa recherche malgré tout.

  • Ce journal de route d'un ethnologue effectuant un pèlerinage avec Karma, un éleveur de yaks et de chevaux, est devenu grâce aux récits de ce dernier un recueil d'histoires, de légendes et de proverbes.
    Chaque journée de ce pèlerinage dans la vallée himalayenne de Dolpo est rythmée par les histoires de magiciens qui côtoient des démons, des princesses bergers qui parlent avec les animaux, des rois ou des enfants de rois qui se déguisent et jouent des tours, par le rire sarcastique de l'oiseau Maïna, les neuf ruses du lièvre roux ou le combat terrifiant des démons entre eux... Tout cela sous la vigilante et sage protection des lamas et des dieux.
    Plus qu'un simple récit ethnologique, La Turquoise de vie est un passeport pour l'éternité.

  • La philosophie de chambre est à la philosophie symphonique ce qu'est la musique de chambre à la musique symphonique - une manière privée, intime, personnelle de réfléchir, de se réfléchir.

    Ces deux essais de philosophie de chambre s'adressent à chacun de nous, dans notre corps, dans notre mort. faire l'apologie de son âme basse, c'est se reconnaître et se plaire dans son corps ; faire l'éloge de sa mort, c'est ne pas oublier qu'elle est inéluctable, et apprendre à "bien vivre" avec elle. comment parler avec simplicité de ce que d'ordinaire on passe sous silence ?.

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