Le Passeur

  • Alexandra David-Néel

    Joëlle Désiré-Marchand

    • Le passeur
    • 14 Janvier 2016

    Après une jeunesse libertaire et anarchiste, Alexandra David-Néel (1868-1969) s'illustra comme cantatrice, journaliste, féministe, orientaliste. Voyageuse inlassable toujours prête au départ, elle consacra sa vie à circuler en Asie, surtout en Inde et au Tibet. Elle fut la première Occidentale à suivre les enseignements d'un maître en Himalaya, à rencontrer un dalaï-lama, à pénétrer à Lhassa en 1924, capitale alors interdite aux étrangers, n'hésitant pas à affronter tous les dangers pendant quatre mois dans des terres inconnues. Cette marche clandestine de 2 000 km rendit A. David-Néel célèbre dans le monde entier.
    Marie-Madeleine Peyronnet, la secrétaire personnelle de l'exploratrice, qui l'avait surnommée « Tortue », offre une préface à cet ouvrage.
    Le portrait de l'intrépide voyageuse réalisé par Joëlle Désiré-Marchand met en lumière sa détermination, son courage, sa lucidité, l'originalité de ses engagements et la fidélité à ses idéaux de jeunesse. Une femme qui demeure une véritable source d'inspiration pour aujourd'hui. Le lecteur pourra aussi découvrir plusieurs textes totalement inédits de cette grande dame de l'exploration.

  • Les nouveaux nomades

    Félix Marquardt

    • Le passeur
    • 13 Janvier 2022

    Dans notre conscience collective, le terme «migration» évoque presque exclusivement l'immigration : celle de l'ère postcoloniale, celle des pauvres hères que nous croisons aux feux rouges et dont nous avons peur, ou celle des réfugiés africains ou orientaux qui fuient «leur pays» sur des embarcations de fortune pour, selon nos sensibilités politiques, envahir « le nôtre » ou y trouver refuge.

    Nous nous trompons.

    Loin d'être anormal, l'acte de quitter le confort ou la dureté du familier est un acte fondateur de l'expérience humaine. Tant que l'on n'est pas parti, on ne sait pas vraiment qui l'on est. La démarche permet de s'émanciper et de croître, d'apprendre d'où l'on vient et ce vers quoi l'on veut tendre.

    Notre conception moderne du nomadisme, axée sur la mobilité, est une caricature. Le nomade ne peut pas être défini par son seul mouvement mais par son rapport au lieu, à son écosystème, à la nature, à sa communauté, aux autres et à lui-même.

    Quelque chose de fondamental s'est brisé en nous lorsque nous sommes passés d'une espèce massivement nomade à une espèce massivement sédentaire. Ce quelque chose est en train de nous dévorer.

    Saisir la dimension universelle, pluriverselle et épique de la migration, c'est comprendre que si « guerre des civilisations » il y a, ce n'est pas celle décrite par ceux qui voudraient en découdre mais la redite d'un conflit ancestral qui opposait déjà Caïn, le fratricide paysan sédentaire, à Abel, le berger nomade. C'est prendre conscience que nos instincts nomades et sédentaires sont non seulement réconciliables mais qu'en choisissant de ne pas les réconcilier nous courrons au suicide.

    Après des millénaires de sédentarisation, la crise existentielle que traverse l'humanité appelle à l'émergence d'une nouvelle métaphysique du mouvement, rendue plus urgente que jamais à l'heure du bouleversement climatique.

    Derrière la réflexion à laquelle nous convie Félix Marquardt, c'est une véritable éthique du nomadisme, basée sur l'ouverture à l'Altérité, qui se dessine.

  • La convergence des consciences

    Pierre Rabhi

    • Le passeur
    • 13 Octobre 2016

    « Plus j'avance dans la vie et plus s'affirme en moi la conviction selon laquelle il ne peut y avoir de changement de société sans un profond changement humain. Et plus je pense aussi - c'est là une certitude - que seule une réelle et intime convergence des consciences peut nous éviter de choir dans la fragmentation et l'abîme. Ensemble, il nous faut de toute urgence prendre «conscience de notre inconscience«, de notre démesure écologique et sociétale, et réagir.

    « Il s'agit bien de coopérer et d'imaginer ensemble, en conscience et dans le respect, le monde dans lequel nous voulons évoluer et nous accomplir.

    « Tout en revenant sur des rencontres qui ont jalonné mon existence, j'ai essayé, sans prétention aucune, de baliser en pointillé ce chemin difficile dont la triste actualité nous montre qu'il devient un impératif. »

  • L'heure du bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron a sonné. François Dosse avait soutenu le projet qu'il portait en 2017, discernant un prolongement politique de l'éthique du philosophe Paul Ricoeur (Le philosophe et le président, Ricoeur & Macron, Stock, 2017). Force est de constater que la politique menée a tourné le dos à l'ambition, préconisée par le philosophe, d'« une vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes ». Après s'être appuyé sur des idées fortes dans sa phase de conquête du pouvoir, Macron s'en est rapidement débarrassé dans son exercice.

    Dans cet essai, François Dosse passe en revue les grandes orientations du quinquennat du président Macron. S'il retrouve dans sa politique mémorielle et dans son européisme une cohérence avec ses sources d'inspiration, il en va tout autrement de sa pratique du pouvoir : privilégiant la verticalité, celle-ci aggrave la crise de notre démocratie, amplifie des inégalités déjà criantes, enferme notre pays dans ses frontières et ne parvient pas à répondre au défi écologique. La pandémie de Covid-19 a achevé de révéler les dysfonctionnements d'un pouvoir navigant à vue.

    Alors que cette crise en appelle impérieusement à un changement de cap, ce que nous propose le président à nouveau candidat n'est autre que de continuer à marcher... sans boussole.

  • Le compositeur Felix Mendelssohn (1809-1847) effectue entre 1830 et 1832 un grand voyage européen ; musicien de génie, sans doute le plus précoce de l'histoire de la musique, brillant dessinateur, doué en tout, il est aussi cet érudit qui traduit le poète Térence à dix-sept ans, assiste avec passion aux cours d'Hegel et fréquente Goethe comme ami... Durant ces véritables « années d'apprentissage », il visite et étudie l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, la France et l'Angleterre.

    Dans ces lettres, qui constituent un véritable journal de voyage, adressées à sa famille et à ses amis, Mendelssohn évoque des figures de l'art, de la littérature et de la politique de son temps. Il se révèle tel qu'en lui-même, d'une intelligence exceptionnelle et curieuse de tout ; mais c'est d'abord l'homme à la sensibilité contemplative qui affleure, avec son style incomparable, léger, vivace et spirituel comme sa musique.

    Lettres présentées par Nicolas Dufetel, d'après l'édition d'Abraham-Auguste Rolland.

  • Que serait devenue l'oeuvre de l'auteur du Grand Meaulnes si la guerre ne l'avait emporté en pleine gloire, à 28 ans ? Ce roman, même inachevé, répond en partie à la question.
    Comme dans Le Grand Meaulnes, c'est sur le thème de la quête éperdue de la pureté qu'Alain-Fournier tend la trame de son écheveau. On y retrouve, transfigurés, les souvenirs et lieux d'enfance qui peuplent l'imaginaire du romancier, mais surtout et pour la première fois, les éléments de sa vie adulte cristallisés autour de Mirande où il fut en garnison. On y apprécie également le style, d'une pureté confondante.
    À celle qui lui inspira Yvonne de Galais dans Le Grand Meaulnes, la seule femme capable selon lui de lui apporter « la paix et le repos », Alain-Fournier écrivait : « C'est à vous que j'aimerais raconter Colombe Blanchet. »

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  • Matrix : en quête de nos futurs

    Stéphane Encel

    • Le passeur
    • 13 Janvier 2022

    Trilogie fleuve de 400 minutes, aux budgets et recettes pharaoniques, Matrix est entré dans la culture populaire comme une référence incontournable pour plusieurs générations. Si bien que plus de 20 ans après le premier volet, le quatrième opus enflamme déjà toutes les imaginations.
    Si Matrix est une oeuvre qui, par sa profondeur et ses ambitions, dépasse le cadre des effets spéciaux novateurs, des combats superbement orchestrés et du souffle épique, c'est parce qu'elle est à la croisée de bien des chemins. Elle a clos un XXe siècle paroxysmique : la technologie triomphante s'est mise au service des plus grandes avancées sociétales comme des pires crimes de masse de l'histoire de l'humanité. Elle a accompagné l'ouverture d'un XXIe siècle plein de promesses scientifiques, mais surtout de doutes sur la survie même de l'humanité.
    Matrix se donne ainsi à lire, à interpréter, à analyser, en parallèle de la pensée de Baudrillard, Arendt, Bronner, et des classiques comme Blade Runner, Terminator, The Truman Show... Elle aide à comprendre notre monde, en quête de ses futurs possibles, et prouve qu'on ne peut plus aujourd'hui cloisonner les domaines de réflexions, entre Science, SF, philosophie, art ou histoire.
    Tout l'objet de cet essai, le premier du genre en français, est de penser au travers de Matrix un monde qui a radicalement changé en quelques décennies, en partant des concepts, notions ou personnages clés de l'oeuvre.
    Les innombrables passionnés de la trilogie y trouveront un nouveau terrain de réflexion, et tous ceux qui avaient aimé cette oeuvre pourront la redécouvrir différemment.

  • Bagman : le mirage de l'or

    Maël Baseilhac

    • Le passeur
    • 31 Mars 2022

    Certaines aventures se cachent derrière de simples opportunités. C'est ce qui est arrivé à Maël Baseilhac le jour où il s'envola pour le Guyana, un petit pays d'Amérique latine coincé entre le Suriname et le Venezuela. Il croyait partir chercher de l'or en Amazonie, il trouva bien plus que cela...
    Lorsque l'espoir et la folie se confondent, on accède véritablement à soi. Parmi les "bagmen" d'une mine clandestine, Maël vit son esprit s'assombrir, son humanité reculer devant le désespoir, avant de naître à nouveau.
    Lorsqu'il quitta cet univers aussi brutal que fascinant, il ne put laisser ses compagnons d'infortune se réduire à des souvenirs. Il repartait avec leurs fantômes, et un seul objet qui le rappelait à eux : une pépite d'or qu'il porte pour toujours contre son cou.
    À eux, qui finiraient leur vie à creuser la terre pour nourrir leurs familles, Maël devait au moins ceci : la mémoire.Cette histoire, aussi singulière que collective, en est le récit. Elle raconte l'espoir, l'amitié, l'injustice de la nature, et la folie des hommes.

  • George Sand est sans conteste l'une des plus grandes épistolières françaises : sa correspondance comprend plus de 20 000 lettres.
    Ce volume offre une vue générale sur l'ensemble des femmes avec lesquelles George Sand a établi des relations épistolaires. Seront présentes ses trois destinatrices les plus célèbres : Marie d'Agoult, Pauline Garcia-Viardot et la comédienne Marie Dorval. Mais l'accent est mis aussi sur les femmes de son entourage familial, sa mère, sa grand-mère, sa fille, ses nièces, sa belle-fille ; sur ses amies, même si elles n'ont pas la notoriété d'une Marie Dorval, compagnes de couvent comme Émilie De Wismes ou les soeurs Bazoin, amies d'enfance comme Laure Decerfz, rencontres de voyages comme Zoé Leroy.
    Ces lettres, adressées par une femme à des femmes, nous permet de pénétrer plus avant encore dans les secrets de l'âme et du coeur de celle qui a toute sa vie assumée en tant que chef de famille et a revendiqué le statut de « camarade Sand ».

  • Il existe une relation quasi filiale entre Flaubert et Maupassant. Le premier a 52 ans quand débute cette correspondance, le second 23 ans. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Flaubert, en 1880. Ainsi, cette correspondance permet de suivre Flaubert dans les sept dernières années de sa vie et Maupassant dans ses sept premières années en littérature.
    Flaubert s'intéresse d'abord à lui parce qu'il est le neveu d'Alfred Le Poittevin, son ami d'enfance. De cette relation va naître une véritable amitié que traduit fidèlement ces lettres.
    Comme l'écrit la préfacière, « tous deux éprouvent du mépris pour la masse, l'esprit bourgeois, l'égalitarisme, le suffrage universel, la soutane ; et tous deux se délectent à la lecture des grands auteurs. La détestation de la médiocrité et l'amour de la littérature les réunissent ».
    Par certains côtés, Flaubert tient avec Maupassant le rôle que tenait George Sand avec lui, celui d'un « conseiller de vie » plus qu'un esthète. Cette correspondance est un morceau de vie partagé entre deux génies.

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  • On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert.
    Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Son intérêt est multiple : tant pour l'histoire littéraire que pour la connaissance des idées philosophiques, esthétiques et politiques de l'époque. Cependant, elle est souvent réservée aux seuls spécialistes.
    Cette réédition de la correspondance croisée Sand/Flaubert essaye de la rendre plus abordable dans sa présentation, de telle sorte que le lecteur puisse naviguer dans les échanges épistolaires entre le « vieux troubadour » et le « chère maître » avec fluidité.
    Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie ou tristesse, colère ou allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.

  • « La grandeur de l'esprit n'a d'égale en vous que la grandeur du coeur. » (Hugo à George Sand).

    Exactement contemporains, George Sand et Victor Hugo, ces deux grands « monuments » littéraires de leur siècle, ne se sont pourtant jamais rencontrés.
    Alors que tout ce que le xixe siècle comptait de célébrités, tant dans le domaine artistique - musiciens, écrivains, peintres, comédiens - que dans le monde politique et journalistique, est un jour passé par Nohant, et que ces deux « monstres sacrés » fréquentaient les mêmes milieux à Paris, il fallut attendre 1856 et la publication des Contemplations pour qu'une relation épistolaire s'instaure entre eux.
    Pour autant, celle-ci ne déboucha jamais sur une vraie rencontre, même lorsque Hugo rentra d'exil.
    Sand resta toujours réticente face au génie du poète, comme en témoigne sa correspondance avant 1856. Leurs lettres ensuite dévoilèrent un curieux mélange d'admiration et d'agacement réciproques.
    Plusieurs textes annexes importants, tant de Hugo que de Sand (articles, discours, éloge funèbre de Sand par Hugo), viennent éclairer cette relation qu'on pourrait qualifier, sinon d'ambiguë, d'au moins complexe, entre ces deux personnalités à la fois si proches et si différentes.

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  • Monty

    Dominique Dumond

    • Le passeur
    • 13 Janvier 2022

    Hervé perd la vue mais pas le moral, bien au contraire. Très en verve, car quand on est malvoyant « l'humour noir, ça s'impose ! », il nous dévoile page à page le secret de sa vitalité : Monty, son chien guide qui à chaque instant lui ouvre la voie de l'invisible.
    Grâce à lui, il peut tout réapprendre, vivre autrement, redécouvrir avec enthousiasme ce qui fait le sel de la vie. Au fil du temps, il communique avec Monty, lit dans ses pensées et parvient à se faire comprendre de son chien sans même lui parler. Comment est-il possible d'arriver à un tel point d'intimité fusionnelle ?
    Dans ce récit léger et attachant, drôle et touchant, tout à la gloire des chiens guides qui redonnent la vie aux malvoyants, Hervé ne s'apitoie jamais sur son sort. Avec tendresse et fantaisie, émotion et authenticité, il nous invite à refaire avec lui ce beau chemin de vie... et d'amour.

  • Les Lettres à Peter Gast, surnom donné par Nietzsche (1844-1900) au compositeur Heinrich Köselitz, à la fois son secrétaire et confident, dont il fera un véritable double, constituent une correspondance unique dans l'histoire de la philosophie. Et la plus importante que Nietzsche ait entretenue avec un ami.
    Au-delà de ses considérations sur la musique - l'art majeur selon Nietzsche -, ces lettres constituent un témoignage capital sur sa pensée, au moment de sa pleine maturité intellectuelle, entre 1876 et le 3 janvier 1889, jour du basculement du philosophe vers la folie.
    Elles attestent de son évolution et de ses différents jalons, depuis la rupture avec Wagner (Humain trop Humain) jusqu'à son ultime autobiographie (Ecce Home), en passant par l'accomplissement du Gai savoir ou de Ainsi parlait Zarathoustra.
    Peter Gast est ainsi le témoin privilégié de la philosophie de Nietzsche : ces lettres en constituent le reflet en même temps que celui de la vie quotidienne du penseur allemand. Elles ont donc aussi valeur de journal.

  • La fin du monde, voilà le salut

    Arthur Schopenhauer

    • Le passeur
    • 7 Janvier 2021

    Comme l'écrit Didier Raymond, spécialiste du philosophe allemand, dans la préface de ces Entretiens, « Schopenhauer affirme à de nombreuses reprises, notamment dans ses aphorismes sur la sagesse dans la vie, que l'oeuvre est inséparable de son sujet ». Pour lui, comme pour Nietzsche, qu'il influencera, une oeuvre est toujours par nature biographique. C'est pourquoi ces entretiens sont si importants, ils permettent d'appréhender l'homme Schopenhauer dans sa réalité.
    Il est rare qu'un aussi grand penseur se prête à de tels dialogues. La forme de l'entretien est un genre auquel Schopenhauer s'est adonné volontiers au cours de l'année 1858, deux ans avant sa mort, avec des personnes de tous horizons (enseignant, journaliste, politique, disciple...), alors qu'il est célébré dans toute l'Europe. Ainsi accède-t-on à la véritable personnalité du philosophe, à certains aspects de son caractère, insolites et étranges parfois.
    Sa misogynie, son pessimisme, son mépris de la science et de l'histoire se donnent libre cours dans des conversations à bâtons rompus et sans filtre. Elles permettent de découvrir un Schopenhauer enjoué et volontiers sarcastique que le sombre auteur du Monde comme volonté et comme représentation ne laissait pas pressentir.

  • Un monde plus large

    Henry David Thoreau

    • Le passeur
    • 15 Avril 2021

    Le présent volume regroupe la totalité des essais écrits durant toute sa vie par Henry David Thoreau (1817-1862), l'auteur de Walden et de La Désobéissance civile.
    Au total, près de quarante textes, dont dix sont traduits et présentés pour la première en français. Du premier rédigé à vingt ans jusqu'au dernier, révisé sur son lit de mort, toutes les thématiques chères à Thoreau s'y retrouvent. Leur ordonnancement chronologique permet de suivre le fil de sa pensée, son évolution, ses bifurcations, et ses engagements. À côté de ses essais célébrant différents aspects de cette Nature qu'il n'a cessé d'arpenter, on trouve des textes qui sont de véritables bréviaires de sa philosophie vécue sans concession, et des brûlots politiques qui, bien qu'inscrits dans un contexte historique particulier, n'en continuent pas moins de résonner jusqu'à nous. Car c'est le propre de Thoreau de transcender ce qu'il vit à un instant pour lui donner une dimension plus ample qui trouve des échos avec nos propres interrogations. Ce que dénonce ou célèbre Thoreau nous parle plus que jamais : le temps pour soi, la simplicité volontaire, l'attention à la nature, l'hégémonie de la valeur travail, la soumission à l'argent, la désobéissance civile, le recours à la violence pour une cause que l'on croit juste...
    À côté des deux seuls livres qu'il a publiés de son vivant et de son immense journal, ces essais constituent l'autre chef-d'oeuvre de Henry David Thoreau, son indispensable complément, son précieux prolongement, qui fait de son auteur notre contemporain.

  • Du piano aux étoiles

    Jean-Pierre Luminet

    • Le passeur
    • 7 Octobre 2021

    Depuis son enfance Jean-Pierre Luminet cultive avec passion des activités de musicien, de mélomane et de pianiste, qu'il a progressivement mêlées au fil des ans à ses activités d'astrophysicien de réputation mondiale, à la recherche de l'harmonie secrète de l'univers.
    Il retrace ici son étonnant parcours qui l'a conduit à rencontrer de nombreuses figures de la musique contemporaine dont il retrace les portraits. On y croise de prestigieuses figures comme Gérard Grisey et Hèctor Parra, avec lequel il a développé de fructueuses collaborations, Henri Dutilleux, André Boucourechliev ou encore Régis Campo, mais aussi d'attachants créateurs moins connus comme Arthur Petronio, Tristan Clais, Thérèse Brenet, Karol Beffa et quelques autres.
    L'auteur nous parle aussi de ses compositeurs classiques favoris, de son intérêt pour le jazz, de ses concerts les plus mémorables, et réserve un chapitre spécial à Franz Liszt, qui l'accompagne depuis toujours.

  • Mozart ou le silence : une folie d'allégresse

    Clément Rosset

    • Le passeur
    • 9 Septembre 2021

    Dès la publication en 1960 de son premier livre, La philosophie tragique, Clément Rosset ne cessa plus d'écrire. Non seulement des livres de philosophie, mais aussi des récits, des pièces de théâtre, des essais sur ses artistes de prédilection. Parmi ces derniers, Mozart et le silence, devant être suivi de Note sur Jacques Offenbach, écrits en 1967 et 1970 respectivement, d'après la bibliographie que Clément Rosset établit lui-même vers 1970, préservée à la Bibliothèque Nationale.
    Partant essentiellement de l'opéra chez Mozart - son genre préféré, crucial à sa compréhension -, Clément Rosset démontre, à rebours des thèses musicologiques en vigueur, l'indifférence du génie autrichien à l'égard de la psychologie de ses livrets.
    À contre-sens des clichés en vigueur qui accordent un sens ou une intention aux airs sublimes de Don Giovanni, de Cosi fan Tutte ou des Noces de Figaro, l'auteur oppose une musique pure, finalement proche du silence et débarrassée de tout prétexte ou de toute arrière-pensée.
    À son retour du Canada, où l'essai sur Mozart fut rédigé, Rosset le propose à un éditeur qui le refuse, ainsi que d'autres manuscrits. Le texte reste alors inédit pendant une vingtaine d'années.
    Dans une série d'entretiens biographiques, Rosset raconte à ce sujet qu'au moment où il s'apprêtait à les mettre à la poubelle, il offrit quelques-uns de ces manuscrits à son ami Didier Raymond, estimant que ce dernier parviendrait probablement, de par son « entregent », à les faire publier - ce qui fut le cas du Mozart, qui voit le jour chez Mercure de France en 1990 sous le titre de : Mozart. Une folie de l'allégresse, signé donc Didier Raymond. Discrète et ironique vengeance : c'était l'éditeur qui avait refusé le texte quelque temps auparavant.
    Ce même livre fut réédité chez Le Passeur en 2013 sous le titre Le cas Mozart. Il est aujourd'hui présenté au public sous son titre original, rendant justice à son auteur à titre posthume.

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  • Le Guide des perplexes et des égarés propose de renouer avec la raison en débusquant les paradoxes qui se dissimulent dans les questions épineuses de la société telles que la communication, l'islamisme, le complotisme, la religion dans la cité, l'abstentionnisme, la Justice, l'élite, les discriminations, le patriarcat, le sanitaire, l'écologie, la démocratie et l'humanisme en ce siècle, et qui les rendent finalement indécidables.
    Les sonneurs de tocsin sont aujourd'hui légion. Ils dénoncent les périls et convoquent les affects, nous sommant de nous indigner à tout propos, ils ne s'adressent qu'aux émotions et non à l'intelligence. L'homo sapiens, qui était surtout rationalis, est en effet devenu l'homo emoticus. Ainsi les problématiques d'aujourd'hui sont désormais des cactus qu'il ne sait plus trop comment saisir sans qu'elles deviennent des choses qui fâchent.
    Le Guide des perplexes et des égarés aspire à remettre de l'ordre dans les esprits bringuebalés par des informations multiples et de tous types.
    Ce vadémécum est indispensable en un moment où les choix d'avenir qui se présentent aux citoyens français sont cruciaux et nécessitent - pour agir en toute rationalité - d'avoir des idées claires, de décrypter les discours et de faire le tri des promesses et des perspectives raisonnables et accessibles.
    Un glossaire final permet avec humour de revenir à l'essentiel.

  • « Je n'ai que ma plume et ma me`re », e´crit Baudelaire a` son tuteur le 5 mars 1852. Les rapports de Baudelaire à sa condition d'homme et de créateur sont étroitement liés à ceux, étranges et passionnels, qu'il entretint toute sa vie avec sa mère.
    Cette relation étroite est également due à sa condition financière : accumulant les dettes, toujours en manque d'argent, il se plaint en permanence à sa mère. D'ailleurs, il ne parle pour ainsi dire jamais de poésie ou d'art avec elle. Tout y est affaire de choses matérielles et de soucis intimes. Ce qui donne à ces lettres attachantes la vision d'un Baudelaire se débattant avec les problèmes du quotidien.
    Mais par-delà cette apparente trivialité, les formules assassines sur l'humanité et « l'ennui » qui toujours assaille le poète, se révèle aussi une relation terrible et ambigüe, voire sado-masochiste. On voit un génie implorer sa mère de le reconnaître et de l'aimer, alors qu'elle est persuadée qu'il gâche son existence. Cette obsession de gagner l'amour de cette femme adorée et haïe à la fois rend cette correspondance troublante singulière.

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  • Louis Bouilhet fut le complice, le frère élu de Flaubert, celui avec lequel il pouvait partager ce goût de la farce tonitruante, dans la plus pure tradition rabelaisienne. Il fut aussi son éminence grise, ce compagnon d'écriture qui entretint Flaubert dans une exigence littéraire soutenue, et c'est lui qui lui souffla l'idée de Madame Bovary. Leur correspondance croisée, publiée ici pour la première fois, se fait l'écho de cette connivence à la fois potache et hautement littéraire. Drôles, féroces, tonitruantes, brillantes, ces lettres portent la marque d'une de ces rares amitiés littéraires qui en font les héritiers de La Boétie et Montaigne, dans un registre plus facétieux, Bouilhet étant le témoin privilégié du gueuloir du Croisset. Elles permettent aussi de redécouvrir également l'oeuvre du « pauvre Bouilhet », auquel Flaubert resta fidèle même après sa disparition prématurée. C'est indéniablement l'une des correspondances de Flaubert parmi les plus vivantes, les plus complices et les plus entraînantes.

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