Littérature traduite

  • Mexico city blues : l'écrit de l'éternité d'or

    Jack Kerouac

    • Gallimard
    • 7 Avril 2022

    Ce grand oeuvre poétique composé de 252 chorus, écrit à Mexico en 1955, nourri de marijuana et d'élans mystiques, est bien celui d'un jazz-poet passionné de blues et subjugué très jeune par la découverte de Charlie Parker, et initié dès 1952 au bouddhisme par Allen Ginsberg . D'une extrême liberté, spontanée, folle, sauvage, joyeuse ou désespérée tour à tour, l'écriture de l'icône de la beat generation, entre rythmique et mystique, tient du vertige et n'a pas d'équivalent.

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  • Aller simple ; l'hôte impenitent

    Erri De Luca

    • Gallimard
    • 25 Février 2021

    Parions que les lecteurs assidus d'Erri De Luca ne s'étonneront pas de son entrée dans la collection Poésie/Gallimard tant sa prose déjà signale constamment en lui le poète. Le présent volume qui reprend les poèmes d'Aller simple (Du monde entier) auxquels nous avons adjoint L'hôte impénitent dans son intégralité, donnera en outre à lire des poèmes inédits spécialement choisis par l'écrivain pour cette édition. Si Aller simple évoque d'abord l'épopée tragique des migrants qui tentent de rejoindre le sol italien et le destin des désespérés qui affrontent la violence de la mer et de l'indifférence, on y lira bien plus qu'un plaidoyer militant. La poésie de De Luca, portée par son humanisme engagé, proche dans sa sobriété et sa ferme clarté de celle de Primo Levi par exemple, trouve aussi son propos, comme son oeuvre en prose, dans l'évocation de la guerre, de l'amour, de la liberté perdue, de la terre d'Italie et n'exclut pas l'expression heureuse de l'existence dans sa sensualité.

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  • Le chien andalou et autres textes poétiques Nouv.

    Le chien andalou et autres textes poétiques

    Luis Buñuel

    • Gallimard
    • 2 Juin 2022

    Avant d'être le cinéaste universellement reconnu que nous savons, Luis Bunuel (1900-1983) a été dans les années 20, à Madrid puis à Paris, comme ses amis Garcia Lorca et Dali, un poète conséquent. Le recueil Un chien andalou auquel nous avons adjoint de nombreux textes, relève assurément au premier chef de l'univers surréaliste, insolent et libertaire, dont Bunuel prouve qu'il fut avant même la rencontre avec Breton et la réalisation des films L'âge d'or et Le chien andalou, un des plus justes interprètes.

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  • Haïku ; anthologie du poème court japonais

    Collectif

    • Gallimard
    • 13 Novembre 2002

    Né il y a trois siècles au Japon, le haiku est la forme poétique la plus courte du monde. Art de l'ellipse et de la suggestion, poème de l'instant révélé, il cherche à éveiller en nous une conscience de la vie comme miracle. De Bashô jusqu'aux poètes contemporains, en passant par Buson, Issa, Shiki et bien d'autres, Haiku est la première anthologie à présenter un panorama complet de ce genre littéraire, en lequel on a pu voir le plus parfait accomplissement de l'esthétique japonaise.
    « Pourquoi aimons-nous le haiku ? » interrogent les préfaciers de ce livre. « Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute, aussi, parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieu à chaque instant. Peut-être, enfin, parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. »

  • Poésies verticales

    Roberto Juarroz

    • Gallimard
    • 25 Novembre 2021

    Roberto Juarroz est né en 1925 et mort en 1995 à Bueno Aires. Parmi les poètes argentins il est de cinq ans l'aîné de Juan Gelman et de six ans celui d'Alejandra Pizarnik. Il publia sa première Poésie verticale à compte d'auteur, en 1958. Ce qui n'empêche pas Cortazar de le remarquer très tôt et Paz de le considérer comme «un grand poète d'instants absolu». Ses recueils n'ont porté qu'un seul et unique titre:Poésie verticale, suivi d'un numéro. L'oeuvre poétique est d'un seul tenant, monolithique, et constitue un livre inachevé à jamais ouvert. Relisons Juarroz, car peu de poètes nous conduisent aux frontières du réel, nous y laisse seul, plein et entier, c'est-à-dire responsable de notre langage et de la relation que nous établissons, par celui-ci, avec la réalité - et dès lors responsable de notre humanité. Peu de poètes nous permettent, par la poésie, de naître à nous-même, au monde et dès lors de mieux nous connaître ainsi que d'être par là mieux ajusté au monde - c'est-à-dire au réel. Juarroz était de ceux-là, rares, qui firent de la poésie une expérience de vie.

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  • Rubayat

    Omar Khayyâm

    • Gallimard
    • 15 Novembre 1994

    « Si les Rubayat, par les voeux qu'il forment, par les doutes qu'ils expriment, par les sentences désinvoltes ou désabusées qu'ils profèrent, livrent peu à peu les clés d'un art de vivre, ils manifestent surtout l'implacable lucidité de leur auteur. Ils rappellent que Khayam n'est pas un théoricien du laisser-aller, que s'il est libertin, c'est à la façon des philosophes et, en tout état de cause, plus proche des sceptiques que des hédonistes. Devant la fable du monde, il campe, incrédule, rebelle, irréductible. Un verre à la main, il se divertit de l'agitation et des mirages alentour. Il compose litanie sur litanie autour du mot "rien". Il rit aux étoiles. N'est pas vraiment triste. Le silence des espaces infinis ne l'effraie pas. Il joue avec son nom en guise d'épitaphe :
    Khayam, qui cousait les tentes de l'intelligence, [...] Le brocanteur de destins le mit en vente contre du vent. » André Velter.

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  • Sonnets

    Pier Paolo Pasolini

    • Gallimard
    • 31 Mai 2012

    Voici, écrits au jour le jour dans la forme ciselée du sonnet, une centaine de poèmes de Pasolini qui se donne pour l'éphéméride d'une passion. Retrouvés bien des années après sa mort tragique, ces textes intenses adressés à Ninetto Davoli, l'acteur lumineux du Décaméron, occupent une place singulière dans l'oeuvre polyphonique de Pasolini. Ici, aucun apparat rhétorique ni de mise en scène : une parole nue, à vif, souvent blessée, qui traduit les alarmes d'un coeur qui ne s'appartient plus et d'un corps perdu de désir. Ce recueil, par sa brièveté, s'apparente à un trait de feu qui éclaire et qui brûle, qui révèle et engloutit, qui exalte et condamne : incontestablement l'un des sommets de la poésie amoureuse de notre temps.

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  • Feuilles d'herbe

    Walt Whitman

    • Gallimard
    • 22 Mai 2002

    Walt Whitman, l'homme de l'espace américain, l'homme du surgissement, du déferlement vocal, du souffle porté à sa plus vaste amplitude, cet homme-là se dresse à jamais avec ses cris, ses rages, ses ferveurs. Tant d'énergie brute, tant de puissante naïveté, tant d'intuitions sonores ne cessent d'activer le coeur, d'exalter le corps. C'est la chance d'un bain de houle, avec en plus cette joie singulière, hérétique en poésie, de voguer gaillardement sur de bons sentiments. Whitman porte et emporte, provoque, prend par le bras, allonge le pas, amplifie l'écho et révèle à chacun sa voix d'homme.
    « Solitaire américain poussé comme un gratte-ciel dans un désert inculte de maisons à bas étages », selon Jacques Darras, Walt Whitman apparaît bien aujourd'hui à cette place de guetteur : il respire haut, il voit loin, il préfigure un monde fraternellement habitable.

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  • Car l'adieu, c'est la nuit

    Emily Dickinson

    • Gallimard
    • 22 Novembre 2007

    « Celle qui a tant écrit sur l'adieu a dit adieu au monde il y a cent vingt ans, léguant à d'hypothétiques lecteurs, tandis qu'une mouche venue de ses propres poèmes cognait contre la vitre de sa chambre, "la part d'elle transmissible" : une longue lettre sans signature, composée de centaines de feuillets déposés dans un coffret au fond d'un tiroir de commode. Un tendre et solennel héritage à partager. Une énigme à résoudre par les générations à venir.
    Ce mode de transmission suffit à lui seul à distinguer Emily Dickinson des autres poètes, et même d'un Pessoa qui a laissé la plus grande partie de ses oeuvres à la postérité dans des circonstances un peu analogues. Le poète portugais jouissait de son vivant d'une certaine notoriété. Emily Dickinson, tout entière réfugiée dans ses écrits, n'en avait pour ainsi dire aucune. Elle livrait avec une rare confiance ce qu'elle avait de plus cher aux mains "aveugles" des générations futures. »
    Claire Malroux.

  • Insomnie ; et autres poèmes

    Marina Tsvetaïeva

    • Gallimard
    • 27 Mai 2011

    Marina Tsvétaïéva (1892-1941) est aujourd'hui reconnue comme l'un des grands poètes du XXe siècle. Femme de tous les paradoxes, à la fois russe et universelle, prosaïque et sublime, elle commence très jeune à écrire et à publier. Prise dans la tourmente révolutionnaire après l'écrasement de l'Armée blanche dans laquelle son mari s'est engagé comme officier, elle vit un douloureux exil de dix-sept ans à Berlin, à Prague, puis à Paris. De retour dans son pays natal en 1939, elle se suicide deux ans plus tard.
    Il est des talents si impétueux que les événements les plus dévastateurs de l'histoire ne sauraient les étouffer. Réduite à néant par la terreur stalinienne, Marina Tsvétaïéva ne cesse aujourd'hui de revivre et de rayonner. Cette « danseuse de l'âme », ainsi qu'elle se nommait, traverse, subit et transcende les malédictions de l'Histoire comme une comète fracassée. Par sa poésie, fulgurante, rétive et exaltée, elle fraternise d'emblée avec toutes les victimes. La singularité tragique de son itinéraire, d'une indestructible intégrité, garde aujourd'hui toute sa charge libératrice.

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  • Ariel

    Sylvia Plath

    • Gallimard
    • 6 Mai 2011

    Secs, sans cavalier, les mots Et leur galop infatigable Quand Depuis le fond de l'étang, les étoiles Régissent une vie.

    « Ariel, génie de l'air de La Tempête, de Shakespeare, est aussi le nom du cheval blanc que montait à l'aube dans le Devon, en Angleterre, l'un des plus extraordinaires poètes du XXe siècle, Sylvia Plath, aux derniers mois de sa courte vie.
    Ariel, borne décisive marquant un "avant" et un "après", parole intense jusqu'à la rage parfois, question de vie ou de mort.
    Ariel, jusqu'au bout, l'extrémité du dernier souffle. » Valérie Rouzeau.

  • à pleine voix ; anthologie poétique 1915-1930

    Vladimir Maïakovski

    • Gallimard
    • 17 Novembre 2005

    Fils d'un forestier géorgien, Vladimir Maïakovski avait une allure de bûcheron, et c'est avec une énergie de cette nature qu'il va s'attaquer à la poésie de son temps. Né en 1894, il publie ses premiers textes en 1912. Il adhère alors au futurisme qui lui paraît seul capable de remplacer le symbolisme et l'acméisme dont les raffinements aristocratiques l'ennuient, et peut-être même, l'écoeurent. Après la révolution d'Octobre, il s'engage à corps littéralement perdu, avec la volonté de créer un nouvel art révolutionnaire et, plus précisméent pour ce qui le concerne, de forger un langage accessible aux masses. Désormais, ses écrits vont suivre le cours politique des choses, avec petits et grands événements, difficultés et triomphes. Le poète et le citoyen militant deviennent en lui inséparables.
    La poésie de Maïakovski rompt avec les règles rigides de la prosodie, son vers prend les intonations du langage courant, mais en inventant une scansion qui porte les mots de la rue jusqu'à une sorte d'incandescence ou de frénésie. « Un poète, affirme-t-il, doit développer son propre rythme, abandonnant iambes et mesures canonisées, qui ne lui appartiennent pas en propre. Le rythme magnétise et électrise la poésie ; chaque poète doit trouver le sien ou les siens. »
    Cette nouvelle poétique, Maïakovski la voit comme un grand travail, et même une « industrie ». Cet effort prométhéen, il va le tenir des années durant, les poèmes-fleuves succédant aux poèmes-fleuves, les récitals enfiévrés succédant aux voyages à travers l'URSS et le monde. Jusqu'au suicide soudain du 14 avril 1930, jour où l'élan révolutionnaire n'est plus assez fort pour sauver du naufrage un impossible amour.

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  • Poèmes et poésies

    John Keats

    • Gallimard
    • 5 Mars 1996

    Keats est un météore du romantisme anglais finissant : mort à vingt-six ans, il est hanté, comme son oeuvre par la conscience de la brièveté de l'existence et par une mélancolie partout présente : «J'ai été presque amoureux de la mort apaisante, je lui ai donné de doux noms en plus d'un vers pensif pour qu'elle enlevât dans l'air mon souffle calme. Maintenant plus que jamais il semble délicieux de mourir...» Même si le poème n'est qu'un mirage, c'est la plus haute révolte que nous puissions souhaiter contre notre condition humaine, et c'est à l'art qu'incombe de maintenir ouverte la contradiction entre la présence de la vie dans l'instant et l'impossibilité d'arrêter ces instants - la poésie restant l'unique réponse à ce dilemme.

  • Les magiciennes et autres idylles

    Théocrite

    • Gallimard
    • 11 Novembre 2021

    C'est un formidable petit bijou littéraire que nous offrons aux lecteurs de poésie et à tous les esprits curieux avec la publication des mythiques idylles de Théocrite, un des tout premiers chefs-d'oeuvre de la poésie lyrique. Le poète grec Théocrite, né à Syracuse vers 310 avant Jésus-Christ et mort vers 250, ne mérite pas seulement d'être lu comme l'initiateur de la poésie bucolique à quoi on le réduit trop rapidement, il est un poète extraordinairement créatif et inventif comme le prouve l'ensemble que nous donnons ici alternant dans une forme alerte et variée lyrisme amoureux, célébrations de la sensualité, dialogues satiriques, chants du petit peuple sicilien, pêcheurs, moissonneurs, bergers dans le décor très concret du paysage méditerranéen admirablement évoqué. C'est dans la traduction originale et inédite de Pierre Vesperini qu'on le lira. Pour qui voudra aller plus loin, le traducteur propose un très riche apparat critique qui autorise une passionnante plongée dans la Grèce antique, tant dans ses mythes et son imaginaire que dans sa dimension la plus quotidienne et populaire.

  • Lexique amoureux

    Adonis

    • Gallimard
    • 20 Septembre 2018

    «Si la figure publique et internationale d'Adonis, à travers ses interventions journalistiques, ses déclarations fermes mais jamais tonitruantes, dans ses conférences et ses entretiens, est pour beaucoup de lecteurs celle d'un poète révolté contre les désastres du fondamentalisme, contre l'ingérence du religieux dans le politique et contre les naïvetés un peu idéalistes de l'idée même d'une révolution populaire, si aisément manipulable, il est probable que sa place dans l'histoire de la poésie sera conçue avec le temps comme plus complexe. Assurément, elle est singulière par son parcours d'enfant de paysans syriens devenu un intellectuel de haut rang, un érudit exceptionnel et un esprit remarquablement libre, sans la moindre pesanteur didactique, sans la moindre arrogance, mais aux arguments pointus et implacables, qui, pour revendiquer la modernité, n'en renie jamais pour autant le passé littéraire de sa langue, ni sa dette envers la grande poésie classique arabe, préislamique. Mais c'est aussi, ainsi que le prouve le choix de ces recueils tout habités de sensualité et de passion amoureuse, un poète qui aura su rendre aux femmes leur rôle et leur voix. En renversant bien des clichés sur la poésie arabe, en la laïcisant, en la démasculinisant, en l'affranchissant d'identités trop nationales, en l'universalisant, en la confrontant à d'autres expériences linguistiques, en se souvenant aussi de la leçon de la philosophie arabe médiévale, où lyrisme et rationalisme n'étaient pas contradictoires, et qui avait permis de préserver, d'approfondir et de transmettre l'héritage grec antique, il a créé un univers où le livre, le paysage, l'histoire, le corps se donnent mutuellement des armes, dans un renvoi de reflets tantôt sanglants tantôt aimants, à l'image de la lune, lumière de l'amour et du meurtre».

    Ce volume contient : Commencement du corps, fin de l'océan - Histoire qui se déchire sur le corps d'une femme - La forêt de l'amour en nous - Le Livre II (al-Kitâb) [extraits].

  • élégies de Duino ; sonnets à Orphée

    Rainer Maria Rilke

    • Gallimard
    • 25 Octobre 1994

    «Un regard sur l'accueil fait aux Elégies dans les années 20 s'impose. On constate avec étonnement que les interprétations divergent d'une manière extrême : les uns, tous ceux qui sont proches de Rilke, admirent la continuité, autrement dit, la victoire de Rilke sur le "temps funeste" de la grande guerre. C'est comme si les Elégies avaient guéri la plaie créée par la catastrophe historique. D'autres s'offusqueront du fait que le monument rilkéen ne porte aucune trace de la déchirure du monde occidental.
    D'autres encore, notamment la génération perdue de la guerre, allaient considérer, en dépit des faits, les Elégies comme l'expression majeure de cette crise aiguë de l'histoire. C'est ainsi que la Sixième Elégie (L'élégie du héros), pourtant rédigée dans sa majeure partie dès 1912/1913 (à Duino, Ronda et Paris), enfanta l'image d'un Rilke "héroïque" cristallisant les expériences de la guerre. "La tessiture primitive de l'âme" (Urtext der Seele), la grande scène des archétypes, le théâtre intérieur de Rilke se heurtèrent donc bien aux discours idéologiques de l'époque dont parlait Musil.
    Rilke "apolitique" et "atemporel" ? Même si une interprétation de l'oeuvre comme miroir de son temps peut paraître inadaptée, il faut néanmoins tenir compte du fait que les Elégies et les Sonnets posent la question de l'être humain à l'époque du nihilisme. Les difficultés du texte viennent essentiellement du fait que tous les systèmes d'orientation traditionnels et identifiables ont disparu du texte.
    "Etrange de voir ainsi que tout ce qui se rattachait, librement vole de ci de là, dans l'espace sans lien" (Première Elégie). Tout ce qui est dit du positionnement des morts peut être mis en relation avec la situation de l'homme après l'annonce par Nietzsche de la mort de Dieu. Il s'agit d'une tentative extrême de trouver la place de l'homme - son temps et son lieu ("emplacement, site, gîte, sol, domicile", Dixième Elégie).
    Les Elégies sont l'une des grandes manifestations de l'expérience de la "solitude" (Nietzsche) et de l'absence d'un "chez-soi transcendantal" (Lukacs, La théorie du roman).» Gerald Stieg.

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  • Arbres d'hiver ; la traversée

    ,

    • Gallimard
    • 12 Octobre 1999

    De son vivant, Sylvia Plath a publié de nomnbreux poèmes dans des revues américaines ou anglaises, mais un seul recueil : Le Colosse. Plusieurs centaines de poèmes restaient inédits. Son mari et la soeur de ce dernier établiront trois recueils : Ariel, en 1965, qui aussitôt la place par les grands poètes anglo-saxons contemporains, puis La Traversée et Arbres d'hiver en 1971. En 1981 paraît Collected Poems - 224 poèmes présentés chronologiquement et couvrant les six dernières années de sa vie (de 1956 à 1963).
    Ce livre obtient, l'année de sa publication, le prix Pulitzer pour la poésie. Depuis, la renommée de Sylvia Plath n'a cessé de s'étendre. Elle est l'objet d'un véritable culte aux Etats-Unis. Les deux recueils traduits ici, La Traversée et Arbres d'hiver, sont une transition entre la poésie du Colosse (où Sylvia Plath met en place les éléments d'une mythologie personnelle autour de l'absence, la mort, le sentiment d'insécurité et d'abandon) et celle des poèmes d'Ariel (où cette mythologie est reprise et exprimée avec une violence portée à l'extrême).
    La Traversée et Arbres d'hiver présentent un univers plus nuancé, où les démons habituels paraissent, sinon exorcisés, moins menaçants, presque familiers.

  • Il neige dans la nuit et autres poèmes

    Nazim Hikmet

    • Gallimard
    • 1 Mars 2000

    Nâzim Hikmet, partout célébré comme l'un des plus grands poètes de ce siècle, est aussi l'un des témoins majeurs des tourmentes, des révolutions, des tragédies et des combats de son temps.
    Treize années passées dans les prisons turques, avant de connaître l'exil, ont fait de lui un symbole, un porte-voix. Mais ce profil militant, loin de limiter l'espace de son oeuvre poétique, en assure au contraire l'élan, la vérité, la force. C'est qu'à la sincérité d'un engagement, à la générosité qui est chez lui une seconde nature, Hikmet ajoute la simplicité et la grâce : sa poésie traduit comme aucune autre, dans une langue directe, étonnamment pure, le rayonnement et les souffrances d'un destin individuel qui ne se tient jamais à distance des aventures collectives ni des sources de la mémoire populaire.Poète banni (l'État turc a attendu 1993, soit trente ans après sa mort, pour le réhabiliter), Nâzim Hikmet ne fut pourtant pas un poète maudit.
    Censurés dans son pays, ses poèmes ont couru le monde et rencontré un immense écho.
    Cette anthologie propose un parcours d'ensemble dans une oeuvre multiforme qui conjugue pièces lyriques, notations véhémentes, instants saisis au vol, élégies et vastes fresques épiques.
    La poésie de Nâzim Hikmet, sans jamais céder à la grandiloquence, participe d'une ambition immense : changer l'ordre des choses en changeant l'image qu'on en donne.

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  • Chant général

    Pablo Neruda

    • Gallimard
    • 13 Mars 1984

    « Avec le Chant général, j'ai travaillé sur le terrain de la chronique et du mémorial, un terrain qui, les premiers temps, me parut rocailleux et inhospitalier. Mais soudain je découvris [...] qu'il n'y avait pas de matériel antipoétique lorsqu'il s'agissait de nos réalités. Les faits les plus obscurs de nos peuples doivent être brandis en pleine lumière. Nos plantes et nos fleurs, pour la première fois, doivent être contées et chantées. Nos volcans et nos rivières sont restés dans les espaces desséchés des textes. Que leur feu et leur fertilité soient livrés au monde par nos poètes. Nous sommes les chroniqueurs d'une naissance retardée. Retardée par le féodalisme, par la stagnation, par la faim. Il ne s'agit pas seulement de préserver notre culture, mais de la livrer à toutes nos forces, de la nourrir et de lui permettre de fleurir. » Pablo Neruda.

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  • Odes ; élégies ; hymnes

    Friedrich Hölderlin

    • Gallimard
    • 7 Septembre 1993

    «La présente édition reproduit les Odes, les Élégies et les Hymnes tels qu'ils figurent dans la Bibliothèque de la Pléiade, les seules modifications concernant les traductions d'André du Bouchet, pour lesquelles nous avons tenu compte des retouches apportées dans l'édition du Mercure de France ; d'autre part, pour les hymnes L'Unique et Mnémosyne, nous avons substitué les traductions d'André du Bouchet à celles de la Pléiade.
    On sait que Hölderlin, qui publia plusieurs poèmes en revue, n'a pas connu avant les années de la folie leur édition en volume. Notre recueil se limite à la période des grands poèmes (1800-1806), pour laquelle nous avons, à la suite de la Pléiade - et en nous conformant au choix de celle-ci au sein des Odes, des Élégies et des Hymnes -, repris le classement par genre de l'édition de Stuttgart.»

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  • Sonnets

    William Shakespeare

    • Gallimard
    • 4 Avril 1975

    On ne traduit bien que son proche, paraît-il.
    Traduisant shakespeare, je pars à la rencontre de quelqu'un qui me ressemble assez pour me rester accessible. à l'évidence, ce que nous avons de voisin c'est notre expérience du monde en tant qu'homme, du vers et de la forme en tant que poète. entretenir ce voisinage n'est pas une communauté certes, mais peut-être du bois pour en faire. b.d.

  • Quarante-cinq poèmes / la résurrection

    William Butler Yeats

    • Gallimard
    • 5 Octobre 1993

    «Au seuil de ce livre de traductions j'ai d'abord et surtout le désir de dire l'admiration et bientôt l'affection qui m'ont porté vers cette oeuvre que je voudrais qui vive dans notre langue ; et même celui d'indiquer que cette attention est allée à un texte, bien sûr, mais plus encore à une personne, tant c'est le propre de Yeats d'être présent dans chacune de ses paroles d'une façon si intense et, pourrait-on croire, si transparente qu'on ne peut le lire sans se prêter à son drame, lequel d'ailleurs ne contredit pas sa recherche de poésie : plutôt l'a-t-il dirigée. Yeats ne s'est pas dérobé à l'écriture, à ses prestiges, à ses pièges ; mais il est aussi celui qui, à de grands moments, s'en dégage, comme s'il n'oubliait jamais que les valeurs de l'existence vécue sont de plus de poids pour l'esprit que les labyrinthes pourtant sans nombre qui s'entrouvrent parmi les mots.» Yves Bonnefoy.

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  • Canzoniere

    Francois Petrarque

    • Gallimard
    • 20 Septembre 2018

    Monument de la poésie universelle, oeuvre fondatrice du lyrisme amoureux qui inspira si intensément les poètes français de la Pléiade et au-delà influença toute la littérature européenne de la psychologie amoureuse, le Canzoniere de Pétrarque (1304-1374), demandait assurément pour que le lecteur moderne accède à sa beauté formelle et à son chant profond la nouvelle et magnifique traduction en vers de René de Ceccatty, aussi érudite qu'alerte et fluide. Écrit tout au long de sa vie, sans cesse augmenté, composé et recomposé par le poète italien, le Canzoniere qui rassemble 366 poèmes, sonnets, chansons, madrigaux, ballades et sextines, s'il fait entendre la passion sublime et désespérée du poète pour Laure de Noves, son amour impossible, est aussi une longue méditation sur les contradictions en l'homme entre la pulsion du désir et la raison, la sensualité et l'idéalisation, la précarité du corps et l'éternité du sentiment. La mort de Laure, intervenant comme une césure au mitan de l'oeuvre, ouvre par ailleurs une réflexion sur la mort et l'absence, alliée au sentiment de solitude, à la conscience de la fragilité du destin humain et donc de la vanité de la gloire et peut-être même de l'écriture.
    On saura gré à René de Ceccatty de nous avoir rendu proches ces préoccupations en sauvant par sa traduction franche et rythmée la poésie de Pétrarque du maniérisme dont on l'a souvent affublée.

  • Livre de poèmes ; mon village

    Garcia Lorca Federic

    • Gallimard
    • 30 Juin 1967

    Nouvelle édition en 2017 de Poésies, I

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