Arts et spectacles

  • Le 29 mai 1982, Romy Schneider s'est éteinte à l'âge de 43 ans. Que s'est-il passé la nuit de sa mort au 11, rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIe arrondissement de Paris ?
    Icône du cinéma français à la photogénie incroyable, que sait-on vraiment de Romy, de ses bonheurs, mais aussi de ses chagrins et de ses blessures, notamment depuis la mort de son fils quelques mois plus tôt ?
    Sarah Briand a marché dans ses pas, du chalet de son enfance à Berchtesgaden en Allemagne, près du nid d'aigle d'Adolf Hitler, jusqu'à l'appartement parisien où elle a passé ses dernières heures, pour nous livrer une série d'instantanés de ces moments intimes.
    Un portrait nourri de témoignages inédits d'amis, de réalisateurs, ses partenaires de cinéma et parfois de vie, comme celui qui fut son époux, Daniel Biasini, le père de sa fille Sarah, ou encore Alain Delon, qui rend pour la première fois, à la femme qu'il a aimée, un hommage exceptionnel.

  • De sa découverte en 1820 à ses multiples réappropriations par les artistes du XXe siècle, Candice Nedelec nous entraîne dans une fabuleuse odyssée, sur les traces de cette fascinante statue au charme mystérieux.
    Elle a beau rester de marbre, sa vie est celle d'un personnage de roman aux mille rebondissements. Depuis son improbable découverte en 1820 par un paysan grec et un marin français en escale dans une île des Cyclades, Milo, la Vénus fascine. Elle a engendré toutes les convoitises. Symbole de la renaissance du Louvre après la défaite de Napoléon, elle a été au coeur de la compétition artistique entre grandes puissances. Mise à l'abri pendant la guerre de 1870, elle a échappé in extremis aux incendies de la Commune de Paris et survécu à deux exodes riches en péripéties pendant les conflits mondiaux. Le chef-d'oeuvre a enfin inspiré les plus grands artistes depuis 200 ans. Delacroix, Gautier, Rodin, Dali, Niki de Saint Phalle... Tous ceux qui ont croisé sa route ont été envoûtés par son charme mystérieux, autant que par l'énigme de sa création.
    Candice Nedelec nous propose d'embarquer pour l'inédite odyssée de celle qui est devenue une véritable icône.

  • Les débuts de l'opéra en France, de sa fondation par Louis XIV à ses développements jusqu'à la Révolution. De la tragédie lyrique, genre spectaculaire qui s'impose au monde musical, à l'apparition de nouveaux genres : l'opéra-comique, qui se développera au XIXe siècle.
    Menée par Hervé Lacombe, une équipe pluridisciplinaire passe en revue tous les aspects de l'opéra français à ses débuts, et montre comment se constitue une véritable culture lyrique.
    Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l'opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique protéiforme, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Dans l'histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l'État, depuis son institutionnalisation par Louis XIV, qui consacra la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution. Né au XVIIe siècle, tout à la fois en s'inspirant et en se démarquant de l'opéra italien, l'opéra français s'inscrit dans un contexte social et artistique spécifique, dont la culture de la danse est l'une des données fondamentales. La période qui s'ouvre avec le Roi-Soleil trouve son terme dans l'écroulement de l'Ancien Régime durant la Révolution. Entre-temps, le genre a infiltré toute la vie musicale, a proliféré jusque dans les colonies. Il s'est ramifié sous diverses formes, dont l'opéra-comique est l'une des plus originales. Derrière quelques noms restés célèbres, comme Lully et Rameau, Grétry et Gluck, c'est une multitude d'auteurs qu'il nous faut redécouvrir. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses productions.
    Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de près de deux cents auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.

  • Son unique priorité s'appelait la peinture : elle était son souffle, son sang. Quand Nicolas de Staël (1914-1955) se donna la mort, à quarante et un ans, il laissait plus de mille tableaux, autant de dessins, et l'énigme d'une vie menée au galop.

    Insolent et généreux, rusé et pur, Staël savait masquer sous des cascades de rire les failles d'une enfance brisée par la révolution russe de 1917 et les rigueurs d'un exil polonais. Aristocrate apatride et orphelin, il fut recueilli en Belgique, voyagea au Maroc, tout entier habité par la fureur de peindre.

    Derrière le grand artiste salué par son ami Georges Braque et par Marc Chagall ("il était innocent, il avait une force cosmique"), il faut découvrir les vertiges de ce météore mélancolique, son corps à corps avec la couleur, son combat singulier avec la matière, son refus hautain de toutes les écoles, qu'elles se réclament de l'abstraction ou de la figuration.

    La renaissance arriva des Etats-Unis, quand il eut trente neuf ans. Trop tôt ou trop tard. Il s'était déjà réfugié en Provence, aveuglé de lumière, écrasé de gloire, fraternisant avec René Char et brûlant sa vie, obsédé par les hautes figures de Paolo Uccello et de Hercules Seghers. Sa morale tenait en quelques mots : "il faut travailler beaucoup, une tonne de passion et cent grammes de patience." Voici la chevauchée de ce prince foudroyé.

    Journaliste au Monde, Laurent Greilsamer a consacré sa première biographie à Hubert Beuve-Méry, parue en 1990 chez Fayard. Il a notamment publié aux mêmes éditions, en collaboration avec Daniel Schneidermann, Un certain Monsieur Paul : l'affaire Touvier (1989) et Les Juges parlent (1992).

  • « Lorsque j'étais enfant, j'apprenais la théorie musicale" dans de petits manuels (je ne sais pas s'ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : Qu'est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : La musique est l'art des sons". Quel ne fut pas mon éblouissement, à l'âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la théorie musicale", mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n'ai guère changé d'opinion : la musique est bien l'art des sons. »De cette définition banale, « la musique est l'art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu'aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu'exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu'est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ?
    Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité.Francis Wolff est philosophe, professeur à l'École normale supérieure (Paris). Il est notamment l'auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida (Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.

  • Reynaldo Hahn

    Philippe Blay

    • Fayard
    • 5 Mai 2021

    Très éloigné d'ouvrages superficiels, mettant en valeur le milieu littéraire et mondain dans lequel évoluait Reynaldo Hahn, cet ouvrage rend pleinement justice à une personnalité notable de la vie musicale en France, compositeur éclectique aux activités multiples, qui a oeuvré au tournant de deux siècles.
    Reynaldo Hahn (1874-1947) est longtemps demeuré attaché à la seule figure d'un musicien mondain, compositeur précoce fêté dès son enfance dans les salons parisiens. La postérité de ce spirituel et distingué Vénézuélien d'origine juive allemande, affectionné et admiré de Massenet et d'Alphonse Daudet, ne semblait pouvoir dépasser son affinité première avec la poésie de Verlaine, sa relation amoureuse avec Marcel Proust et sa fervente amitié pour Sarah Bernhardt. Incarnation immuable de la Belle Époque, il était rivé à quelques mélodies à succès et une opérette célèbre, Ciboulette, qui l'érigeait en nouvel André Messager.
    Aujourd'hui pourtant, la musique de Reynaldo Hahn séduit une nouvelle génération d'interprètes et sa stature est reconsidérée, notamment en ce qui se rapporte à ses échanges intellectuels et esthétiques avec Proust. Cette biographie se propose, en revenant aux sources - dont son journal inédit - et en ne s'aliénant pas aux clichés, de retrouver l'artiste sous le personnage. Autrement dit le créateur d'une oeuvre multiple, riche de bien d'autres poèmes vocaux et ouvrages lyriques que ceux toujours entendus, où le ballet côtoie l'oratorio et le quatuor à cordes. Certaines oeuvres, comme Sagesse ou La Corsaire, sont étudiées ici pour la première fois. On découvrira également un interprète d'exception et un homme de lettres accompli, chanteur-né, chef d'orchestre et directeur musical de grande envergure, critique musical influent et alerte conférencier.
    Restait à faire apparaître sous le plastron du contempteur brillant d'une modernité de commande, acteur incontournable de la vie musicale de l'entre-deux-guerres et parangon incontesté de l'esprit français le plus piquant, un être voué à l'art s'exprimant par nécessité intérieure. Fidèle à une conception non progressiste de la beauté et meurtri face à une époque d'intenses mutations qui ne lui correspondait pas, Reynaldo Hahn s'est voulu à la fois un éclectique et un classique.

  • Un chanteur

    Kéthévane Davrichewy

    • Fayard
    • 7 Octobre 2020

    Kéthévane Davrichewy creuse le sillon de sa passion pour la chanson française à travers un exercice d'admiration pour Alex Beaupain, un chanteur qui est son ami et avec qui elle a grandi artistiquement.
    « En épluchant ces années-là, je retrouve les billets des concerts de mes chanteurs favoris, des refrains me reviennent, et, avec eux, des pans entiers de cette époque. Je voudrais pouvoir remuer nos souvenirs communs comme un kaléidoscope. Que ce qui se dessine soit le fruit du hasard plus que d'une fiction dont je serai l'auteure. » Dans ce récit qui retrace vingt ans d'amitié et d'amour avec Alex Beaupain, et d'autres personnalités comme Diastème et Christophe Honoré, Kéthévane Davrichewy explore les mystères de la création et de la vocation, le rôle qu'y jouent les rencontres fondatrices.
    Comment devient-on artiste ? Chanteur, écrivain, cinéaste : où trouve-t-on le courage de se lancer ? A qui fait-on part de ses doutes ? Avec qui partage-t-on la joie de ses réussites ou se console-t-on des drames et des désillusions ?
    Depuis toujours passionnée par la chanson française, la romancière nous en dévoile les coulisses, jamais très éloignées de celles d'autres formes d'expression artistique - comme la littérature.

  • Charlie Parker

    Franck Médioni

    • Fayard
    • 12 Février 2020

    Une biographie de la figure centrale du bebop, le saxophoniste Charlie Parker.

    « Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.

    Cette biographie est non seulement le livre le plus complet sur Charlie Parker publié en France (témoignages de musiciens : Sonny Rollins, Ornette Coleman, Joe Lovano, Steve Coleman, Martial Solal, Michel Portal ; un cahier photos), c'est aussi le récit précis de cette aventure musicale qui a défrayé la chronique et fait rupture dans l'histoire de la musique noire-américaine : le bebop.

  • L'opéra, art totalisant, le genre privilégié de la rencontre entre les expressions artistiques : poésie, théâtre, musique, costumes et décors, chant et parfois danse. L'opéra français, créé sur décision royale, est également fortement marqué par ses implications politiques.
    Menée par Hervé Lacombe, une équipe pluridisciplinaire passe en revue tous les aspects de l'opéra français au XIXe siècle, époque de son triomphe et de son rayonnement esthétique et social.
    L'opéra français est déterminé par son caractère d'institution d'État, depuis sa création par Louis XIV, qui consacra le genre de la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution.
    Le XIXe siècle est en France l'ère du piano, des virtuoses, des concerts symphoniques, de la presse musicale, de la mélodie et des salons, mais, plus que tout, il est le temps de l'opéra. À Paris, en province et dans les colonies, sous sa forme spectaculaire ou par ses innombrables arrangements, ce genre déjà plus que séculaire demeure l'objet d'attentions particulières des pouvoirs qui se succèdent, du Consulat aux débuts de la IIIe république. Il continue à se ramifier, avec l'opérette et l'opéra de salon, s'enrichit d'apports étrangers, de Rossini à Wagner, devient le centre de toute l'activité musicale et infiltre les diverses couches de la société. L'opéra est donc tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, il reflète et concentre son époque.
    Outre quelques titres mondialement connus -- Carmen et Faust, Manon et Orphée aux enfers... --, ce sont des centaines d'oeuvres que ce siècle a créées. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc, pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses institutions, ses salles, ses pratiques, ses thèmes, ses productions...

    Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de plus de cent cinquante auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.

  • Au coeur de l'orchestre

    Christian Merlin

    • Fayard
    • 15 Février 2012

    L´orchestre, comment ça marche ? Quels sont les rouages de cette étrange communauté humaine et musicale ? On la perçoit comme une masse indifférenciée, sous le nom d´Orchestre Philharmonique de Berlin ou d´Orchestre de Paris. Mais on oublie trop souvent qu´il s´agit d´une réunion d´individualités. Qui sont ces musiciens d´orchestre, ces anonymes, ces sans-grade dont on oublie qu´ils sont de grands musiciens ? Ils sont un paradoxe vivant : artistes mais aussi salariés, interprètes mais aussi exécutants, aristocrates mais aussi prolétaires. Est-ce par vocation ou par défaut qu´ils font ce métier ? Qui se soumet pendant ses études à l´excellence et à la compétition pour finalement fondre son talent dans un groupe ? Comment s´organise cette communauté fortement structurée et hiérarchisée : solistes et musiciens du rang, cordes et vents, c´est une vraie micro-société. Avec en point culminant le rapport au chef d´orchestre : rapport de pouvoir ou de confiance ? Si un chef peut se montrer despotique, un orchestre peut facilement dévorer un chef tout cru. L´orchestre peut être le paradis ou l´enfer, il peut se comporter comme une classe de sixième ou s´élever jusqu´à la transcendance. Ses membres sont des êtres humains, avec leurs forces, leurs travers, leurs diversités, mais lorsqu´ils communient pour le même objectif, l´orchestre devient la plus magique des inventions.

  • Sur un fil, entre deux immeubles, de l'aile d'un avion au toit d'une voiture ou d'un métro, Jean-Paul Belmondo a pris tous les risques. Des années plus tard, il en rit encore, l'oeil brillant. Ces éclats de rire tonitruants, il s'en est toujours servi pour garder ses secrets : sa vie, ses rencontres, sa famille, ses amours, ses joies immenses et ses peines les plus grandes.
    Jean-Paul Belmondo a aujourd'hui décidé de tout raconter. Son enfance marquée par la guerre, sa mère courage, l'atelier de son père, et ses premières amours.
    Il nous entraîne dans les pas dilettantes de son service militaire en Algérie. Il nous invite aux comptoirs de la rue Saint-Benoît, pour y faire les quatre cents coups avec ses copains de toujours, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Pierre Vernier, Charles Gérard. Jean-Paul Belmondo se raconte ici pour la première fois, nous livrant la certitude que, oui, mille vies valent mieux qu'une.

  • Autobiographie du chanteur français, depuis son enfance sous les bombes, ses débuts à 14 ans aux côtés de Sidney Bechet, son entrée au cours Simon, la guerre d'Algérie, le théâtre expérimental, les années hippies, puis rock...

  • Degas

    Henri Loyrette

    • Fayard
    • 16 Janvier 1991

    La longue vie de degas (1834-1917), son imposante carrière (plus de cinquante années d'incessante création artistique) ne peuvent se comparer qu'à celles, au même moment, de monet et renoir. mais une vie plus secrète, moins publique, plus riche d'amitiés imprévues, de rencontres inattendues. degas est resté secret, se méfiant de ce que l'on pourrait dire ou écrire sur lui, soucieux de protéger tout ce qui était vie privée, souhaitant à la fois " être illustre et inconnu ". l'existence retirée, le mystère dont il s'entoure volontiers (opinions politiques, relations sexuelles ou amoureuses), mais aussi l'incontestable notoriété dont, très tôt, il jouit _ dès les années 1860, alors qu'il est encore inconnu du " grand public " _, la férocité de ses mots, la présence incongrue de cet artiste volontiers réactionnaire dans un milieu d'avant-garde, font l'attrait et la particularité de sa biographie.

    Car cette longue destinée apparaît, grâce à de nouvelles sources d'archives, de nombreux documents inédits, aussi riche et finalement aventureuse que celles, manifestement plus tumultueuses, d'un van gogh ou d'un gauguin.

    Ancien pensionnaire de l'académie de france à rome, henri loyrette est conservateur en chef au musée d'orsay. auteur d'un ouvrage sur gustave eiffel et de nombreuses études sur l'art français du xixe siècle, il a été notamment le commissaire de l'exposition degas e l'italia (rome, villa médicis, 1984-1985) et le commissaire français de la rétrospective degas (paris, ottawa, new york, 1988-1989).

  • Le génie de Beethoven a fécondé des esprits créateurs, dès la génération que l'a suivi, jusqu'aujourd'hui. Les transcriptions et les oeuvres originales qu'il a inspirées seront au programme de la Folle Journée de Nantes.
    Plus que bien d'autres compositeurs, Beethoven a fait l'objet, après sa mort, d'un culte, qui s'attachait autant à son oeuvre qu'à sa personne.
    À l'occasion du 250e anniversaire de sa naissance, l'empreinte qu'il a laissée est étudiée ici par trois auteurs. Élisabeth Brisson, en déroulant son parcours de vie, expose aussi les enjeux qui ont mobilisé, dès son dernier soupir, bien des volontaires pour écrire sa biographie, et les tentatives de récupération (affectives, esthétiques, nationalistes, idéologiques) auxquelles cette rédaction a donné lieu .
    Bernard Fournier expose la force d'innovation que Beethoven a introduite à son époque, en faisant subir un effet de souffle aux genres existants (sonate, symphonie, quatuor) pour les porter à un apogée.
    François-Gildas Tual développe comment, dès le vivant de leur auteur, ses oeuvres ont connu l'hommage de la transcription, qui permettait une diffusion large. Il aborde enfin les oeuvres de compositeurs qui, jusqu'aujourd'hui, se réfèrent à Beethoven ; dans la forme, dans le titre ou dans l'utilisation du matériau musical, leurs oeuvres constituent un hommage - une sorte de prolongation du Monument Beethoven édifié à Bonn grâce à une souscription internationale.

  • L'inauguration le 4 octobre 2019 dans les jardins des Champs Élysées de la sculpture Bouquet of Tulips offerte par Jeff Koons à la ville de Paris avait suscité de vives polémiques. La question qu'elle pose est celle de l'art dans la ville, de la touristification et de l'enlaidissement au nom de la quête de la beauté, du bien-être et du confort. Au moment où se préparent des élections municipales, il est temps de réfléchir à ces enjeux, fût-ce de manière provocante.
    L'inauguration, le 4 octobre 2019, dans les jardins des Champs Élysées à Paris, de la sculpture Bouquet of Tulips « offerte » par l'artiste américain Jeff Koons à la France en hommage aux victimes des attentats terroristes de 2015 a attisé des polémiques mêlant art, spéculation, décision politique et choix esthétiques.
    Les qualités esthétiques de ce monument ne sont pas l'objet de ce livre - bien que ces « tulipes » ressemblent plutôt à des objets sexuels qu'on n'a l'habitude ni de montrer ni de nommer.
    Il s'agit surtout d'analyser ce dont il est révélateur, la manière dont l'opération s'est déroulée, ce qu'elle nous apprend sur la politique culturelle et l'art contemporains, sur les modes de décision et les intérêts en jeu. Enfin, sur les conceptions actuelles de la ville et, pour le dire sans fard, son enlaidissement systématique.
    La question plus générale que pose l'affaire des « tulipes » est en effet celle de l'art dans la ville, celle de la touristification et enfin de l'enlaidissement au nom de la quête de la beauté, du bien-être et du confort. Nos villes (et tout particulièrement Paris) sont devenues des dépotoirs où se mêlent mobiliers urbains plus ou moins design, « oeuvres d'art », panneaux, équipements et aménagements en tous genres.
    Il est temps de réfléchir à ces enjeux, fût-ce de manière provocante.

  • Roman par Polanski

    Roman Polanski

    • Fayard
    • 13 Avril 2016

    L'autobiographie du réalisateur, initialement éditée en 1984, relate son parcours de Cracovie à Hollywood, en passant par Paris, Londres et Rome, son enfance dans la Pologne nazie, ses débuts dans la comédie, ses études de cinéma, l'assassinat de Sharon Tate ou encore son arrestation pour détournement de mineure.

  • Une biographie rigoureuse d'un des compositeurs français les plus remarquables du XXe siècle, qui a marqué aussi bien le langage musical que la pensée et a créé des institutions de diffusion et de création qui lui survivent.
    Adulé ou détesté, Pierre Boulez a passé sa vie à diviser les esprits en deux camps irréconciliables. Visionnaire et fer de lance de la modernité pour les uns, dictateur ayant imposé une esthétique unique en régnant par la terreur pour les autres, peu d'artistes auront ainsi polarisé, voire hystérisé la vie musicale française. Et ce dès l'immédiat après-guerre où il se donna pour mission de mettre à l'heure de l'avant-garde une France jugée rétrograde et sclérosée. Il fut un musicien hors norme, tout à la fois créateur, interprète, intellectuel et homme d'action, au point de donner parfois l'impression de mener plusieurs vies en une.
    Trois ans après sa mort, il était temps de revenir sereinement sur les neuf décennies de cette existence multiple : le compositeur, le chef d'orchestre, le penseur, le fondateur d'institutions sont passés au crible dans cette biographie pour laquelle ont été exploitées des archives souvent inédites. On y pénètre les coulisses de ses combats (le Domaine musical, l'IRCAM, l'Ensemble Intercontemporain, l'Opéra Bastille, la Cité de la musique, la Philharmonie de Paris). On le voit renouveler la technique et la fonction du chef d'orchestre tout en étendant son influence sur la politique culturelle. On le suit sur tous les continents, dans les plus grandes salles et les festivals les plus prestigieux. On tente aussi de donner des clés d'accès à sa musique, qui ne se livre pas en une seule écoute. Mais surtout, cet ouvrage s'est fixé pour but de mieux comprendre la personnalité complexe et secrète de celui qui s'est ingénié à brouiller les pistes, en maintenant résolument un décalage rare entre son image publique de sectaire cérébral et l'homme privé, généreux, affectif et hypersensible.

  • La musique au cinéma

    Michel Chion

    • Fayard
    • 30 Janvier 2019

    Le titre de l'ouvrage le dit : une musique dans un film ne s'y dissout pas, mais elle en est modifiée tout en le modifiant. C'est dans le film même qu'il faut l'étudier. Ce retour aux oeuvres, à leur vision et à leur écoute à leur « audio-vision » fait apparaître, loin des professions de foi abstraites, la richesse des scènes, des effets, des situations. Le cinéma est, étymologiquement, ce mouvement que le mouvement de la musique tantôt entraîne et soutient, et tantôt immobilise et charme.
    Depuis la première édition de cette somme, le quart de siècle écoulé a vu apparaître de nouvelles formules de présence de la musique au cinéma et de nouveaux auteurs ; l'intérêt pour le thème n'a cessé de croître, en même temps que l'accès aux oeuvres musicales et cinématographiques par câble, tablettes, « baladeurs » internet, vidéo à la demande s'est diversifié. Cette nouvelle édition de La Musique au cinéma, refondue et complétée, en tient compte et en montre l'impact dans les films eux-mêmes.
    Elle propose aussi une chronologie réactualisée, se concentrant notamment sur soixante films marquants parmi des milliers.
    Une ronde internationale de noms et de films, de chansons et de danses, d'images et de sons tourbillonne dans ces pages, du cinéma expérimental aux films-opéras, de Claude Debussy au Kasai Allstars du Congo, en passant par Ennio Morricone, Arvo Pärt et Hans Zimmer, de Bernard Herrmann à Michel Legrand, du Chanteur de jazz à Birdman, de Jean-Luc Godard à Jia Zhangke, et de Nino Rota à Federico Fellini.
    Compositeur de musique concrète, réalisateur de films et d'oeuvres audiovisuelles, cofondateur de l'association Acoulogia qui se consacre à des formations, Michel Chion a publié une trentaine d'essais, dont plusieurs sur le son et le langage au cinéma, et, chez Fayard, sur l'oeuvre de Pierre Henry, la symphonie romantique et la musique à programme.
    La première édition de cet ouvrage a reçu en 1995 le Prix du Syndicat français de la Critique de cinéma Deuxième édition revue et augmentée

  • John Cage

    Anne de Fornel

    • Fayard
    • 27 Février 2019

    John Cage (1912-1992) est l'un des compositeurs les plus connus, mais aussi les plus controversés du XXe siècle. Il a exploré des territoires inconnus en créant un répertoire pour le piano préparé, en utilisant l'électronique de manière novatrice et en introduisant l'impersonnel dans son processus de composition. Son important corpus de pièces indéterminées témoigne d'un refus des hiérarchies du monde musical de son temps.
    Il a contribué à élargir l'univers sonore, a développé la dimension de la performance et a donné davantage de liberté à l'interprète. Il est l'un des rares compositeurs à avoir créé parallèlement une oeuvre plastique d'une grande importance et avoir produit des installations-expositions où il s'est livré à une forme de tabula rasa. En étroite collaboration avec le chorégraphe Merce Cunningham, il a forgé un rapport radicalement nouveau entre la musique et la danse.
    Son insatiable curiosité l'a conduit à se tourner vers le bouddhisme zen, qui deviendra le fondement de sa création non intentionnelle. Dans cette monographie, Anne de Fornel présente à la fois l'homme et l'oeuvre en éclairant tous les aspects de sa production à partir d'une recherche de première main effectuée dans différents fonds d'archives américains. Des entretiens réalisés avec des personnalités proches, des collaborateurs de longue date et une nouvelle génération d'interprètes apportent aussi le témoignage de l'empreinte qu'a laissée John Cage dans l'art du XXe siècle.

  • Freddie Mercury

    Selim Rauer

    • Fayard
    • 3 Septembre 2008

    Bohemian rhapsody, another one bites the dust, we are the champions, we will rock you, the show must go on...
    La simple évocation de ces chansons fait résonner une voix : celle de freddie mercury. star extravagante et énigmatique, inoubliable interprète sur scène et compositeur, le leader de queen a marqué des générations de fans à travers le monde. et le choc provoqué par sa disparition en 1991 - il meurt du sida à 45 ans - fut à la mesure de sa légende.
    Après avoir mené l'enquête plusieurs années et rencontré de nombreux proches de l'artiste, selim rauer va au-delà du mythe, révèle les failles et les secrets de freddie mercury. il raconte l'incroyable destin de farrokh bulsara, indien parsi né à zanzibar, élevé près de bombay et devenu l'un des chanteurs britanniques les plus célèbres du xxesiècle. un portrait intime et inattendu.

    Né à paris, selim rauer est écrivain. il est notamment l'auteur d'un roman, la passion de pier (les perséides, 2007).

  • D'une conception ouverte et neuve, abondamment illustré (plus de 500 exemples musicaux, tableaux et schémas), le Guide de la théorie de la musique est amené à occuper une place centrale dans la pratique musicale du XXe siècle.

    Son premier volet expose de manière claire et concise les notions indispensables à la compréhension de la musique (notes, durées, rythmes, gammes, accords, tonalités, modulations, modes, nuances, ornements...) et offre enfin droit de cité à de nombreux thèmes moins souvent abordés comme les musiques du xxe siècle, le jazz, l'informatique musicale, la notation ancienne, l'histoire de la pensée harmonique ou l'évolution des tempéraments...

    Sans omettre les traditions musicales non occidentales, le Guide des « théoriciens » présente dans un second volet pour la première fois sous une forme chronologique les très nombreux auteurs ayant contribué au développement du langage et de la pratique musicale au cours des siècles, qu'ils soient théoriciens, compositeurs, célèbres, anonymes, voire mythiques.

    Enfin, un inventaire du vocabulaire essentiel et un ensemble de tableaux pratiques synthétisent les réponses aux interrogations les plus fréquentes : chronologie, terminologie, modes, chiffrages, sons harmoniques, neumes, conventions des octaves, rythmes de danse...; tandis que de nombreux index, comme l'index visuel reliant les symboles solfégiques courants aux notions étudiées, permettent un accès rapide aux différentes informations, encourageant la brève consultation autant que l'étude approfondie.

    Irremplaçable outil de travail combinant pédagogie, encyclopédie et synthèse, ce guide s'adresse autant aux mélomanes qu'aux élèves de conservatoires, aux étudiants ou aux chercheurs.

    Auteur et concepteur du Guide de la théorie de la musique, Claude Abromont est premier prix d'analyse musicale du Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il enseigne l'analyse instrumentiste. Auteur de publications dans plusieurs revues spécialisées, il est également professeur de culture musicale au CNR de Dijon.

    Auteur du volet Guide des « théoriciens », Eugène de Montalembert est titulaire du DNESM de composition du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon. Il enseigne la culture musicale aux ENM de Bourg-La-Reine/Sceaux, Pantin et Yerres, tout en intervenant dans le cadre de nombreuses formations.

  • Il existe aujourd'hui de nombreux et excellents dictionnaires et encyclopédies de la Musique où trouver les renseignements les plus variés, mais plus rarement sans doute, conduite jusqu'à nos jours, une véritable histoire de cet art, dans sa merveilleuse trajectoire au travers des siècles, ses rencontres, ses développements, les apparitions des hommes qui n'ont pas cessé de l'inventer et de la réinventer.

    Nous avons voulu ici retracer une histoire de la pratique et de l'esthétique musicales, de ses instruments et de ses règles toujours variables, de ses compositeurs surtout auxquels il est consacré, pour les plus grands de ces génies créateurs, de vastes chapitres.

    Mais nous avons souhaité également que cette Histoire de la musique " occidentale ", avec ses évolutions et même ses révolutions spécifiques, ne soit pas dissociée de l'Histoire générale: Histoire politique, socio-économique, culturelle et religieuse, nous attachant ainsi à mettre en lumière les situations socio-historiques de la musique à travers les siècles.

    Destinée à tous les lecteurs, à tous ceux qui se sont épris de la musique, la pratiquent ou l'écoutent, à tous ceux qui veulent en savoir plus, cette histoire s'ouvre, avant que ne commence le récit, sur un " Lexique musical raisonné ", un peu comme on livre une usine " clés en main ".

    OEuvre collective, fruit de la participation d'une vingtaine d'éminents collaborateurs, chacun apportant l'originalité de son regard le plus contemporain dans les domaines qui lui sont les plus familiers, le récit s'enrichit ainsi des connaissances de tous au meilleur niveau, faisant de ce livre un ouvrage qui se veut aussi passionnant à lire qu'enrichissant à consulter.
    B. et J.M.

    Ce volume a été réalisé sous la direction de Brigitte et Jean Massin avec la collaboration de Philippe Beaussant, Dominique Bosseur, Jean-Yves Bosseur, Thierry Chatain, Michel Chion, François Ferrand, Bernard Gagnepain, Gérard Gefen, Stéphane Goldet, Jacques B. Hess, Michel Huglo, Jean-François Labie, Philippe Olivier, Jean-Pierre Ouvrard, Michèle Reverdy, Ivan Supicic, Marc Vignal.

  • Passion baroque

    Gilles Cantagrel

    • Fayard
    • 21 Janvier 2015

    Exprimer, provoquer ou relayer l'émotion, les passions, est le propos essentiel de la musique à l'âge baroque, qui se forge en ce temps un nouveau langage. Les instruments permettent de développer une virtuosité étourdissante, qui animera sonates et concertos ; la réflexion théorique engendre de vives disputes esthétiques : les genres qui naissent alors, entre autres l'opéra, véhicule privilégié des affects individuels, s'inscrivent dans cette optique. La préoccupation métaphysique et la sensibilité religieuse, non exemptes de larmes, s'incarnent également dans l'oratorio et au plus haut point dans ces opéras spirituels que sont les Passions, de Bach entre autres.

    Ce sont ces courants, ces grands sujets de préoccupation des compositeurs en un temps où la musique occupe la première place, que retrace dans ce livre Gilles Cantagrel en un large et foisonnant panorama.

  • Le 13 octobre 2016, Bob Dylan est devenu le premier musicien américain à se voir décerner le prix Nobel de littérature pour "avoir créé de nouvelles expressions poétiques, dans le sillage de la chanson traditionnelle américaine". Dans son discours à l'Académie suédoise, Bob Dylan évoque les oeuvres qui l'ont marqué et ont influencé ses écrits. Un véritable manifeste, témoignage unique de l'un des artistes les plus fascinants de notre époque.

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