Dehors

  • Comment mettre un terme au rapport de domination et de violence que nous entretenons avec la nature en général et les animaux en particulier ? Peut-on espérer y parvenir en apprenant à nous réconcilier avec la Vie censée relier de manière fondamentale l'homme et l'animal, et à entrer en résonance avec une Nature qui a cessé de nous parler ? Le but de ce Manifeste est de montrer les limites et les faiblesses du principe d'une telle solution en plaidant pour une écologie de la différence.
    L'animal conçu comme être sensible et vulnérable, méritant en tant que tel pitié et compassion, est une abstraction philosophiquequi, sous couvert d'élever le statut des animaux et de leur garantir une forme de protection morale et juridique, commence par leur faire violence en ne respectant pas leur altérité fondamentale et la richesse de leur mode d'existence. La planète - même et peut-être plus que jamais à l'âge de l'Anthropocène - demande elle aussi à être comprise dans son étrangeté comme nature créative, potentiellement incontrôlable et foncièrement imprévisible.

  • Le hantement du monde ; zoonoses et pathocène Nouv.

  • Arne Næss est l'un des grands philosophes du XXe siècle. Véritable conscience écologique mondiale, ses travaux ont grandement contribué à mettre en relief les enjeux profondément culturels et pas seulement politiques et économiques de la crise écologique. Déjà traduit en 6 langues, Écologie communauté et style de vie (1989) est certainement son plus grand livre. Arne Næss y expose en toute clarté les grands principes de sa philosophie. Cet ouvrage fondateur, qui propose pour la réflexion sur l'écologie les bases métaphysiques qu'elle a longtemps attendues, s'adresse autant à la discussion philosophique qu'aux lecteurs engagés. Parue pour la première fois dans sa version française chez MF en 2009, cette nouvelle édition se présente dans une traduction entièrement révisée par H.-S. Afeissa.
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  • Dans l'ouvrage Idées pour retarder la fin du monde, d'Ailton Krenak, s'est approprié le discours sur l'anthropocène et situe son propos au lieu d'un paradoxe : avec la nouvelle crise environnementale qui est aussi une crise de civilisation pour les sociétés industrielles, c'est l'Indien qui, vivant la fin du monde depuis la colonisation (alors qu'elle représentait un cinquième de la population mondiale, 95 % disparut au cours du premier siècle et demi après la conquête européenne), est devenu un expert en survie matérielle et culturelle. Il peut-être alors susceptible de fournir des stratégies de résistance en ces temps où l'humanité occidentale doit commencer à faire le deuil de ses projets d'exploitation illimitée de la Terre.

  • Fabriquer, créer, pratiquer, c'est en même temps générer de la connaissance, construire des environnements et transformer nos vies. L'anthropologie, l'archéologie, l'art et l'architecture (les 4 A) sont ici considérés non pas tant comme des disciplines académiques que comme des manières de faire qui explorent chacune à leur façon les conditions et potentiels de la vie humaine.
    Dans Les matériaux de la vie, Tim Ingold, tente de dépasser les oppositions académiques entre "pratique" et "théorie" et entre "objet" et "sujet".
    En s'appuyant sur les travaux de G. Simondon et de G.
    Deleuze et F. Guattari, il esquisse les fondements d'une pédagogie participante en proposant une nouvelle approche de la transmission et de l'enseignement fondés sur la pratique et la fabrication.

  • Habiter le trouble, avec Donna Haraway est un ouvrage collectif qui vise à contribuer à la réception francophone du travail récent de Donna Haraway. Ce livre rassemble un grand entretien avec la philosophe et croise des essais issus des champs des sciences humaines et de la philosophie.
    Cet ouvrage tentent de situer les travaux d'Haraway dans les débats contemporains sur l'anthropocène et réinscrivent l'auteure dans une trajectoire théorique des luttes éco-féministes et pacifistes. Il propose également une série d'enquêtes consacrées à Fukushima, aux institutions psychiatriques, aux pratiques d'élevage et d'abattage..., s'inscrivant ainsi dans la démarche d'Haraway, et à la façon dont ses textes cultivent avec une égale ferveur l'imagination spéculative et l'attention passionnée au réel.

  • L'originalité du commentaire de Viveiros de Castro s'exprime de deux manières : 1. en proposent une analyse inédite de la réception philosophique de Clastres en France. 2. en montrant en quoi l'oeuvre de Clastres a introduit une "révolution copernicienne" dans les théories classiques de l'anthropologie politique qui voudraient que l'État organisé fût la finalité de toute société.
    Viveiros de Castro se saisi du mot d'ordre de Clastres « société contre l'État » en faisant du signifiant «indigène» le mot d'ordre d'un Brésil « mineur » (Deleuze et Guattari :
    Comme devenir résistant à une norme répressive). Pour montrer cela il développe l'idée de « politique indigène » qui, au regard de la crise environnementale, redéfini le politique selon nos capacités à habiter, partout localement, la Terre.

  • Le Toucher du monde consiste à repenser la technique dans une perspective non anthropocentrique en prenant acte des questions philosophiques et relatives au concept de nature.
    Ce livre amorce un dialogue avec les débats de l'écologie philosophique contemporaine en s'inscrivant dans une tradition de pensée « continentales » (Heidegger, Simondon, Foucault, Deleuze et Derrida...). Il contribue aussi à alimenter la réflexion amorcée par l'anthropologie autour d'une remise en question du partage entre nature et culture (Descola, Viveiros de Castro ou Ingold).
    Cette réflexion épistémologique s'inscrit autour d'une réflexion sur le statut du discours scientifique (Stengers, Latour, Despret) et la possibilité de prendre en compte d'autres modes d'articulation du rapport entre pensée et technique.

  • Dans ce livre, Massumi développe le concept d'une politique animale, il ne s'agit pas de penser quelle pourrait être une politique humaine envers les animaux, mais de penser le politique à partir de l'animal. Massumi propose une approche du concept de nature qui redonne de l'importance aux notions telles que le jeu, la sympathie et la créativité. Ce faisant, son étude aborde non seulement les questions du comportement et de la pensée animale, mais aussi celles des aptitudes qui définissent le propre de l'humain : le langage et la conscience réflexive. Ce livre concis intervient dans le champ des études deleuziennes, des études animales ainsi que dans des domaines d'études aussi variés que la théorie des affects, l'esthétique, la théorie politique et la théorie du jeu.

  • Récemment, de nombreuses publications ont traité du changement climatique et des questions environnementales du point de vue global.
    Parallèlement, on assiste à un intérêt croissant pour les architectures d'objets connectés. Mauvais temps a pour ambition d'allier ces deux phénomènes en une même suite d'interrogations : le bouleversement généralisé du temps compris comme temporalités, époque et climat.
    Cette réflexion se présente comme une façon d'échapper à ces gardiens du temps que sont les déterminismes aussi bien technologiques, économiques, qu'écologiques. Elle permet d'ouvrir la question des temporalités dans l'Anthropocène. Mauvais temps présente notre actualité comme autant de lignes de fuite à explorer, de possibles à revisiter, de partages du sensible à réinventer.

  • Une sélection d'articles de l'historien, qui abordent l'histoire environnementale, celle des rapports entre l'homme et la nature, et leur influence sur les questions écologiques contemporaines.

  • Techniques de l'observateur de Jonathan Crary est la réédition revue, et augmentée notamment par une postface inédite de l'auteur, de L'Art de l'observateur paru en 1994. Épuisé depuis 10 ans en France, ce livre est devenu un ouvrage de référence mondial dans le domaine des études du XIXe siècle.
    Inspiré par les recherches généalogiques de Michel Foucault, Crary considère que les problèmes de "visibilités" ne doivent pas seulement concerner l'étude des images, mais aussi la construction historique de l'observateur.
    Il insiste sur le fait que les problèmes liés à la vision sont inséparables du fonctionnement du pouvoir social, et il examine comment, à partir des années 1820, l'observateur est devenu le site de nouveaux discours dont la vision est un événement physiologique constituant.

  • Dans une démarche transdisciplinaire, ce livre prend en compte les apports de chercheurs de renommée internationale, qu'ils soient scientifiques, artistes, philosophes, historiens ou économistes, dans une volonté de clarifier les défis liés à la question du vivant dans notre actualité. En repousser les limites est devenu un enjeu majeur de nos sociétés. Les textes donnent les éléments clefs nécessaires à la compréhension de cette problématique de façon directe et engagée. Les auteurs, parmi lesquels J. T estart, J. B.
    Callicott, G. Clément, sont à la pointe des débats actuels. Les 21 participants se situent dans le cadre d'une communauté de réflexion traversée par le souci de penser la vie et le vivant en termes d'un avenir commun et par la conscience des responsabilités qui en découlent.

  • "Jours de colère" a réuni le 26/01/14 des milliers de manifestants. Ce qui ne se serait jamais produit il y a encore quelques années sans susciter l'indignation, nourrit désormais notre actualité et se manifeste aussi bien dans les conversations, que dans les votes et les actes de gouvernement. La situation politique apparaît aujourd'hui comme exceptionnelle : elle se caractérise par une dérive vers la droite tirée vers l'extrême de toute la société.
    Que l'impossible d'hier devienne chose probable aujourd'hui suppose une situation d'autant plus inquiétante que ceci ne concerne pas uniquement la France. S'il est possible d'éviter ce que nous ne voulons pas, il faut commencer par répondre à la question : "Qu'est-ce que notre actualité ?". C'est à cette tache que ce texte s'associe.

  • L'une des grandes originalités de Holmes Rolston au sein du courant d'éthique environnementale consiste en ce qu'il n'a jamais entendu limiter sa réflexion aux problèmes moraux que peut soulever la crise environnementale, mais a travaillé à élaborer une philosophie complète, comprenant une esthétique, une métaphysique, une théorie de la connaissance, une théorie politique de la justice environnementale, et même une théologie. De ce point de vue, son oeuvre se distingue comme l'une des plus riches de la seconde moitié du XXe siècle, faisant songer à maints égards à l'entreprise de Naturphilosophie des philosophes allemands de la fin du XVIIIe siècle et du premier tiers du XIXe siècle.

  • Portraits de philosophes en écologistes est le cinquième livre d'Hicham-Stéphane Afeissa.
    Celui-ci, en une dizaine d'années, est devenu un auteur de référence en France concernant les enjeux fondamentaux que représentent, pour le monde des idées et la philosophie en particulier, les questions écologiques. En inventant une manière inédite de faire de l'histoire de la philosophie, H.-S. Afeissa dresse le portrait philosophique de grands penseurs célèbres (Arendt, Heidegger, Deleuze, Sloterdijk, Latour, Serres.) ou un peu moins (Norton, Rolston, Beck, Næss) et va chercher au coeur de leur travaux en quoi ce que nous pourrions appeler une « écologie philosophique », est à l'oeuvre. Écrit dans un souci de clarté, Portraits de philosophes en écologistes, procure un point d'accès sans équivalent pour comprendre ce que peuvent être aujourd'hui les enjeux et les défis de la philosophie face à la crise écologique.

  • Portés par le cinéma et la télévision, les "morts-vivants" sont installés dans la culture populaire depuis quelques décénnies et font l'objet de toutes sortes d'études. Mais aucune synthèse historique - de Aristote, passant par l'art macabre médiéval, jusqu'au bioart -, portant précisément sur « l'esthétique de la charogne » n'a, à notre connaissance, jamais été tentée dans aucune langue.
    En mettant au jour les lignes principales d'une esthétique souvent refoulée aux marges de l'histoire, l'Esthétique de la charogne, se présente comme un livre sans équivalent entre histoire de l'art et philosophie. Et l'intérêt de ce projet ne réside pas seulement dans son caractère inédit, mais encore dans l'actualité que lui donne la découverte récente en France du courant d'esthétique environnementale.
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  • Retour aux sources du Pléistocène est le dernier livre de Paul Shepard et fournit une vision d'ensemble de ses recherches. Dans cet ouvrage Shepard interroge différentes possibilités de vivre en accord avec les «dispositions» biologiques et psychologiques que nous avons acquises au Pléistocène. Quelles sont les conditions écologiques et les pratiques culturelles les plus adaptées à notre humanité ? Et dans quelle mesure l'indifférence de ces dispositions sont-elles à l'origine des maux sociaux et écologiques que connaissent les sociétés ? En mettant l'accent sur les causes culturelles de la crise environnementale, ce livre peut être rapproché de l'ouvrage devenu un classique de l'anthroplogie du XXe siècle, Âge de pierre, âge d'abondance de Marshall Sahlins (Gallimard, 1976).

  • L'ensemble est composé de 3 séries de 7 textes qui se renvoient les uns aux autres et autorisent une lecture non linéaire et d'un "glossaire" qui permet de se construire son propre cheminement dans le texte.
    Hors d'usure est une collection de poèmes-prières. Ici, le motif principal utilisé dans les textes est celui du Ressouvenir, que l'auteure a travaillé à partir de deux sources préexistantes et fondamentales pour l'écriture de chaque pièce: d'un côté, un texte cher à l'auteure (Ressouvenir d'Hugo Von Hofmannsthal).

  • Détroit ville sauvage, las vegas méditation ; de la catastrophe au désastre Nouv.

    Présentation de Détroit ville sauvage :
    Bienvenue à Détroit, capitale du crime où l'herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s'effondrent. Ici, un nouveau mode de vie prend forme, et même si les graffitis annoncent des jours apocalyptiques, il n'y a aucune raison de paniquer. Detroit Ville Sauvage observe avec intelligence, coolitude, philosophie et distance, les changements dans les paysages urbains à ce moment historique où le «post» s'écrit avant «utopie» ou «dollar». D'invisibles désastres ont ruiné la ville. Tout ce qui reste sont des spots radio pour lutter contre l'endettement, des gangs de chiens errants, et un mystérieux tas de bibles calcinées. Mais au delà de ça, les gens ont commencé à se réorganiser en sociétés autonomes, où les pionniers font pousser des légumes et croient de nouveau au futur.
    Florent Tillon dirige sa camera sélective vers où les nouvelles idées poussent, parmi les ruines du XXe siècle et de son «progrès éternel». Et rien que de savoir que quelque chose de nouveau est en train de se passer est déjà en soi une bonne nouvelle...
    Présentation de Las Vegas méditation :
    Entre ses banlieues abandonnées, l'épuisement radical de ses ressources naturelles, le nihilisme permanent de sa culture, Las Vegas est devenue la ville de la fin du monde, cristallisant toutes nos angoisses, fascinante Babylone de carton-pâte.
    Résidant à Vegas, Jarret Keene et David Parker sont deux chanteurs et auteurs d'un groupe punk post apocalyptique. Si le premier est un jeune père de deux enfants qui Page 1/2 hésite entre la vie de famille et une carrière artistique destructrice, David lui, 27 ans, est un enfant de Vegas, un enfant de la « crise » qui a grandi dans la banlieue tentaculaire et explosive du désert et qui ne veut pas d'enfants en raison d'un futur bien sombre. Ils chantent tous les deux la fin de Vegas, comme une métaphore de ce monde mais aussi comme un cri de haine envers leur propre cité, non sans un certain sens de l'humour : que devient le sens de l'existence lorsque l'on vit dans une ville condamnée à disparaître ?
    Comment envisage-t-on l'avenir ?

  • De l'univers infini au monde clos, réunit 6 essais inédits de penseurs considérés chacun dans leur domaine comme des références internationales. Cette publication apporte sa contribution aux débats qui mobilisent notre époque à propos des conséquences globales de la crise environnementale.
    La proposition de ce livre est de prendre au sérieux le fait que la situation planétaire remet en question le geste même de la modernité : non seulement de penser et maîtriser les formes naturelles terrestres, mais également penser et maîtriser le monde comme totalité.

  • Reveiller les esprits de la terre Nouv.

  • Aux limites de l'empire - grandeurs de peter sloterdijk Nouv.

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