Sciences humaines & sociales

  • Lettres au bourreau

    Collectif

    • Anabet
    • 28 Août 2009

    Qu'ils soient exilés à l'étranger, acteurs de la politique stalinienne ou intellectuels persécutés, innombrables sont les citoyens russes ayant ressenti le désir, dans un ultime geste d'auto-défense, d'écrire à leur bourreau.
    Le bourreau, c'est Staline, figure obsédante de la Grande Terreur. Les missives retenues ici témoignent de la relation intime que chacun noue au tyran. De véritables documents humains et historiques, les voix disparues d'une époque sanglante.

  • La démocratie contemporaine n'est pas tant une institution politique qu'une forme d'enveloppement " total " de nos existences. Le processus de globalisation démocratique actuellement en cours coïncide désormais avec celui du développement de la civilisation des moeurs. Dès l'école maternelle, les enfants sont initiés aux " conduites citoyennes " et à la règle démocratique. Toutes les autres formes politiques concurrentes de la démocratie moderne y sont discréditées. Tout se passe comme si la démocratie était l'unique rempart à l'expansion des foyers de barbarie - Etats dits voyous, organisations terroristes... Comme si notre époque était celle du couronnement d'une essence démocratique dont le culte est en expansion constante. Lorsque tout ce qui tend à s'opposer à ce nouvel absolutisme démocratique se voit discrédité, que reste-t-il de la tolérance démocratique oe

  • Il est des termes dont nul n'ignore l'origine, signale Mirabeau, en introduction de son essai, et le mot despote (en grec maître ou seigneur), devenue dans
    nos langues le signal de la tyrannie et de la terreur, appartient bien à ce lexique. Lorsqu'il y a despote, précise l'auteur, le gouvernement, qui est un seul homme, dispose de tous les autres pour son plaisir, son caprice, ou son intérêt : dès lors chaque individu a la permission tacite de s'avantager
    autant qu'il le pourra sur le souverain. Et si chacun gémit, parce que le soi de chacun est attaqué : alors la cause de chaque particulier devient la cause commune ; et le malheur général peut tout réunir. A la lecture de cet essai, malgré les siècles, le lecteur contemporain ne pourra guère s'empêcher
    de faire le lien entre les réflexions sur la nature du despotisme et l'actualité de
    son temps, comme si notre époque avait conservé malgré elle d'inquiétantes similitudes avec le passé.

  • L'enjeu est simple mais grave : il s'agit de reprendre possession de son corps, de le sauver de l'embrigadement sportif. Embrigadement d'abord favorisé et de plus en plus organisé par les multinationales et les gouvernements qui voient là un dérivatif parfait à la violence qu'ils pensent être le vice du peuple. Sur les décombres du théâtre populaire, des bibliothèques brûlées et de la télévision de service public pousse le chiendent des pelouses synthétiques. Or le sport si vanté par les experts de la Santé publique est justement devenu un fléau qui brise les corps, des champions comme des amateurs, pour ensuite corrompre et bêtifier le reste. Sous la double menace de l'Euro 2008 et des Jeux de Pékin qui semblent vouloir obscurcir la belle saison qui vient, voici le livre-remède.

  • La valeur d'usure

    Emmanuel Loi

    Ce livre a pour seule ambition de contrer, d'armer une position critique.

    La recherche éperdue d'entraves nous fait vivre, dit-on, et idolâtrer la survie.
    La liberté est inaliénable. La condition humaine ne peut se réduire à des prestations de service sur la forme personnalisée de la convention du cadre commun.
    Comment préciser et identifier notre part ? Comment trouvons-nous notre compte ?
    Qui nous impose des représentations à condamner, maudire ou reproduire ce qui symbolise notre contention (le droit, la santé, la langue, le territoire) ? Qui ? Lequel d'entre nous ne pactise pas avec ce qui le soumet ?
    Personne et tout le monde.
    Et les fers, la tutelle, les micros ? Que nous inspirent-ils ?
    Dites le fond de votre pensée même si vous n'en avez pas.
    Dites-le. Prenez la parole comme elle s'est éprise de votre consentement inavouable.

  • Le privilège du clown, c'est de ne rien comprendre à ce que tout le monde sait bien.
    Ce qu'est la sexualité, par exemple. qu'en est-il de ce domaine saturé de savoir et de pouvoir, oú tous étudient une démarche et oú chacun trébuche ? le clown, dernière figure du risque, s'essaye à d'improbables numéros. il a l'audace d'inviter le désir et quelques pensées sérieuses, aristophane, freud, foucault, pour s'aventurer à jouer au docteur, suçoter, mordre, etc. personnage singulier, il est capable de déranger " la sexualité de tout le monde " pour rendre la parole à celle de chacun.
    Ses facéties naïves et sensibles bousculent " l'austère monarchie du sexe ". elles désirent en souriant.

  • Echangeant son diplôme contre une carte tricolore, l'auteur entre par hasard à la Préfecture de Police de Paris et apprend sur le tas son métier, pour finir commandant sous les tropiques. Contrairement à ses congénères, il n'a jamais eu le sentiment de travailler. Au pire de tuer le temps... ne serait-ce pas là le crime parfait ?

    Durant sept ans, Marcel Barbeault tua des femmes. Depuis trente-trois ans en prison, il est aujourd'hui le plus vieux prisonnier de France.

    C'est l'histoire d'un enquêteur pas ordinaire qui cumule plus de six-cents ans de prison à son actif, dont la peine, toujours en cours, de ce tristement célèbre tueur.

    La version qu'il donne de son métier est une traversée depuis l'envers, qu'il dépouille comme le tueur qu'il pourchasse dépouille les femmes.
    Est-ce le hasard qui va les mettre face à face, ou n'est-il entré à la PJ que pour cette rencontre ?

    Le récit de l'arrestation du premier tueur en série français.

  • Qui a peur de Derrida ?

    Max Genève

    • Anabet
    • 29 Août 2008

    Jacques Derrida fut le philosophe le plus admiré et le plus détesté de son époque. Iconoclaste et radical, il inspirait une sainte terreur à ceux qui, à l'université comme ailleurs, exploitaient un savoir tenu pour acquis. Le silence qui s'est installé, quatre ans après sa mort, sur sa personne et son oeuvre est l'effet, entre autres, d'une conspiration des médiocres, orchestrée en France par quelques intellectuels médiatiques plus à l'aise sur les plateaux de télévision que face à des lecteurs exigeants. Au-delà du témoignage et du portrait ici esquissé, on lira une introduction très personnelle, parfois polémique, au travail d'un penseur majeur du xxème siècle, lisible par un public cultivé, pas nécessairement philosophe. On s'attardera en particulier sur son rapport complexe à Hegel, Nietzsche, Freud, Heidegger, mais aussi Joyce, Blanchot ou Artaud, ainsi que sur ce « trouble identitaire », à la fois sa chance et son drame, qu'il avouait volontiers et auquel il a consacré des ages éblouissantes.

  • Ce livre est composé d'une série de 25 chèques détachables, authentiques reconnaissances de dette à remplir selon ses humeurs ou ses moyens.
    Introduit par un mode d'emploi, 25 thèmes illustrent chaque chèque. On retrouve le chèque en blanc amoureux, écologique, sexy, explosif, gourmand... et bien sûr de Noël. Des mots d'auteurs légendent ces dettes à contracter.

  • Mai 2007 : présidentielles. Ségolène Royal peut-elle vraiment gagner ? De ses valeurs étendards (famille, éducation), celle qui se dit à l'écoute des « gens qui souffrent », représente aujourd'hui une rupture, peut-être la première femme Présidente ? En tête des sondages, cette femme politique, mère de quatre enfants, est omniprésente dans le paysage électoral, jusqu'à dynamiter le programme du PS. Sa carte maîtresse ? Elle est une femme et dans cette course à l'investiture, les français ont montré qu'ils semblaient davantage sensibles au look qu'aux idées. Grande communicante, plus à l'aise sur le terrain qu'un Fabius ou un Strauss-Kahn au style emprunté, Ségolène Royal se dit à l'écoute. Pain béni pour les médias à droite comme à gauche, « l'effet Ségolène » est euphorisant car inattendu.

  • Une vie politique est riche en déclarations de toutes sortes. Celle de Nicolas Sarkozy ne déroge pas à la règle, et ce dès 1978, où il déclare lors d'un meeting du RPR : « Ce qui nous intéresse, c'est d'aider Jacques Chirac à assumer pleinement le destin qui est le sien et qui est grand, tellement grand ». Des petites phrases, des bons mots, des raccourcis éclairent ainsi au fil des années son parcours et ses intentions. Des intentions qui, en 2004, lors de la clôture du premier congrès de l'UMP, se précisent par un triomphal : « Mes amis, un nouvel horizon est devant nous, c'est maintenant qu'il faut faire de nos rêves une réalité ! ». À quelques mois de l'élection, en contrepoint des slogans et des grandes déclarations pleines de promesses, revenir sur les rêves d'un parcours politique mouvementé est une façon comme une autre de se rafraîchir les idées avant de passer à l'isoloir.

  • Consultante dans un grand cabinet spécialisé en stratégie managériale, une jeune femme se saisit du thème du développement durable et de l'environnement, comme on se saisit de l'air du temps, pour accélérer sa carrière. Mais elle s'aperçoit bien vite que l'écologie, au-delà du bruit médiatique, a une réalité très ambiguë en entreprise. Devenant pour les besoins d'une mission « écolo malgré elle », elle va se retrouver dans une aventure qui la fera passer du côté du militantisme pur et dur ! Ce livre interroge avec humour et légèreté l'avenir de la planète en suivant le parcours d'une carriériste naïve, ayant dans son sac le dernier téléphone portable et une salade Bio. Appuyée sur une excellente connaissance du sujet, l'auteur livre une réflexion sur l'écologie et le développement durable dans notre société, un véritable panorama des enjeux de notre survie.

    Alice Audouin, 37 ans, pionnière du développement durable avec la création de Novethic, premier site d'information spécialisé sur la question, est aujourd'hui responsable du développement durable dans un grand groupe de communication. Elle est également rédactrice en chef du news 2050, la lettre d'information professionnelle sur les enjeux de l'environnement.

  • Primitifs

    Lucien Levy-Bruhl

    • Anabet
    • 2 Octobre 2007

    Lucien Lévy-Bruhl doit sa célébrité à ses travaux d'ethnologie sur la mentalité primitive fondée sur la démonstration de l'existence d'une double causalité : une causalité dite horizontale, celle de la logique que nous connaissons, et une causalité verticale, celle du monde invisible, pouvant intervenir à tout moment dans le monde visible. Si Lévy-Bruhl accorde une importance primordiale au groupe, dont l'âme des morts ne se sépare pas, il n'accorde aucune prééminence à la structure, comme le fera par la suite, le père du structuralisme Claude Lévi-Srauss. Connaître l'origine des animaux, du fer, du feu, etc., équivaut à acquérir sur eux un pouvoir certain, que l'on exerce par des incantations. Or cette connaissance, ce sont les mythes qui la donnent.

  • Le complexe belge

    Nicolas Crousse

    • Anabet
    • 24 Mai 2007

    Qu'est-ce qu'un Belge ? Le Belge existe-t-il ? Qu'est-ce qui unit un Flamand d'un francophone belge ? L'identité, l'existence du Belge réside...dans son
    inexistence ; c'est le label déposé et l'aliment surréaliste de l'intelligentsia belgicaine et de bien des artistes de ce pays ; Le Belge vit une crise identitaire. Couchons le sur le divan... Ecoutons ses doléances et traumas divers. A travers un parcours historique social et culturel qui fait la guerre aux clichés, le journaliste belge Nicolas Crousse propose une ballade initiatique truffée d'anecdotes (de l'exil de Baudelaire au coup de poing d'Eddie Merckx !) qui tire le portrait et met à plat le problème identitaire de la Belgique, foyer européen multiculturel, terre d'occupations multiples, jeune état fédéral qui a 180 ans. Comble du paradoxe, parallèlement, existe un nouveau chauvinisme, une nouvelle propagande. Nouveau mot d'ordre des médias : vendre du Belge, créer des VIP belges (de Poelvoorde à Justine Henin en passant par Cécile de France...). « Le complexe belge » se fait l'écho des questionnements identitaires à l'heure d'un monde globalisé qui bannît toutes les frontières.

    Né en 1966, Nicolas Crousse est journaliste cinéma au Soir (Belgique) et s'apprête à publier un livre sur le cinéma américain. Il a publié un roman « Kartouch », un essai musical « Vxy lady », co-écrit un pamphlet subversif « Grabuge », signé des canulars dans la presse satirique belge, créé la cérémonie des Prix Citron de la politique belge (les Paons d'or) et enregistré pour la RTBF des chroniques sur la route du transsibérien.

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