Albin Michel

  • « J'ai été un homme politique. Je ne le suis plus. Ma parole est libre. Je suis entré en politique par effraction. Et j'en suis sorti avec le dégoût.
    Le désastre ne peut plus être maquillé. Partout monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l'imposture n'a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Il n'y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent. En conscience, j'ai jugé que le moment était venu de dire ce que j'ai vu. »

  • Toute philosophie est un combat.
    Son arme ? La raison. Ses ennemis ? La bêtise, le fanatisme, l'obscurantisme. Ses alliés ? Les sciences. Son objet ? Le tout, avec l'homme dedans. Ou l'homme, mais dans le tout. Son but ? La sagesse : le bonheur, mais dans la vérité. Il y a du pain sur la planche, comme on dit, et c'est tant mieux : les philosophes ont bon appétit !

  • « Brassens ? C'est un anarchiste pour rire ! » : Paul Fort, déjà, bouleversait l'image réductrice et consacrée d'un Brassens athée et rebelle. Ce faux sauvage, fruste et intellectuel à la fois, antimilitariste et patriote, anticlérical et respectueux de la religion, dissimulait en effet un « croyant malgré lui ». C'est ce que nous révèle cette biographie qui, pour la première fois, explore la face cachée de ce « poète par vocation, chanteur par occasion » dont l'oeuvre s'inscrit dans une longue lignée qui va de François Villon à Francis Jammes. Comme eux, il partage des valeurs profondément humanistes à connotations chrétiennes, au nom d'une foi qui dépasse la dimension religieuse et le rend plus chrétien que les vrais chrétiens : Brassens est un homme libre qui sait pardonner.

    De ses engagements à ses amitiés indéfectibles, Jean-Claude Lamy nous présente à travers les témoignages de l'abbé Barrès, du père Doumairon, de Mgr Poupard, de Georges Moustaki, François Cavanna, Bernard Clavel, Raymond Devos et tant d'autres, un Brassens pudique et généreux, extrêmement cultivé et tourmenté jusqu'à ses derniers jours par une angoisse métaphysique. Un« mécréant de Dieu » d'une noblesse d'esprit et d'une exigence rares.

  • Philosopher pour tous, sans préparation, sans précaution, et dans la langue commune : tel était le pari d'Alain, dans ses célèbres Propos. Tel est celui d'André Comte-Sponville, dans les siens. La philosophie, pour lui, est le contraire d'une tour d'ivoire ; elle n'existe que dans le monde, que dans la société, et d'autant mieux qu'elle s'y confronte davantage. Écrire dans les journaux, c'est penser dans la Cité, comme il convient, et pour elle. Ces 101 propos, le plus souvent inspirés par l'actualité, constituent la plus vivante des introductions à la philosophie, mais aussi davantage : un livre de sagesse et de citoyenneté.

  • Pourquoi les contes sont-ils inoubliables et nous touchent à tout âge ? La plupart des commentateurs les ont étudiés comme un matériau folklorique, ou en ont donné une explication psychologique voire psychanalytique, quand ils n'en ont pas proposé une approche thérapeutique, en lien avec le développement personnel.
    Pour Jacqueline Kelen, les contes de fées sont avant tout des récits initiatiques, rappelant sans cesse la présence du monde surnaturel et éveillant la conscience aux réalités éternelles.
    Parlant de l'âme et s'adressant à l'âme, ils transmettent un message spirituel caché sous le manteau de la fable et une sagesse intemporelle qui n'appartient à aucune religion en particulier.
    L'auteur a retenu 17 contes, parmi les plus connus : La Belle au bois dormant, Cendrillon, Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, Le Petit Poucet, Peau d'âne. Ils parlent de l'amour, de la beauté, du mal, de l'innocence et de l'au-delà.

  • Les adultes très doués ne sont pas plus heureux à l'âge adulte qu'ils ne l'ont été enfants, sauf si une passion est devenue le fil conducteur de leur vie. Marginalisés par leur sentiment de différence, nombre d'entre eux n'ont toujours pas trouvé leur chemin et souffrent de l'impasse où les engouffre leur singularité. Alors qu'on a applaudi leurs promesses dans l'enfance, ils n'ont perdu ni leur complexité ni leurs talents mais n'ont pas pu, ou n'ont pas su encore les réaliser. Monique de Kermadec a rencontré dans sa pratique plus d'un millier d'hommes et de femmes hors normes. Tous partageaient certaines forces, faiblesses, originalités de vues et d'approches, les mêmes problèmes pour analyser leurs souffrances, et résoudre harmonieusement leurs difficultés en amour, en amitié, en famille ou dans le monde du travail. Tous ont été des enfants précoces, dont les complexes, les difficultés, les visions du monde, se sont transformés en un déficit de confiance en soi quand ils ont atteint l'âge adulte. Tous vivent une frustration parce que leurs aspirations fondamentales restent inassouvies, sont censurées dans leur réalisation par leur entourage, que leur « originalité » effraie et que leur différence rebute.
    Elle s'appuie sur sa clinique pour leur démontrer qu'il n'est pas trop tard pour s'épanouir, accroître l'intelligence émotionnelle, l'intelligence relationnelle, et enfin, l'intelligence créatrice, point fort des adultes surdoués, point faible de toutes les pédagogies. Et elle leur donne la clé des étapes à franchir pour y parvenir.

  • Ce livre, le plus personnel de ce scientifique très apprécié pour ses talents de vulgarisateur, se déploie en trois parties :
    1 - A la confluence de trois cultures (une famille de lettrés vietnamiens imprégnés de confucianisme ; une éducation à la française ; une formation scientifique à l'américaine).
    2 - La science dans tous ses états (le monde n'est pas un rêve et la lumière est son message ; comment la nature nous parle en langage mathématique ; la « beauté » d'une théorie ; l'ordre du monde, etc.).
    3 - Le quantum et le lotus (science et bouddhisme, les interférences entre les principes de la physique uantique et ceux de l'enseignement bouddhique).
    Un témoignage vivant et un discours limpide sur des problématiques qui passionnent toujours le grand public.

  • « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement », écrit La Rochefoucauld. Cela fait au moins une différence avec le sexe : le regarder fixement, voilà ce que peu d'hommes et de femmes, de nos jours, s'interdisent ou redoutent. Pourquoi, s'agissant de sexualité, est-ce pourtant cette formule qui m'est venue, jusqu'à me fournir, ou peu s'en faut, mon titre ? Peutêtre parce que l'essentiel, ici aussi, échappe au regard, ou l'aveugle, tout en continuant de le fasciner. Le sexe est un soleil ; l'amour, qui en vient, s'y réchauffe ou s'y consume.
    Les mortels, disaient les Anciens pour distinguer les hommes des animaux et des dieux. Nous pourrions, tout autant, nous nommer les amants : non parce que nous serions les seuls à avoir des rapports sexuels, ni à aimer, mais parce que le sexe et l'amour, pour nous, sont des problèmes, qu'il faut affronter ou surmonter, sans les confondre ni les réduire l'un à l'autre. Cela définit au moins une partie de notre humanité : l'homme est un animal érotique. » André Comte-Sponville.

  • Les hommes ne le savent peut-être pas, mais ce dont la plupart des femmes préfèrent parler entre elles, ce n'est pas d'eux : c'est de leur mère.
    En effet, si les femmes ne deviennent pas toutes mères, si les mères n'ont pas toutes des filles, toutes ont une mère. s'interroger sur la relation mère-fille est donc leur lot commun. c'est aussi celui des hommes, impliqués, qu'ils le veuillent ou non, dans cette relation. a partir de cas empruntés à la fiction (romans et films), caroline eliacheff et nathalie heinich reconstituent l'éventail de toutes les relations possibles, montrant comment s'opèrent la transmission des rôles et la construction des identités, de génération en génération.
    Ainsi se dessinent les conditions d'une bonne relation. car, dans l'expérience délicate qui consiste à être une fille pour sa mère et éventuellement une mère pour sa fille, il est sans doute des voies plus praticables que d'autres.

  • Le capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d'entre nous n'échappe ni à la morale ni au capitalisme.
    Par son travail, son épargne et sa consommation, chacun participe à un système économique que les uns justifient et que d'autres condamnent au nom de concepts éthiques. Deux démarches intellectuelles que le philosophe André Comte-Sponville passe au crible de l'analyse lucide.
    Une grille de lecture étonnamment claire, qui débouche sur un appel à la responsabilité.

  • C'est un fait, le Jugement dernier n'est plus à la mode. Contre le « terrorisme sacré » par lequel l'Eglise a longtemps assis son pouvoir clérical, l'esprit moderne s'est à juste titre rebellé. Pourtant, au-delà de ses excès morbides, l'idée d'une rétribution des actes de chacun n'exprimait-elle pas une sorte de révolte contre le Mal si présent en ce bas-monde ? Et nos films (Harry Potter) et séries policières n'en sont-ils pas la résurgence angoissée et omniprésente dans notre monde contemporain ?
    Le théologien et la psychanalyste reprennent ici cette question à sa racine : celle des textes bibliques et évangéliques qui demeurent irréductibles dans leur dureté au moins apparente. Si l'on abandonne sans regret le Dieu-Juge d'antan, que signifie alors la responsabilité de l'homme : implique-t-elle son perpétuel procès (y compris le procès qu'il se ferait à lui-même) ou l'appelle-t-elle à libérer et épanouir son « je » véritable, au-delà des ombres de son inconscient et de la surveillance de son Surmoi ?

  • La crise financière, la raréfaction des ressources naturelles ne sont perçues que comme des entraves à notre développement. Mais si c'était justement à partir du manque que pouvait naître la nouveauté ? Si c'était là l'occasion de réinventer l'économie ? Le penser plutôt en termes de qualité de vie que de quantités produites, penser la production plutôt en terme de création collective que de fabrication individuelle. Ainsi, Elena Lasida nous présente-elle, dans un style et une méthodologie d'une grande clarté, le développement durable, l'économie solidaire et l'ensemble des alternatives économiques qui émergent ou pourraient émerger.
    Pour chaque piste explorée, elle évoque une expérience personnelle. Mais l'originalité de sa démarche est de puiser dans l'Évangile des outils pour repenser la vie sociale et l'économie. Par exemple, elle utilise la notion de communion pour redéfinir l'économie solidaire comme ce qui fait circuler la vie. Et d'illustrer la suite de son propos par l'exemple de ces repas très soignés, organisés entre Français et immigrés par l'association « Le Goût de l'autre », où saveurs et hommes entrent en dialogue, en une nouvelle circulation, vivifiante pour tous. Une nouvelle vision, stimulante, de l'échange économique.

  • Lucien Jerphagnon a publié tout au long de sa carrière nombre de textes enlevés : des articles grand public ou savants, légers et polémiques, drôles et inattendus.
    Ce livre se veut un choix des meilleurs inédits du Maître sur l'Antiquité, relus et retravaillés par ses soins. Lucien Jerphagnon nous entraîne de page en page à voir avec leurs yeux ce que voyaient les Anciens. Quoi qu'il traite, il nous entretient avec bonheur de la sagesse et de la mystique chez les Grecs et les premiers chrétiens.
    Car, pour Lucien Jerphagnon, il en va toujours de la recherche du Bien suprême - un Bien suprême qui n'exclut ni le rire ni l'humour.
    « Connais-toi toi-même » - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l'esprit n'a pas d'âge et appartient à tous les siècles - à aujourd'hui comme à demain.

  • Lors d'une maladie longue, tout est centré sur le malade, mais les proches bien-portants ont besoin d'aide eux aussi. C'est pourquoi dans ce livre sur l'accompagnement du malade, Christophe Fauré consacre autant de places au(x) proche(s) qu'au malade.
    En effet, pour être à même de prendre soin d'un malade, il est important de s'occuper de soi, car « ne pas s'oublier soi-même » est la condition pour tenir le coup, et éviter le burn-out, la dépression d'épuisement.
    Très loin de la distance du spécialiste, il apporte ainsi une aide réelle, chaleureuse et positive. Il n'évite aucun aspect, aborde les plus difficiles ou les plus tabous. Il se montre si proche du lecteur que celui-ci se sent compris et peut vraiment tirer profit des outils que l'auteur lui offre pour la traversée de cette période si difficile. En annexe, toutes les adresses des associations concernées.

  • « Notre mémoire est pleine de mots. Il suffit de puiser dedans. On trouvera dans ce dictionnaire très personnel des mots qui m'ont accompagné dans ma vie professionnelle comme, précisément, dictionnaire et mot. Plus apostrophe, orthographe, écrivain, lecture, bibliothèque, guillemets. A ceux-là s'ajoutent une ribambelle d'autres mots qui relèvent de ma vie privée, de mes souvenirs intimes, de mes manières d'être, de ma psychologie d'enfant et d'adulte, de mes trucs, de mes rêveries, de mes bonheurs, de mes chagrins, de mes petites aventures d'homme devenu public grâce à une succession de clins d'oeil du hasard. »

  • Parmi les ouvrages consacrés au général de Gaulle et à son oeuvre, ce livre sera remarqué par son originalité. Il est en effet le résultat brut, sans suppression ni ajout, d'entretiens que le Général eut, de la dernière période de la guerre d' Algérie jusqu'à son départ des affaires, avec Michel Debré, son premier Premier ministre et l'un de ses plus proches collaborateurs.

    Au-delà de la qualité même des interlocuteurs, on est frappé par la diversité de leurs propos, leur très grande franchise, parfois la rudesse du ton. Tous les sujets importants de l'heure sont abordés avec la plus totale liberté de parole. L' Histoire est là, sous nos yeux, en train de se faire : quelle position adopter alors que s'ouvrent les premières négociations avec la Rébellion en Algérie ?
    Le Général doit-il se présenter aux élections présidentielles de 1965 ? Comment gouverner dans la tourmente de l'après-Mai 68 ? Pourquoi le référendum suicidaire de 1969 ?


    A travers ces conversations dans le secret du bureau de l'Elysée ou le calme des forêts proches de Colombey, on pénètre au coeur de l'Etat et l'on comprend mieux nombre de décisions qui ont façonné un certain visage de la France .

  • En Occident, le harem est représenté comme un lieu de plaisir où s'ébattent des femmes nues et lascives, odalisques d'Ingres et de Matisse, Schéhérazade en version hollywoodienne.
    En Orient, le harem est au contraire le lieu de la réclusion des femmes qui ne rêvent que de s'en émanciper, en jouant de leur talent et de leur intelligence, qu'elles aient vécu au temps du khalife Haroun Al-Rachid ou dans le harem domestique des années 50 à Fès. Ces deux représentations du harem - l'une fantasmée, l'autre historique - dessinent une vision différente, troublante et inattendue, non seulement de " la femme idéale " mais aussi de la séduction, de l'érotisme et des rapports entre les sexes.
    " Décris-moi ton harem, je te dirai qui tu es ", semble nous suggérer avec humour l'auteur du Harem politique, de Sultanes oubliées et de Rêves de femmes, bien connu du public pour sa vision aussi pertinente qu'impertinente d'un monde arabe en pleine mutation. Le Harem et l'Occident : un fascinant voyage au coeur des harems, un face à face revigorant entre les cultures autant qu'une méditation sur le pouvoir de l'image et la perception de soi.

  • Document littéraire, enquête à la croisée de l'Histoire et de l'intime, La Mémoire retrouvée retrace le destin tragique des Ephrussi, une grande famille juive, à l'égal des Rothschild et des Camondo, prise dans la tourmente du XXe siècle. Céramiste reconnu, Edmund de Waal en est l'un des derniers descendants. Il a puisé dans les archives familiales et le passé de ses ancêtres pour raconter leurs vies à travers le prisme insolite d'une collection de netsuke, des miniatures japonaises sculptées, qui ont miraculeusement échappé aux tragédies de l'Histoire et dont il est aujourd'hui l'héritier. Cette collection va passer de main en main, changeant de pays et de propriétaires. Elle appartient d'abord à Charles Ephrussi, célèbre figure parisienne, ami d'Auguste Renoir et de nombreux impressionnistes, qui inspira à Proust le personnage de Swann. Il l'offre à son cousin viennois en cadeau de mariage. De Paris à Vienne, les netsuke traversent la Belle Epoque, assistent à la montée de l'antisémitisme avant d'échapper au pillage nazi grâce au dévouement d'Anna, une vieille servante qui les restitue à la famille après la guerre. Il fallait la sensibilité d'un artiste comme Edmund de Waal pour faire revivre une époque et des hommes à travers les objets qu'ils possédaient. De la splendeur des Ephrussi ne reste que cette collection de miniatures, réalisées par des artistes anonymes, témoin de la fragilité de la condition humaine.

  • Le quinquennat hollandais a glissé dans le sang. Avec une tache rouge vif indélébile. Les attentats contre Charlie, l'Hyper Cacher de Vincennes, et la tuerie du Bataclan annoncent le début d'une guerre civile française, voire européenne, et le grand défi lancé par l'Islam à la civilisation européenne sur sa propre terre d'élection.
    Ce retour du tragique tranche avec la débonnaireté présidentielle qui confine à la vacuité. Comme si l'Histoire avait attendu, ironique, que s'installât à l'Elysée le président le plus médiocre de la Ve République, pour faire son retour en force. Comme si le destin funeste de notre pays devait une nouvelle fois donner corps à la célèbre formule du général de Gaulle après sa visite au pauvre président Lebrun, égaré dans la débâcle de 1940 : «Au fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef et qu'il y eût un Etat ». Comme si la dégringolade n'avait pas été suffisante, pas assez humiliante, de Pompidou à Sarkozy. Ce dernier avait été élu président pour devenir premier ministre; son successeur serait élu président pour devenir ministre du budget. Un quinquennat pour rien.

  • « Quand on a lu ce livre, toutes les façades de patriotisme et d'héroïsme, et la supercherie colossale que représente l'intervention américaine, sont balayées, mettant à nu la peur, la guerre et la mort » Ainsi le poète William Burroughs saluait-il en 1977 la parution de ce livre unique et culte, de ce reportage sur le Vietnam et l'épouvante sanglante de la guerre.
    Un chef-d'oeuvre de la littérature de guerre qui restitue l'horreur hallucinante et hallucinée de la vie des soldats, sur fond lancinant de rock' n roll.
    Michael Herr nous fait ici réellement voir ce que personne, aucun roman ou document sur la guerre ne nous avaient montré : les hommes aux prises avec le destin.
    Un succès immédiat outre-Atlantique, puis en France, à sa parution en 1980.

  • " On s'emploie avec raison à sauver toutes sortes d'espèces d'oiseaux, d'insectes, d'arbres, de plantes, de grosses et de petites créatures bien vivantes, menacées de disparition... Rares sont les personnes émues par la disparition des mots. Ils sont pourtant plus proches de nous que n'importe quel coléoptère. Dieu sait que les initiatives ne manquent pas, ni les bras ni l'argent, pour conserver le patrimoine, mais, alors que les mots en font autant partie que les pierres, les tissus, la porcelaine, l'or et l'argent, ils n'intéressent pas grand monde. L'écologie des mots est balbutiante... Et si on travaillait à sauver des mots en péril ? " De argousin à y (comme dans : " Fait-y chaud ? ") Bernard Pivot propose de sauver cent mots " en voie de disparition ", c'est-à-dire qui ont disparu des deux dictionnaires populaires de langue, Le Petit Larousse et Le Petit Robert. Il nous explique ainsi, citations à l'appui, quand et comment employer trotte-menu, turlutaine ou encore suivez-moi-jeune-homme.
    Un texte convaincant écrit d'une plume alerte, pleine d'humour et dénuée de pédantisme : un Pivot en pleine forme.

  • Peut-on concilier foi religieuse et raison scientifique ? La Bible est-elle un manuel d'histoire naturelle ? Dieu croit-il en Darwin ? Autant de débats houleux et anciens qui reviennent aujourd'hui au premier plan de l'actualité. Aux États-Unis particulièrement, où les États sont amenés à légiférer sur la légalité de la théorie darwinienne et de son enseignement, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et même en France, les lobbies créationnistes prospèrent. Dans un monde où la science a elle aussi perdu sa capacité à émerveiller, et suscite même parfois la méfiance, tous les discours semblent se valoir. Face à ce qui ressemble souvent plus à des querelles de clochers qu'à des débats d'experts, on est parfois pris de lassitude et tenté de renvoyer tout le monde dos à dos. Il faut tout le génie pédagogique de Jacques Arnould, dominicain, ingénieur et historien des sciences, pour nous aider à démêler les arguments, les positions politiques. Il nous aide ainsi à situer la théorie dite de l'Intelligent Design, " sous-marin " créationniste pour les uns, compromission scientiste pour les autres. Surtout, il prend position claire : non pas Dieu ou Darwin, mais Dieu et Darwin. À travers cette relecture limpide de l'éternel débat entre foi et raison, il nous ouvre à une intelligence nouvelle de notre modernité.

  • C'est le retour d'un Jacques Salomé apaisé, qui porte sur la vie le regard d'un homme d'expérience, en mêlant celle-ci à la sagesse apportée par l'âge. En cela, ce livre se révèle fondamentalement novateur et original. En une cinquantaine de courts chapitres, il revisite des thèmes qui nous concernent tous : le fait que nos vies soient traversées en permanence par des crises à résoudre, qu'il faut savoir dire oui ou non, construire la confiance en soi et lutter contre les autosabotages à répétition, que la communication entre les êtres est thérapeutique, qu'il faut apprendre à vivre en couple accordé plutôt que désaccordé, savoir gérer mieux les messages positifs et négatifs, que changer c'est oser se mettre au monde chaque jour, qu'il faut avoir foi en la vie au-delà des chaos annoncés, qu'il faut vieillir sans se presser car le meilleur cadeau à faire, à tout âge, reste d'offrir du temps !
    Une grande méditation sur différents aspects de l'existence avec un regard serein et créatif qui prouve qu'une bonne vie se mérite et se construit.

  • On parle beaucoup de crise de la quarantaine, de la cinquantaine, du milieu de vie. En réalité, il s'agit le plus souvent d'une transition qui n'est pas nécessairement critique.

    Afin de l'envisager sereinement et de mieux la vivre, il est important d ebien comprendre ce qui se passe entre 45 et 55 ans. Or, pudeur, doutes, peures. rendent difficile le partage du vécu intime de cette étape si bien que les idées fausses sont multiples, et souvent caricaturales.

    Avec la sensibilité qui caractérise tous ses livres (Vivre le deuil au jour le jour ; Le Couple brisé ; Ensemble mais seuls .), le Dr Christophe Fauré, psychiatre, aborde les différents aspects de la vie concernés par cette période charnière : le corps, le couple, le travail, la relation avec les enfants et les parents, la conscience du temps qui passe, la réalisation de soi .

    Ce livre dévoile les enjeux de cette nécessaire transition, ouvre des pistes pour bien la vivre, indique les pièges et les impasses à éviter, sans dramatiser, avec conscience, profondeur et sagesse.

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