Serge Regourd

  • S.o.s. culture

    Serge Regourd

    • Indigene
    • 18 Février 2021

    « Pourquoi ce titre, SOS culture ? Parce que les politiques culturelles ne méritent plus une telle appellation, qu'il n'y a plus, à proprement parler, de politique culturelle, et que, corrélativement, l'état de la culture paraît en péril.» Serge Regourd C'est l'ouvrage d'un homme qui dédie sa vie à la défense du modèle culturel français. Si Serge Regourd diagnostique ici un effondrement de nos politiques culturelles, exposant avec lucidité et brillance les sources et les symptômes de cette pathologie, c'est pour nous inviter à procéder à un « réattelage » entre culture et politique. Sans quoi aucune sortie de crise ne sera possible. Cela, évidemment, ne veut pas dire renvoyer à une conception totalitaire de l'art, mais bien plutôt, à l'instar de Kant, Gramsci et Arendt, de « s'intéresser à l'art d'une manière politique ». Autrement dit, d'arracher définitivement l'oeuvre à la barbarie du marché, aux diktats des algorithmes pour la rendre à sa sublime vocation, définie par le poète Saint-John Perse : « le luxe de l'inaccoutumance ».

  • Que seraient les stars du cinéma français sans leurs habiles seconds rôles, sans le soutien irremplaçable de ces artistes qui ont employé leur propre talent à faire resplendir l'étoile de ces vedettes ? Dans la période 1930-1960, les Excentriques, c'est- à-dire les grands seconds rôles, ont suscité de nombreuses publications. La période qui s'est ouverte avec la Nouvelle Vague attendait encore un livre de célébration de ces « acteurs de caractère » qui ont marqué l'histoire du cinéma français, suscité l'admiration des cinéphiles mais dont le grand public, s'il connaît leurs visages, ne connaît que rarement leurs noms.
    Il s'agit à la fois des grands "seconds rôles" que l'on retrouve dans des dizaines de films, mais aussi de grands acteurs de théâtre que le cinéma n'emploie que pour des personnages spécifiques, ou d'acteurs vedettes de films d'auteurs, d'acteurs fétiches de tel ou tel grand cinéaste, n'accédant pas au succès commercial. Chacun de ces 135 acteurs bénéficie dans ce livre d'une présentation retraçant sa carrière, évoquant ses personnages les plus marquants, le texte biographique étant chaque fois illustré d'un portrait et de photos de films. Même si la plupart sont déjà dotés d'un important parcours cinématographique, ils n'en demeurent pas moins les Méconnus du cinéma français.

  • Dans la volumineuse littérature consacrée au cinéma français, très peu d'ouvrages évoquent les acteurs dits de « seconds rôles ».
    Or, leur place est essentielle pour comprendre l'évolution économique et esthétique du cinéma hexagonal. La question des seconds rôles renvoie aussi à une approche sociologique et politique.
    Serge Regourd, auteur d'un ouvrage de référence sur l'exception culturelle, trace une série de portraits d'acteurs, en analysant leur carrière, les emplois qui leur sont confiés, les rapports entre les personnages qu'ils incarnent et leurs typologies.
    L'ouvrage, richement illustré, permet au lecteur de revisiter l'histoire du cinéma français, depuis 1930, et de questionner les choix actuels de casting (la prévalence des acteurs bankables se faisant au détriment des seconds rôles, y compris dans l'écriture scénaristique).
    Les signes identitaires du cinéma français et de son évolution sont ainsi cernés, au coeur de la création et de ses enjeux.

  • Lorsque le 17 décembre J.-M. Meissier, alors PDG du groupe Universal-Vivendi, déclare que "l'exception culturelle française est morte" il soulève un tollé général. En quoi consiste cette notion spécifiquement définie lors des négociations de l'Uruguay round au sein du GATT ? A quelles conditions est-il possible de mettre en oeuvre une politique visant à récuser les applications des principes du libre échange aux oeuvres (en particulier cinéma et audiovisuel) ?
    Table des matières Introduction Première partie : Les enjeux de l'exception culturelle I -- Aux origines de l'exception culturelle II -- Les systèmes de régulation, objets de l'exception culturelle Deuxième partie : La mise en oeuvre de l'exception culturelle I -- Un argument en défense contre les menaces de la libéralisation II -- Limites et contradictions de l'exception culturelle Bibliographie

  • Sur la base d'une connaissance exceptionnelle des acteurs français, qui ne se départit jamais d'une profonde empathie à leur égard, Serge Regourd montre l'importance des seconds rôles dans les oeuvres marquantes du cinéma français. Il dénonce la réduction actuelle de leur place fondée sur la prévalence des logiques financières. L'évocation ludique de nombreuses personnalités d'acteurs, aussi attractives que méconnues, s'inscrit ici dans une perspective éthique et politique, au coeur des contradictions du système de régulation du cinéma français auquel l'auteur avait consacré ses précédents travaux.

  • La collection " Droit fondamental " est dirigée par Stéphane Rials, professeur à l'Université de Paris II - Panthéon-Assas. Cette collection de manuels et de précis destinée aux étudiants de premier, deuxième et même pour certains titres de troisième cycle, est subdivisée en différentes sections : Droit juridictionnel - Droit politique et théorique - Droit administratif - Droit civil - Droit financier - Droit commercial - Droit international et communautaire - Droit pénal - Droit social.

  • Une présentation des acteurs et actrices du cinéma français depuis les débuts du parlant jusqu'aux années 2000, et de la télévision depuis sa naissance. Le premier tome rassemble 900 interprètes pour les trois premières lettres de l'alphabet.


    Serge Regourd est professeur émérite de l'Université Toulouse 1 Capitole, Président de la commission Culture de la Région d'Occitanie et de l'Agence Occitanie Livre et Lecture.
    Cinéphile parmi les cinéphiles, il est l'auteur de :
    - Éloge des seconds rôles, éditions Séguier, 2007.
    - Les seconds rôles du cinéma français : grandeur et décadence, éditions Klincsieck, 2010.
    - Acteurs de caractère, les méconnus du cinéma français, éditions Gremese, 2011.

    Alain Stouvenel est le créateur du site BDFF : une base de données dans laquelle, lui et son équipe répertorient le patrimoine du cinéma français depuis ses origines.

  • "Dans des contexte historiques différents l Argentine et la France ont opéré à travers des lois une régulation de la télévision publique; la législation argentine s est d ailleurs inspirée de la législation française. Cette étude comparative menée par des chercheurs argentins et français, ainsi que par des spécialistes des deux systèmes audiovisuels tente d analyser les modalités socio-juriques de régulation dans les deux pays, et les possibilités et contraintes d une transposabilité."

  • Le contenu de la loi de réforme des collectivités territoriales, adoptée le 16/12/2010, est ici disséqué au regard des questions telles que la démocratie locale, le partage des compétences, la problématique de l'autonomie financière, la réforme des contrôles, l'intercommunalité à l'aune des nouvelles structures notamment de la métropole... La réflexion est complétée par l'analyse des différentes politiques publiques ainsi que l'avenir de la fonction publique territoriale.

  • Rire est un acte individuel, saisi par le droit privé. Cependant, rire est aussi un acte social. Le droit et l'État ne sont donc pas restés étrangers à cette réalité. Les études d'ensemble consacrées au rire sont pourtant rares. Certes, de très nombreux commentaires analysent de façon parcellaire et dispersée le sujet mais sans que ne se dégage une vision d'ensemble de la prise en compte par le droit du rire et de ses manifestations. L'ouvrage vise donc à porter un regard général sur la place du rire dans la société et en droit, spécifiquement sous l'angle du droit public et ce, selon quatre axes. La définition du terme « rire » soulève en premier lieu des enjeux conceptuels considérables.
    /> L'humour, le comique, le divertissement, la moquerie, la satire, le ridicule, etc. relèvent-ils tous du registre très générique du rire ? Quel usage le vocabulaire juridique fait-il du terme ? En second lieu, le rapport qu'entretiennent le rire et le pouvoir apparaît complexe. Le traitement juridique du rire semble de ce point de vue fondé à partir de la conciliation classique du pouvoir et des libertés et révèle les tensions contemporaines qui animent l'État de droit. Rire est-il un droit ? Le discours humoristique bénéficie-t-il d'une protection particulière ? Le droit public encadre également le rire, sous l'angle des principales formes d'intervention de l'Administration (service public, police). En troisième lieu, le régime juridique de l'humour varie-t-il selon les formes et supports de ses manifestations collectives (droit du cinéma, de l'édition, de l'audiovisuel, de l'Internet, etc.) ?
    Enfin, le quatrième axe vise à porter un regard sur le droit comparé car si rire est un phénomène commun à toutes les cultures, la façon dont il est juridiquement appréhendé diffère d'un pays à l'autre.

  • Le droit de la communication audiovisuelle est doublement sous les feux de l'actualité juridique. Non seulement la loi du 29 juillet 1982 a discrètement fêté en 2012 ses 30 ans, mais une convergence de facteurs politiques, juridiques, économiques et techniques est à l'origine de nouvelles réformes, initiées par les lois du 15 novembre 2013 relatives à l'indépendance de l'audiovisuel public.
    La célébration différée de cet anniversaire est ainsi l'occasion de porter un regard critique sur les réformes qui se dessinent. Si les thèmes traditionnels - liberté, régulation indépendante, pluralisme - sont encore ceux d'aujourd'hui, les transformations de l'économie du secteur à l'heure du numérique (télévision connectée, streaming, replay, etc.) bouleversent la matière. Le présent ouvrage réunit les contributions et échanges d'universitaires et de professionnels, nationaux et internationaux, spécialisés dans le secteur de la communication audiovisuelle.

  • Directeur de la campagne présidentielle de Mitterrand en 1981, ministre de la Défense, de l'Intérieur, député et président de commission parlementaire, Paul Quilès fut l'une des figures majeures du mitterrandisme et du parti socialiste durant plusieurs décennies.
    Sa biographie retrace, notamment, nombre des moments forts de la première expérience de la gauche au pouvoir sous la Ve République : congrès de Valence et les « têtes qui vont tomber », affaire du Rainbow Warrior, suicide de Bérégovoy, campagne des municipales à Paris en 1983 contre Chirac. mais aussi la chronique des luttes fratricides au sein de la direction du PS.


    Cette biographie constitue en outre un prisme exceptionnel pour mesurer les mutations du parti socialiste au pouvoir et ses graves difficultés contemporaines : comment un légitimiste devient un acteur critique et retient fondamentalement la pensée et l'action de Jaurès pour remettre le PS sur ses pieds. Aujourd'hui maire de Cordes-sur-Ciel et militant du désarmement nucléaire, Paul Quilès vit dans la circonscription de Jaurès et y retrouve ses combats de prédilection.

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