Patrick Tudoret

  • La bénévolence est aujourd'hui trop oubliée. Alors que la bienveillance n'est plus qu'un mot édulcoré par une lente perversion du langage, une attitude passive réduite à une vague tolérance, la bénévolence - l'amor benevolentiae des anciens - est au contraire la forme d'amour la plus ouverte au plus grand nombre, la plus aisée à mettre en oeuvre, dans sa vie personnelle et sociale, mais aussi professionnelle. Il s'agit de vouloir faire le bien et de choisir de le mettre en oeuvre chaque jour.
    Dans ce livre, Patrick Tudoret propose à chacun de remettre l'autre au centre de son champ de vision, non en vaines paroles, mais en actes portés consciemment, parce qu'aimer c'est agir. Pour en finir avec les « bons sentiments », mais pas avec l'amour... Un essai percutant au style étincelant, habité par l'espérance.

  • Que se passe-t-il ce 15 décembre 1840 où les « cendres » de Napoléon Ier sont transportées, en grande pompe, de Courbevoie jusqu'à l'hôtel des Invalides ?
    En dépit d'un froid sibérien, une véritable marée humaine - plus d'un million de personnes, dont Hugo, Balzac, Gautier et tellement d'autres -, vient rendre hommage à la dépouille d'un empereur déchu, mort dix-neuf ans plus tôt sur une île anglaise perdue, hostile, battue par les vents.
    Quelques mois auparavant, La Belle-Poule appareillait à Toulon, sous le commandement du prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe, et c'était le début d'une incroyable et bouleversante épopée, de la dernière campagne du grand exilé de Sainte-Hélène. Ce sera son ultime victoire

  • Juliette

    Patrick Tudoret

    « Je suis née dans la nuit du 16 au 17 février 1833 à Paris... à l'âge de vingt-six ans. Toutes les années écoulées n'avaient pas compté, ne pouvaient pas compter. Je ne puis, en y repensant, réprimer un ébranlement de tout mon être, un frémissement de chaque parcelle de ma peau comme en ce temps béni où il la caressait de ses mains. ».
    Un roman bouleversant, palpitant, celui d'un amour fou, de deux destins hors normes - Victor Hugo et Juliette Drouet - où, dans un style flamboyant, l'auteur épouse la plume de Juliette et rend un fervent hommage à sa liberté d'esprit.

  • A l'heure où les fast-foods ou les boutiques de fringues remplacent les librairies, la littérature ressemble de plus en plus à une "prière déchue". Tristan Talberg, écrivain reconnu, se voit décerner le prix Nobel. Mais il n'en veut pas. Misanthrope, en deuil d'une épouse aimée, il est pris de panique devant le vacarme médiatique provoqué par le prix et décide de s'enfuir de Paris. Réfugié chez des amis, traqué par la police qui pense à un enlèvement et par une meute de journalistes en quête d'un scoop, il doit encore fuir vers des horizons dont il ignore tout.
    Sur la route de Compostelle, il retrouvera un sens à sa vie. Bouleversant et drôle à la fois, c'est le roman d'un amour fou où s'entrecroisent récit et lettres à une femme aimée.

  • Un essai remarquablement écrit et argumenté qui réintroduit la notion de bénévolence (vouloir le bien d'autrui avec la volonté de le rendre heureux), bien plus forte et dynamique que le mot édulcoré de bienveillance. Une promenade philosophique, littéraire et spirituelle qui donne à penser et incite à agir autrement.

    Là où la bienveillance n'est plus aujourd'hui qu'une coquille vide, un mot vidé de sa substance, Patrick Tudoret a pour propos de faire redécouvrir l'ancienne notion de bénévolence qui fut si chère à Descartes : vouloir le bien d'autrui avec la volonté de le rendre heureux. La bénévolence constitue donc une des formes les plus exigeantes, les plus durables, les plus puissantes de l'amour. Un socle sur lequel rebâtir un peu notre monde déboussolé, privé de sens, où l'individu est souvent trop plein de lui-même et pour qui l'Autre n'a même plus d'existence. Redonner le droit de cité à la bénévolence permettrait de fonder autrement nos relations avec les autres, dans la sphère privée comme dans la cité.

  • De La Rochelle, sa ville natale où il revint sans cesse à Paris, de la Côte d'Azur à la Vallée du Loir, de Venise à la Belgique et à la Hollande, de l'Algérie à l'Égypte, la vie romanesque d'un écrivain et peintre un des plus grands orientalistes parmi les plus admirés de son temps. Entre 1820 et 1876, le siècle défile, riche en convulsions politiques, en bouleversements économiques et sociaux, en révolutions artistiques. C'est dans cette France en ébullition il vécut deux révolutions, un coup d'État signant les débuts du Second Empire, les guerres coloniales, la guerre de 70, la Commune de Paris, enfin l'avènement de la IIIe République qu'Eugène Fromentin mène son destin d'homme libre et d'homme de foi, aussi fiévreux et amoureux que sage, d'une exigence égale dans ses deux arts. Auteur de Dominique, encensé par George Sand, Flaubert, Sainte-Beuve et bien d'autres, modèle pionnier de l'« écrivain voyageur », découvreur d'un certain Orient, il s'en fera le chantre par sa plume et son pinceau. Écrivain, son oeuvre est entrée dans La Pléiade. Peintre, il est représenté dans le monde entier : au Louvre, à Orsay, La Rochelle, mais aussi Londres, New York, Boston, Philadelphie, Saint-Pétersbourg ou Doha.
    C'est une figure unique de l'histoire artistique que ces pages font renaître. D'une plume brillante, quasi fraternelle pour son sujet, Patrick Tudoret brosse ici le roman d'une vie.

  • Printemps acide

    Patrick Tudoret

    Nom : Le Stang. Prénom : Roch. Age : 46 ans et des broutilles. Raison sociale : commissaire divisionnaire, patron de la DIPJ de Bordeaux. Signe particulier : Breton abrupt, taillé dans le granite. Pourquoi cette convocation du directeur général de la " Grande maison " et cette brillante promotion au rang de contrôleur général sonnent-elles pour lui comme une sanction, une mise à l'écart, un avertissement qui viendrait " d'en haut"? C'est le début de cinq jours fous.
    Cinq jours haletants. Une enquête explosive aux lisières du pouvoir dont il sortira meurtri. Et si, ressurgie d'un passé oublié, Claire était la clé de tout...? Fantômes du passé, assassinats, filatures, interrogatoires, écoutes téléphoniques, réseaux d'influence et machination impliquant des politiques au plus haut niveau... Tels sont les ingrédients de ce brillant polar à la française au style enlevé, à l'humour acéré.

  • C'est entre 1952 et 1971, pendant quasiment vingt ans, qu'Alexandre Vialatte, merveilleux écrivain, romancier, traducteur - introducteur de l'oeuvre de Kafka en France -, chroniqueur, mais aussi moraliste, au fond, et de la meilleure veine, donna ses célèbres chroniques (aujourd'hui accessibles en recueils), au journal La Montagne. Ayant voulu renouer avec ce riche patrimoine littéraire, le grand quotidien régional, fleuron du groupe Centre-France, a porté sur les fonts baptismaux, au milieu des années 2000, les « Chroniques du temps présent », paraissant chaque semaine dans sa version du dimanche. Inscrites dans la tradition initiée par Alexandre... « le grand », elles ont ainsi accueilli des écrivains de renom parmi lesquels Philippe Muray, Denis Tillinac, François Taillandier, Danièle Sallenave, Luis Sepùlveda, Cynthia Fleury ou Rosa Montero. Patrick Tudoret, qui en a été, depuis le début, une des plumes les plus régulières, offre ici une sélection de ses chroniques : chroniques douces amères, ironiques, drôles, cinglantes, désenchantées ou enthousiastes, toujours en prise avec le monde, ses singularités, ses grotesques et, malheureusement, ses drames.

  • Tout commence dans les années 1950, lorsque les théories structuralistes annoncent la mort de l'auteur, au moment même oú la télévision se met à le porter au pinacle et fait de lui le " représentant " de son livre.
    L'émission littéraire devient alors un passage obligé pour l'écrivain, icône cathodique dont les performances audiovisuelles comptent plus que la qualité littéraire de son oeuvre. l'émission littéraire - exception culturelle à la française née avec lectures pour tous, en 1953, connaît son apogée dans les années 80 et 90, avec un modèle jamais égalé apostrophes - puis amorce une lente déchéance. elle est, aujourd'hui, reléguée à des horaires plus que tardifs ou avalée par la télé-réalité et le divertissement qui s'arrogent le quasi-monopole de la promotion du livre.
    Dans le sillage des évolutions que subit la télévision de service public en matière de réglementation, l'avenir marquera-t-il un retour du littéraire sur les plateaux sous la pression de l'état ? ce livre pose un regard aigu sur les " liaisons dangereuses " entre littérature et télévision, et propose une analyse sans concession de la télévision contemporaine.

  • À la pointe sud-ouest du Finistère, le pays Bigouden se définit avant tout comme un état d'esprit, une culture, un patrimoine, d'une exceptionnelle richesse. Ses paysages variés où alternent bocage et landes, douceur des rives de l'Odet et âpreté de la côte rocheuse ont façonné un pays unique. Ce dictionnaire permet d'en découvrir les multiples facettes.

    Saviez-vous que le mot « Bigouden » serait apparu pour la première fois en 1833 ? Que ce pays du Cheval d'Orgueil de Pierre-Jakez Hélias est aussi la mecque du surf en Bretagne, à la pointe de la Torche ? Que l'on y cultive les tulipes aussi bien qu'en Hollande ? Que le patrimoine bâti est fait de phares, chapelles, abris du marins et calvaires ? Que la hauteur spectaculaire des coiffes bigoudènes date des années 1950 ? Que la « demoiselle de Loctudy » est une langoustine, fleuron de la pêche bigoudène ? Que Pont-L'Abbé, capitale du pays Bigouden est aussi celle de la broderie ?

    Que l'on soit Bigouden de souche, habitant des lieux ou visiteur d'un jour, ce dictionnaire composé de plus de 350 articles portant sur la nature, l'histoire, le patrimoine, la culture ou la vie quotidienne offrent au lecteur une riche promenade au gré de sa curiosité.

  • Découvrez Le soir des péninsules, le livre de Patrick Tudoret. "Patrick Tudoret est ce poète dont l'esprit "ose" penser comme pense son corps, en proie à l'écriture. Il pense et ressent comme lui. Corps et esprit, d'une même saccade, éjectent les mots de leurs gonds, les projetant en "mer promise", et par mer, nous voulons dire le grand large de soi, cet espace en nous, illimité, où chaque île est perçue comme une émergence d'Atlantide, une Bretagne d'exilé. Découvrir le poète Patrick Tudoret, c'est entreprendre avec lui, tantôt un voyage grave, tantôt une errance folle, à bord d'une intuition, pionnière entre toutes, et qui n'aurait pour boussole que son sens aigu de la lecture des houles. Nous sommes bercés par cette poésie ondoyante, mais plus souvent par ses "rugissants" nous sommes secoués. C'est normal, elle est visionnaire, quand tant d'autres ont besoin de cartes pour n'aller nulle part ailleurs qu'à leur prosaïsme, ou y retourner. Je n'ai pas seulement de l'amitié pour cet homme, qu'il "navigue" ou non. Je ne laisse pas de saluer le talent qu'il a, sur cette terre, de rendre la langue si consubstantielle à l'aventure de l'être".

  • Qui est Paul Sandre, écrivain janséniste à la légende ambiguë passé du côté des libertins, Capricorne misanthrope et surtout éternel fugitif ? Sébastien Clair, son neveu, trente-six ans, en rupture de ban sentimental et professionnel, part à la recherche de ce héros équivoque. De Paris à Lisbonne, puis de Genève à La Rochelle, Sébastien découvrira qu'il est la première victime des reniements et des lâchetés de cet oncle légendaire. Une égérie des nuits lisboètes, un éditeur déchu, une vieille actrice retirée sur les rives du Léman, un journaliste «madérophile» et un détective banlieusard jalonnent l'enquête de Sébastien et constituent autant d'étapes vers l'impasse dans laquelle il s'est engagé. La mémoire, l'oubli, la fuite, la déception sont les principaux thèmes de ce livre, à la fois «polar métaphysique» et roman à la française.

  • Que s'est-il passé à Paris le 15 décembre 1840 ? Un phénomène comme l'Histoire en offre peu, un de ces événements " hors cadre " capable de soulever les foules. Que se passe-t-il vraiment en ce jour où les " cendres " de Napoléon Ier sont transportées, en grande pompe, de Courbevoie jusqu'à l'hôtel des Invalides où elles trouveront leur dernier asile ? En ce jour d'hiver, figée dans un froid sibérien, une véritable marée humaine, des centaines de milliers de personnes, un million peut-être, vient rendre hommage à la dépouille d'un souverain déchu, mort dix-neuf ans plus tôt sur un éclat lointain d'Angleterre, un îlot perdu, hostile et battu par les vents. Quelques mois auparavant, La Belle-Poule a appareillé à Toulon, sous le commandement du prince de Joinville. A son bord, presque tous les anciens de Sainte-Hélène, prêts pour un long pèlerinage. C'est le début d'une incroyable épopée, de la dernière campagne du grand exilé de Longwood. Ce sera aussi son ultime victoire...

  • Un texte sensible et documenté écrit par un écrivain «rochelo-parisien» accompagné des belles photographies de Pascal Moulin.

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