Serge Safran

  • Le transformiste

    Max Genève

    • Serge safran
    • 4 Mai 2017

    Jean Jonassaint, jeune homme de cinquante ans, change d'identité comme de chemise. Sa garde-robe est richement garnie : prince hindou, général d'armée, SDF, cardinal, musicien des rues, académicien - l'homme aime à varier ses apparitions.
    Ses diverses liaisons féminines, ont du mal à le suivre, ou à le croire.
    Lointain descendant de Fregoli, l'illustre transformiste du siècle dernier, Jonassaint n'a pas la métamorphose gratuite et ses impostures sont rarement coupables. Son talent protéiforme ne restera pas inemployé. Repéré par les services secrets français, il se voit confier une dangereuse mission diplomatique, tandis qu'un cinéaste de renom l'engage pour son prochain film où il joue aux côtés de Nathalie Baye et Omar Sy.

  • Le Voyage de M. de Balzac à Turin

    Max Geneve

    • Serge safran
    • 4 Février 2016

    En juillet 1836, le duc Guidoboni-Visconti et sa femme proposent à Balzac de les représenter à Turin, tous frais payés, pour une affaire d'héritage. Cela tombe à pic : ruiné, l'écrivain vient de liquider La Chronique de Paris, acquise six mois plus tôt, ce qui met un terme à ses ambitions politiques.

    Pour l'accompagner dans ce voyage, l'auteur du Lys dans la vallée - le roman vient de paraître -, recrute un jeune page prénommé Marcel. Habillée en homme, mariée, mère de famille, elle s'appelle en vrai Caroline et. Claire Brunne de son nom de plume !

    En route et en Italie certains croient reconnaître George Sand en Caroline ou. Marcel. Balzac ne les détrompe pas. Et, bien évidemment, se noue une intrigue amoureuse d'un genre très particulier.

    Avec un talent digne de son prédécesseur, Max Genève, dans un roman à la sulfureuse malice et discrète érudition, insuffle à un homme épuisé par un travail acharné, harcelé par ses éditeurs et partagé entre ses différentes maîtresses, ce qu'il n'aura vécu que rarement : un moment de joyeuse insouciance.

  • Virtuoses

    Max Geneve

    • Serge safran
    • 23 Août 2012

    Été 2001. Le cinéaste européen Peter Waltman s'envole vers les États-Unis. Il doit y présenter son dernier film et réaliser pour Arte un documentaire consacré à la célèbre violoniste Frederika Murray. Il ne sait pas encore que Willy, son collaborateur sur de nombreux tournages au Moyen-Orient, vient d'être assassiné en Bavière.
    Waltman découvre l'Amérique, fasciné par la beauté, la vitalité et la violence de ses villes : New York, Philadelphie, Washington, San Francisco, Los Angeles, Chicago. Il y croise son producteur, des patrons de majors californiens, des artistes, des journalistes mais aussi des êtres beaucoup moins favorisés, voire dangereux.
    Ses incursions répétées avec Willy en terre d'Islam pour la BBC et d'autres chaînes, lui ont fait côtoyer des figures majeures de la guerre d'Afghanistan contre les Russes, tels le commandant Massoud et Oussama ben Laden. Ont-ils filmé des choses qu'ils n'auraient pas dû voir ?
    Dans ce roman conduit avec force, les événements suivent une pente surprenante et implacable qui n'interdit pas l'irruption de l'amour ni la hantise de la mort. L'auteur de Mes vies américaines y affronte la complexité du monde avec ce goût déjà ancien de l'art des naïvetés tempérées que peut enseigner la fréquentation assidue de Nabokov, Borges ou Gombrowicz.
    Peter, Frederika, la plupart des personnages principaux sont autant de virtuoses qui jouent leur partition sans faiblir jusqu'à un certain jour tragique de septembre, dans une Amérique au tournant du siècle.

  • Le jeune homme qui voulait ralentir la vie

    Max Geneve

    • Serge safran
    • 2 Mai 2014

    Le jeune homme n'a pas fait de longues études, mais il aime lire et rumine volontiers. On le trouve parfois un peu endormi. Benoît, vingt ans, appartient au grand peuple des lents : il va même jusqu'à considérer qu'un usage judicieux et voluptueux de la lenteur, loin d'être un handicap, peut se révéler un véritable art de vivre. Son imagination jamais tarie lui permet d'échapper plus souvent qu'à son tour aux servitudes de son modeste emploi de magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées. Enrôlé par monsieur Belon, inspecteur de police à la retraite, dans un étonnant Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il poursuit en songe ses lointaines pérégrinations sur les mers australes, tout en méditant cette pensée de l'un de ses amis : la fugacité du temps qui passe n'a plus de prise sur celui qu'a saisi au moins une fois dans sa vie la soudaine intuition de l'infinie lenteur de l'être.

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