Lucie Cabanes

  • Né en 1964 à Wuxi en Chine, Miao Xiaochun vit à Pékin où il est actuellement professeur à l'Académie Centrale des Beaux-arts. Formé aux arts classiques, reconnu d'abord en tant que peintre, puis photographe suite à sa formation à la Kunsthochschule de Kassel (Allemagne), Miao Xiaochun se dirige vers l'art numérique en 2005. Son oeuvre interroge inlassablement le statut de l'image et son appropriation.
    Développeur de la « peinture algorithmique », il crée des compositions complexes et foisonnantes où le temps et le mouvement tordent notre perception de l'image. Son oeuvre cite et se réfère continuellement aux chefs d'oeuvres de l'art classique, de Sandro Botticelli à Raphaël, de Pieter Brueghel à Théodore Géricault dans un véritable hommage jubilatoire.
    L'artiste crée ainsi un nouvel espace oscillant entre virtualité et matérialité, offrant une vision transversale et temporelle de l'art, traçant une nouvelle voie dans l'expression artistique sous le sceau du numérique.

  • Lei Lei est né en 1985 à Nanchang en Chine et a fait ses études à Pékin à l'université de Tsinghua. Illustrateur, graffeur, rappeur, animateur, cet artiste touche-à-tout a vite obtenu la reconnaissance des grands festivals d'animation dont Ottawa (Canada) en 2010 pour This is Love, Annecy (France) et Utrecht (Hollande) pour Recycled sa première collaboration avec Thomas Sauvin en 2013 pour lequel ils ont obtenu le Grand prix du court métrage du Haff.
    Thomas Sauvin est né en 1983. Il vit et travaille entre Paris et Pékin depuis le début des années 2000. Artiste, collectionneur, il possède plus d'un demi million de négatifs collectés et rassemblés sous le nom de « Beijing Silvermine » qu'il classe, étudie, analyse et détourne. Ces images sont issues du quotidien d'anonymes. Elles immortalisent des moments heureux et documentent la Chine de la seconde moitié du xxe siècle.

  • Ye Linghan est né en 1985 à Lishui en Chine. Diplômé de l'Académie des Arts de Hangzhou en 2009, il installe en 2012 son atelier à Pékin où il développe une pratique tournée vers le dessin à l'encre de Chine, la peinture et l'animation.
    Détournement de formes, fragmentation de sujets, gestuelle d'exécution et mise en mouvement sont au service d'une oeuvre symbolique qui revisite souvent la figure animalière ou encore l'architecture contemporaine. La démarche résolument apolitique de l'artiste est mise au service d'une poésie surréaliste.

  • Le 29 avril 1968, tout de suite après le journal télévisé, apparaissent dans la lucarne de drôles d'oiseaux qui vont vite scandaliser une partie des téléspectateurs : les Shadoks, créés par Jacques Rouxel (et commentés par Claude Piéplu !). À peine arrivés, déjà repartis : quelques jours plus tard, ils disparaissent des écrans pour cause de grève générale liée aux « événements » de mai 68. Mais les bestioles reprennent et poursuivent leurs aventures chaotiques dès septembre. Après cette première intitulée Et voilà le Shadok, trois autres séries voient le jour, en 1970, 1974 et 2000. Dans ce livre, documents rares, story-boards, dessins originaux, courriers des téléspectateurs permettent d'évoquer sous un jour inédit les sources artistiques et littéraires (revendiquées ou non) de Jacques Rouxel, le processus de création de l'auteur, l'étrange animographe, et la façon dont cette série mythique fut reçue tant par ses admirateurs inconditionnels que par ses détracteurs véhéments. Un voyage forcément réjouissant sur une planète pas comme les autres mais... un peu comme?la nôtre ? Ga bu !

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