Jean-Pierre Bréchet

  • À l'heure où l'on s'interroge en France sur ce qu'est l'entreprise, comme en témoignent récemment le rapport Notat-Sénard et les débats sur la loi Pacte, il est indispensable de comprendre la naissance et la vie des organisations et, à ce titre, des entreprises. Ce livre, ancré dans la sociologie des organisations, en exploite un aspect fondamental, à savoir que l'action collective naît d'un projet collectif, que ce projet s'exprime par des règles et dans les régulations constitutives de l'acteur collectif lui-même. Un agir projectif est en jeu aussi bien à l'échelle individuelle que collective, et celui-ci doit être pleinement intégré dans l'effort de théorisation de l'action.

  • À l'heure où l'on s'interroge en France sur ce qu'est l'entreprise, comme en témoignent récemment le rapport Notat-Sénard et les débats sur la loi Pacte, il est indispensable de comprendre la naissance et la vie des organisations et, à ce titre, des entreprises. Ce livre, ancré dans la sociologie des organisations, en exploite un aspect fondamental, à savoir que l'action collective naît d'un projet collectif, que ce projet s'exprime par des règles et dans les régulations constitutives de l'acteur collectif lui-même. Un agir projectif est en jeu aussi bien à l'échelle individuelle que collective, et celui-ci doit être pleinement intégré dans l'effort de théorisation de l'action.
    Réédition en version anglaise de la version française de 2019.

  • Trait fragile est un essai critique de Pierre Bergounioux mis en regard des oeuvres de Jean-Pierre Bréchet. Le texte prend la forme d'une évocation historique où la division du travail est ce qui semble affecter l'activité humaine depuis les temps premiers jusqu'à aujourd'hui. Si la production artistique est seconde et symbolique, elle n'en est pas moins inscrite dans le plan général et l'évolution de l'humanité. Le geste pictural de Bréchet explorant la ligne, le sillon, Bergounioux y voit un nécessaire retour de l'artiste aux intuitions originelles qui donnèrent naissance à l'écriture. Il apparait que le propos de l'auteur s'entend pour son oeuvre propre d'écrivain et de sculpteur qui peut se définir également comme un regard porté sur les commencements.

    L'édition originale comprendra un tirage courant à 500 exemplaires comportant 6 reproductions de lithographies originales de Jean-Pierre Bréchet et un tirage de tête sur BFK Rives comportant la suite de lithographies originales, le tout au format 19 x 25 cm.

  • Quand des agriculteurs s'associent pour innover dans le monde de l'agriculture biologique...
    Ce livre, préfacé par Michel Serres (à confirmer), se nourrit de l'expérience originale, et reconnue comme telle, d'une association de producteurs biologiques de fruits et légumes qui a développé un modèle original de fonctionnement. Les auteurs, enseignants-chercheurs en économie et en gestion, ont suivi de près l'expérience de Bio Loire Océan (BLO).
    Ils s'intéressent aux expériences singulières du monde de l'économie sociale et solidaire, de l'agriculture bio notamment.
    L'ancrage sur les expériences parfois méconnues de personnes ou de groupes qui défendent des valeurs ou des idées ori- ginales, qui expérimentent des pratiques en dehors des sentiers battus, qui renouvellent les façons de penser, ont conduit à ce projet de livre.
    L'histoire de BLO peut être instructive pour les étudiants mais aussi pour les acteurs des filières alimentaires (produc- teurs, salariés d'organisations collectives, politiques, chercheurs...).
    Ce livre répond à une demande récurrente des acteurs de la bio en France. Depuis quelques années, Chez les profession- nels des filières agroalimentaires, les questions souvent posées, particulièrement dans le monde du bio et du commerce équitable local, sont : « On voit bien qu'il faut qu'on travaille collectivement, mais comment s'y prendre ? Comment enga- ger réellement les uns et les autres ? Quelle organisation mettre en place ? Quel statut juridique adopter ? Faut-il acquérir nos propres infrastructures logistiques ? » Ce livre se veut une contribution à ce débat, partant du principe que la pluralité des situations conduit à une pluralité de réponses possibles et qu'aucune forme d'organisation ne se révèle préférable dans l'absolu. Les projets des acteurs, leurs attachements, les contingences productives, territoriales, politiques, écologiques sont toujours uniques et nécessitent de penser une organisation dédiée, spécifique. Il reste qu'à partir des expériences menées il existe de bonnes questions à se poser, des idées à retenir (et parfois des erreurs à éviter). Le cas BLO peut y contribuer, sans prétendre apporter de solu- tions toutes faites, pourtant désirées par les décideurs et parfois prodiguées par les cabinets de conseil.

  • Le projet et le profit dans leurs usages entretiennent sémantiquement des liens troubles. Aussi bien l'un que l'autre sont en permanence mobilisés pour légitimer l'action individuelle ou collective déployée dans des espaces marqués par la prééminence du capitalisme financier et de la culture néolibérale qu'il génère, alors même que nombre de leurs attributs fondamentaux logiquement les opposent. Une première explication tient aux acceptions plurielles ou floues des deux concepts qui autorisent des emplois approximatifs. Une seconde explication relève de la dimension culturelle ou paradigmatique qui les promeut dans notre modernité tardive. Logique de projet et logique de profit semblent ainsi accompagner les difficultés de l'époque à travers discours et pratiques. Une analyse de leurs rapports au temps, à l'espace, aux acteurs et à l'action, suggère pourtant des différences constitutives à prendre en compte pour éviter les ambiguïtés actuelles, ce qui devrait conduire à instaurer une préséance du projet sur le profit.

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