Jean-Michel Lou

  • « Il ne s'agit pas de la Chine dans ce livre. Il s'agit d'un fantasme qui porte le nom de «Chine», et qui change de forme, selon les époques et les individus. La mienne est un Autre très proche, le centre vide au coeur du moi auquel j'aspire à «retourner» comme disent les taoïstes, elle est ce qui fait dire à Franz Kafka : «Je suis chinois et je rentre chez moi.» Elle ne se confond pas avec la Chine géographique, historique, politique, ni même artistique ou littéraire car« il n'est de pays que l'enfance» (Roland Barthes). »

  • Sollers et la Chine : c'est un livre à la fois nécessaire, évident (étonnant qu'il n'ait pas encore été écrit) et complètement superflu.
    N'y a-t-il pas suffisamment de livres comme cela ? A-t-on besoin de livres sur les livres ? Les grands livres se suffisent à eux-mêmes ; ceux de Sollers peuvent très bien se passer des commentaires faits sur eux. Mais l'a-t-on vraiment lu ? Pas sûr. Je propose ici ma propre lecture, procédant un peu « à la chinoise », tournant doucement autour des textes, les redisant un peu autrement, sans essayer de les forcer comme des coffres-forts qui recèleraient un trésor (le « sens »), n'y ajoutant rien, montrant cependant comment ils agissent sur moi, comment je les vis.
    L'art de citer, par l'unique effet d'une certaine disposition, éclaire un aspect du texte qui est déjà là. Montaigne ne procède pas autrement. Et Sollers non plus. Ma démarche est donc, en quelque sorte, imitative ; j'ajoute un simple fil à la trame du Livre en train de s'écrire. Car lire, ce que j'appelle lire, c'est rien moins que changer la vie.

  • C'est la ville où les hommes, venus de partout, Arabes, Songhaïs, Peulhs, Touaregs, Soninkés, Marocains ... se rencontrent, s'affrontent, dialoguent, s'aiment, se haïssent, se tissent ainsi une civilisation aujourd'hui disparue. C'est la fin du 16e siècle, l'apogée et la ruine de l'Empire songhaï, la magie et les islams, les érudits et les guerriers, les bergers et les tisserands, les pileuses de mil et les princesses, le désert, l'harmattan, les mines de sel, le Grand Fleuve : un jour Tombouctou.

  • "Le coeur du vide est la traduction volontairement approximative d une expression figurant au centre du bouddhisme chan, né en Chine et qui au Japon deviendra le zen. C est donc le récit d une réflexion un peu ""zen"" mais aussi ""taoïste"" sur le temps, les transitions, l être-là, au miroir du Japon. Son genre se situe aux confluents du récit, de l essai philosophique, de l aphorisme et du poème en prose ; il participe aussi bien d une tradition française de mise en situation de la pensée (Montaigne, Diderot... jusqu à Pascal Quignard) que de certaines pratiques d écriture chinoises et japonaises."

  • Cet ouvrage est un voyage dans un paysage intérieur qui unit l'intense beauté à l'"inquiétante étrangeté", l'autre au plus intime, et permet au lecteur, à travers le reflet des oeuvres "japonaises" de l'écrivain, des plongées dans une culture "exotique', pour, au bout du chemin, le reconduire à lui-même. Amélie Nothomb a qualifié ce livre, qui est plus qu'une simple étude littéraire, de "passionnant et extrêmement brillant."

  • Il y a une différence entre gagner de l'argent et en avoir, car il n'est pas rare de voir des entreprises rentables cesser leur activité faute de trésorerie.

    Or on s'aperçoit que les causes avancées par les dirigeants sont souvent floues : C'est la crise ! C'est difficile de se faire payer ! C'est un problème de coût d'achat ! Le chiffre d'affaires a augmenté trop vite ! Les marges sont difficiles à tenir !...

    Mais à y regarder de plus près, ce sont souvent des erreurs d'appréciation, de décision, d'attention qui provoquent les déficits de trésorerie. Ce guide vous décrit les 6 causes et/ou erreurs de gestion ou d'appréciation qui peuvent mettre à mal les liquidités d'une entreprise, et comment il est simple de trouver celle ou celles qui la concernent.

    Et s'il est plus délicat parfois de remonter à leur origine, et plus difficile de rétablir la situation, les principes simples qui sont donnés dans cet ouvrage doivent vous permettre de raisonner systématiquement et plus vite en termes de trésorerie et de l'améliorer rapidement.

  • Instantanés Nouv.

    Instantanés

    Jean-Michel Lou

    "Arbres en fleurs. Violence du jaune d'or, du rouge sang. Il se sentait si faible, si transparent dans sa faiblesse, qu'il lui semblait qu'il pût mourir d'une couleur trop vive ou d'une lumière trop douce. Instantanés se compose de courts textes transparents, entre récit et poème en prose, restituant de petites épiphanies. Liés à l'instant, ils sont regroupés autour des lieux réels où ils ont émergé ou qui les ont inspirés, de Paris au Sahara, de Vienne aux « jardins de pierre » zen."

  • « Kafka actuel : «le mensonge est érigé en ordre mondial» (Le Procès). A cet ordre mondial qu'on nous impose on pourrait répondre définitivement, avec Spinoza : «Nous n'attendons pas de liberté de ceux dont l'esclavage est devenu le principal négoce». Le comportement de Josef K, ses réactions, sont entièrement subordonnés au besoin de reconnaissance sociale, les détails jouant un rôle considérable, presque exclusif ; l'angoisse sociale envahit l'angoisse existentielle, au point de s'y substituer. Au moment de la mort, la honte recouvre l'horreur ». Kafka n'est pas seulement le grand écrivain que l'on sait, mais aussi, et peut-être surtout, un aventurier de l'expérience intérieure. Rien d'abstrait chez lui, toujours des situations concrètes qu'il faut savoir écouter en vivant soi-même ces expériences. C'est par « le petit côté » que Kafka nous touche au plus près, à une époque comme la nôtre, où le Procès est plus que jamais permanent. Ce livre, issu d'une lecture de Kafka dans sa langue d'écriture, l'allemand, prouve que sans cesse, il apparaît dans l'actualité sociale, nos angoisses à propos de l'identité, nos rêves, nos désirs.

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