Milan

  • Comment avoir tout ce que l'on veut quand on n'est « que » princesse ? En devenant reine, pardi !

  • Panique à Noël !

    Jörg Mülhe

    • Milan
    • 1 Novembre 2009

    Aujourd'hui, c'est Noël ! Tout le monde est prêt : les cadeaux sont emballés et posés au pied d'un beau sapin décoré et la dinde dore dans le four.
    Tout le monde... sauf Petit Cochon et ses amis, pour qui la journée va être très, très longue !

  • Un conte détourné plein de drôlerie, l'histoire d'un prince qui veut tout faire pour échapper à son destin. En vain. Un récit plein de rebondissements et de surprises, conforté par des illustrations aussi décalées que le texte.
    Le prince Cornichon n'a pas du tout envie d'être charmant. Mais alors pas du tout. Il veut bien trancher la tête des dragons, mais ne lui parlez pas de délivrer les princesses ! Car une princesse, ce n'est vraiment pas intéressant : ça pleurniche tout le temps et ça laisse toujours tomber son mouchoir.
    Un beau jour, Cornichon fait pourtant comme tout le monde : il tombe amoureux. D'une jolie princesse, comme il se doit. Et comme tous les princes du monde, il lui fait sa cour en bonne et due forme. Jusqu'au jour où il est
    bien obligé de lui révéler son nom qui laisse sa belle plutôt perplexe. Pour parler clair : Cornichon est prié d'aller faire sa cour à une autre !
    L'amoureux malheureux devient alors la proie d'une vieille sorcière, qui en profite évidemment pour le changer en crapaud ! Il faudra à Cornichon tout le courage, l'obstination et la bravoure d'un vrai prince pour surmonter ce coup du sort, et reconquérir sa belle. Elle l'embrassera, et il redeviendra prince. Un prince bienaimé, enfin !
    Tout est délicieusement décalé dans ce texte qui reprend pourtant tous les « incontournables » du conte de fées. Les personnages d'abord, qui ne font rien comme ils devraient. Le prince ne veut pas être charmant, la princesse ne veut plus épouser son prince, etc. Le ton et l'écriture, ensuite, qui s'inscrivent résolument dans notre modernité.

    Extrait : « Tous ces crapauds n'étaient sûrement pas des princes. Dans le lot, il y avait probablement d'authentiques crapauds qui cherchaient juste à se faire bécoter par une belle fille. Mais il n'y avait pas l'ombre d'une princesse en vue. »
    Les illustrations ne sont pas en reste : Jorg Mühle va au-delà de la simple illustration. Il propose sa propre vision des personnages et de l'intrigue, un subtil mélange de Tex Avery et de Tex Avery.

  • Et vous, que feriez-vous si vous vous réveilliez un matin avec une tête de vache oe... Oui, oui, une vraie tête de vache, avec deux cornes, un museau, et tout... Voilà la drôle d'aventure qui arrive à Clément ! Et ce n'est que le début d'un récit délicieusement kafkaïen, qui mêle humour et fantastique. Se réveiller avec une tête de vache... Quelle drôle d'histoire ! Clément ne sait pas comment réagir. Vite, premier réflexe, se cacher. Dans la salle de bains d'abord, puis dehors, en se couvrant la tête avec un grand sac en papier. Heureusement, Lulu passe par là. Lulu, c'est le meilleur ami de Clément, le bon copain, celui qui lui remonte le moral. Et qui est plein de bonnes idées : pourquoi
    ne pas aller voir l'homme rodéo du cirque ? Il doit bien en connaître un rayon sur les vaches... Mais avant d'arriver au cirque, il faut passer devant le boucher, qui sent une bonne odeur de vache dans les parages ! De nouveau, il faut se cacher, mais à deux, c'est bien plus rigolo ! Mais au cirque, l'homme rodéo ne répond pas tout à fait à leurs attentes : il voit déjà le super-numéro qu'il pourrait monter avec un petit garçon à tête de vache, ce qui n'est pas du tout du goût de Clément ! Reste l'homme-grenouille : peut-être que lui pourra l'aider... Didier Millotte propose un texte à la fois loufoque et tendre sur le thème de la différence. Clément se réveille différent, mais évolue grâce à des rencontres et des situations, et parviendra finalement, au terme d'une longue et fatigante journée, à retrouver sa tête de petit garçon. Comme le dit l'homme-grenouille : « C'est quand on s'accepte qu'on a la meilleure tête ! ».

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