Gilles Nicolet

  • La cellule bleue

    Gilles Nicolet

    Novembre 1293. Arnaud de Villeneuve, alchimiste renommé, est sollicité par les Templiers pour étudier d'étranges matières retrouvées sur l'île de Rhodes. Mai 1501. Fernando, marin portugais embarqué sur l'un des vaisseaux de l'expédition Cabral, s'en remet au destin pour qu'un jour, peut-être, quelqu'un puisse entendre le récit de son naufrage. Avril 1810. Charles de Beaumont, plus connu sous le nom de Chevalier d'Éon, sent que le temps est venu de remettre en ordre ce qu'il appelle ses « petites affaires ». Avril 1914. Anton, étudiant autrichien devenu médecin sans vocation, s'apprête à rejoindre Paris pour préparer une thèse enfin en rapport avec sa véritable passion. Juillet 1943. Julien, jeune résistant lyonnais, n'est plus qu'à quelques mètres de la ferme des passeurs qui doivent le conduire en Espagne... Septembre 1990. Martin, interprète dijonnais sans histoire, se ferait une joie de retourner chez le grand-père anglais de sa femme s'il n'avait pas la certitude que ce dernier lui cache quelque chose. Six dates, six lieux, six récits sans lien apparent, avec leurs personnages, leur intrigue, et leur suspense propre ; six nouvelles pourrait-on croire, avant qu'un septième volet ne vienne peu à peu les réunir, les mêler, les confondre, pour révéler enfin les ultimes secrets d'une seule et même histoire...

  • La côte du songe de Mélinde à Zanzibar.
    Du Cap de Ras Kamboni au sud de la Somalie jusqu'au Mozambique en longeant le Kenya et la Tanzanie s'étirent, en un léger golfe saupoudré d'îles au sud par les Comores et refermé par la paume ouverte de Madagascar, les côtes swahilies... On y commerce depuis la nuit des temps, avec l'Inde, la Péninsule arabique ou Madagascar.
    Toutes sortes de marchandises, de la canne à sucre, du mil, du clou de girofle, de l'ivoire. Des cornes de rhinocéros. De l'indigo. Des carapaces de tortues. Des esclaves païens, capturés loin à l'intérieur des terres et que les musulmans de la côte méprisent. Les images de Gilles Nicolet suivent au plus près, pas après pas, la forme de la côte. On y croise, pêle-mêle, des hommes, des femmes, des enfants, des bateaux, des poissons, des araignées.
    On a l'impression que le photographe n'a qu'à regarder autour de lui pour que l'objectif capture un moment de beauté. Les photographies fouillent le temps, et le spectateur ne peut s'empêcher de se demander s'il est face à des souvenirs lointains ou à des clichés d'aujourd'hui tant la beauté de ces scènes et de ces personnages est au-delà du présent.
    Extrait de la préface de Mathias Enard, prix Goncourt 2015.

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