Albin Michel

  • Le vivant comme modèle ; pour un biomimétisme radical

    ,

    • Albin michel
    • 2 Septembre 2020

    À tous ceux qui, conscients de l'urgence des défis écologiques, s'inquiètent de l'avenir, ce livre apporte un formidable espoir, à la fois technique, stratégique et philosophique. Son idée part d'un constat : la nature est un gigantesque laboratoire, vieux de plusieurs milliards d'années, et riche d'autant de solutions.Lancé il y a une trentaine d'années outre-Atlantique par des naturalistes d'un nouveau genre, pour la plupart des femmes, le mouvement du biomimétisme se développe aujourd'hui en Europe. Dans tous les secteurs, il propose des passerelles entre ceux qui construisent le monde : ingénieurs, managers, marchands, agriculteurs, médecins... et les scientifiques qui étudient la nature. Gauthier Chapelle en est un des plus brillants représentants.
    « C'est un changement de regard que propose Gauthier Chapelle : la nature n'est plus une source inépuisable de matières premières, elle est une source inépuisable de connaissances. »Nicolas Hulot

  • Le vivant comme modèle

    ,

    • Albin michel
    • 28 Octobre 2015

    Des millions d'années avant l'apparition de l'homme, la vie avait déjà inventé la roue, le moteur atomique, le sonar, le vol stationnaire, la capture de l'énergie solaire, l'éclairage électrique, le GPS et des myriades de techniques qui nous dépassent encore complètement : cicatrisation, reproduction, congélation suivie de réanimation, et des cerveaux dont chacun des milliards de neurones est un univers informatique. Pour le comprendre, il a fallu attendre que nos propres technologies atteignent les profondeurs moléculaires du vivant, nous révélant que les inventions de la nature étaient infiniment plus complexes que les nôtres.
    « Le service Recherche et Développement de la nature a 3,8 milliards d'années d'avance sur ceux de nos entreprises », aime dire Janine Benyus, la naturaliste américaine qui a inventé le concept de biomimétisme. « Il s'agit de nous en inspirer pour pousser plus loin nos propres inventions, mais surtout pour corriger le tir de ces dernières, qui nous ont conduits dans les impasses écologiques que l'on sait. » Il existe trois niveaux de biomimétisme. Le premier consiste à imiter les formes de la nature. Le second, de plus en plus prisé des industriels, repose sur l'imitation des matériaux et des processus naturels. La vraie révolution repose cependant sur le troisième niveau, qui consiste à imiter les stratégies du vivant, sa philosophie. Ce troisième niveau a des implications fascinantes. Ainsi, contrairement à l'image que nous nous faisons de la « loi de la jungle », la nature ne pratique la compétition que dans 10 % des rapports entre organismes. Les 90 % restants sont fondés sur la coexistence, le mutualisme, la coopération, le commensalisme, le parasitisme et la symbiose. À imiter absolument !

empty